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Croy: une communauté accueillante

Croy: une communauté accueillante

A Croy, la convivialité n’est pas un vain mot, chaque lundi soir la tradition veut que le bar des pompiers soit ouvert à tous. C’est là l’une des informations qui ont été données lors de la réception offerte aux nouveaux habitants et aux nouveaux jeunes citoyens du village. Vendredi dernier, au cours de cette séance d’accueil, les cinq municipaux, avec à leur tête le syndic Thierry Candaux, ainsi que les responsables des principales activités villageoises, ont eu l’occasion de se présenter et d’expliquer rapidement leur rôle dans la commune. Les nouveaux citoyens ont aussi appris que, comme tous les deux ans, une grande fête dans la rue aura lieu le vendredi 24 août.

Une forte poussée de population

2017 a vu le départ de 33 citoyens alors que 62 nouveaux sont arrivés. Avec 29 nouveaux habitants, c’est une croissance importante pour une commune qui compte à ce jour 380 résidents. La cause principale de cette augmentation réside dans la construction de nouvelles habitations. Pour 2018 il est encore attendu une belle progression. Par la suite, les nouvelles règles imposées par la LAT ne permettront pas une future extension importante du bâti local et par conséquent la croissance de la population s’en verra naturellement freinée.
Une sympathique fin de soirée

Après l’apéritif offert par la commune, les invités et les autorités se sont retrouvés pour partager un repas.

Jumelles

Ballaigues: concept «Police population»?

Jumelles

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Fin 2011, le conseiller communal Olivier Rose a déposé une intervention demandant à la Municipalité d’introduire le concept de surveillance et de sécurisation des habitations intitulé «Police population - PoPul».

Ce système existe depuis 1992 – il fête donc ses 20 ans cette année - dans certaines communes (98 actuellement) et repose sur un travail de coordination et d’information de la police cantonale, relayé localement par des correspondants. Ces correspondants ne sont pas des auxiliaires de police mais de simples citoyens soucieux du bien-être commun.

Les «surveillants de quartier» qu’ils ont la charge d’informer à leur tour ne sont pas plus investis d’un quelconque pouvoir de police. Ce système vise simplement à promouvoir une meilleure sécurité par l’observation de ce qui se passe dans le village et le cas échéant par la transmission d’informations aux forces de l’ordre par un canal privilégié, une sorte de remontée de constatations qui peuvent s’avérer utiles et qui ne concerne pas que le cambriolage, mais tous les délits éventuels.

Conseil et Municipalité unanimes

A une très grande majorité, le Conseil a soutenu cette proposition. La Municipalité se dit «convaincue de l’efficacité d’un tel système» et se propose d’y adhérer. Avant sa mise en oeuvre, une consultation des habitants a eu lieu en avril. A cette occasion, chaque ménage a reçu un questionnaire élaboré par le gérant de la sécurité de la police cantonale vaudoise.

Ce questionnaire de deux pages interroge la population, anonymement ou nominativement, sur des cas concrets et vécus de délits, ainsi que sur les sentiments ressentis de sécurité ou d’insécurité. Il fait également préciser les lieux du village dans lesquels le questionné se sent le moins en sécurité, les heures durant lesquelles il se sent le plus en danger et cherche à déterminer par exemple «pour quel type de délit la police devrait être plus active dans votre quartier».

Sur ce point, il semble assez clair que le questionnaire proposé est un modèle général valable pour toutes les communes, Ballaigues ne disposant actuellement d’aucune force de l’ordre propre ayant fait le choix de faire assurer sa sécurité par la police cantonale.

Des avis actuellement divergents

Interrogés par l’Omnibus, plusieurs habitants de Ballaigues ont des avis très différents au sujet de ce concept. Aucun d’entre eux ne souhaite voir son nom publié (les noms sont connus de la rédaction), mais l’on peut résumer les avis en trois groupes pas très originaux : les convaincus d’emblée, les sceptiques et les opposants. Les cambriolages croissants et la proximité de la frontière suffisent à convaincre une grande partie de la population. Le risque de voir certains citoyens se prendre pour des «rambos» explique la plupart des réticences.

Les opposants, de leur côté, se divisent en deux catégories: ceux pour lesquels ce système est contraire au droit, assimilable à la délation et surtout attentatoire à la vie privée et ceux pour lesquels la mise en place d’un tel système ne servira à rien, surtout dans un village où chacun ou presque se connaît. Un ancien «correspondant de quartier» ayant participé à ce système dans une autre commune vaudoise située à deux kilomètres de la frontière française précise même que «ce système n’a servi à rien là où il résidait.

Les vols ont quand même augmenté malgré une surveillance difficile à organiser, l’augmentation étant strictement identique dans la commune dotée du système que dans d’autres communes voisines qui y avaient renoncé. En plus, la police se contentait d’envoyer aux correspondants, bien après la commission des délits, des résumés de ce qui était arrivé, alors qu’une sorte d’alerte préalable aurait semblé plus judicieuse».

Suite le 14 juin

Une séance publique aura lieu au Centre villageois de Ballaigues le 14 juin à 20 heures. A cette occasion, la police cantonale présentera le concept en détail, et fournira un résumé des réponses qui auront été données parmi les questionnaires retournés. On en saura donc plus à ce moment-là sur la réelle intention de la population de Ballaigues au sujet de la mise en place de ce concept, auquel il faut bien sûr adhérer, si l’on caresse l’espoir de le voir jouer un rôle efficace.

Photo Olivier Gfeller