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J’aime, j’aime pas, faut que je twitte!

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Dans la panoplie des outils à disposition de l’homo electronicus du 21e siècle figurent entre autres les fameux réseaux sociaux. Les plus connus et sans doute les plus utilisés d’entre eux sont Facebook et Twitter.

Le premier est devenu un passage obligé pour les jeunes générations, qui semblent ne pas pouvoir résister à cette vie publique en bandes organisées dans laquelle chacun y va de sa propre photo ou de son propre commentaire sur ce qu’il fait, ressent, apprécie ou déteste. Voir et se faire voir, pourvu qu’on «en soit ou y soit», telle est en gros la devise du richissime petit génie qui a mis au point ce fil à la patte envahissant.

Twitter, de son côté, résume tout message aux fameux 140 caractères au maximum, ce qui n’empêche pas ses utilisateurs d’être ministre, pharmacien ou maçon et de découper une actualité qu’ils vivent comme acteur ou comme spectateur en minuscules tranches d’abrégés. Sur l’instant, dans le moment, dans l’immédiateté et finalement sans que la qualité, la nuance ou l’importance de l’information publiée revêtent la moindre importance. Ces deux médias sociaux font peur aux moyens de communication traditionnels, au point qu’ils en usent et abusent, pour ne pas être en reste.

Mais doit-on à tout prix faire connaître au monde la plaidoirie de l’avocat Machin dans le procès X en direct? Publier n’importe quelle réflexion sur autrui de la même manière? A quoi sert-il de crouler sous l’information non hiérarchisée et non maîtrisée au point de ne plus pouvoir ou savoir comment la trier? Est-il important pour le monde de savoir immédiatement que l’utilisateur Y a dégusté une glace verte à l’eau dans une échoppe urbaine?