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Les jeunes à l’écoute des spécailistes.

Orbe: la pollution expliquée aux écoliers

Informations pas inutiles

Lors des semaines qui ont précédé les vacances scolaires d’automne, plusieurs classes du Collège de Montchoisi se sont rendues au parking de l’avenue de Thienne afin d’être informées sur les méfaits de la pollution. L’intérêt était divers parmi les élèves. Les garçons étaient sensibles aux gaz qui s’échappent des voitures et se disaient prêts à emprunter le plus souvent possible les transports publics.

Le problème de l’ozone a davantage préoccupé les filles. Toutefois, ces jeunes gens de 10 à 12 ans ne semblaient pas tous concernés par le sujet. N’empêche que cette heure passée auprès des responsables du service cantonal aura au moins eu l’avantage d’attirer leur attention sur un sujet qui est toujours plus l’objet de préoccupations diverses.

Le carrefour en bas du village.

Agiez: l’eau, l’argent et des règlements à adopter

L’approbation des comptes 2016 pour la commune d’Agiez s’est d’autant mieux passée que le syndic Philippe Schwendimann a pu annoncer un bénéfice de
Fr. 3 526.39. Ce bon résultat est surtout dû a des rentrées supplémentaires imprévisibles: pour Fr. 74 000.– d’impôts en plus, des droits de mutation pour
Fr. 40 000.– entre autres.

L’eau est sous surveillance, depuis la découverte d’une contamination, la source de Vanté à Bofflens est légèrement chlorée. Il a été demandé aux agriculteurs de ne plus puriner. Malheureusement, un agriculteur de Bofflens a récemment recommencé à répandre du lisier. L’eau étant bien surveillée, on verra si cet épandage change les résultats.
La commune d’Agiez teste d’autres sources pour en évaluer le débit. Ensuite, elle demandera un devis pour une étude en vue de l’exploitation. Mais elle a refusé la gestion commune d’un réservoir avec Bofflens.

Le Conseil ne veut plus se «mouiller» pour l’eau!

Dans l’ordre du jour, l’eau est revenue pour l’adoption du nouveau règlement communal sur la distribution des eaux. L’ancien datait de 1967 et la nécessité d’autofinancement exigée par le Canton en demandait la révision totale. Basé sur un règlement type cantonal, il a suscité pas mal de débats. D’une part, la commission regrettait de ne pas avoir eu assez de temps et de ne pas avoir pu s’investir plus dans le projet, d’autre part, un point sur la possibilité d’augmenter les tarifs faisait craindre que la Municipalité les augmente trop rapidement. Le Conseil a cependant fait confiance à son Exécutif en lui laissant la marge de manœuvre prescrite.

Deux nouveaux règlements

Dans les autres sujets à l’ordre du jour, l’adoption des nouveaux règlements de l’ASIOR et de l’ORPC. L’ASIOR, la nouvelle entité née des cendres de l’ASIBCO, est l’association intercommunale qui va gérer les écoles depuis la sortie de Chavornay du groupement scolaire. Le règlement proposé a été modifié pour que toutes les communes puissent y avoir un délégué. L’ASIOR a demandé que l’arrêt de Chantemerle à Orbe améliore la sécurité des enfants. La commune d’Orbe a promis que des mesures sont à l’étude et seront mises en place pour la rentrée.

Quant à l’ORPC (entité régionale pour la protection civile) qui résulte d’un nouveau découpage et de regroupements de la part du Canton, son règlement a également été accepté sans discussion.

Dans les divers, la conseillère Marjorie Aubort revient sur la motion du carrefour en bas du village. L’arrêt de bus n’y est pas assez sécurisé pour les enfants et le carrefour en général pourrait être amélioré. La Municipalité va se pencher sur ce sujet.

Les Bassins des Géniteurs

Orbe Vivante veille sur la meilleure rivière vaudoise

C’est aux «Bassins des Géniteurs», près de Vallorbe, que l’association Orbe Vivante a tenu son assemblée générale annuelle. A cet endroit, qui comporte une cabane et trois bassins irrigués en permanence et destinés à la reproduction et à l’élevage de la truite, la quinzaine de membres présents a pu entendre en première partie un exposé de Loïc Chopard, ingénieur diplômé en génie civil ETS de l’Ecole d’ingénieurs de Fribourg (EIA-FR), portant sur les moyens imaginables concrètement pour diminuer les effets d’éclusées néfastes sur le tronçon de l‘Orbe entre Vallorbe et la plaine.

A noter que, même s’il s’agissait d’un travail de diplôme effectué en 7 semaines et que cette étude n’avait pas la prétention d’être complète, son auteur a reçu le prix ARPEA-François Lancoud 2013 pour ce travail. Les effets d’éclusées sont provoqués par la rétention, puis la restitution subite des eaux que pratiquent les usines hydroélectriques pour adapter leur production aux fluctuations de la demande en électricité. Ces effets sont néfastes pour la faune et pour le biotope de la rivière concernée, de même que pour la flore et les contours terrestres du tracé. La nouvelle législation de 2011 prescrit aux cantons de prendre les mesures adaptées à la protection de la faune et de la flore en pareilles circonstances.

Six retenues d’eau

Entre Vallorbe et Orbe, 6 installations de retenue existent. Elles fonctionnent surtout en journée et très peu le week-end. Il en résulte des débits irréguliers croissant avec le déroulement de la semaine, alors qu’un «retour au calme» se manifeste durant le week-end. Pour pallier ces irrégularités, Loïc Chopard a envisagé la création d’un lac de retenue le long du parcours, plutôt en aval des Clées, et qui devrait pouvoir constituer une sorte de tampon minimisant les effets d’éclusée redoutés. Cette étude de diplôme a passionné les participants qui ont bombardé son auteur de questions.

Dans la partie statutaire, les membres ont relevé à nouveau la récente pollution de la Marjolaine, en dessous de Lignerolle. «Il s’agit surtout de constater que les processus existant en cas d’alerte ne marchent pas très bien. Sur place tout semble rentré dans l’ordre et on a trouvé le pollueur» a précisé le co-président Christian Lambercy. S’agissant de la STEP de Ballaigues, les participants ont appris que la commune avait lancé une étude pour son remplacement, sa rénovation ou son branchement sur une autre STEP.

Orbe Vivante suivra aussi de près la production de biogaz du Versé, à Lignerolle, qui devrait faire diminuer les liquides épandus dans la région par les agriculteurs.