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Couleurs et bonne humeur

Orbe: Magnificence et ambiance sonore entre centre-ville et Puisoir

Coups de canon pour l’ouverture de la 35e édition carnavalesque pleine de fraîcheur et d’animation qui a réjoui un public chaudement vêtu ou costumé.

C’est tout un programme festif qui s’est déroulé sur trois jours de liesse bruyante et colorée. Les points forts des animations sur le thème de la fête de la bière se situent pour samedi, avec l’arrivée en matinée des Guggenmusik sur la place du Marché. Puis, perché sur la fontaine, la remise de la clé du bourg par Guido Roelfstra municipal, à la reine du carnaval Laura Richoz et au roi Mickael Vauthey. Après la présentation de l’équipe organisatrice, accompagnée des sons du groupe des Krepiuls, l’assistance a apprécié l’offre apéritive de la commune. Dans l’après-midi, l’ensemble des Guggenmusik a proposé à travers la localité, une gourmandise sonore dégustée sans retenue.

Puis les festivités se sont déplacées vers la cantine et son Luna-Park, occasion de mettre le feu à un hiver encore bien présent.

Le cortège du dimanche a défilé sur fond de bise, mais avec un soleil bienvenu, un clin d’oeil de «Jean Rosset» qui a favorisé une belle affluence. La foule présente a pu apprécier un cortège de bonne facture et haut en couleur. Toute cette sarabande a abouti à la cantine du Puisoir de manière à clôturer ce bon millésime carnavalesque.

L’ourse Mina et ses deux petits sont impatients de se baigner dans l’Orbe.

Orbe: des ours polaires au Puisoir !

Les habitués des promenades dans les gorges de l’Orbe risquent d’avoir des surprises ces prochains jours. Pascal Michaud, déjà propriétaire de plusieurs wallabies, a décidé d’accueillir une famille d’ours blancs dans la ferme située non loin de la station hydroélectrique d’Orbe.

Une action de la Société vaudoise de protection des animaux (SVPA) vise en effet à sauver l’espèce, en créant des espaces de vie protégés pour les ursidés. Étant un grand ami des animaux, Pascal Michaud a tenté sa chance en déposant un dossier de candidature auprès de ladite société et s’est vu octroyer l’autorisation d’accueillir une famille d’ours.

Un bassin de natation pour s’ébattre

« Le terrain dont je dispose est en pente, proche de la rivière et de la forêt, c’est l’idéal pour les ours !» s’exclame-t-il. Quelques aménagements devront toutefois être apportés pour que les animaux puissent disposer de tout le confort nécessaire. « Nous allons aménager un accès à la rivière », explique l’agriculteur. Il n’y a cependant pas d’inquiétudes à avoir car l’endroit sera extrêmement bien sécurisé.

En début de semaine, l’ourse prénommée Mina et ses deux petits étaient déjà sur place. Le mâle, en provenance d’un zoo danois, devrait arriver d’ici quelques jours. Dès la semaine prochaine, il sera possible de rendre visite aux ours et d’assister à leurs repas qui risquent d’être spectaculaires vu qu’un ours peut manger jusqu’à 40 kg de viande par jour. « Le mieux serait d’avoir quelques phoques pour les nourrir, mais ça c’est de la musique d’avenir », explique Pascal Michaud le sourire aux lèvres.

Mina et ses petits seront visibles dès ce dimanche 3 avril à 9 heures.

Du sabre au fleuret

Le week-end dernier avait lieu au Puisoir le désormais traditionnel tournoi Graines d’escrime (fleuret et sabre) doublé d’une manche du circuit national, le tout organisé par le Cercle d’Escrime d’Yverdon-les-Bains de la présidente multifonctionnelle Anne Folens et sous l’égide de la Fédération Vaudoise d’Escrime.

Dès 9 heures poussins, pupilles filles et garçons se sont retrouvés sur une dizaine de pistes équipées tantôt pour le sabre tantôt pour le fleuret. La compétition se déroule en poules qualificatives, puis les gagnants des poules s’affrontent en quarts de finales, demi-finales et finales.

La participation était relevée, et la provenance des participants plus que variée si l’on en juge par les langues parlées en salle et par la diversité des plaques de voitures garées dans le parking.

Ambiance feutrée

On a apprécié l’ambiance retenue de cercle d’armes qui régnait au Puisoir, très rarement troublée par des applaudissements ou des encouragements venus de la tribune du public. Si certains sports ne sauraient être pratiqués sans un bon esprit d’équipe, on a l’impression que l’escrime en général additionne plutôt les individualités pour les mettre en présence en face à face lors des différentes passes, qui elles-mêmes varient dans le temps en fonction de la catégorie dans laquelle les tireurs sont classés.

De vraies graines

Chez les plus jeunes, et tant qu’on ne concourt pas, les jeux ou rires sont conformes à ceux de cet âge. En revanche, dès que la connexion avec le système de comptage est vérifiée et que le traditionnel «En garde» est prononcé, on se retrouve avec des graines de champions dont l’attitude, le calme et le style n’ont pas grand-chose à envier aux plus grands.

Photo Olivier Gfeller

Permettez aux enfants de se déguiser.

Carnaval d’Orbe : une histoire d’amitié

Permettez aux enfants de se déguiser.

Permettez aux enfants de se déguiser.

Une histoire d’amitié

C’est en 1999 que Chantal Greppin a mordu à l’hameçon. A la vue du magnifique costume que portait Georges Rastello, elle a voulu en savoir plus sur cette société qui organise chaque année le carnaval. C’est alors qu’elle a appris que l’on recherchait du monde au comité. Elle a fait allègrement le saut et ne le regrette pas.

«L’ambiance a toujours été magnifique au cours de ces dix dernières années. En compagnie notamment de Jacques Grivat, Olivier Régamey, Georges Rastello ou Stéphane Paux, j’ai tenu le secrétariat administrati, car j’aime organiser. J’ai un contact particulier avec les différentes guggenmusiks à travers la Romandie, car nous nous retrouvons à intervalles réguliers, dans le cadre des fêtes que chacun met sur pied.

Il y a eu certes des moments difficiles, comme en 2005, lorsque nous n’étions plus que trois au comité. Nous avons remis l’ouvrage sur le métier avec les Krepiuls qui fêtaient leurs dix ans d’existence. Grâce à eux, nous avons trouvé six nouveaux «comitards» et l’aventure s’est poursuivie».

Les soucis financiers

C’est après les vacances d’été, une fois les comptes de l’édition précédente bouclés, que le comité se remet au travail. Le thème du carnaval est déjà choisi, puisqu’il est décidé au terme de la fête précédente. On s’attarde d’abord sur le plan de la manifestation. Puis commencent les recherches de sponsors, de fournisseurs, puis de guggens.

Le budget est mis en place en fonction du résultat de l’année précédente. C’est toujours un souci et le résultat dépend souvent de la météo qui règne lors de la manifestation qui est l’une des dernières du calendrier des carnavals, dans l’espoir de bénéficier de la température la plus agréable possible.

«La tentative de mettre sur pied un loto n’a pas été fructueuse, mais constat avait été fait que les gens souhaitaient que nous mettions quelque chose en place le vendredi soir. C’est la raison pour laquelle nous avons programmé un bal pour les plus de 25 ans, avec orchestre et, cette année, c’est le groupe No Limit qui sera l’hôte de la cantine du Puisoir.

Concernant les Guggenmusiks, le comité ne peut guère inviter plus de trois ou quatre sociétés extérieures à la région, car les locaux de la PCi ne peuvent accueillir que 150 personnes pour la couche. A ce propos, je dois saluer la générosité des tenanciers d’établissements publics qui accueillent très volontiers les musiciens dans leur café».

Manque de bénévoles

Il va de soi que la disparition de «L’Urbi sans gêne» a eu des effets négatifs, mais le comité ne pouvait pas s’occuper de tout. Il espère que, dans un proche avenir, une équipe de rédaction se remettra à l’oeuvre. Pour cette édition, quelques «fantaisies» de personnalités régionales vous seront rapportées dans le programme de la fête, en attendant mieux.

Le comité souhaite aussi que les écoles jouent davantage le jeu comme c’est le cas dans les localités environnantes (Grandson, Yverdon, Sainte- Croix). Cette année, il manque aussi des bénévoles pour faire «tourner la manifestation». Alors, le comité compte sur  vous pour l’aider et vous pourrez vous adresser à Chantal au (079) 452 42 61 afin que cette jolie fête demeure dans le calendrier des manifestations urbigènes.

En conclusion, l’équipe du carnaval vous invite à participer avec les enfants qui aiment tellement se grimer, défiler et on doit pouvoir leur faire plaisir. Comme elle admire les personnes qui se donnent la peine de confectionner un nouveau costume pour chaque édition.

Le cortège dépend de la bonne volonté de chacun et ce défilé sera l’un des clous du carnaval, comme la mise à feu du bonhomme hiver, qui aura lieu le samedi soir au Puisoir, cœur de la fête, dans une semaine.

Une fois un cirque : drôle de monde

Une fois un cirque

Une fois un cirque

Un anniversaire symbolique

L’année 2009 est importante pour l’école de cirque de Confignon : c’est en effet celle de ses trente ans. Au début, quelques dizaines d’élèves, actuellement plus de 200, limités par l’espace disponible : c’est dire si les disciplines du cirque attirent de nos jours nombre de jeunes qui cherchent sans doute à compenser ou à mieux connaître ainsi un monde où le virtuel est roi malgré eux et où la discipline et l’exercice répétés ne sont plus en odeur de sainteté chez certains pédagogues prétendument modernes. A voir le sérieux, la joie, et les sourires avec lesquels les élèves présentent leur spectacle, nul doute que ce type de pédagogie-là rencontre un succès mesurable et indiscutable. En plus il aide à façonner des personnalités vivantes et épanouies. Sans compter la forme physique indispensable à toute production dans le cadre d’un cirque qui accompagne forcément chaque élève.

Quatre journées bien remplies

Au Puisoir pour quatre jours de représentation la semaine passée, sous l’intitulé Drôle de Monde, le Cirque terminait à Orbe sa tournée 2009, débutée à Genève à mi-juin, et qui aura vu les élèves artistes présenter d’abord leur spectacle dans les cantons de Fribourg et de Neuchâtel.  Un vrai spectacle avec du rythme, de la fantaisie et de l’agilité, une vraie tente, de vraies lumières, de vrais popcorns dans une machine,  de vrais musiciens, de vrais artistes maitrisant déjà plus que bien plusieurs disciplines et enfilant tout à tour le costume de musiciens classiques puis celui d’équilibristes, avant de fonctionner comme garçon de piste pour le bon ordre du spectacle. Et le public ne s’y est pas trompé qui a rempli le chapiteau pendant la durée de la visite du cirque à Orbe et a vivement et à juste titre applaudi le spectacle, donné en plus gratuitement.

Une halte inhabituelle pour le passeport-vacances

A relever aussi la gentillesse de tous les moniteurs du cirque qui ont offert aux enfants qui le voulaient une demi-journée mémorable dans le cadre du passeport-vacances : ils ont pu essayer des agrès, le trapèze, la jonglerie, l’équilibre, bref le tout à l’intérieur d’un vrai cirque rien que pour eux ou aux abords tout proches pour certaines disciplines comme le Air Track (tapis gonflé sur lequel on peut sauter et exercer son équilibre).

Photo Olivier Gfeller