Articles

Le comité de pilotage peut être fier du travail accompli.

Romainmôtier : un engagement commun pour les familles

Samedi 4 février, les portes ouvertes de la nouvelle unité d’accueil pour écoliers Le Môtier étaient l’occasion de finaliser une longue démarche intercommunale qui a abouti à ce magnifique projet réalisé en un temps record. C’est ce qu’a tenu à expliquer, lors de la partie officielle, le président du comité de pilotage, Roger Dupertuis, et aussi municipal à La Praz.

«Huit communes qui s’unissent pour créer une UAPE, c’est une première et c’est unique ! Il s’agit d’un engagement fort pour les familles dans le but de créer une solution utile à tous! De plus c’est en pleine actualité au moment où le Grand Conseil vient de peaufiner sa loi sur l’accueil parascolaire, ceci après huit ans de démarches difficiles.»

Réalisation rapide
Car tout a dû aller très vite dans la réalisation... Le syndic Fabrice de Icco a rappelé qu’avec un budget de 1,5 million, la commune de Romainmôtier a racheté ce bâtiment du Môtier, alors en mains privées, et l’a transformé. Ce nouvel usage, destiné aux enfants de 4 à 6 ans, prolonge une destinée riche de ces lieux qui ont servi, tour à tour, d’église, de tea-room et de logement. Tout a commencé en mai 2016 pour que l’ouverture officielle puisse se faire à la rentrée scolaire d’août.

Un véritable défi pour Yves Mouquin, municipal des travaux, qui a démontré que les difficultés n’ont pas manqué pour affiner les détails et surtout les exigences de l’Etablissement cantonal d’assurance incendie (ECA). Il a donc fallu obligatoirement loger la cuisine dans une armoire antifeu, car elle ne pouvait pas faire partie intégrante du grand local principal complètement ouvert. Mais après bien des casse-tête, les solutions trouvées sont très originales. L’environnement ainsi créé est fonctionnel et très ludique pour les jeunes usagers. Tout en facilitant le travail des responsables, y a plein d’endroits pour se cacher.

Les portes ouvertes ont permis de constater que le nouveau Môtier est vraiment prêt pour son nouveau rôle. Il a une capacité totale d’accueil de 24 places dont 12 sont déjà utilisées avec un taux d’occupation de 60%. Rappelons que les communes de Croy et de Juriens ne rejoindront effectivement l’association que lors de la rentrée scolaire d’août 2017. «C’est la plus belle UAPE du canton !», a lancé sans hésitation Yves Mouquin, en conclusion de la partie officielle.

Romainmôtier: des hommes, des vaches, désalpent !

Derrière la désalpe que l’on a pu admirer samedi matin lors de la Foire aux Sonnailles de Romainmôtier, il y a des heures de travail ! Nous avons suivi les préparatifs du troupeau de Roger Roy sur l’alpage des Places, à l’entrée de La Vallée de Joux.

Les quelques 55 génisses ont passé l’été avec les vaches laitières au Petit Cernicolet, un alpage français à quelques encablures de La Vallée.

Cette désalpe clôture un estivage aux conditions climatiques difficiles. Entre sécheresse et chaleur, il a fallu jongler avec la gestion des réserves d’eau et la repousse de l’herbe dans les pâturages.

15102016_romainmotier_desalpe4

Romainmôtier: le labyrinthe sauvé !

L'Omnibus a appris aujourd'hui que le labyrinthe contesté par les services administratifs cantonaux pourra perdurer et permettre à ses propriétaires et utilisateurs d'en jouir à leur guise.

C'est en tous cas dans ce sens que la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal vaudois a jugé, après avoir tenu une audience assez particulière sur place, à laquelle l'Omnibus a eu le plaisir d'assister - pour la relater.

Certes le SDT peut encore recourir dans ce qu'il semblait considérer comme un cas de principe. Mais les voies juridiques qui sont à sa disposition sont désormais plutôt maigres.

© photo: les propriétaires. Par ailleurs ravis d'accueillir des voisins paisibles ... sur la "construction"

La Chapelle Vocale de Romainmotier

Vallorbe: concert de l’Avent, sobriété et passion au service de la musique

Traditionnellement, la paroisse protestante de Vallorbe organise chaque année un concert de l’Avent. Pour celui qui a eu lieu dimanche soir, c’est la Chapelle Vocale de Romainmôtierqui en était l’invitée, sous la direction de Michel Jordan. Avec en prime la présence musicale de Sébastien Hangartner, organiste titulaire de la paroisse. Le temple n’a pas mis longtemps à se remplir presque complètement à l’heure du concert et les absents ont eu tort, une nouvelle fois. Le programme était presque exclusivement consacré à la famille Bach.

On a en effet pu apprécier, entre autres, deux Motets à 2 chœurs de Johann Ludwig Bach, plusieurs pièces pour orgue seul de Jean-Sébastien Bach, les 8 Variations pour orgue de Andreas Kneller «Nun komm der heiden Heiland».

Le public s’est offert un bis

En fin de concert, c’est le Motet pour Chœur et orgue BWV 230 «Lobet den Herrn alle Heiden» entouré d’un prélude et d’une fugue du Cantor de Leipzig qui ont résonné dans le public attentif. Le public a vivement apprécié les prestations musicales offertes tant par le Chœur que par l’organiste. A relever en particulier l’interprétation délicate et subtile des 4 Motets pour le temps de Noël de Francis Poulenc, qui détonnait dans cette atmosphère géométrique si chère à la famille Bach. Les Variations pour orgue de Kneller, moins connues, mais qui ne manquent pas de parenté avec la famille Bach et l’époque, ont été une nouvelle occasion pour Sébastien Hangartner de démontrer sa virtuosité et sa musicalité.

Michel Jordan n’avait pas prévu de «bis». A sa place, il a fait chanter à l’assemblée un «Voici Noël» qui ne manquait pas de tenue.

Désalpe du troupeau de la Bréguettaz

Bourse aux Sonnailles : un succès incontestable

La 18e édition de la Foire d’automne et Bourse aux Sonnailles s’est déroulée le week-end passé à Romainmôtier. Dans un écrin automnal, le site de Champbaillard s’est animé de tintement de cloches et de bonnes odeurs de cuisine locale.

On doit cette manifestation à un passionné, Olivier Grandjean. L’habitant de Juriens, jovial et dynamique, est féru de tout ce qui tinte, cloches, sonnailles, toupins, grelots, chenailles, et j’en passe. Il avait envie de rencontrer des gens aussi passionnés que lui afin de pouvoir échanger et comparer son impressionnante collection que lui-même a de la peine à chiffrer. Il eut donc l’idée de créer une bourse aux sonnailles. Mais la générosité qui le caractérise, n’était pas satisfaite.

Il a donc décidé de convier des amis paysans qui faisaient déjà de la transformation et de la vente directe de leurs produits, de venir les vendre sur place. Se sont également joints à eux, les bûcherons et autres professionnels du bois des alentours. C’est de là qu’est née une manifestation qui n’a pas son pareil dans la région. Elle est probablement la plus grosse bourse aux sonnailles du pays et des environs. Les collectionneurs affluent de tous horizons et n’hésitent pas à faire de longs voyages depuis la Belgique ou le sud de la France pour retrouver ici les fondeurs, tanneurs et autres spécialistes du milieu. Au total une centaine d’exposants anime la Foire. Ils sont tous de la région, et proposent tout ce qui fait vibrer un épicurien, de la viande aux vins, de la tisane aux légumes bio.

Et le public ne s’y trompe pas ! Le parking est constamment plein à craquer, les nombreuses navettes peinent à absorber le flux de visiteurs, et Champbaillard croule sous le monde. Un succès qui ne faiblit pas d’une année à l’autre, probablement dû à la qualité et la diversité des stands, et nul doute que la gratuité de la fête en réjouit plus d’un.

Moment fort des festivités, la désalpe attire la foule. L’impressionnant troupeau de plus de 170 têtes de bétail fait briller les yeux des petits et des grands. Dans un bruit assourdissant de cloches, la famille Agassis quitte son estive de La Bréguettaz, sur la Commune de Vaulion, pour rejoindre ses quartiers d’hiver à Valeyres-sous-Rances. Le cheptel composé de génisses et de vaches taries était le dernier à quitter l’alpage, les vaches laitières étant déjà redescendues un mois plus tôt.

Malgré le côté festif, d’un bout à l’autre de la Foire, tous les agriculteurs et gens de la terre n’avaient qu’une préoccupation en tête en ce dimanche matin : le terrible incendie qui a ravagé la ferme et l’habitation des Vallotton à Agiez. Nul doute que les discussions auront amené des solutions et du soutien durable pour la famille sinistrée.

Choix de fleurs cornélien pour les chalands.

Cieux cléments pour la Fête de la Rose

Choix de fleurs  cornélien pour les chalands.

Choix de fleurs cornélien pour les chalands.

La place des Marronniers regorgeait de senteurs.

Une manifestation haute en couleurs

La SDR (Société de Développement de Romainmôtier) gère d’excellente façon les manifestations qu’elle organise. Et surtout, pour celle-ci, elle tient à rester sur cette place des Marronniers, de taille humaine et la dernière qui est en accord avec l’esprit de ce festival de fleurs, parce que: non goudronnée, un véritable exploit de nos jours.
Les chalands ont arpenté le marché floral en petit nombre le matin, puis l’affluence est montée en force vers midi. Dylan en véritable maître queux, aidé par les membres de la SDR, avait concocté un rizotto aux légumes, digne d’un grand chef, et cela dans un vieux chaudron militaire. Il n’en est pas resté un seul grain.

La fontaine s’est bien amusée

Pendant que les parents déambulaient entre les rosiers, plantes et arbustes décoratifs, pivoines, plantes aromatiques ou vivaces, découvraient des livres pour jardiner et divers produits bio et artisanaux, vannerie et poterie, les enfants avaient opté pour faire de la fontaine de la place, une piscine naturelle. Sous le soleil de midi, ils ont adoré ce nouveau jeu, s’amuser dans le grand bassin d’eau bien fraîche. La fontaine n’en croyait pas ses goulots, tous ces mômes que les parents laissaient jouer avec elle. La fête, quoi !

Un mandala géant

A l’entrée de la place, Hyacinthe Savary invitait les flâneurs, tout au long de la manifestation, à créer un mandala avec des matières naturelles. Tous, petits et grands, ont participé à sa réalisation, chacun mettant une part de ses rêves sur le sol. Le résultat était surprenant.

Le ciel est resté sympa, jusqu’à la fermeture officielle de la Fête. Puis il aidait la SDR à balayer les derniers vestiges floraux de la place, en ouvrant ses vannes, pour le plus grand plaisir de la terre.
Rendez-vous était pris, par les exposants très heureux de leur samedi, pour continuer la Fête en 2012.

Photo Marlène Rézenne

Vue du chapiteau, le soir.

Scènes du Chapiteau

Vue du chapiteau, le soir.

Vue du chapiteau, le soir.

Tous ont eu la même idée au même moment

Un rêve, un peu fou, qui devient réalité

Des festivals, il y en a beaucoup, mais le petit dernier, modeste par sa taille et par la volonté de ses initiants, a tout pour plaire.
Tout près d’une rivière, le Nozon, à l’orée d’une forêt de feuillus et de sapins, le site est juste assez éloigné du bourg médiéval et de la route cantonale pour donner la priorité à son accès par des chemins pédestres.

C’était il y a un an, prétextant un anniversaire pour organiser une petite fête estivale, Jan Reymond  construisait sur ce site un chapiteau, un vrai. Il poussait les limites de la perfection, en réalisant un dodécagone (polygone en 12 parties) pour dôme. La structure était réalisée en rondins et recouverte d’une grande toile verte.

Au sommet, une ouverture donnait accès à une mini-terrasse, protégée par un grand parasol multicolore. Ainsi, l’année dernière, un guitariste et un clarinettiste, ne craignant pas le vertige, y avaient donné concert !  Ce que Jan avait réalisé était déjà incroyable, mais ce n’était qu’une entrée…

Il voulait que son chapiteau perdure

Les mois ont passé et plusieurs amis lui ont parlé de leur envie d’organiser un événement autour de la danse, du théâtre et de la musique. Le chapiteau et l’endroit seraient idéals. Ils ont tous eu la même idée au même moment, ils ne pouvaient pas faire autrement que de se lancer dans cette aventure. Pour Jan c’était un pari un peu fou… et le plat de résistance!

Les compétences des uns et des autres ont donné naissance à une société «Champs Libres». Les réalités administratives et légales furent résolues. Le nom du festival «Scènes du chapiteau» est un legs de Léo Piguet qui avait prévu le sien pour la mi-septembre. Ils se sont mis au travail.

Au fil des jours, les promeneurs ont commencé à voir le site se transformer: l’herbe était régulièrement tondue, la toile de tente changeait de couleur passant au blanc, ce qui donnait une belle lumière à l’intérieur. L’eau devint courante, un lieu d’aisance se paraît d’un lavabo, et d’une toilette luxueuse avec lumière et musique! Presque chaque jour le badaud découvrait un changement au site. Une deuxième tente rectangulaire vit le jour. Cinquante poteaux bicolores peints par Rafa, portaient une guirlande lumineuse de 500 m. qui illuminait le canal pour accéder au site.

Une programmation de qualité

La première édition des Scènes du Chapiteau s’est déroulée sur trois jours. Rachel et Claudio en  étaient les programmateurs et animateurs. Ils avaient invité des artistes, musiciens, comédiens et danseurs qui ont donné du  rêve et du bonheur aux spectateurs venus en famille dans ce lieu champêtre. Chants sud-américains, danses piémontaises, musique traditionnelle irlandaise, humoriste, accordéoniste, chansons à texte, jazz en finesse et jazz manouche et pianiste classique pour le final. Trois jours de régal pour les yeux et les oreilles.

Le régal était aussi pour les papilles, avec vendredi soir, poulets à la broche tournés à l’huile de coude ! Et le samedi soir, rebelote, c’était un cochon entier qui était servi après avoir pris le chaud durant plus de huit heures. Salades, pâtisseries accompagnaient les repas. Une brigade de cuisine au top!

Pari réussi. C’était un magnifique festival dans son entier, avec des consommateurs respectueux de l’endroit, et en plus un temps exceptionnel: un soleil généreux et des nuits illuminées par la lune, presque ronde, et une voie lactée en compétition avec la guirlande de Jan. Sûr que bon nombre de spectateurs et amis ont pris rendez-vous pour le prochain festival !

Photo Marlène Rézenne

Romainmôtier : équilibre financier

Dégâts constatés sur le mur de la Place des Marronniers. Inclinaison dangereuse de la barrière.

Dégâts constatés sur le mur de la Place des Marronniers. Inclinaison dangereuse de la barrière.

Il n’y avait pas l’Euro, mais l’heure d’été

Ca, ce n’est pas bon pour les conseils généraux ! Les natels ont chauffé pour que le quorum soit atteint et c’est avec un bon quart d’heure vaudois à la clé, que Marc Benoît, président du conseil, pouvait ouvrir la séance. Au menu, l’approbation des comptes 2008 et l’adhésion de la commune au Groupement forestier du Nozon. Durant la lecture du préavis municipal pour l’exercice 2008, le syndic Fabrice de Icco détaillait les comptes de fonctionnements et le peu de marge de manœuvre financier de la commune, (est-ce lié à la péréquation?).

De plus l’Etat de Vaud ne donne le total définitif de la facture sociale, qu’au début du mois de septembre…(les comptes de la commune doivent être bouclés au 30 juin!). Les comptes communaux étaient bouclés avec un équilibre précaire et rien de plus. Ceux-ci ne suscitaient aucune question, ni remarque de la part des membres du conseil.

Soutenu par un diaporama, la lecture du rapport de la commission de gestion, permettait de visionner les travaux prévus et imprévus gérés par la Municipalité. Durant l’année passée. Une nouvelle fois, le réseau d’eau potable s’est fissuré sur la route de Vaulion. Plus que centenaire, il résiste de moins en moins  à l’assaut des 40 tonnes qui traversent le village. Les comptes furent adoptés à l’unanimité.

L’adhésion de la commune au nouveau Groupement forestier du Nozon concernait en fait une mise en conformité légale de l’ancien Triage du Nozon et concernait sept communes du bas du vallon et la ville d’Yverdon. Des statuts étaient adoptés, donnant une légitimité au groupement face à l’Etat

Inquiétude et grogne grandissantes

La commission de gestion, dans son rapport, l’avait relevé photos à l’appui, et plusieurs personnes ont donné de la voix concernant le trafic grandissant des quarante tonnes sur la route de Vaulion et sur celle venant de Juriens. Un mur de soutènement voit les blocs de pierre bouger, se desceller et, au faîte, la «semelle», avec une barrière en métal, s’incliné dangereusement. Les maisons se lézardent et la route se fissure, provoquant de manière répétée des éclatements du réseau d’eau.

La Municipalité a répondu en citant le voyer de l’Etat:« c’est un  tracé de délestage (!?!) la route dans votre village est à votre charge, et nous (entendez l’Etat) nous faisons passer qui nous voulons!», donc les 40 tonnes, et pourquoi pas, pour bientôt, les 60 tonnes! Les maisons sont collées à la route, elles sont très anciennes (époque médiévale) et n’ont pas de fondation, sans oublier que les routes étaient conçues pour le passage des chars hippomobiles ou des diligences.

Jacques-Henri Bichsel demandait si on pouvait abaisser la vitesse à 30 km/h.? Cela aurait un peu moins d’impact sur les habitations. Il lui fut répondu, dixit l’Etat de Vaud : «que c’était un tracé cantonal, et qu’il n’était pas question de descendre la vitesse à 30 km/h. (actuellement c’est 40 km/h.) mais que, légalement, ce devrait être du 50 km/h.!».  Par conséquent, circulez, il n’y a rien à dire!

La Municipalité d’ajouter qu’elle s’adressera prochainement au conseiller d’Etat en charge du dossier des routes, pour demander des mesures restrictives quant au passage des trains routiers. Affaire à suivre.

La séance se terminait à 22 h. 30 et Marc Benoît invitait les membres présents à se rendre à l’Atelier pour partager un verre et déguster un plat de viande froide, pour clore ce Conseil général en bonne amitié.

Photo Marlène Rézenne