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Course aux oeufs et course aux sacs ont été organisées par la Jeunesse.

Montcherand: fraîcheur printanière pour la course aux oeufs

Comme la tradition le veut, la Jeunesse de Montcherand a organisé une nouvelle fois cette journée festive, avec beaucoup de bonne humeur, l’offre de grillades et d’un après-midi d’animations et de jeux.

Une fin de matinée peu fréquentée, le frimas du moment y est certainement pour quelque chose !

Mais les grillades qui ont remplacé les gourmandises chocolatées ont créé un effet d’appel, et, en début d’après-midi les familles du village avec les enfants ont montré le nez. Dans un premier temps tout ce petit monde s’est sustenté, puis avec l’impatience des enfants, ouverture de la course aux œufs.

Départ pour la découverte des œufs cachés dans le sous-bois, avec une marmaille les yeux brillants d’excitation, qui cherche aux pieds des buissons ou dans les touffes des grandes herbes l’œuf de couleur bien caché.

Ensuite, place à la course aux sacs, avec la même excitation et bonne humeur, où la gagnante a partagé son lot, en cassant le gros lapin de chocolat.

Une journée conviviale organisée par la Jeunesse du village, qui a le mérite de rapprocher les habitants et de pérenniser cette sympathique coutume.

Des sacs blancs pour Orbe

La séance de décembre avait duré quatre heures. Le délibérant urbigène semble prendre goût aux séances-fleuves, puisque celle de jeudi soir, qui s’est terminée peu avant 23 heures, aura permis au président Denis Tschannen de jongler entre amendements, sous-amendements, suspension de séance et modification de dernière minute du rapport de la commission chargée de l’étude du préavis sur la gestion des déchets. C’est en effet ce point de l’ordre du jour qui a surtout occupé les élus locaux lors de cette séance.

Après avoir procédé à deux assermentations, Christian Poget pour l’Union Libre et Christian Velati pour le PS, le Conseil s’est penché avec minutie sur la question de la future gestion des déchets urbains. L’exécutif a présenté un état des nouveaux écopoints à créer, accompagné d’une nouvelle mouture du règlement communal sur la gestion des déchets. Non pas que cette question ait été laissée de côté à Orbe, qui fut au contraire l’une des localités pionnières en la matière avec son système de sacs jaunes datant du milieu des années 1990. La révision proposée provient en effet des législations fédérale et cantonale, qui ont été adoptées et qui sont entrées en vigueur depuis lors, ainsi que des considérants d’un arrêt du Tribunal fédéral de 2011 qui précise certains aspects des textes en vigueur.

Provisionner ou ne pas provisionner, telle est la question

Dans son rapport, la commission présidée par Arnold Poot a étudié dans divers scénarios, y compris celui du maintien du statu quo avec un système connu qui convient à la population, même si une telle hypothèse pouvait provoquer une réaction cantonale face à une commune qui ferait alors sécession. C’est donc vers un nouveau règlement conforme aux exigences que la commission s’est tournée. Une solution qui verra la taxe au sac augmenter pour correspondre aux normes requises, avec à ses côtés une taxe forfaitaire par habitant, le tout enrobé de mesures d’accompagnement qui sont censées rendre le passage aux nouveaux prix des sacs plus doux pour le citoyen-usager-pollueur-payeur.

Dans un premier temps, la commission avait prévu d’enjoindre la Municipalité de provisionner, sur le produit de la taxe, un montant annuel de l’ordre de Fr. 200 000.– en vue de la création de nouveaux écopoints. Après de longues explications fournies à la fois par le syndic et par le municipal Jacques-André Mayor, et malgré les interrogations comptables persistantes des Verts portées par François Maréchal, le Conseil a finalement décidé de se rallier à la proposition modifiée de la commission, à savoir l’invite faite à l’exécutif «d’étudier et de présenter un projet de réalisation des nouveaux écopoints dans un délai de 5 ans». Un sous-amendement présenté dans ce cadre par le groupe socialiste, visant à ne rendre le provisionnement nécessaire «que s’il s’avérait possible», n’a pas trouvé grâce aux yeux du Conseil.

Mesures d’accompagnement et statut des entreprises

L’exécutif avait prévu de soutenir les familles les plus faibles économiquement en leur rétrocédant tout ou partie de la taxe sous forme de bons d’achat dans les commerces locaux, à l’image de ce qui se fait à Sainte-Croix ou à Yverdon-les-Bains. Le système d’attribution imaginé passait par le recensement des enfants ayant droit aux subsides partiels ou totaux des primes d’assurance-maladie. La commission trouvait ce système complexe, et l’a qualifié «d’usine à gaz», malgré les assurances données par le municipal Jacques-André Mayor qu’il s’agissait «d’une gestion simple, selon les collègues qui la pratiquent déjà». Le Conseil a suivi très largement la commission sur ce point, et ce sont finalement 10 sacs de 35 litres qui seront distribués gratuitement aux familles avec enfants, cette dotation se comptant par enfant jusqu’à 18 ans.

Ce souci de simplification a aussi concerné les entreprises et commerces locaux et la taxe forfaitaire les concernant. La Municipalité voulait en effet instaurer un système reposant sur les m3 ECA. Les entreprises et autres entités (écoles, administrations, hôpitaux, clubs, associations, etc.) seront finalement taxées d’un montant annuel maximum de Fr. 150.–, quelle que soit leur dimension, leur activité ou leur production de déchets. Une solution que le municipal Jacques-André Mayor aura combattue en vain au nom d’une nécessaire égalité de traitement, les chiffres montrant selon lui que «les entreprises polluent jusqu’à 10 fois plus qu’un ménage, s’agissant des déchets urbains concernés par le règlement et non pas des déchets spéciaux». Quelques passes d’armes plus loin, et après un amendement socialiste rejeté qui voulait laisser au Conseil la compétence de la fixation de la taxe, le règlement nouveau a finalement été adopté à une très large majorité. On ne sait pas exactement quand il entrera en vigueur, puisque le texte doit encore recevoir l’approbation formelle du canton. Une entrée en vigueur au 1er juillet 2013 paraît possible.

Report des charges cantonales sur les communes

Sur le thème connu du report des charges cantonales sur les communes, Guido Roelfstra a déposé une interpellation invitant la Municipalité à faire connaître au Conseil quelles mesures elle prenait pour contrer ces fameux reports de charges cantonales sur les communes, comment elle faisait valoir l’intérêt de la commune dans ce cadre et si le canton tenait suffisamment compte de la situation d’Orbe dans ce débat. Réponse au prochain conseil.

Deux crédits votés

Le Conseil a encore approuvé sans discussion et à une très large majorité l’octroi de deux crédits. L’un de Fr. 37 000.–, complémentaire à un crédit déjà accordé en 2012 pour l’aménagement du carrefour «Grand-Pont-Saint-Eloi», le second de Fr. 230 000.–, pour la réfection de deux murs anciens au Clos du Château, minés par l’âge et les intempéries de novembre 2012.

Photo Olivier Gfeller

Jacques-André Mayor, municipal.

Orbe: pour une fois, en retard

Jacques-André Mayor, municipal.

Jacques-André Mayor, municipal.

Alors que nombre de conseils des communes avoisinantes ont bouclé leur année en adoptant dans le délai imparti un règlement sur la gestion des déchets conforme aux dispositions légales cantonales et fédérales, Orbe, qui fut pourtant longtemps la commune de référence en matière de gestion des déchets avec son actuelle taxe au sac qui date de novembre 1996, a pris du retard dans l’adaptation de sa réglementation. Le préavis municipal relatif à ces questions date du 20 novembre 2012 et le délibérant urbigène n’a pas voulu le traiter dans sa séance de décembre. La matière est complexe et demande réflexion. Les solutions proposées par l’exécutif sont assez compliquées et méritent également un examen attentif. Elles seront soumises au Conseil communal sous peu.

Taxe au sac modèle STRID

Le système de taxation proposé repose sur le concept de la taxe au sac régionalisée au modèle STRID, aux côtés des points de collecte locaux revus et corrigés. Une taxe au sac qui va toutefois augmenter par rapport à la situation actuelle, ceci pour satisfaire aux exigences légales. Le principe du pollueur-payeur ancré dans la loi au niveau fédéral a été voulu par la population. Ses conséquences en sont notamment que l’élimination des ordures ménagères doit être financée par des taxes et non plus au travers du produit général de l’impôt. Qui pollue paie, et ceci en proportion de sa propre pollution. Actuellement, seuls 25 % du coût d’élimination des ordures reposent sur une taxe. C’est donc par une augmentation «raisonnable» du prix des sacs que le changement va s’opérer.

Taxe forfaitaire et bons d’achat familles

À cette taxe sur le nouveau sac blanc vendu Fr. 1.95 le sac de 35 litres, soit une augmentation de 40% par rapport à la situation actuelle, il conviendra d’ajouter une taxe forfaitaire complémentaire par habitant, prévue à Fr. 50.— par adulte. Le choix de la taxe «par adulte» a été fait pour ne pas pénaliser les familles avec enfants. Les communes doivent également prévoir des mesures sociales d’accompagnement. Orbe propose dans ce cadre de suivre l’exemple d’Yverdon-les-Bains en octroyant des bons d’achat dans les commerces locaux aux familles dont les enfants reçoivent un subside pour l’assurance-maladie. Ces bons ont un double effet: ils sont utiles au commerce local et permettent aux familles avec enfants et aux revenus modestes de ne pas subir d’augmentation de coût par rapport à la situation actuelle.

Un autre forfait pour les immeubles non habités et commerces

À ce système qui concerne les familles vient encore s’ajouter une taxe forfaitaire calculée sur le volume pour les immeubles qui ne sont pas des habitations ou que partiellement voués à l’habitat. Cette taxe repose sur les taxations ECA et représente 30 centimes au maximum par m3 et par année.
Conséquences financières et entrée en vigueur

L’exécutif a calculé que sur un total de recettes nouvelles de l’ordre de plus de Fr. 600 000.–, la ristourne en bons d’achat aux familles devrait représenter environ Fr. 60 000.–, une proportion jugée «modeste» dans le préavis municipal. Le municipal Jacques-André Mayor précise encore «avoir voulu ce système le plus équitable possible et permettant à chacun de se débarrasser de ses ordures courantes de façon simple et proche de chez lui». Entrée en vigueur probable au 1er juillet 2013.

Assermentation de Rosemay Christen (à droite).

Juriens: aucun investissement pour 2013

Assermentation de Rosemay Christen (à droite).

Assermentation de Rosemay Christen (à droite).

Le Conseil général remerciait chaleureusement Sabine Hautier pour son engagement de près d’un septennat en tant que municipale des forêts et de la déchetterie.
Michèle Charroton, présidente du Conseil, procédait à l’assermentation de Sabine Hautier, qui prenait place au sein du Conseil général après sa démission de l’exécutif le 30 septembre de cette année et de sa remplaçante Rosemay Christen. La Municipalité, au complet, et l’auditoire avaient retrouvé le sourire.

Après l’adoption du PV de la dernière séance, l’assemblée se penchait sur le budget 2013. Dans le préavis, la Municipalité et son syndic argumentaient le déficit présenté de Fr. 43 635.–, par les reports de charges de l’Etat de Vaud sur la commune, cela concerne surtout l’application des nouvelles lois: la police, l’enfance et l’école continue ainsi les écoles de musiques. Qui pour leur mise en pratique augmenteront, à n’en pas douter, chaque année ! Les communes n’ont aucun poids décisionnel sur la réalité de la facture sociale, qui joue au yo-yo (ou au bâton et la carotte…) avec la péréquation et son mécanisme. Aucun investissement pour 2013 n’était prévu. Plusieurs éclaircissements étaient demandés sur cette facture sociale. Au final le budget était adopté.

Les habitants de la Commune de Juriens rebondissent toujours et trouve une réalité ou un prétexte pour faire la fête. Anne-Claude Grandjean, municipale, avait concocté un texte (dont elle a le secret…) pour parler de Sabine Hautier et la remercier de son engagement d’un septennat au sein de la Municipalité. Et lui souhaiter plein succès dans son choix professionnel.

La séance était levée à 22 h. par Madame Charroton.

C’est, direction le caveau, bien au chaud, que le Conseil général de Juriens finalisait la séance. Un débat convivial s’il en est !

Photo Marlène Rézenne

De gauche à droite: Luc Deslarzes, Christine Blumenthal, Vincent Stern, Philippe Lati et Catherine Rochat.

Croy: la facture sociale et ses mystères

De gauche à droite: Luc Deslarzes, Christine Blumenthal, Vincent Stern, Philippe Lati et Catherine Rochat.

De gauche à droite: Luc Deslarzes, Christine Blumenthal, Vincent Stern, Philippe Lati et Catherine Rochat.

Le Conseil général de Croy débutait sur une note triste: Nicole Gaspardi, leur fidèle secrétaire depuis de nombreuses années, est décédée subitement en octobre. Luc Deslarzes, président du Conseil, lui rendait hommage et l’assemblée gardait une minute de silence à sa mémoire.

Le budget restera négatif

La commission de gestion, dans son rapport sur le budget 2013, provoquait une discussion soutenue: elle excluait de celui-ci la prévision de l’augmentation de la facture sociale de Fr. 39 228.– qui élevait considérablement le déficit prévu par la Municipalité. Après un débat constructif, les membres du Conseil refusèrent les conclusions de la commission, par 19 vois contre 10. En acceptant le budget négatif, par 22 voix et 7 oppositions, ils demandèrent à la Municipalité d’accompagner l’envoi d’une lettre de protestation. (Plusieurs communes ont argumenté sur ce sujet).

Ce sera la taxe au sac

Vincent Stern, municipal en charge du dossier, présentait le concept régional 1 région, 1 sac, 1 couleur voulu par Valorsa. Une taxe forfaitaire de Fr. 65.– sera perçue par habitant, et sera ajustée au fil de l’année. Le règlement pour les déchets urbains était accepté à l’unanimité.

Après les remerciements et vœux de madame la Syndique, Catherine Rochat, elle invitait l’assemblée à partager une petite agape servie dans la salle du Conseil.

Photo Marlène Rézenne

Premier: ce sera la taxe au sac

Budget et élimination des déchets urbains

Après l’acceptation du dernier PV, Jean Hauner, président du Conseil passait au point 3: révision et adoption du nouveau règlement pour la taxation des déchets urbains.

Après les lectures, 1- du préavis municipal par Madame Verena Huber, municipale en charge du dossier et 2- du rapport de la Commission de gestion par Monsieur Gérard Mertenat, des membres du Conseil demandèrent des explications concernant le prix de l’élimination des déchets qui passe du simple au double si c’est la Strid (région yverdonnoise) ou Valorsa (pour certaines communes du Vallon du Nozon) qui viennent les enlever. Il n’y a pas d’autre réponse que: Valorsa détient le monopole dans cette région. Par contre une ristourne au tonnage serait faite aux communes!

Les points de ramassages restent les mêmes, mais si d’aventure des sacs noirs (ils seront tous blancs dorénavant) se retrouvent dans les containers du village, ces derniers seront supprimés et tous devront se rendre à la déchetterie intercommunale ( avec Bretonnières) pour y déposer leurs sacs à ordures. La taxe au sac était adoptée par 17 oui et 2 abstentions.

L’élaboration du budget donne lieu, chaque année, à un casse-tête pour les municipalités, attendu que le Canton ne donne jamais de chiffres corrects pour le faire, mais seulement des estimations, sauf pour les augmentations, qui elles sont déjà bien réelles. Malgré un déficit estimé à Fr. 76 966.–, les membres du Conseil ont adopté ce dernier à l’unanimité.

Pour le dernier Conseil général de l’année, une collation fort appréciée était servie, non loin du poêle à bois rougeoyant, par la communauté présente.

Photo Marlène Rézenne

La Municipalité attentive. Depuis la gauche, Christian Kaenel, Thierry Vidmer, Nathalie Piguet, Corinne Tallichet Blanc et Patrick Weidmann.

Valeyres-sous-Rances: taxe au poids oui, crédits non!

La Municipalité attentive. Depuis la gauche, Christian Kaenel, Thierry Vidmer,  Nathalie Piguet, Corinne Tallichet Blanc et Patrick Weidmann.

La Municipalité attentive. Depuis la gauche, Christian Kaenel, Thierry Vidmer,
Nathalie Piguet, Corinne Tallichet Blanc et Patrick Weidmann.

C’est sous la présidence toute nouvelle de Sylvie Glayre que s’est tenue, mercredi dernier à Valeyres-sous-Rances, la séance du Conseil général. Ordre du jour et dernier procès-verbal ont été adoptés. Après acceptation du préavis maintenant le taux d’impôt à 68 % pour 2013, le Conseil a passé au plat de résistance de cette séance.

Les taxes grimpent: grogne chez les particuliers

Patrick Weidmann, Municipal compétent, souligne que «les principes fédéraux de causalité et d’auto-financement sont à respecter dorénavant. Nos égouts vont à la Step d’Orbe qui facture selon le volume des déchets. Ce qui représente une charge de Fr. 155.–/an par habitant. Actuellement, le règlement communal prévoit une taxe de Fr. 110.– (avec une marge d’augmentation possible de 30%). La différence est prise en charge par les impôts, ce qui est contraire au principe d’auto-financement.» Le préavis propose donc faire passer la taxe de Fr. 110.– à Fr. 155.–/an par habitant (toujours avec une marge d’augmentation de 30% possible). La commission de gestion est favorable au préavis, mais propose un amendement pour limiter la marge d’augmentation à 5% (et non 30%.). Le préavis avec cet amendement sera approuvé par le Conseil.

Principe de la taxe au poids admis, crédits pour la déchetterie différés!

Selon la pratique fédérale, 70% des ordures doivent être payées par les taxes, principes d’auto-financement et du pollueur-payeur obligent. La Municipalité a opté pour la taxe au poids. Pourquoi le système pondéral est-il meilleur? Que font nos voisins? Le Conseil demande des arguments. Patrick Weidmann et Corinne Tallichet Blanc, syndique répondent que la taxe au poids est plus en harmonie avec le concept énergétique de la commune, une vidange par mois contre une par semaine dans le cas de la taxe au sac. Accessibilité et propreté extérieure sont d’autres arguments. Par contre, la plupart des communes des environs a choisi la taxe au sac, exigeant moins d’investissements. Pour répondre aux normes fédérales, l’exécutif propose une taxe annuelle forfaitaire par habitant (avec un plafond de Fr. 60–, projet à Fr. 45.–) et une taxe annuelle au kilo par habitant (plafond à Fr. 0.60, projet à Fr. 0.45).

Une ristourne de Fr. 35.–/an par enfant de 0 à 4 ans est prévue. Jugeant l’aide aux familles insuffisante, un amendement est demandé par le Conseil stipulant que n’y ait pas de taxe forfaitaire pour les enfants jusqu’à 12 ans. Le préavis avec son amendement est accepté.

Le principe ayant été admis, il s’est alors agi de voter le crédit de Fr. 120 000.– pour l’achat d’une benne compacteuse et pour le réaménagement de la déchetterie. La commission propose d’accepter le crédit pour la benne, mais de renvoyer pour plus d’étude, le projet de réaménagement de la déchetterie. Pour une présidente fraîchement élue, le problème est épineux: peut-on scinder le préavis? Magnanime, la Municipalité prend alors la décision de retirer son préavis 14/12. Elle le complétera et le représentera au prochain Conseil.

Dans les divers, Nathalie Piguet rappelle le succès qu’a rencontré la journée des aînés. L’expérience sera renouvelée. Thomas Dreher de la commission de gestion propose que la qualité et l’étaiement des préavis soit améliorés, afin que la commission puisse débattre en connaissance de cause. Par ailleurs, il remercie la Municipalité pour tout le travail qu’elle effectue. Après plus de 3 heures de débats, notre nouvelle présidente clôt cette séance de Conseil qui fut longue et délicate dans les formes.

Photo Catherine Fiaux

Ancienne échoppe au cœur de Vuiteboeuf.

Vuiteboeuf: le sac ne fait pas le poids

Ancienne échoppe au cœur de Vuiteboeuf.

Ancienne échoppe au cœur de Vuiteboeuf.

Après 6 assermentations qui montrent que la population de Vuiteboeuf augmente régulièrement pour s’établir aux alentours de 550 habitants, le Conseil général réuni la semaine passée devait prendre position sur le préavis municipal relatif à la gestion des déchets. La Municipalité proposait l’introduction de la taxe au sac modèle STRID SA pour la localité. Le président Fabrice Boucher avait préparé un ordre du jour en deux temps: le premier pour laisser à l’exécutif le temps de présenter, chiffres à l’appui, son analyse de la problématique en question, et pour justifier son choix de la taxe au sac plutôt que de celle au poids et le second comme temps du choix proprement dit.

Dans une présentation soignée et minutieuse, le syndic Georges Karlen a fait ressortir que la taxe au poids était moins pratique régionalement, plus compliquée dans son administration et plus chère pour le contribuable que la taxe au sac, déjà expérimentée par de nombreuses communes avec succès. La différence de coûts résiderait avant tout dans l’achat d’une benne compacteuse, qui représente à elle seule un investissement de l’ordre de Fr. 100 000.– ou, transcrit en coût annuel par habitant, en une dépense supplémentaire d’environ Fr. 30.– par rapport à la taxe au sac.

Le délibérant veut choisir lui-même

La commission chargée d’étudier cet objet a proposé de retourner le dossier à la Municipalité pour étude complémentaire. Elle a estimé que la démonstration de l’exécutif ne prenait pas suffisamment en compte la variante de la taxe au poids. A relever une démarche assez inhabituelle pour une commission: celle-ci a en effet rencontré, en plus de l’exécutif local, plusieurs autres exécutifs communaux ayant introduit la taxe au poids, ceci pour tenter de se faire une idée plus précise des tenants et aboutissants de l’opération proposée.

Un vaste échange de vues a eu lieu, non sans qu’une certaine tension ne sourde des rangs. Les membres du Conseil avaient visiblement envie de pouvoir décider eux-mêmes du choix de la variante qui leur paraîtrait la plus adaptée. Au moment du vote et après quelques passes d’arme supplémentaires de procédure, le préavis a été refusé à une large majorité et le rapport de la commission adopté. Le projet retourne donc à la Municipalité, qui devra revenir avec un projet plus convaincant. «Nous ne reviendrons pas devant vous avant 2013, a précisé le syndic quelque peu courroucé, et ce sera avec un projet de taxe au poids, cette fois!». Dans la foulée, le Conseil a adopté le maintien du taux d’impôt communal à 77% de l’impôt cantonal de base pour 2013.

Photo Olivier Gfeller

De g. à dr.: Stéphane Schneider président du Conseil et Charly Clerc secrétaire.

Pompaples: déchets et épuration à l’ordre du jour du conseil

De g. à dr.:  Stéphane Schneider président du Conseil  et Charly Clerc secrétaire.

De g. à dr.: Stéphane Schneider président du Conseil
et Charly Clerc secrétaire.

Un Conseil général réaliste et pragmatique

Pour sa première présidence du Conseil général, Stéphane Schneider salue la présence d’une trentaine de membres du législatif et les informe sur certaines convenances policières en regard de la nouvelle formule mise en place. Ce dernier donne ensuite la parole au municipal Juan Barca responsable du dicastère des déchets pour la présentation du préavis municipal relatif à la révision du règlement sur la gestion et taxation des déchets. L’exposé très fouillé et visuel de l’application de la législation en vigueur sur la taxe au sac, dans l’optique de réduire les coûts et de faciliter le contrôle et le ramassage des déchets ménagers a rendu la salle très attentive.

Sur la base de: une couleur, un prix, une région, explication et définition des différentes modalités, entre autres sur les points de récolte des sacs, le financement de l’élimination selon les éléments du concept régional, concept censé éliminer le tourisme des déchets. Comme dans les localités déjà organisées, on trouvera quatre grandeurs conventionnelles allant de 17 à 110 litres, pour une valeur de Fr. 1.– à Fr. 6.–, et la commune percevra la rétrocession sur la taxe en fonction du tonnage collecté sur le territoire.

Prix cassés

Une baisse de points d’impôt en fonction des résultats obtenus avec le nouveau système est envisagée, ainsi qu’un allègement de la taxe en cas de naissance avec l’offre de sacs afin d’adoucir les charges financières en regard des couches, et, les enfants jusqu’à 10 ans sont exemptés de la taxe forfaitaire annuelle supputée à 80 francs. Concernant les déchets valorisables et encombrants, la formule actuelle reste de rigueur.
Après lecture des rapports des commissions qui se rallient au préavis municipal, le Conseil a donné son accord à la taxe au sac à l’unanimité moins quatre abstentions.

Les boues ne vont plus dans les champs

Deuxième point d’importance à l’ordre du jour, une demande de crédit de Fr. 54 000.– en faveur de l’entente intercommunale relative à l’épuration des eaux usées des communes de Ferreyres, La Sarraz et Pompaples, pour la mise en place d’un équipement fixe de déshydratation des boues de la station d’épuration.
Depuis 2008, les boues ne peuvent plus être épandues par les agriculteurs sur les terrains agricoles, elles doivent être incinérées à la STEP de Vidy.
Après la présentation explicite du municipal Alain Bonzon, la pertinence du projet et les rapports positifs des commissions, c’est à l’unanimité que l’organe délibérant accepte le crédit demandé.

Photo Alain Michaud

Une Multipress Eco de ce genre sera installée à Essert-sous-Champvent.

Champvent: chiffres et déchets

Une Multipress Eco de ce genre sera installée  à Essert-sous-Champvent.

Une Multipress Eco de ce genre sera installée
à Essert-sous-Champvent.

Mardi 19 juin, plus de 50 habitants de la nouvelle commune ont transpiré pour adopter les comptes de Villars, d’Essert et de Champvent. En effet, ces trois villages ont présenté leurs comptes communaux pour la dernière fois, vu que 2012, ne verra plus qu’une comptabilité.

Tout d’abord l’assemblée a accepté les comptes, de l’Association Champvent-Essert-Villars pour la gestion de la station d’épuration, qui se bouclent avec une perte nette de Fr. 48 221.15.

Le village de Villars, avec de gros travaux réalisés sur le chemin du Croze, boucle ses comptes 2011 avec un excédent de charges de Fr. 26 838.41.
Essert a remis en état sa place de jeux pour Fr. 17 946.– et l’exercice se termine avec un bénéfice net de Fr. 7 099.25.

Champvent, malgré des frais pour le livre sur le village, les travaux sur le terrain de foot, au battoir, à la déchetterie et à la station de pompage, les comptes présentent un excédent de produits de Fr. 6 070.29. Tous ces comptes ont été acceptés.

Gestion des déchets

Actuellement Champvent facture une taxe au poids, alors que Essert et Villars ont une taxe au sac.

La proposition de la taxe au poids sur toute la commune est âprement discutée, mais finalement acceptée par l’assemblée. Une benne compactante sera installée à Essert et les habitants de Villars devront, à l’avenir, déposer les sacs de déchets ménagers à Essert ou à Champvent. La déchetterie d’Essert reste ouverte, sauf pour les objets encombrants, qui devront être acheminés à Champvent.

Eau, jeux etc.

Le bureau est reconduit et les discussions suivantes tournent autour de l’eau potable du captage du Pré-doux, qui a un goût et une couleur douteux. Elle reste consommable et est analysée 12 x/an. Le captage actuel doit être remplacé rapidement, c’est pourquoi les essais de forage continuent cet été.
Le syndic, Olivier Poncet, a encore signalé la présence dans les villages, de rôdeurs et recommandé à ses concitoyens d’être vigilants, également sur les entreprises itinérantes de «démoussage» des toitures qui utilisent des produits trop toxiques.

Une dernière offre a été faite concernant la création d’une cantine scolaire (lundis et jeudis) dès la rentrée. Les inscriptions sont ouvertes.

Photo Marianne Kurth