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Bofflens, la route d’Orbe-Croy.

Bofflens: eau et route au menu

Le président du Conseil général, Philippe Monnard, a assermenté ce dernier lundi cinq nouveaux conseillers et a traité un seul préavis donnant lieu à votation, celui de l’arrêté d’imposition qui a été accepté sans souci, le taux restant fixé à 69%.

Des eaux calmes et une route plus chahutée

Depuis septembre, Bofflens vit avec un avis de restriction d’utilisation d’eau potable. La faute à la sécheresse, mais aussi à la vétusté et à la dimension des installations, ce qui est particulièrement le cas du réservoir communal. Le municipal Renaud Besson a présenté un état de situation et les projets qui permettront au village de stocker et conduire l’eau dans de meilleures conditions. En vue de la construction d’un réservoir, les autorités cantonales souhaitent la mise en place d’une association intercommunale incluant Bofflens, Arnex et Agiez. Un bureau d’ingénieurs étudie si la solution du réservoir commun est la bonne ou si un réservoir propre à chacun est économiquement plus intéressant.

Madame Nathalie Berthoud, nouvelle assermentée du jour, s’est faite la porte-parole d’une lettre signée par de nombreux bordiers de la route cantonale Orbe – Croy. Pollution, nuisance sonore, insécurité font partie de leur lot quotidien et ils ont tenu à exprimer un ras-le-bol certain… Ils veulent que les choses changent rapidement et la Municipalité souhaite agir dans leur sens. Mais l’affaire n’est pas simple, la route est étroite, les maisons proches et surtout aussi longtemps que les problèmes d’eau et de canalisation passant sous la route n’ont pas été résolus, le problème restera en suspens.

L’arrivée de la route du Coteau sur le rond-point des Pâquerets, juste avant l’ouverture du tronçon.

Orbe: le chemin du Coteau ouvert à la circulation

Une nouvelle route relie désormais la Magnenette au giratoire des Pâquerets (route de contournement). Après neuf mois de travaux, cette artère permettra aux résidents de ce quartier de se rendre plus facilement sur Boscéaz afin d’accéder principalement à l’autoroute. Au cours de ces travaux, il aura fallu notamment déplacer 6 800 m3 de matériaux excavés; 1 510 tonnes de béton ont été déposées sur les 5 400 m2 que représentent la route et le trottoir et 4 200 mètres de tubes nouveaux ont été nécessaires pour le prolongement de l’éclairage public, entre autres.

Projet de 1972
Ce projet remontait déjà à 1972 lorsque la Municipalité avait établi un plan d’extension partiel pour la Magnenette qui prévoyait cette liaison future. Ressorti des cartons en 2011, le préavis a fait l’objet de plusieurs oppositions et c’est finalement la cour administrative cantonale qui a donné raison à la commune, qui a pu entamer les travaux en mars dernier pour une réalisation qui dégorgera un peu le nord de la ville (carrefour de La Croix) comme elle permettra d’entamer, dans un proche avenir, la réfection des éléments souterrains de la Magnenette.

Romainmôtier

Romainmôtier-Envy: travaux en vue

Le Conseil général a accepté les trois préavis lors de sa séance de mardi. Ces points n’ont pas beaucoup été discutés et la présidente, Marlène Rézenne a pu clore la séance rapidement.

Le bureau
A la suite de la démission de Pierre Genier, de son poste de secrétaire, Guillaume Henchoz a été élu brillamment à sa place. Comme il laisse, de ce fait, sa place à la commission de gestion et des finances, celle-ci continuera de travailler à cinq membres et deux suppléants.

Préavis
Le Conseil a accepté l’arrêté d’imposition 2015 qui reconduit les mêmes taux qu’en 2014. La demande de suppression de l’impôt sur les divertissements de 10% n’a cependant pas été acceptée.

Une somme deFr. 28 000.– a été accordée pour les travaux de réparations et de rafraîchissement de l’appartement à l’ancienne gendarmerie.

Le préavis 5/2014 a soulevé pas mal de questions notamment sur la fermeture de cette route cantonale 153 b pendant les futurs travaux et ceux à faire également ensuite sur la rue du Bourg. La Municipalité a indiqué qu’il ne sera pas possible de créer des trottoirs sur ces rues, la largeur de la route étant insuffisante. Ces travaux sur cette route de Vaulion sont nécessaires, car les canalisations en fonte, de piètres qualités, étaient posées sur des cales en bois et ont été percées suite aux vibrations du trafic. La Municipalité est en discussion pour limiter cette rue à 30 km/h et espère pouvoir ensuite instaurer une zone 20 km/h dans le Bourg. L’étude se fera, en référence à l’acceptation du Conseil d’accorder le crédit de Fr. 34 000.–, en 2015 et les travaux pourraient être finis en 2016, voire 2017.

Divers
La reconstruction du mur à l’entrée de la localité est commencée, 60 t. de pierres seront posées. Des remarques sur le bruit du stand de tir amèneront la Municipalité à aller discuter avec les tireurs. Il semble qu’un nouveau tir western fait plus de bruit que celui au pistolet. Cette zone cependant est affectée au tir, reste à trouver une bonne coopération des deux côtés.

Le syndic, Fabrice De Icco a informé que le site web romainmotier.ch a été piraté par un hacker et est sous perfusion avec un service minimum. La commune de Romainmôtier est aussi sur Twitter et Facebook et les papiers pour le prochain Conseil général du 9 décembre parviendront par courriel ou courrier.

Les travaux sont repartis pour Ballaigues Village ouvert

Ballaigues: la STEP locale à l’examen

«J’ai enfin des nouvelles du projet de règlement du Conseil», a indiqué en préambule le syndic Raphaël Darbellay, lors de la séance du conseil communal de Ballaigues lundi, sous la présidence de Frédéric Santschi. «Après son élaboration par la commission, il est revenu du Service des communes et du logement. Le juriste chargé de son examen a formulé 15 remarques, et invite la commission à en tenir compte. Après quoi le projet… retournera dans les services de l’État pour un nouvel examen pour ensuite revenir à Ballaigues. C’est donc dire que nous avons encore du temps devant nous avant de pouvoir l’examiner en plénum et le voter», a-t-il encore ajouté.

Sur un autre sujet en revanche, la situation administrative s’est presque miraculeusement débloquée. Après une discussion récente à Bavois lors des journées des énergies douces avec le conseiller national Roger Nordmann, dans laquelle le syndic lui a indiqué «que l’ennemi de l’énergie verte, c’étaient les méandres administratifs et non les opposants», ce dernier est intervenu dans les 48 heures auprès de la conseillère d’État Jacqueline de Quattro. Résultat: le dossier des éoliennes du Bel-Coster est débloqué et peut être soumis enfin à l’examen complet.

Changeant de sujet, le délibérant a voté un crédit de Fr. 30 000.– pour l’examen de la STEP, construite en 1976, et qui donne des signes de fatigue assez évidents, notamment au niveau de l’élimination des graisses. L’étude commandée devra faire l’état de la situation et préconiser une nouvelle STEP ou un branchement à celle de Vallorbe, éventuellement même à celle d’Orbe. Le dépôt des comptes 2013, sur lesquels on reviendra lors de leur examen, laisse un syndic heureux. L’exercice 2013 a été excellent, il est encore une fois en excédent, malgré le budget négatif. Le résultat provient des très bonnes performances des industries locales et d’une croissance aussi de l’impôt sur le revenu des personnes physiques, qui était resté stable depuis 3 exercices au moins. En fin de séance, le président Frédéric Santschi a encore lancé un appel pour que le 100e anniversaire de la Lyre en juin soit bien suivi et se transforme en très belle fête.

Pourquoi faire simple

La fabrication des règlements communaux en Pays de Vaud laisse songeur. L’examen d’un premier projet communal élaboré longuement par une commission du conseil, sur la base d’un règlement standard produit par le canton, prend de très longs mois dans les services du canton. Il en ressort meurtri par les soins attentifs du juriste de service, qui devra de toute façon le reprendre après le 2e examen par la commission. Qui devra elle, façonner ensuite un projet supplémentaire, lequel sera nécessairement amendé par le Conseil et devra donc retourner encore au canton avant l’hypothétique bénédiction finale. Tout ça pour préserver une utopie de restant d’autonomie communale, ça fait beaucoup de temps et donc d’argent qui passe par les fenêtres. L’usage imposé d’un règlement type serait au final nettement moins coûteux et ne changerait pas la face du monde au quotidien.

Marie-Louise Poget, Municipale.

Premier: pas de ralentisseur

Marie-Louise Poget, Municipale.

Marie-Louise Poget, Municipale.

Il n’y aura pas de ralentisseur sur la route menant au Day.

Ouvrant la séance, Jean Hauner, président du Conseil, demandait à l’assemblée de se recueillir à la mémoire de Francis Chauvie, ancien municipal, décédé subitement au mois de septembre.

Le quorum étant atteint, le Conseil général pouvait délibérer sur le seul préavis présenté, le taux d’imposition pour l’exercice, 2012-2013: celui-ci ne changeait pas, et les membres du Conseil acceptèrent le préavis à l’unanimité.

Communications diverses

Suite à la demande d’un habitant de la route menant à Vallorbe, Marie-Louise Poget, municipale, rendait public le rapport du TCS, après la pose d’un capteur de vitesse. Selon les analyses de bureau de prévention du TCS, il ne donne pas d’avis alarmant sur ce tronçon. Le prix à payer pour la pose d’un ralentisseur, environ Fr. 130’000.-, la Municipalité ne pourra entrer en matière, les finances de la commune ne le permettent pas.

Le syndic, Etienne Candaux, fit part d’une enquête demandée par le canton, sur les dégâts des cerfs dans nos forêts. Ceux-ci actuellement en trop grand nombre, ont détruit tous les érables derrière le Chalet de Premier, ils les ont pelés les faisant mourir.

Il annonçait la création officielle d’une Société Anonyme pour le parc éolien.

Le président levait la séance à 20h43.

Photo Marlène Rézenne

Joachim Maire sur un stand d'information

Joachim Maire : l’ange qui dérange

Joachim Maire sur un stand d'information

Joachim Maire sur un stand d'information

Nominé au Prix Courage 2010

Il habite Vallorbe. Il a fondé l’association Les Anges de la Route. Il est le seul nominé romand sur sept candidats pour l’édition 2010 du prix Courage, organisé depuis 1997 par le Beobachter, le magazine bimensuel zurichois du groupe Springer.

Et cette médiatisation lui a valu récemment des critiques acerbes dans la presse quotidienne de la part d’une famille à qui, il est vrai, il a enlevé un être au cours d’un accident de circulation il y a plus de sept ans pour lequel il a chèrement payé, puisqu’il a connu de près le pénitencier de Bellechasse. L’Omnibus a donc voulu faire le point avec Joachim Maire, que ce soit sur son action ou sur la manière dont il ressent ces polémiques.

Une polémique continuelle qui le blesse

«Je suis bien sûr meurtri par ces polémiques, mais aussi et à vie par ce que j’ai fait» déclare Joachim Maire, qui rappelle cependant que ce sont des groupements suisses-alémaniques engagés dans la prévention routière qui l’ont proposé comme nominé au prix Courage dont la proclamation aura lieu dans quelques jours et qui ont de fait provoqué cette médiatisation.

«De toute façon, à supposer que le jury du public ou celui de la rédaction me choisisse, le montant du prix ira intégralement dans la caisse de l’association qui en a bien besoin. Car ce combat n’est plus seulement le mien mais celui de tous les bénévoles de l’association que j’ai créée fin 2009». Et pour clore ce chapitre, Joachim Maire rappelle que «certes il a fauté, mais qu’une fois sa dette à la société payée, il ne doit pas rester un délinquant condamné à vie à se taire».

Une action bien réelle

Depuis octobre 2009, le temps de présence sur les stands des membres de l’association a dépassé les 900 heures. Au point qu’actuellement, l’association doit refuser des interventions pour lesquelles on la sollicite. Après une semaine entière passée pour la rentrée scolaire dans un grand centre commercial d’Yverdon-les-Bains, on verra le stand des Anges de la Route début septembre à Valexpo, le comptoir vallorbier au cours duquel ils seront notamment associés à l’opération Fil Rouge (Nez rouge local) voulue par le président Serge Audemars.

Mais pendant que certains seront à Vallorbe, d’autres officieront à Genève, et plus tard en Valais, à Fribourg et même en Arles, lors de la journée des pompiers des Bouches du Rhône en octobre. C’est dire si finalement les activités de l’association sont reconnues et appréciées.

Elles ont le soutien moral des corps de police cantonaux romands, d’un certain nombre de magistrats de l’ordre judiciaire et d’une façon générale de tout ce que le canton de Vaud et singulièrement le Jura Nord vaudois comptent d’organismes touchant aux domaines de la prévention.

Un profil et des messages qui dérangent

Paradoxalement, l’association les Anges de la Route et son président ne bénéficient d’aucun soutien officiel ou privé sinon celui de ses membres et de donateurs particuliers. Il faut dire que le bonhomme dérange. Son profil n’est pas lisse au sens helvétique du terme, son message est rugueux et parfois choquant, comme lorsqu’il montre les résultats des accidents dans des clips assez durs diffusés sur les stands.

Il ne tient pas un discours qui plaît aux défenseurs de l’automobile comme l’ACS ou le TCS, aux écoles de conduite ou à l‘administration «qui n’a prévu que huit heures de sensibilisation pour le permis de conduire». Et même les assureurs, qui pourraient pourtant voir dans les actions de l’association une avancée certaine dans la prévention, détournent pudiquement le regard.

Reste donc à espérer qu’à part les donateurs particuliers, quelqu’un aura le courage, c’est le titre du prix pour lequel Joachim Maire est nominé, de soutenir une action utile et bien faite.

Site internet de l’association : www.lesangesdelaroute.com
CCP Association Les Anges de la Route : 10-236120-1
Prix Courage 2010: vote par tél. au 0901 595 584 (70 ct. l’appel).

Photo Olivier Gfeller

Casse-tête pour compter les points.

La Praz : gros travaux en passe de se terminer

Casse-tête pour compter les points.

Casse-tête pour compter les points.

Les délais ont été tenus, le budget aussi.

Pas de quoi perdre le Nord

La Praz, c’est un village tout à un bout du district d’Yverdon, un peu oublié mais qui voit passer, à longueur d’année, une multitude de touristes. Venus du bas du canton, ils prennent ce raccourci, depuis Lausanne, pour rejoindre via le Col du Mollendruz la Vallée de Joux, été comme hiver.

L’année passée, il a vécu plus de quatre mois sans voiture, mais avec un chantier imposant. Fredy Schnider, syndic de La Praz, et la Municipalité, avaient cherché les meilleures solutions  afin que les habitants souffrent le moins possible des nuisances liées à l’enfouissement de toutes les lignes aériennes, de la pose du séparatif de la réfection de la distribution d’eau, en bref la totale.

Principal commerce au cœur  de la bourgade, la laiterie a pu fonctionner normalement et les paysans se sont arrangés pour lui livrer le lait dans des conditions raisonnables. La commune a donné un sérieux coup de main au laitier, Stéphane Pellet, installé depuis près d’un an.

«On n’est pas là pour embêter les gens, mais pour s’arranger. Les camions ne pouvaient pas venir chercher sa production pendant tout ce temps». Alors il a mis ses meules de fromages en pension  pour l’affinage et estimé la place pour la production de gruyère durant les travaux.

Le petit magasin de dépannage a lui aussi fonctionné durant l’activité du chantier.  Les autorités communales étaient soulagées, les délais avaient été tenus et le budget aussi. Un premier revêtement de bitume était posé pour passer l’hiver.

«Les Pratoux» descendent dans la rue

Depuis sa maison, Fredy Schnyder regardait la vue époustouflante sur le plateau, le lac Léman et les Alpes. Devant ce panorama à 180°, il ajoutait : «ça tu peux pas payer, et après ce sera encore plus formidable, plus de lignes électriques pour rayer le paysage…!»

Il parlait aussi des formidables parties de pétanque… Les habitants prenaient doucement possession de leur village.
La rue…? elle leur appartenait.

Après la poussière et le bruit des machines en journée, les Pratoux se retrouvaient dans la rue, partageaient un coup de blanc accompagné de quelques grillades et jouaient aux boules ferrées avec un joli cochonnet tout rose, bien entendu. Les points… c’était un alignement de cailloux sur un muret.

Ces travaux n’ont pas fait que planquer de la poussière jaune et collante dans les habitations, ils laisseront des souvenirs épiques.

Le petit Café du Jura, au bout de la grande avenue, a été envahi plus d’une fois durant les travaux, avec bonne humeur. Il faisait bon vivre.

Tout est rentré dans l’ordre, l’hiver est passé et les finitions vont reprendre; un beau tapis de goudron sera posé. Les poteaux et leur chevelure de fils électriques ne seront bientôt plus qu’un souvenir gravé sur carte postale.

La rue appartiendra de nouveau aux voitures pour un temps. La deuxième partie du séparatif, depuis la croisée devant le collège en direction de Juriens, se fera prochainement.

Un futur boulodrome sera certainement inauguré par la Municipalité pour quelques mois.

Photo Marlène Rézenne