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Vallorbe

Vallorbe : eau potable claire et sort du CEP prochainement connu

Marcel Anex, président du Conseil communal 2018-2019

Dernière séance au perchoir pour la présidente Véronique Teuscher qui quitte sa charge et va laisser sa place à Marcel Anex (UDC), élu sans discussion à la présidence pour l’année qui vient. Les comptes de la commune pour 2017 se soldent par un petit excédent de recettes sur un total de charges et produits de l’ordre de 19,7 millions de francs. A relever une marge confortable d’autofinancement de 3,3 millions, en ligne avec celle des années précédentes.

Salués par la commission des finances, les comptes ont été approuvés sans discussion. Parallèlement la commission de gestion a préconisé l’adoption de cette dernière, ce que le délibérant a suivi à l’unanimité. Sous surveillance depuis le 5 juin, l’eau potable est redevenue claire le 15 juin. Une information précise a été faite dans le village lors de l’épisode de turbidité excessive, a précisé le municipal Christophe Maradan qui travaille à améliorer les procédures-types dans ce genre de situation et dans les cas éventuels de pollution.

Dicastères modifiés

La modification des dicastères – chose rare en cours de législature - a soulevé plusieurs questions, le conseiller Yann Jaillet demandant que la Commission de gestion se penche sur les raisons profondes de ces réattributions internes, à chercher sans doute dans un dysfonctionnement administratif déjà ancien au niveau d’un chef de service.

Piscine à rénover et PGA en révision

En plus de l’épisode des filtres à changer en début de saison, un crédit de 1 million de francs a été voté pour que la société Sports et Loisirs de Vallorbe SA puisse rénover à fond la piscine, dont le béton date des années 1950, et qui a singulièrement tendance à bouger en certains endroits en raison d’un sol trop meuble. Dans la foulée c’est un autre crédit de Fr. 300 000.– qui a été voté pour la remise à plat du Plan général d’affectation communal, suite à l’entrée en force de la LAT acceptée en 2013.

La commission de gestion a rendu un rapport très intéressant, sur la politique immobilière et l’exécutif, laquelle a été en tous points soutenue.

Avenir du CEP : sort scellé et bientôt connu

Une convention a été signée entre la Confédération, le canton et la commune au sujet de l’avenir du CEP, après plusieurs années de discussions tripartites. L’avenir du CEP est actuellement sous embargo et sera communiqué le 28 juin, directement aux membres du Conseil et lors d’un point presse qui a été fixé.

De gauche à droite: Joël Petermann et Marcel Brechbuehl autour de la carte générale réalisée.

Région: revoir les chemins de l’eau

C’est vers 2010-2011 que les premières discussions ont commencé au sujet de l’Étude régionale de l’alimentation en eau du Nozon, de l’Orbe et du Mujon (ERNOM). Un vaste projet né des préoccupations des six communes associées dans l’exploitation de la «Source Mercier» située sur le territoire des Clées, réunies dans l’AISM, l’association intercommunale qui gère cette source. Les installations et notamment les conduites datent pour la plupart de près d’une centaine d’années et arrivent ainsi bientôt en fin de vie. Par ailleurs, certaines communes manquent d’eau de façon systématique chaque année, ou disposent d’une eau de qualité moindre en fonction des saisons. La deuxième idée que sous-tend cette étude est la capacité de faire face à une pollution accidentelle au travers d’un bouclage approprié.

Un système qui permettra à chaque commune membre d’être branchée sur le réseau de sa (ses) voisine(s) et de pouvoir en très peu de temps fermer une arrivée accidentée pour se brancher uniquement sur une source saine. Enfin, troisième volet de cette étude, les besoins en eau pour le risque incendie, qui nécessitent en permanence l’accès à des ressources importantes et suffisantes. Sous l’impulsion du président de l’AISM Joël Petermann et du municipal des Clées en charge des eaux Marcel Brechbuehl, cette étude a débuté. Il s’est agi de se retourner aussi vers le canton pour connaître sa position. Ce dernier a souhaité une application claire du PDDE. Il a aussi suggéré que cette étude comprenne plus de communes, soit toutes les communes comprises entre Vallorbe et Orbe, jusqu’aux confins de Mathod et de Croy, soit en tout 17 territoires communaux.

Vaste inventaire

Dans un premier temps, il s’est agi de dresser un inventaire complet des ressources existantes, sources, réservoirs, stations de pompage, conduites, etc. De cet inventaire des ressources, les experts ont tiré des conclusions pour parvenir à ce fameux bouclage double de chaque commune concernée. Parfois il ne s’agit que de mettre en place une seule conduite. Dans d’autres cas, on a opté pour la construction de réservoirs nouveaux et plus grands pouvant alimenter plusieurs communes chacun, et réduisant ainsi les coûts d’exploitation à terme. Cette optimisation des coûts globaux fait aussi partie des objectifs de l’étude qui a été présentée à l’Omnibus par Joël Petermann et Marcel Brechbuehl. Terminée en juin 2016, la fameuse étude débouche sur un plan général qui a été approuvé par chaque Municipalité participante. Les conseils communaux et généraux seront saisis au moment des mises en œuvre successives qui seront décidées par chaque commune en fonction de l’urgence des besoins locaux et des aspects financiers qui accompagnent ces choix.

Un chantier de 15 à 20 ans

Le canton, qui n’a pas financé l’étude contrairement à l’ECA qui l’a subventionnée, souhaite que le projet global soit réalisé de façon intercommunale. Pas nécessairement au travers d’une association nouvelle, mais sur la base de celle qui existe actuellement et de relations bilatérales. La réalisation du réseau envisagé devrait prendre 15 à 20 ans. 6 nouveaux réservoirs sont prévus, chacun d’entre eux représentant une mise de fonds proche du million de francs. Sur la base du plan général existant, chaque commune va maintenant « zoomer » sur son propre territoire pour déboucher sur un ensemble de plans détaillés par secteur. Ce sont les communes membres de l’AISM qui ont ouvert le bal dans cette deuxième phase, car elles semblent avoir les besoins les plus urgents. Les premiers travaux auront lieu cette année encore. La suite dépendra des décisions qui seront prises localement, l’idée étant de respecter progressivement, mais au plus près le plan général existant et les objectifs cantonaux. Un vaste chantier qui verra encore de l’eau couler avant qu’il parvienne à son terme.

A la source aux Clées, les explications sont données par Albert Lambercy.

Les Clées: à la découverte de la Source Mercier

Trois petits degrés celsius ont accueilli samedi dernier un trentaine de personnes aux portes ouvertes de la Source Mercier.

Appelée couramment depuis plus de 400 ans « Fontaine Mercier », mais exploitée officiellement depuis 1969, celle-ci est située près du village des Clées, non loin de l’Orbe. Les six communes adhérentes à l’AISM (Association intercommunale d’amenée d’eau de la Source Mercier) : Les Clées, Lignerolle, L’Abergement, Sergey, Premier et Bretonnières, bénéficient, selon leurs besoins, de cette résurgence de cours d’eau souterrains.

Un premier arrêt dans la zone de captages, a permis aux plus courageux de se glisser dans un puits afin d’observer l’eau à sa sortie de terre, mais également d’écouter attentivement les explications données par Albert Lambercy, surveillant des installations. En moyenne, ce ne sont pas moins de 1 200 litres/min qui sont débités, puis remontés à l’aide de pompes jusqu’aux différents réservoirs, dont celui du Signal situé près de Lignerolle.

C’est d’ailleurs dans l’impressionnant antre de celui-ci que la deuxième partie de la visite se déroulera. A côté de deux cuves de 400 m3 remplies d’eau cristalline, on apprend, en outre, qu’une vanne présente au sous-sol peut être actionnée en cas de feu, permettant ainsi l’utilisation de l’entier de la capacité du réservoir.

Autrefois uniquement destinée à compléter les réserves incendie, cette eau de source, dont la gestion est entièrement commandée à distance, alimente aujourd’hui de nombreux quartiers de villas, voire l’entier de certains hameaux. Joël Petermann, président de l’AISM, explique d’ailleurs que cette dépendance entraîne de nouvelles problématiques, telles que celle liée à la survenue d’une pollution. Bien que présente quasi sans restriction, cette visite rappelle que l’eau est une ressource précieuse qu’il s’agit de préserver.

De gauche à droite: Olivier Poncet, syndic, Stéphanie Gavin Pierrehumbert, nouvelle secrétaire du Conseil, Anja Skrivervik, présidente du Conseil, Marie-Th. Alderisio Pasquali, nouvelle secrétaire municipale.

Champvent: de la bonne eau au robinet

Objectif prioritaire de la Municipalité pour 2015: apporter une eau claire et abondante aux habitants, histoire d’oublier que ces dernières années ils ont parfois vu leurs robinets rationnés, ou encore les abreuver d’une eau «parfumée» et colorée. Avec le vote positif du Conseil général, l’Exécutif pourra poursuivre l’étude d’implantation d’un nouveau captage, acquérir sur territoire baulméran le terrain qui accueillera le nouveau puits et poursuivre l’étude du projet.

Champvent devrait bénéficier de sa bonne eau avant fin 2015 au travers d’une autre conduite. Dans une deuxième étape, un nouveau réservoir sera construit. Puis un bouclage avec les réseaux de Baulmes et de Vuiteboeuf sécurisera les approvisionnements des trois communes.

Règlement de police, feuilleton en 2 épisodes

Approuvé en 2013 par le Conseil d’Etat, le projet est accepté par le Conseil général de juin 2014. Fin de l’épisode 1. Ensuite, dans le courant de cette même année, le canton modifie le règlement d’application de la loi sur la police des chiens. Il réadapte également le règlement type de police. Du coup, la réglementation approuvée en 2014 n’a plus l’aval du canton. Modifiée, elle a été votée à nouveau par le Conseil qui pourra enfin voir sa décision validée à Lausanne. Fin du feuilleton…
Relevons encore qu’au chapitre budgétaire, c’est un bénéfice de Fr. 5 498.– qui se profile pour 2015, très proche de l’équilibre.

Communications municipales

Avec le radar pédagogique fraîchement acquis, les gentils automobilistes qui respecteront les limitations de vitesse dans les villages se verront gratifiés d’un sourire. Le syndic rappelle enfin à tous la fondue communale du 10 janvier. La séance se termine sur une invitation à l’apéritif de fin d’année.

De gauche à droite: Thierry Dietrich municipal, Patrick Gaillard président du Conseil et Géraldine Martinis, secrétaire.

Sergey: les Ours ont soif de leur eau

De gauche à droite: Thierry Dietrich municipal, Patrick Gaillard  président du Conseil et Géraldine Martinis, secrétaire.

De gauche à droite: Thierry Dietrich municipal, Patrick Gaillard
président du Conseil et Géraldine Martinis, secrétaire.

Des finances bien portantes

Réuni dans le complexe de la Croix, le Conseil général de Sergey sous la présidence de Patrick Gaillard, a débattu sur un ordre du jour copieux.
Dans un premier temps, l’assemblée délibérante a accepté à l’unanimité l’arrêté d’imposition pour 2013 à 81% de l’impôt cantonal de base, plus 3% d’impôt spécial affecté (épuration).

Après présentation détaillée des comptes 2011 par le boursier Robert Gaillard, les réponses données aux intervenants et la lecture du rapport de la commission de gestion par Colette Martinis qui rejoint le préavis municipal, l’assemblée accepte unanimement les comptes présentés, qui débouchent sur un résultat positif de Fr. 8 647.– par Fr. 649 375.– de produits pour Fr. 640 728.– de charges.

Les Ours souhaitent sauver leur source

Deux demandes de crédit d’investissement sont proposées au Conseil, l’une pour l’installation d’une conduite d’eau de contournement du village qui alimenterait la gravière de Sergey grande consommatrice d’eau, crédit d’un montant de Fr. 63 510.–, gravière gérée par l’entreprise Cand Landi, la deuxième, pour l’installation d’une conduite d’eau défense incendie pour Fr. 26 859.–.

Si cette dernière demande de rallonger la conduite existante de la source Mercier jusqu’à la grande salle pour une alimentation suffisante en cas d’incendie a trouvé l’accord de l’assemblée, celle pour l’alimentation de la gravière a été contestée.

Suite à la lecture négative du rapport de la commission permanente par Charly Zoëll, accompagnée d’un débat soutenu sur l’opportunité de ces travaux, il a fallu toute la persuasion du syndic Alexandre Martinis pour démontrer l’avantage financier et pratique à moyen terme de ce projet, afin d’amener une courte majorité du Conseil à donner l’aval au préavis municipal.

Dans les communications de l’exécutif chacun s’est exprimé sur son dicastère.Le syndic a présenté visuellement le grand projet de protection des sources de la zone est.

Actuellement, l’eau de la source villageoise de «Barbolannaz »est considérée non potable par l’Etat de Vaud, mais les contrôles et analyses ponctuelles du canton démontrent une amélioration évidente de la situation. A ce titre, une étude de longue haleine sur la construction d’un barrage filtrant occupe la Municipalité, ce projet sera présenté dès que possible au Conseil général afin d’aller de l’avant pour sauvegarder cette eau qui va devenir si précieuse.

Lors de la nomination du bureau du Conseil, est réélu à la présidence Patrick Gaillard, et élue à la vice-présidence Emmanuelle Cuendet. Les scrutateurs sont reconduits dans leur fonction et Lucienne Gaillard rejoint la commission de gestion comme 2ème suppléante.

Photo Alain Michaud

Vuiteboeuf: l’eau potable nouvelle coulera le 1er novembre

Mercredi soir passé à Vuiteboeuf, le Conseil général se réunissait pour la première séance de la nouvelle législature. Dans un premier temps, l’assemblée présidée par Fabrice Boucher a procédé à l’assermentation de cinq nouveaux membres, pour ensuite passer à l’ordre du jour usuel.

Si les traditionnelles délégations de compétences à la Municipalité ont été octroyées sans discussion pour toute la durée de la législature, que ce soit pour plaider, statuer ou engager des dépenses extrabudgétaires, le crédit de Fr. 61’500.– destiné à l’équipement de la déchetterie en eau et électricité a fait l’objet d’une première discussion.

La Municipalité avait demandé dans son préavis un crédit de Fr. 47’ 000.– subvention cantonale de 24% déduite. L’ancien syndic Serge Juriens lui a fait remarquer «qu’elle devait faire reposer sa demande de crédit non pas sur le montant net, mais sur le coût total des travaux, qu’elle devrait bien payer, et qu’elle pouvait mentionner que ce crédit serait réduit de la subvention cantonale à recevoir, en général … deux ans après».

A noter que la commune a profité de la fin au 31 décembre 2011 de la période de subventionnement cantonal en la matière pour décider d’entreprendre cet équipement. Le crédit a été voté à l’unanimité.

Bascule cantonale pour le taux d’imposition

Devant les incertitudes découlant de la péréquation, de la réforme de la police cantonale, de la facture sociale et de divers autres postes indépendants de sa gestion, la Municipalité a proposé au Conseil de simplement tenir compte de la bascule de deux points d’impôts cantonaux prévue par le canton, et d’attendre la fin 2012 pour voir si une augmentation réelle du taux d’imposition communal était nécessaire.

Sur ce point, Serge Juriens a proposé de «prévoir déjà les dépassements budgétaires partiellement connus en augmentant le taux communal d’un point encore, une opération neutre pour le contribuable puisque le taux cantonal baissera finalement de trois points». Il n’a pas été suivi par le Conseil, qui a préféré la solution municipale de deux points supplémentaires compensés par la bascule canton-commune. Le taux pour 2012 sera donc fixé à 77% de l’impôt cantonal de base, le tout voté à une très forte abstention et… une voix contraire.

Bilan énergétique communal et eau potable

En fin de séance, Martin Froidevaux a déposé un postulat invitant la Municipalité à étudier un concept énergétique communal. Ce genre d’études est facilité par un financement cantonal. En plus, il s’agit de permettre de voir dans quels domaines les économies d’énergie pourraient être réalisées non seulement en théorie mais en pratique sur un plan local. Le postulat a été accueilli à une très grande majorité par le Conseil.

On a cru voir se dessiner quelques sourires à son sujet dans les rangs de la Municipalité, qui devra néanmoins étudier la question. A relever enfin que la nouvelle eau potable coulera dans le réseau à partir du 1er novembre 2011. Une inauguration publique du captage de la Baumine aura lieu le samedi 12 novembre, avec une collation-apéritive modeste «pour que ça ne s’éternise pas trop longtemps», précisera encore le Municipal concerné Laurent Schwab.

Photo Olivier Gfeller

La syndique Cinzia Galli-Ratano dresse le bilan de cette législature.

Mathod: conseil général, l’eau inquiète

La syndique Cinzia Galli-Ratano dresse le bilan de cette législature.

La syndique Cinzia Galli-Ratano dresse le bilan de cette législature.

Les Mathoulons ont des problèmes d’eau. Non pas que leurs sources soient taries dans cette période d’extrême sécheresse pour notre pays, mais bien à cause de la qualité du précieux liquide.

Une enquête du journal «Bon à savoir», reprise par la Radio Suisse Romande, a suscité l’émotion dans le village. Et même si la Municipalité, sur la base d’analyses du laboratoire cantonal, prétend que sa qualité est sans danger pour la population, cette dernière demeure sceptique et attend avec intérêt les derniers résultats d’un prélèvement fait le 10 mai dans des conditions adéquates.

Un demi-million de moins

Sous la houlette de la présidente Anne Planche (71 ans), l’assemblée a approuvé à l’unanimité la présentation des comptes pour 2010, qui révèlent un bénéfice de Fr. 212.74. Si les grosses dépenses ont été respectées, en particulier l’aménagement du carrefour du Bras d’Or qui a coûté Fr. 120 000.– de moins que budgété, la rentrée des impôts, aussi bien des personnes physiques que morales, a baissé de plus d’un demi-million.

Lors du rapport de gestion, Francine Chevalier a fait remarquer que l’autonomie financière de la Commune est désormais réduite et que les prochains travaux d’envergure risquent de générer une augmentation des impôts.

Divergences au sein de la Municipalité

Si l’adhésion au SDIS (Service de défense contre l’incendie et secours) régional d’Yverdon n’a pas suscité la moindre remarque, la syndique Cinzia Galli Ratano s’exprimait une dernière fois sur la marche de son collège durant cette législature.

Elle n’a pas manqué de souligner les rapports difficiles que la Municipalité a entretenus avec le Conseil général. Pourtant, chaque année s’est terminée sur un bilan comptable positif.

A propos du PGA, si rien n’est sous toit aujourd’hui, la faute en revient au canton qui a refusé par deux fois les propositions de l’exécutif qui attend une nouvelle réponse de l’administration vaudoise. En matière d’eau, la syndique a regretté le manque de vision de ses collègues dans la recherche de nouvelles ressources après le refus de Suscévaz d’entrer en matière sur la fontaine à Fondraz.

Une absence de collégialité qu’elle a fait transparaître sur plus d’un dossier et qui lui aura finalement coûté sa place lors des dernières élections.

Photo Pierre Mercier

Toits vuitebolards

Vuiteboeuf : le village captera son eau

Toits vuitebolards

Toits vuitebolards

Petite surprise pour Christian Viret, le président du Conseil général de Vuiteboeuf, jeudi soir passé. Alors qu’il s’attendait comme d’habitude à assermenter un ou une nouvelle recrue, ce ne sont pas moins de trois nouveaux membres qui ont souhaité faire partie du Conseil, dont un certain Serge Juriens, syndic jusqu’en juillet dernier, visiblement amusé, mais soucieux peut-être du sort de la commune qu’il a servie pendant longtemps, et Christophe Pierre, jeune candidat à la Municipalité pour l’élection du 26 septembre.

D’un ordre du jour assez chargé, on retiendra que le Conseil a très largement suivi sa Municipalité dans toutes ses propositions. L’adhésion à l’ARAS nouvelle formule du Jura-Nord vaudois, le maintien du taux d’impôt communal à 75, alors même que le taux cantonal augmentera de 6 points, l’autorisation de vendre une parcelle communale au Motty et le crédit extra budgétaire de Fr. 90’000.– requis pour le déplacement d’une conduite, déjà effectué en urgence cet été, n’ont soulevé aucune discussion de fond.

Nouveau captage du vallon de la Baumine

Depuis des années, le problème de l’eau potable à Vuiteboeuf fait couler encre, sueur et salive. On se souviendra que la protection des sources de Covatannaz, compte tenu des risques de pollution de l’Arnon, se révélait être une utopie, ce d’autant plus qu’en amont de la rivière se trouvent le bourg de Sainte-Croix et sa propre STEP.

Ainsi que des dangers permanents de pollution, notamment en cas d’accident routier d’un camion d’hydrocarbures par exemple. C’est donc vers la solution d’une recherche de captage local et autonome que la commune a travaillé, avec l’EPFL et des bureaux d’études spécialisés. Le vallon de la Baumine s’est révélé capable de fournir une eau potable d’excellente qualité et en quantité largement suffisante pour couvrir les besoins d’un millier d’habitants. Et donc permettant, le cas échéant, l’alimentation future d’autres villages, Vuiteboeuf comptant actuellement 500 habitants environ.

Des études à la réalisation

Le temps des études a passé, le projet doit maintenant être mené à chef et c’est un crédit de Fr. 1.7 million que la Municipalité a demandé au Conseil pour assurer cette adduction moderne et autonome. Pas d’opposition de principe au sein du Conseil, mais quelques interrogations, notamment de la commission chargée de l’étude du préavis, qui cherchait à minimiser le coût futur de l’eau potable pour l’utilisateur.

Il s’avèrerait en effet que ce coût pourrait être plus élevé que dans d’autres communes limitrophes. Le crédit a été accepté à une très large majorité. Les travaux devraient permettre la réalisation du captage, de la station de pompage et la pose de compteurs individuels là où ils manquent encore d’ici à juillet 2011 en principe.

Et c’est finalement sur la base de la consommation effective que la Municipalité fixera le prix du m 3. Une petite controverse a eu lieu sur la durée d’amortissement de l’installation et de ses frais annexes, prévu sur trente ans et que certains auraient souhaité voir amortie sur une plus longue durée pour diminuer le coût du précieux liquide.

Mais finalement la proposition de la Municipalité a aussi été suivie sur ce point.

Photo Olivier Gfeller

Denis Candaux, vice-président, dirigeant les débats.

Premier : comptes 2009 et soucis

Denis Candaux,  vice-président, dirigeant les débats.

Denis Candaux, vice-président, dirigeant les débats.

L’approvisionnement en eau potable n’est plus assuré.

Le PNRJV et les comptes 2009

Le Conseil général devait se prononcer sur son adhésion au Parc Naturel Régional Jura Vaudois (PNRJV). Marie-Louise Poget, municipale en charge de ce dossier, rappelait en quelques mots les objectifs de cette association qui aide au maintien du paysage par des  restaurations (murs de pierres sèches, chalet d’alpages, etc.), la biodiversité, mais pas d’ingérence dans le choix politique des communes concernant la gestion du patrimoine forestier. L’adhésion était approuvée à une large majorité.

Après la lecture détaillée des comptes 2009 par le vice-président du Conseil général, Denis Candaux et le rapport de la Commission de gestion, ils étaient acceptés à l’unanimité par l’assemblée.

Pas de surveillance à distance

De graves dysfonctionnements ont été découverts concernant le pompage en eau potable et la réserve incendie pour le village. Des valves, défectueuses, restaient ouvertes et fonctionnaient jour et nuit. L’eau, qui était pompée pour rien, passait par le trop plein et la réserve à incendie était vide.

La centrale de commande, située sous la salle du Tirage, ne recevait aucun message d’alarme.
Cette perte énorme d’eau potable est due au dysfonctionnement des différentes valves entre la  station de pompage du Sappalet (Source Mercier) menant au réservoir (et captage) les Mouilles, qui monte l’eau jusqu’au réservoir principal du village de Combe de Chaux.

Un emprunt de Fr. 70 000.– pour la rénovation du système de surveillance (transmission des données 24 h. sur 24 par radio-modem) et changement de plusieurs conduites étaient acceptées sans discussion.

Vente de biens communaux

Le dernier préavis municipal inscrit dans le procès-verbal du Conseil, concernait l’autorisation de vendre la moutonnerie, le battoir ainsi que les annexes, soit trois parcelles, au plus offrant. Deux offres étaient en concurrence.

La parole est donnée au rapporteur de la commission de gestion, qui, dans les faits exposés par la municipalité, était favorable au préavis Municipal, et soulignait que l’acquéreur, offrant le montant de Fr. 231 252.–, reprendrait les baux en cours.
La parole était donnée au Conseil. Sylvia Girard montait leur offre deFr. 150 000.– à Fr. 200 000.—

La discussion était ouverte.

Le syndic, Etienne Candaux, donnait des éclaircissements concernant le prix de vente global des bâtiments, celui-ci relevait de l’estimation fiscale fournie par Jean-Daniel Bonzon de la Raiffeisen. Il parlait d’une dernière possibilité envisagée: vendre séparément les trois parcelles.

Après un débat démocratique resté très correct, le Conseil demandait à modifier le préavis municipal et faire noter: «…la vente des bâtiments sera faite en tenant compte des intérêts de la commune», à la place de, au plus offrant. Le vote à main levée donnait les résultats suivants : 19 oui, 2 non et 6 abstentions. À charge pour la Municipalité d’appliquer le serment sur lequel ils ont accepté le poste de municipal(e).

Dans les divers

Le syndic remerciait John Poget, qui a été l’homme de la situation, en ce début d’année. Jouant du marteau-piqueur au chalet des Auges, et posant toutes les plaques des rues du village, qui ont une superbe allure.

Paul-Henri Maillard donnait des précisions et des détails concernant la finition et le suivi des travaux qui ont bouleversé le quotidien des habitants durant l’an passé.

Le vice-président du conseil levait la séance à 22 h 15.

Photo Marlène Rézenne

Ballaigues : que d’eau, que d’eau

Peu de communications

Pour cette première séance de l’année 2010, la Municipalité de Ballaigues n’avait que peu de communications à faire à l’adresse d’un conseil studieux, placé sous la présidence de Nathanaël Bourgeois : le syndic Raphaël Darbellay a en effet pu annoncer que selon les derniers pointages, les comptes 2009 se présentent très bien et que la Commune va … conserver trois boîtes à lettres officielles, du nouveau modèle de la Poste.

De gros travaux en vue dans le domaine des eaux

La Municipalité veut entreprendre cette année encore, à partir du mois de mai et jusqu’en novembre, des travaux importants dans la région de chez Barrat dans le domaine des canalisations d’eaux claires et usées. Un tronçon de plus de 400 mètres doit être aménagé et rénové, et ces travaux vont devoir être étudiés très rapidement par la commission mise en place pour permettre leur déroulement selon le calendrier prévu.

Pour rester dans les eaux, mais potables cette fois-ci, la Municipalité a transmis au Conseil un préavis prévoyant le remplacement pur et simple d’‘un des deux réservoirs d’eau potable de la commune. Une dépense devisée  à Fr. 1,3 million pour mettre aux normes les installations existantes vétustes.

Elections communales 2011

Les dispositions relatives aux élections communales 2011 doivent être mises sous toit, tout délai de recours échu, avant le 30 juin de cette année.

C’est la raison pour laquelle la Municipalité a déposé un préavis dans lequel elle suggère au Conseil de maintenir le système actuel en place, une élection majoritaire à deux tours, ainsi que le nombre de conseillers, de suppléants et de Municipaux.

Il est plus que vraisemblable que la commission chargée de cette étude suive l’avis de la Municipalité.

AscoVaBaNo

Le Conseil a également procédé à l’élection de quatre de ses membres pour faire partie des instances dirigeantes de l’Association scolaire intercommunale de Vallorbe, Ballaigues, Bofflens, Bretonnières, Croy, Juriens, La Praz, Premier, Romainmôtier et Vaulion.

Une association qui avait fait couler pas mal de salive lors de la votation sur l’adhésion et que les Ballaiguis regardent avec un air plutôt circonspect sur bien des points.

L’occasion leur était donc donnée de mettre en place un système de contrôle communal à l’intérieur de cette entité qui continue de susciter les interrogations.

Photo Olivier Gfeller