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Ceux qui oeuvrent au service de la population : Pierre Barras et Jules Escobar.

Orbe: à votre service

L’assistant de sécurité publique est une profession relativement neuve dans la mesure où elle est apparue au début du siècle. Si dans les grandes communes, ces personnes, habillées de gris, se préoccupent essentiellement du parcage, ils ont des tâches bien plus larges dans les localités comme Orbe. S’il est nécessaire de suivre une formation de trois mois à Savatan, les assistants ne sont pas pour autant des policiers dont ils n’ont pas les devoirs, n’étant notamment pas armés et leur véhicule n’étant pas équipé du feu bleu qui distingue les véhicules d’urgence. Par contre, ils ont de nombreuses compétences dans la commune qui les emploie. Jules Escobar et Pierre Barras ont bien voulu nous parler de leur activité.

Tâches multiples

Ils sont donc des hommes de terrain comme le confirment les passants qui les saluent amicalement et qui profitent parfois de leur poser des questions. En dehors du contrôle du stationnement, de leur gestion, et du fonctionnement des horodateurs, ils participent aux séances des chantiers afin de garantir une circulation fluide dans la ville, en disposant la signalisation nécessaire. Ils délivrent aussi les macarons de parking et veillent à l’entretien de ces derniers. Sur le plan administratif, ils sont en charge de la police du commerce qui concerne la délivrance des permis pour les nouveaux commerces et de leur activité (horaires, etc.) comme pour les terrasses qui prennent place sur le domaine public. Il en va de même pour les stands sur le marché et ils collaborent avec l’autorité cantonale pour les manifestations d’envergure (cortèges, fêtes particulières, etc.).

A cela s’ajoute la distribution des commandements de payer lorsque la poste ne trouve pas le destinataire. Ils participent à la commission de police qui reçoit les personnes qui contestent une amende pour parcage illicite et aussi pour le dépôt illégal d’ordures sans oublier les frasques des jeunes. Tout cela engendre un certain travail administratif en collaboration avec la police dont ils partagent le local.

Au cours de la journée, ils doivent faire preuve de la plus grande souplesse puisqu’ils doivent être prêts à intervenir lorsqu’on les sollicite. C’est le cas lors d’un incendie, d’un accident, des ensevelissements ou d’un problème quelconque, notamment à proximité des écoles où le parcage laisse à désirer. Ils ont du reste la responsabilité des patrouilleurs scolaires. Il leur arrive de procéder à de petites enquêtes dans le cadre du contrôle des habitants. Il serait vain de décrire toutes les autres tâches qui leur sont dévolues. Mais il faut savoir que la commune envisage l’engagement d’une troisième personne pour les soulager dans leur mission. Car il ne faut pas avoir peur d’accomplir des horaires hors normes dans un métier en général agréable quand bien même il faut faire face à des citoyens pas toujours commodes et avec lesquels il faut savoir garder son calme. Enfin, on peut dire que par leur présence en ville et leur connaissance de la population, les ASP garantissent une certaine quiétude à Orbe.

Sous les yeux de l’instructeur à gauche, une équipe de forestiers arrive sur les lieux de l’accident simulé.

Vuiteboeuf: 30 forestiers en exercice de sauvetage

Sous les yeux de l’instructeur à gauche, une équipe de forestiers arrive sur les lieux de l’accident simulé.

Sous les yeux de l’instructeur à gauche, une équipe de forestiers arrive sur les lieux de l’accident simulé.

Une trentaine de forestiers appartenant aux arrondissements 7 et 10 qui couvrent les régions allant de la bordure de l’ancien district d’Orbe aux communes de celui de Grandson avaient rendez-vous vendredi passé à Vuiteboeuf pour suivre un cours de formation portant sur la sécurité, sous les ordres, entre autres, de René Guex, garde-forestier à Bullet. Le programme de la matinée a porté avant tout sur une mise à niveau et des exercices de premiers secours.

Des exercices au massage cardiaque ont eu lieu, de même que des mises en œuvre de défibrillateur, le tout dans un programme en groupes. Une partie théorique a aussi été présentée, qui concernait avant tout les mesures à prendre et les méthodes à utiliser en cas de sauvetage d’un ou plusieurs collègues blessés.

Des délais plus longs qu’on ne l’imagine

L’après-midi était réservé à un exercice de sauvetage en grandeur nature. On attendait de pied ferme l’arrivée d’un hélicoptère flambant neuf de la Rega. Ce fut toutefois en vain, puisqu’à l’heure planifiée, les appareils rouges de la garde aérienne étaient tous engagés dans des missions effectives et qui prenaient forcément le pas sur un exercice. Ceci n’a pas empêché une série de forestiers de jouer le rôle de l’équipe devant faire face à un accident et les autres d’observer attentivement les mesures prises et les techniques utilisées pour porter assistance et finalement délivrer le «blessé» de sa fâcheuse posture.

On aura en particulier remarqué les difficultés de transmission humaine à l’époque du GPS et du portable, ainsi que l’allongement considérable des délais nécessaires à chaque geste en situation de détresse. L’observateur béotien n’aura pas manqué de remarquer les nouveaux casques émetteurs-récepteurs dotés de petites antennes portés par certains participants, très utiles en pareilles circonstances, mais qui font un peu ressembler le forestier à une sorte d’extraterrestre chaleureux et résistant à l’épreuve.

Photo Olivier Gfeller

Debout, le syndic de Vallorbe Stéphane Costantini ouvrant la séance avec à ses côtés de droite à gauche le lieutenant-colonel Olivier Botteron, le capitaine Maurice Caccia, l’adjudant Christian Tellenchach, le sergent-major Pierre Gilbert Zanchi et Bernard Maradan, directeur du CEP.

Vallorbe: l’exécutif présente son nouveau concept de sécurité

Debout, le syndic de Vallorbe Stéphane Costantini ouvrant la séance avec à ses côtés de droite à gauche le lieutenant-colonel Olivier Botteron, le capitaine Maurice Caccia, l’adjudant Christian Tellenchach, le sergent-major Pierre Gilbert Zanchi et Bernard Maradan, directeur du CEP.

Debout, le syndic de Vallorbe Stéphane Costantini ouvrant la séance avec à ses côtés de droite à gauche le lieutenant-colonel Olivier Botteron, le capitaine Maurice Caccia, l’adjudant Christian Tellenchach, le sergent-major Pierre Gilbert Zanchi et Bernard Maradan, directeur du CEP.

Lundi soir, la Municipalité de Vallorbe avait invité commerçants locaux et conseillers communaux pour la présentation du nouveau concept de sécurité municipale qu’elle a développé. À cette occasion, une soixantaine de personnes étaient présentes, ainsi que le commandant de la gendarmerie cantonale Olivier Botteron, son chef de région nord vaudois Maurice Caccia, le chef du poste-frontière de Vallorbe Christian Tellenbach, le chef de la sécurité municipale Pierre G. Zanchi, ainsi que le directeur du CEP Bernard Maradan.

Cette séance faisait en quelque sorte pendant à une plainte de commerçants adressée aux autorités cantonales, et notamment à la police cantonale vaudoise, au sujet du manque d’effectifs de police visibles et efficaces dans la localité. Plainte qui a reçu une réponse sur le mode «le règlement et la loi ont été appliqués». On a beaucoup entendu que le peuple avait voté contre la police unifiée en 2009. Le résultat de ce vote se ressentirait donc aujourd’hui dans une organisation complexe. Pour Vallorbe, compte tenu des départs et des nouvelles restrictions d’action imposées aux agents municipaux, le concept mis sur pied par l’exécutif reposera dès le 1er juin 2013 sur un effectif réduit d’une unité. Les tâches ont en effet elles aussi été restreintes au profit de la gendarmerie, des gardes-frontières et d’autres corps de sécurité privés qui agissent de concert.

Un nouveau numéro d’appel d’urgence pour Vallorbe

Un numéro spécial d’urgence vallorbier sera communiqué au public en mai. Il répondra à toutes les urgences locales en déléguant immédiatement un agent de sécurité municipale flanqué d’un patrouilleur privé. Ces acteurs ne disposent pas de véritables pouvoirs de police et ne peuvent jouer qu’un rôle d’appoint dans beaucoup de cas qui nécessitent légalement l’arrivée de la gendarmerie, notamment pour une interpellation ou un constat d’accident. Le 117 restera le passage obligé en cas en cas de nécessité plus importante. Des patrouilles seront organisées de façon plus régulière de nuit comme de jour, en localité comme dans la zone de la gare, ou encore vers la piscine et le camping en été. Du côté de la gendarmerie, son commandant a annoncé pour le second semestre 2013 l’affectation d’un agent supplémentaire à la région opérationnelle Vallée de Joux — Vallorbe. Visiblement, le commandant Olivier Botteron estime ne pas disposer, et de loin, des effectifs nécessaires pour assumer les tâches confiées, ceci pour tout le territoire du canton. «Tant que les polices communales et intercommunales ne sont pas entièrement opérationnelles, nous devrons passer un temps important pour les soutenir, ce qui empiète sur notre temps disponible» précisera-t-il. On verra réellement les effets de la nouvelle loi en 2015-2016, assure-t-il.

Vallorbe presque plus calme qu’ailleurs

Même si les avis recueillis au terme de la séance allaient du scepticisme le plus total au traditionnel «attendons pour voir», il est bon de se souvenir que pour toute la Terre-Sainte, de Nyon à la frontière genevoise, l’effectif des gendarmes est de 5, alors qu’il sera de 7 sur Vallorbe, et qu’en moyenne Vallorbe se situe dans la moyenne cantonale s’agissant du taux d’infractions et d’incivilités, «même peut-être plus sûre que la moyenne si on tient compte de ses spécificités frontière et CEP» a précisé Maurice Caccia.

Photo Olivier Gfeller

Un préau ouvert sur la route, sans protection, car on doit pouvoir y circuler pour atteindre les habitations limitrophes.

Ballaigues: la sécurité des écoliers en question

Un préau ouvert sur la route, sans protection, car on doit pouvoir y circuler pour atteindre les habitations limitrophes.

Un préau ouvert sur la route, sans protection, car on doit pouvoir y circuler pour atteindre les habitations limitrophes.

Rentrée studieuse pour le Conseil communal de Ballaigues qui s’est réuni lundi soir sous la présidence de Daniel Bourgeois, pour une année encore à la tête du corps délibérant ballaigui. Après avoir procédé à l’assermentation d’un nouveau membre Stéphane Chenaux en remplacement de Cathy Leresche, démissionnaire, le Conseil a pris connaissance par la voix du syndic Raphaël Darbellay d’une bonne et d’une mauvaise nouvelle.

La bonne nouvelle concerne le décompte définitif 2011 de péréquation intercommunale et de facture sociale, qui verra le canton rembourser à la commune d’ici à la fin de l’année courante un trop perçu de Fr. 1 168 000.– «Un montant important qui a travaillé pendant 12 mois pour le profit du canton et non pour celui de la commune» regrettera le syndic.

La mauvaise nouvelle concerne la fameuse bascule 2011 de 6 points d’impôt en faveur du canton. D’aucuns l’avaient imaginée comme étant définitive, or elle n’était qu’une estimation provisoire qui va devoir être corrigée sur la base des chiffres définitifs de 2011. Cette correction prendra la forme d’un montant fixe annuel de l’ordre de Fr. 10.5 millions qui devra être réparti à la charge de l’ensemble des communes vaudoises au titre de la facture sociale complémentaire, et ceci pour chacune des années 2013 et 2014. «Cette correction correspondra à environ un point d’impôt à la charge de la commune de Ballaigues, soit environ Fr. 80000.–» a encore précisé le syndic. Un élément dont il devra être tenu compte dans la fixation du taux d’impôt communal pour 2013.

Circulation et éoliennes

Le municipal Thomas Maillefer a donné connaissance au Conseil d’une lettre du voyer, qui a été envoyée aux intéressés et qui concerne les passages sauvages dans les champs à l’endroit où la Vieille Route a été barrée suite au dernier accident mortel. Le voyer rappelle aux usagers et aux propriétaires que si ces passages continuent, les auteurs et les propriétaires fonciers seront responsables et poursuivis en cas de nouvel accident. Un projet est par ailleurs à l’étude pour le réaménagement de cette zone.

Toujours dans le domaine de la circulation, le conseiller Sylvain Belin a déposé une interpellation invitant la Municipalité à étudier rapidement la mise en place d’une zone 30 km/h aux abords du collège sur la route des Planches, avec pose de portails d’entrée, de gendarmes couchés, marquages au sol appropriés et divers autres dispositifs visant à diminuer les risques induits par la circulation et le parcage aux abords de l’école. A la suggestion de Raymond Durussel, cette interpellation a été transformée en postulat, avec l’appui d’une très large partie du Conseil.

A noter encore qu’une séance publique aura lieu le 4 octobre au soir au Centre villageois au cours de laquelle l’avancement du projet de parc éolien du Bel-Coster sera présenté.

Photo Olivier Gfeller

Repenser la sécurité

La police lausannoise vient d’enregistrer un nombre record de démissions durant le premier semestre de 2012. A l’heure d’évoquer les raisons de leur départ, les partants soulignent l’augmentation des heures de travail, le stress et la difficulté du job. Sans oublier les raisons pécuniaires bien sûr. Il n’est pas de doute que la tâche des policiers est devenue plus complexe.

La délinquance est toujours plus nombreuse et ne manque pas d’imagination pour se procurer le fruit de leurs mauvaises intentions. Pas étonnant dans une société qui laisse une partie des siens au chômage si ce n’est pas au bord de la route. D’autre part, les incivilités ne diminuent pas car une partie des jeunes ne respecte plus rien. Livrés à eux-mêmes car leurs parents travaillent et n’ont pas le temps de s’occuper vraiment de leurs enfants, ils ne mesurent pas les limites de la loi. Ils sont donc prêts à faire n’importe quoi sous l’autorité de chefs de bandes sans scrupule. D’autant plus que la justice est lente et peine à pénaliser, leur donnant le sentiment d’être intouchables.

Les autorités sont dépassées face à cette dérive toujours plus prononcée. Le problème de la sécurité est à revoir. Car on ne peut pas imaginer de confier à des sociétés privées le soin de nous protéger de la délinquance et de la violence, avec des agents peu formés pour calmer le jeu. C’est pourquoi il est nécessaire de réfléchir ensemble sur cette dérive de la société avant qu’elle ne soit complètement gangrenée.

Le sujet est d’importance et concerne autant la justice, les policiers que les politiciens. Il faut faire vite si l’on veut éviter que le sentiment d’insécurité gagne progressivement la population et rende notre quotidien déstabilisant.

A9B Ballaigues – Orbe : enfin des mesures de sécurisation

Le Grand Conseil a traité récemment la réponse au postulat du député Daniel Mange qui demandait la création d’une quatrième piste sur l’ensemble du tracé, soit une véritable autoroute.

Tous les habitants de la région connaissent les dangers avérés de ce tronçon qui procure un faux sentiment de sécurité et qui, au final, s’est révélé malheureusement meurtrier à de nombreuses reprises. La sinuosité, la déclivité, les conditions météorologiques et bien souvent – il faut le reconnaître – l’inconscience de certains automobilistes ont définitivement et tragiquement prouvé que les semi-autoroutes sont totalement inadaptées au trafic automobile moderne.

Partant de cette constatation, plusieurs députés sont intervenus ces dernières années pour obtenir des mesures de sécurité et de régulation. Il faut bien admettre que les résultats sont à ce jour modestes : radar, marquage au sol et signalisation renforcée ont été les quelques mesures jusqu’ici.

Elles sont clairement insuffisantes.

Pour venir compliquer le dossier, il faut savoir que depuis quelques années la gestion de ces semi-autoroutes est de compétence fédérale via l’OFROU (office fédéral des routes) et que le canton se limite à jouer les intermédiaires.

Réponse négative, mais néanmoins positive

A la réponse au postulat Mange, le Conseil d’Etat rapporte la décision négative de l’OFROU de réaliser une véritable autoroute, au vu d’un trafic moyen quotidien jugé insuffisant (environ 13000 véhicules).

Par contre l’OFROU entre en matière sur une séparation physique des voies de circulation par la pose d’une berme ou glissière centrale qui empêchera toute collision frontale.

Si le principe de séparation a enfin été adopté, les études en sont au stade préliminaire et il est impossible de dire dans l’état quelles seront les zones qui nécessiteront un élargissement et si la distribution des pistes restera telle quelle.

La commission chargée de préaviser sur ce rapport l’a accepté à l’unanimité et le Grand Conseil a fait de même considérant que la responsabilité politique des élus était depuis longtemps engagée et qu’il était plus raisonnable de se satisfaire d’un compromis que du statu quo qui ne manquerait pas de conduire à de nouveaux drames.

Les travaux sont prévus pour 2012 - 2013 et le Grand Conseil a fortement insisté auprès du chef du Département des infrastructures pour qu’il maintienne la pression sur l’OFROU en vue d’obtenir cette réalisation dans les délais annoncés.

Les trottoirs élargis permettront aux piétons de cheminer avec plus de sécurité.

Mathod : les travaux vont bon train

Les trottoirs élargis permettront aux piétons  de cheminer avec plus de sécurité.

Les trottoirs élargis permettront aux piétons de cheminer avec plus de sécurité.

Le chantier de réaménagement du carrefour du Bras d’Or et de la route de Montagny avance à grand pas. Les délais seront respectés.

Malgré ces bonnes nouvelles, les débuts du chantier ont été quelque peu chaotiques, comme le confirme le Municipal Pascal Marendaz.

«La Gendarmerie a dû intervenir à plusieurs reprises lors de la première semaine. De nombreux automobilistes inconscients ne respectaient tout bonnement pas la signalisation en place, passant outre les sens interdits et forçant le passage. Nous avons appelé les forces de l’ordre car il est inconcevable que des ouvriers craignent pour leur sécurité sur un chantier.

Après quelques amendes et un renforcement de la signalisation, les conditions de circulation se sont améliorées. Le nombre de camions traversant le village a fortement diminué. Cependant, il faut quand même souligner que l’on dénombre encore une quinzaine de véhicules par jour en infraction!»

Centre du village sécurisé pour les piétons

Les travaux, devisés à Fr. 635 000.–, s’étaleront sur une période de trois mois et permettront aux piétons de cheminer dans un environnement plus sûr et convivial.

Pour ce faire, les trottoirs seront élargis et les automobilistes seront ralentis, le long des axes principaux, au moyen de chicanes et de massifs arborisés.

De plus, deux arrêts avec abribus seront aménagés pour les cars postaux de part et d’autre de la route de Suscévaz à hauteur du restaurant du Bras d’Or.

Il faut rappeler que cet important chantier représente la première phase d’un ambitieux projet qui en comporte huit et qui devrait grandement améliorer la traversée du village. Les étapes suivantes seront échelonnées sur plusieurs années, au gré des finances communales et des crédits que voudra bien octroyer le Conseil général.

Photo Fanny Rodriguez-Minder

Annulation à Chavornay

La jeunesse de Chavornay. De g. à dr.: Nadine Kamber, Carine Desponds, Valentin Mottaz, Frédéric Piaget, Luc Lavanchy, François Malherbe, Alexandra Desponds, Daniel Favre et Jean-Pierre Brönnimann

La jeunesse de Chavornay. De g. à dr.: Nadine Kamber, Carine Desponds, Valentin Mottaz, Frédéric Piaget, Luc Lavanchy, François Malherbe, Alexandra Desponds, Daniel Favre et Jean-Pierre Brönnimann

Après la quasi émeute qui s’était produite, le samedi 10 octobre à Valeyres-s.-Rances, il est devenu difficile d’organiser des bals de jeunesse dans notre région.

Le week-end dernier, la commune de Chavornay a renoncé, à la dernière minute, à maintenir les manifestations sportives et le karaoké, qui étaient prévus le vendredi soir et en partie le samedi. A l’origine, l’arrivée trop tardive d’une demande de permis temporaire pour délivrer de l’alcool a alerté la police cantonale.

Habituellement, il est nécessaire de faire parvenir ces papiers à la Préfecture et à la Gendarmerie, un mois avant l’événement. Dans le cas présent, la demande n’est parvenue que le jeudi pour cette soirée à thème qui devait se dérouler le vendredi ! Le gérant de sécurité régional a rendu attentif les autorités communales que les délais d’envoi du permis temporaire n’avaient pas été respectés.

Il leur a demandé si les organisateurs avaient pris les mesures nécessaires pour assurer la sécurité de la manifestation, au vu des incidents qui se sont produits à plusieurs reprises ces derniers temps, à La Sarraz, Cronay, Bavois et Valeyres. Comme ce n’était pas le cas, les autorités chavornaisannes ont préféré annuler cette manifestation plutôt que de s’exposer à des risques inutiles.

Remboursement promis

«C’est bien malheureux de priver la jeunesse de ces soirées mais le comportement de certains individus remet tout en question, nous dit le municipal en charge du dicastère, Pascal Desponds. Mon regret est d’autant plus grand que les membres de la Jeunesse se sont donnés de la peine pour mettre sur pied ce week-end autant sportif que divertissant».

Le vendredi, un tournoi de volleyball était prévu avec une soirée musicale sur le thème de «Petzi» et le lendemain, c’était une joute de unihockey qui était à l’affiche. Suite à cette annulation soudaine, la municipalité prendra langue avec les organisateurs afin de les rembourser sur la base des frais déjà engagés.

Troublions à l’extérieur

Du côté des organisateurs, c’est l’amertume qui règne. Selon la présidente de la société, Nadine Kamber, la commune avait autorisé la tenue de la manifestation, il y a deux mois. «Nous leur avions dit que nous allions confier la sécurité à la société BPS avec laquelle nous avons un contrat pour toutes nos organisations.

Je suis forcément déçue de devoir renoncer à ces joutes à la dernière minute car les membres se sont mis au travail depuis plusieurs semaines pour préparer la décoration, en particulier. J’avoue que je ne savais pas qu’il fallait demander très à l’avance le permis temporaire pour vendre de l’alcool mais personne ne m’a prévenue.

En plus, cela va nous causer un manque à gagner que j’évalue à 4 000 francs». Nadine déplore surtout que ces différents bals (voir plus haut) se soient mal terminés. Elle accuse des bandes qui ne viennent même pas dans l’enceinte de la manifestation mais qui sèment le trouble à l’extérieur au point d’en interrompre le déroulement.

Elle regrette aussi que les autorités de Chavornay ne l’aient pas davantage mise en garde sur les risques qu’engendrait la tenue de ces soirées quand bien même la Municipalité du lieu a interdit les bals disco, depuis un certain temps, à la suite de mauvaises expériences.
La fin des bals de campagne ?

Cette annulation comme les bagarres précédentes remettent totalement en question les bals de jeunesse. A la suite de la confrontation sévère entre la société de sécurité et des troublions, la Municipalité de Valeyres attendra une réunion avec la Gendarmerie et les sociétés locales pour décider de sa position à l’avenir.

Il faut bien admettre qu’en procédant de la sorte, ces voyous sont en train de sacrifier les manifestations du week-end. Car qui osera encore organiser quelque chose en sachant que les frais pour la sécurité «boufferont» le bénéfice du travail consenti. Sans ignorer les risques que l’ont fait courir à la population car des incivilités ont déjà été constatées.

Il y a indéniablement un très gros problème avec ce petit pourcentage de personnages qui ne recherche que la confrontation avec l’autorité. C’est un souci auquel les autorités régionales doivent faire face afin que l’essentiel de notre jeunesse puisse encore trouver du plaisir le samedi soir à se retrouver et à s’amuser dans la sérénité.

Photo Pierre Mercier