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Région: ce qu’il faut savoir sur la naturalisation

Depuis plusieurs années, l’Autorité fédérale est en train de revoir les critères d’octroi de la naturalisation helvétique qui devraient faire l’objet d’une révision en 2016. A première vue, ils pourraient être plus contraignants que ceux actuellement en vigueur. L’Omnibus a fait le tour des principales communes de notre région afin de savoir comment l’on procède dans ce domaine.

A Orbe, c’est une commission du Conseil communal qui interroge les candidats avant de soumettre un rapport à la Municipalité qui statue sur la base du préavis de cette commission. A Vallorbe, c’est également une délégation du Conseil communal, avec la Municipale de police à sa tête, qui accueille les candidats avant que l’exécutif ne se prononce. A Chavornay, c’est une délégation de la Municipalité qui reçoit et apprécie les aptitudes des candidats avant de leur accorder ou pas le passeport rouge. L’entrevue avec le candidat dure en principe une demi-heure.

Parler français

Au préalable, chaque demande fait l’objet d’une enquête sur la personne. Si les conditions sont remplies, les requérants sont convoqués pour une audience. Selon nos informations, il apparaîtrait que l’on se prépare moins que par le passé pour aborder ce rendez-vous. Le premier critère important est celui de la maîtrise de la langue française. Parfois, les candidats ne comprennent pas les questions qui leur sont posées ou ne parviennent pas à délivrer une réponse de par l’absence de vocabulaire. A Orbe, il peut arriver qu’au terme de la rencontre, il soit préconisé d’accorder la nationalité à l’un ou à quelques membres de la famille, mais pas à celui qui se trouve dans l’impossibilité de répondre aux questions ou qui méconnaît nos us et coutumes. Dans une situation identique, à Chavornay, la demande du couple sera refusée. Les recalés se voient accorder un délai de 6 mois à une année pour une nouvelle audition.

Des questions pointues

L’intégration dans la commune est un autre critère important dans cette attribution. Contrairement à ce que l’on croit, il n’est pas demandé comment confectionner un plat helvétique. Les questions posées sur le fonctionnement de la commune, du canton et de la Confédération. Au sujet de la localité, on interroge sur le drapeau communal, sur les autorités, sur les principales industries ou sur les aspects touristiques, comme on demande si l’on connaît quelques noms de personnages du lieu. Au niveau cantonal, il est bienvenu de savoir comment celui-ci est géré (Conseil d’État, Grand Conseil, etc.). On tente de savoir si l’on sait le nom du district dans lequel on vit ou celui de quelques villes du canton, non sans évoquer parfois quelques dates importantes comme le 24 janvier 1798 (indépendance vaudoise) ou le 14 avril 1803 (entrée du Canton de Vaud dans la Confédération). Il en est de même à propos de la Suisse, dont il faut connaître, par exemple, la date de création de la Confédération, les cantons fondateurs ou le nombre de cantons de notre État, ainsi qu’avoir une certaine connaissance de la géographie de la nation (entre Jura et Alpes par exemple), comme il se peut que l’on s’informe sur le dernier Général en exercice (Henri Guisan) ou dans quelles circonstances il est nommé!

Différentes conditions

Ce ne sont là que quelques exemples de questions auxquelles les personnes qui souhaitent acquérir notre passeport rouge à croix blanche sont confrontées. C’est dire qu’il faut bien préparer cet examen. Il est entendu que le cursus des personnes et leur motivation à devenir Helvète jouent un rôle décisif. Il y a toutefois quelques exceptions dans cette démarche. Les étrangers nés en Suisse et ayant toujours vécu ici bénéficient d’une procédure simplifiée (sans audition) tout comme les jeunes qui ont suivi au moins cinq années de scolarité obligatoire dans notre pays et qui peuvent entamer la démarche entre 14 et 24 ans révolus. A l’inverse, la naturalisation sera refusée lorsque le requérant n’est pas en mesure de présenter un casier judiciaire vierge, qu’il fait l’objet de poursuites ou n’est pas à jour avec le paiement de ses impôts. Il arrive parfois aussi que le chômeur de longue durée soit recalé.

En fonction des lieux, les exigences sont plus ou moins grandes. En général, une dizaine de questions sont posées et concernent surtout les particularités de la localité. L’interrogation ne cherche pas à tendre des pièges, de sorte que la plupart des citoyens suisses seraient en mesure de répondre. A Vallorbe, la commune a rédigé un fascicule qui permet aux candidats de se rendre compte de ce que l’on pourra leur demander. Obtenir la citoyenneté helvétique n’est finalement pas si simple et mieux vaut connaître le fonctionnement de notre pays pour être sûr de recevoir l’aval de sa Municipalité.

Daniel Marendaz, faisant déguster son Impérial Brut primé.

Mathod: les bulles en or de Daniel Marendaz

Depuis plus de trente ans, Daniel Marendaz plante, soigne, récolte, vinifie, invente et se passionne pour les bulles. Après une formation assez rapide acquise dans les terres de la Champagne, il a décidé que le Nord vaudois serait une terre propice à l’élaboration de vins mousseux. À cet effet, il a choisi et planté plusieurs cépages spécifiques, dont le chardonnay pour les bruts.

Et c’est précisément avec son «Brut Marendaz Impérial Méthode Traditionnelle» que l’artiste de Mathod vient de remporter une médaille d’Or au Grand Prix du Vin Suisse, se classant en plus de cela 2e de la catégorie des vins mousseux. Une consécration supplémentaire pour le «manipulateur» de mousseux, puisque c’est ainsi que l’on nomme les tourneurs de bouteilles spécialisés. «En méthode traditionnelle, nous sommes une petite poignée en Suisse à produire des mousseux, dont, en fait, deux en Suisse romande» explique Daniel Marendaz, qui consent volontiers à rappeler les étapes de la vinification traditionnelle.

La méthode traditionnelle

Après un pressage sévère, duquel on retranche la tête et les queues de vendanges, le vin passe plusieurs mois en barriques pour qu’il puisse respirer. Ensuite, il est mis en flacon et capsulé, puis il dort sur lattes pendant quatre ans. Pendant cette période, il va développer ses arômes. Au terme de ce processus, on renverse les bouteilles sur la tête pour les faire dégorger et pour que le reste des levures soit bloqué en position basse en bas. On élimine alors toutes les impuretés, puis on insère la fameuse «liqueur d’expédition ou de dosage», un extrait de vins qui va donner au mousseux ses caractéristiques finales.

Après le bouchonnage final, le cru est prêt à la commercialisation. «Même si on peut garder du mousseux longtemps, il faut en principe le boire assez rapidement», précise Daniel Marendaz. Et pas de doute que, lorsqu’on admire ses bulles, on n’a guère envie de patienter pour les goûter.

Une sorte d’AOC?

Sous l’impulsion de Daniel Marendaz, en accord avec l’OVV et avec le soutien financier de Swiss Wine, une Charte des producteurs de mousseux méthode traditionnelle est en cours d’élaboration. Elle conduira, en 2015, à une nouvelle appellation originale réservée aux producteurs en question et qui les différenciera clairement des autres. Le terme de Champagne est prestigieux, mais protégé. Le terme actuel de Mousseux recouvre de façon trop large des productions très dissemblables. On pourra lever un peu plus du voile prochainement sur ce premier pas vers une reconnaissance institutionnelle.

Descente aux enfers

ski

Certains espéraient un redressement de l’équipe masculine de Suisse lors des épreuves de Wengen. Il n’y a pas eu de miracle malgré le premier podium de la saison pour les hommes (3e rang de Carlo Janka lors du super-combiné).

Oui, nos garçons sont perdus dans un sport où ils appartiennent normalement à l’élite. Le premier de nos skieurs n’occupe que le 34e rang du classement général de la Coupe du Monde. Par nations, nous ne sommes que 8èmes sur 10 formations. C’est indigne d’un pays comme le nôtre pour qui le ski est un sport important à plus d’un titre.

La retraite de Didier Cuche, la blessure de Beat Feuz et la méforme persistante d’Iceman (Janka) ont  déstabilisé cette équipe. Surtout que Didier Défago n’est pas la locomotive espérée dans un groupe en panne de leader. En plus, lorsque les dirigeants ont imaginé faire appel à Cuche pour donner quelques conseils, le Valaisan était visiblement contrarié, ce qui laissait présumer que certaines choses ne tournaient pas dans l’équipe car les deux Didier étaient de bons copains auparavant et Défago n’avait aucune raison de douter de cet apport.

Le président de la Fédération, l’ancien skieur Urs Lehmann, n’a pas caché son désarroi devant la presse, étonnée de cette saison catastrophique. Il n’a pas voulu exclure d’entraîneurs car les championnats du monde de Schladming se dérouleront dans 10 jours et sans doute pense-t-il qu’il est trop tard pour changer quoi que ce soit. C’est pourtant là que le bât blesse car nos athlètes ne progressent pas durant cet hiver. Bien la preuve de l’incapacité des coaches à redresser la situation, sauf en slalom où les Suisses sont un peu meilleurs que d’habitude sans atteindre les sommets dans une discipline qui n’est pas notre tasse de thé.

Les résultats de nos garçons lors de ces Mondiaux ont toutes les chances de confirmer ce constat. Le staff technique doit être changé en premier lieu avant de s’attaquer à d’autres réformes en faisant davantage confiance à la jeunesse.

Plutôt bien lotis


Vous avez appris que le salaire moyen en Suisse est de 5’979 francs brut. Bien sûr que ceux qui ne gagnent que trois mille francs ou à peine plus par mois mesureront la différence qui existe entre le bas de l’échelle et son sommet.

N’empêche qu’une comparaison avec nos voisins français démontre à quel point nous sommes avantagés. Le gouvernement de l’Hexagone entend taxer plus les salaires en-dessus de 2500 euros (3000 frs en gros). Le pouvoir d’achat est résolument plus important chez nous qu’en Europe. Se contenter de cette constatation ne suffit pas. Sûrement que nous avons plus de charges avec notamment les assurances maladie qui sont prises en charge par les individus chez nous, par la Sécurité Sociale en France, par exemple. On peut aussi évoquer le prix de l’alimentation, des produits pharmaceutiques, de la construction et des loyers pour savoir que notre portemonnaie est plus sollicité qu’ailleurs.

On ne doit pas oublier non plus que nos acquis sociaux sont autrement plus conséquents qu’à l’étranger. C’est heureux dans la conjoncture actuelle où les annonces de licenciements ont pullulé ces derniers temps. Etre au chômage était, pour ma génération, la pire des choses. La jeunesse d’aujourd’hui devra faire avec, et c’est grâce à un bon système social que les sans-emploi ne se retrouvent pas trop vite à la rue comme aux USA ou en Espagne.

N’empêche que cette solidarité gouvernementale pourrait s’essouffler à force d’être sollicitée et c’est la raison pour laquelle les entreprises qui débauchent, alors que leurs bénéfices sont toujours conséquents, devraient contribuer à la facture du chômage que le quidam paye à travers ses impôts et ses cotisations sociales.

Montagne célèbre

Vacances

Montagne célèbre

Montagne célèbre

Juillet et août résonnent comme vacances d’été. A moins d’être retraité, c’est durant ces deux mois que l’on s’offre cette bouffée d’oxygène et de soleil si nécessaire à son équilibre.

Souvent à l’étranger, car les catalogues des voyagistes vous font rêver. La mer, les belles piscines qui ornent les hôtels, sans parler des dépaysements que vous offrent certaines régions, tout vous incite à quitter le pays.

Ce d’autant qu’avec les problèmes rencontrés dans certaines nations touristiques comme la Tunisie, l’Egypte ou la Grèce, des promotions fort intéressantes vous sont proposées pour ceux qui ne craignent pas de se détendre malgré les difficultés momentanées de ces pays. Tant mieux, mais avouez que l’offre est toujours la même avec l’Espagne, l’Italie, la France, la Turquie ou certains endroits du globe où l’on est en droit d’espérer des vacances calmes et agréables.

Manque d’originalité certes, mais qu’en est-il des vacances en Suisse? Je ne crois pas avoir vu un catalogue où l’on vous incite à rester au pays. Certes, certains d’entre vous ont leurs habitudes et n’ont pas besoin d’en savoir davantage sur leur lieu de détente helvétique.

A l’heure où les responsables du tourisme suisse se plaignent d’une désaffection des touristes, n’y aurait-il pas moyen d’être plus attractif en mettant en évidence la beauté de nos régions auprès de nos concitoyens? C’est dommage, car la Suisse possède de beaux atouts encore, faudrait-il mieux les connaître!

Sur nos monts ...

Vivre en Suisse

Sur nos monts ...

Sur nos monts ...

Une récente statistique a démontré que nous étions les habitants d’un pays qui se porte très bien. Cette dernière fait état d’un avoir de Fr. 333 000.– par individu.

Il faut préciser que ce chiffre tient compte aussi de notre deuxième pilier qui nous permettra de vivre correctement à l’âge de la retraite, montant dont on ne tient pas compte lorsque l’on fait le bilan de notre fortune.

Nos assurances sociales permettent aux plus mal lotis de bénéficier d’aides que d’autres pays ne procurent pas, sans parler de l’AVS. Donc, tout va bien quand bien même cette statistique est faussée de par le fait que de gros contribuables habitent ici, ayant choisi une nation dans laquelle il fait bon vivre dans un paysage exceptionnel, avec une sécurité quasi maximale et avec des instances politiques stables. Des gens fortunés qui ont augmenté dernièrement leur capital et qui faussent forcément la statistique.

Cela dit, ces résultats ont dû faire pâlir ceux qui voient leur situation se dégrader au fil des ans. Les working poors pour commencer ou ceux qui cherchent désespérément un travail ou les familles monoparentales.

Rien n’est donc parfait et c’est pourquoi la vie est un combat perpétuel. Pour conserver certains droits, comme il est nécessaire que nos entreprises soient compétitives, car l’emploi est un facteur majeur de notre bien-être.