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Un Conseil démonstratif. 

Montcherand: le Conseil général au Grand Conseil

Les membres du corps délibérant se sont déplacés dans la salle du Grand Conseil à Lausanne afin de traiter l’ordre du jour de leur dernière séance annuelle extra-muros.
Une heureuse initiative qui permet à beaucoup de découvrir l’architecture du nouveau parlement vaudois et de jouer aux parlementaires avec conviction.

Après le début statutaire de l’ordre du jour placé sous la présidence de Joëlle Tripod, de l’assermentation de trois nouveaux membres, Manuel Martin, Nicolas Delay et Laurent Waridel, ce n’est pas moins de cinq préavis municipaux qui sont soumis au Conseil. Tous ces préavis, après lecture des rapports de la commission gestion finances par Philippe Nicole et des commissions ad hoc, ont été, suite à discussion, acceptés à une large majorité.

Soit: A titre d’économie d’énergie, le changement des luminaires au sodium par un système LED pour Fr. 60 000.–. La transformation de l’ancienne salle du Conseil général du collège en bureau pour l’administration communale d’une estimation de Fr. 55 000.–. L’achat d’un nouveau véhicule communal léger, cela afin d’économiser quelque peu le camion «Bucher» pour Fr. 20 000.–. La demande de l’octroi d’un prêt pour le Tennis-Club pour la réfection des courts.

Ce préavis a été amendé de façon favorable par la commission de gestion finances qui a proposé de subventionner cette réfection de Fr. 25 000.– en lieu et place des Fr. 10 000.– prévus. A cet effet, l’octroi du prêt se monte à Fr. 55 000.– ( amortissement 1%) et
Fr. 25 000.– de subvention.

Un budget rouge pâle

Le budget présentation papier, bien lisible et explicite, reste malgré tout négatif, du goût de déjà vu. De ce fait, il ne soulève que peu de questions et a trouvé l’aval des élus.
En considérant la plus grosse charge du budget avec Fr. 284 800.– pour la prévoyance sociale et les Fr. 15 000.– supplémentaires octroyés au Tennis-Club, l’excédent de dépenses prévisibles se monte à Fr. 66 200.–. Cela, pour des charges totales de Fr. 1 939 400.– et des revenus pour Fr. 1 873 200.–.

En clôture de séance, la Municipalité a le plaisir de convier le Conseil à un cocktail dînatoire dans le cadre de la buvette du Grand Conseil. Une expérience d’exception qui restera en mémoire.

Au conseil de Bretonnières, tout le monde ne siège pas en «low cost».

Bretonnières: que veut-on faire de la grande salle?

Mercredi soir passé, longue séance pour le Conseil général de Bretonnières placé sous la présidence de Patrick Chezeaux. Après l’assermentation de plusieurs nouveaux membres du délibérant des «Caque-lentilles», le premier pensum de la soirée consistait à se pencher sur le nouveau règlement du Conseil. Un document qui a nécessité beaucoup d’heures de réflexion de la part du bureau et des membres de la commission permanente. Cette dernière, par la voix de Monique Quiquaz, a proposé l’adoption du projet avec quelques modifications relatives au bureau et aux commissions.

Les modifications souhaitées par la commission permanente n’ont pas trouvé grâce aux yeux de la majorité. C’est ainsi que le Conseil fonctionnera désormais avec une seule commission de gestion et des finances. Pour l’arrêté d’imposition 2015, l’exécutif proposait une augmentation de l’impôt communal de 70 à 72 centimes par franc d’impôt cantonal de base. À la demande d’un conseiller, le scrutin a eu lieu en deux parties et à bulletin secret. La proposition municipale a été acceptée à une large majorité, avec quelques abstentions.

Grande salle et gravière

S’agissant de l’avenir de la Grande Salle, un des serpents de mer locaux, le vice-syndic Pierre-Daniel Collomb a présenté l’état des réflexions actuelles de l’exécutif. Diverses questions de principe sont en suspens, dont celle de se défaire ou non de ce bâtiment ou de financer une petite rénovation ou un véritable projet immobilier pouvant inclure la création de plusieurs appartements dans le Battoir attenant. Plus le projet sera ambitieux, plus il coûtera cher, une version complète ascendant, en chiffres estimés, à environ 6 millions de francs. S’il devait être décidé, un tel investissement demanderait la modification du plafond d’endettement autorisé de la commune. Le dossier est d’ailleurs actuellement en mains du canton pour un examen préalable de cette question.

Dans le projet, l’implantation d’une boulangerie animée par un artisan de la région est prévue, la perle rare ayant même déjà été trouvée. Un postulat sur cette question a été déposé par Joël Vuagniaux et adopté à une large majorité par le Conseil. Il invite l’exécutif à organiser une vaste consultation populaire participative autour du devenir de cet édifice, ceci d’ici au printemps 2015. Quant à la gravière, Holcim doit ou devait mettre à l’enquête l’extension de l’exploitation pour la tranche 2017-2022 cet automne. Pour l’instant toutefois, l’autorité municipale n’a encore rien vu venir.