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La Tour ronde veille

Orbe: « Police Nord Vaudois », encore un certain temps…

Après avoir procédé à l’assermentation de trois nouveaux conseillers, la présidente Natacha Mahaim-Sidorenko a passé à l’adoption des crédits complémentaires au budget 2017, jugés justifiés par la commission des finances, pour un montant net d’environ Fr. 100’000.— Dans la foulée, le conseil a adopté sans discussion un nouveau concept de gestion de déchets, qui comprend le développement d’une nouvelle déchetterie et le réaménagement des 5 mini déchetteries existantes, ceci dans le but d’améliorer l’image de la ville et d’optimiser l’exploitation, tout en encourageant le tri et en améliorant sa qualité. Un crédit de Fr. 230’000.– a été accordé à l’exécutif pour mener à bien les études nécessaires dans ce cadre. Deux nouveautés innovantes à venir : une déchetterie mobile et une collecte de proximité.

Deux blocs opposés

On imaginait une longue discussion sur la question du maintien d’Orbe au sein de la Police Nord Vaudois (PNV). Tel ne fut pas le cas, les avis ayant sans doute été forgés avant la séance. La commission était partagée et a produit deux rapports, le 1er majoritaire, favorable au maintien au sein de la PNV, mais sous conditions. Le second, minoritaire, exigeant une déclaration de sortie unilatérale, à déposer avant le 30 juin 2018. Du côté des partisans du maintien, dont le porte-parole était Didier Zumbach (PS), on évoque une proximité qui serait appréciée et efficace, même si sur le plan des coûts cette position revient nettement plus cher. Pour les partisans du maintien, « la PNV fait un travail de police de proximité exemplaire, par la médiation et la conciliation en relation avec la Maison des Jeunes ». Enfin, la proximité avec les organes décisionnels constitue un plus.
On a aussi évoqué la situation des assistants de sécurité publique qui ne dépendent actuellement pas de la PNV et sont à la charge financière exclusive de la commune. Leurs tâches relèvent du fameux 5e processus (police administrative, police du commerce, suivi du paiement des amendes, etc.). Des domaines dans lesquels la commune rencontre « un grand problème » selon la commission, avec de nombreux retards, et des ASP n’arrivant pas à suivre les dossiers en perpétuelle croissance – en volume et en technicité requise. Un renfort doit donc être envisagé dans ce cadre.

Performances et coûts critiqués

Du côté des partisans minoritaires d’un départ anticipé, représentés par Pierre-André Wieland (PLR), on relève une insatisfaction populaire face aux prestations de la PNV. En plus, contrairement à certaines affirmations, « les incivilités ainsi que les vols par effraction ne diminuent pas à Orbe, alors que la maitrise de l’évolution ne peut être démontrée. Le contrat de départ de 2012 prévoyait 4 postes d’agents basés à Orbe alors que le compte n’y est pas. Le contrat n’est donc pas respecté ». Enfin, le budget de la PNV ne cesse de gonfler au niveau des dépenses, ce qui semble irréversible. Le conseiller Arnold Poot (UL) a également estimé que la différence de coûts était un critère de choix impératif. Il a précisé que les ASP actuels d’Orbe coûtaient en plus à la commune Fr. 430’000.– par an pour remplir des tâches qui ne relèvent que du 5e processus et donc sans rapport avec les missions directes de la PNV.
Même avec une aide future et hypothétique de la commune d’Yverdon-les-Bains dans le cadre des ASP, le compte n’y sera pas. Cette situation globale étant à mettre sur une négociation initiale qui ne tenait pas suffisamment compte des intérêts urbigènes.

Plus net qu’imaginé

Au vote, le rapport de majorité pour le maintien de la situation actuelle a recueilli 29 voix favorables, la solution minoritaire du départ de la PNV n’en comptant au final que 13. Une décision qui a réjoui l’exécutif et la Municipale de Police Mary Claude Chevalier, même si cette dernière sait que les conditions assortissant ce «Oui» final vont l’obliger à remettre plus d’une fois l’ouvrage sur le métier. Au moins une fois avant la fin de l’année courante.

Budget 2018

L’Omnibus avait relevé, dans son numéro 599 du 26 janvier 2018 en page 5, l’imprécision des conclusions de la commission des finances, lors de l’adoption du budget 2018 en décembre. Pour corriger ces lacunes, l’exécutif a préparé un détail d’une page entière des plus de 50 comptes touchés par le coup de rabot trop général décidé en décembre. Voir la communication 12/18 disponible sur le site internet de la commune.
En fin de séance, le Municipal Guido Roelfstra, sur le départ, a tenu à rendre hommage à ses collègues et au Conseil ainsi qu’aux chefs de service qui font un travail difficile et toujours apprécié.

Véhicule de la PNV

Orbe: Rester au sein de la PNV ou pas ?

La commune d’Orbe sera-t-elle la première commune vaudoise à se retirer d’une association intercommunale de police ? Il y a quelque temps, la question aurait pu paraître farfelue. Elle l’est beaucoup moins au vu des derniers développements. Pour répondre à une motion critique de P.-A. Wieland de 2015 prise en compte par le Conseil communal il y déjà 18 mois, l’Exécutif propose, un peu sous conditions, de maintenir provisoirement du moins le lien avec la Police Nord Vaudois. Cette question sera au cœur des débats de la séance du 15 février du Conseil communal, puisque la détermination de l’Exécutif urbigène ressort d’un long préavis déposé le 12 décembre, qui sera mis en discussion en février. Sans refaire l’historique de la question, on relève que la Municipalité urbigène propose de rester au sein de l’association jusqu’au terme conventionnel de fin 2022.

Elle envisage de revenir devant le Conseil avec cette question «si les conditions du chapitre VI, dernier alinéa, page 11, ne sont pas réalisées», à savoir si la mise à disposition gratuite – proposée, mais pas encore actée par la commune d’Yverdon-les-Bains – d’un renfort sous la forme d’un ASP et d’un spécialiste de la police du commerce, placés sous la responsabilité des autorités d’Orbe, n’intervient pas. Selon les spécialistes de la question, la police de proximité travaille actuellement en sous-effectif de deux équivalents plein temps. La question de la révision du coefficient intercommunal de pondération de la dangerosité est également au chapitre des conditions de maintien.

Des chiffres éloquents

Du côté des chiffres, les comparaisons sont criantes. Le coût annuel de la PNV pour Orbe représente un total de Fr. 2,215 millions de francs (chiffres du budget 2018). Avec une délégation de mission à la Police cantonale, ces coûts s’élèveraient à Fr. 720 000.– soit une différence d’environ 1,5 million de francs en moins en faveur de la solution cantonale. Une solution cantonale qui verrait le poste d’Orbe être fusionné opérationnellement avec celui de Chavornay. La municipale de la Police, Mary-Claude Chevalier, se prononce pour une police de proximité au sein de la PNV dont l’efficacité est prouvée et connue. «Elle a de nombreux avantages: elle connaît les habitants et les autorités et ne fait pas payer ses missions de surveillance lors d’événements organisés par des sociétés locales. Ce ne serait pas le cas de la police cantonale. De plus, elle assure une présence permanente à Orbe. Là encore, ce ne serait pas le cas avec la gendarmerie.»

Un contrat à honorer.

En cas de rupture anticipée de la convention par la commune d’Orbe, cette dernière devrait payer les frais annuels jusqu’en 2022 – l’entier de la contribution annuelle multipliée par quatre – et sans doute des pénalités financières supplémentaires selon certaines sources juridiques. En revanche, pourraient éventuellement être déduits de ces sommes les montants qui seraient payés au canton pour la délégation de service public en matière de sécurité remplaçant la PNV. Gros dossier à suivre.

Police du Nord vaudois: pas de remise en question pour l’instant

Ces derniers mois, les conseillers communaux d’Yverdon se sont étonnés du peu d’emprise que leur commune possède sur la marche de la Police du Nord vaudois. A l’origine, les statuts de cette association décrivaient très clairement les responsabilités de chacun des partenaires, actuellement au nombre de 11, avant la disparition de Corcelles/Chavornay et d’Essert Pittet qui fusionneront avec Chavornay au 1er janvier 2017. Ainsi, le comité directeur comprend un représentant de chaque commune et siège une dizaine de fois par année. Quant à l’assemblée générale, elle réunit des conseillers et des municipaux de chacun des partenaires qui possèdent un certain nombre de voix en fonction de l’ampleur de leur localité. Afin d’éviter qu’Yverdon soit seul maître à bord, les statuts précisent qu’il est nécessaire que les deux tiers des voix soient réunis pour modifier les statuts ou la répartition financière qui se fait aussi en fonction des localités, les plus petites ne payant que les deux points d’impôts ristournés par le canton pour la sécurité.

Statuts inchangés

Contrairement aux informations parues récemment dans la presse, les Yverdonnois ne demanderont pas un changement de statuts, qu’ils ne pourraient obtenir qu’avec l’adhésion de deux autres communes, mais vont revoir leur délégation qui sera représentative du Conseil communal et non plus de la Municipalité, comme c’était le cas jusque-là. Donc, le principe fondamental n’est pas remis en question. Toutefois à Orbe, la motion Wieland suggérait de quitter la PNV pour adhérer à la Gendarmerie. Des contacts ont été pris avec cette dernière et la Commune attend une proposition ferme de la police cantonale pour envisager l’avenir. Il faut préciser qu’une sortie de la PNV ne se fera pas sans compensation financière qui pourrait être lourde puisque la localité est liée avec la Police du Nord Vaudois jusqu’à juin 2022.

Iniquité de traitement

On peut rajouter que si le coût de la PNV est assez conséquent pour les Urbigènes, cela est dû au Canton qui a éludé le résultat de la votation de 2009 en faveur d’une police coordonnée et qui repoussait l’idée d’un corps unique comme le préconisait l’initiative d’Artagnan. Du reste, la Cour des comptes s’est étonnée récemment de l’absence d’une réforme financière qui permet à des localités comme Payerne, Echallens, Gland ou Vallorbe de ne payer que 2 points d’impôts pour leur sécurité alors que les communes affiliées à des polices municipales ou intercommunales paient bien davantage.

Pierre Mercier

Orbe: Police régionale, des chiffres qui manquent

En février 2012, le Conseil communal d’Orbe a accepté à une voix près l’adhésion de la commune à la Police du Nord vaudois. Trois ans plus tard, la motion Pierre-Alain Wieland enjoint l’exécutif de réfléchir à cette adhésion avec le recul des années initiales et de comparer les coûts de cette association intercommunale avec ceux qui seraient engendrés par un service de police délégué à la Gendarmerie cantonale.

La Municipalité urbigène vient de déposer son préavis en réponse à la motion en question. En substance, elle y réaffirme sa préférence pour une poursuite de la collaboration avec la police régionale. L’Omnibus a rencontré le municipal de la police Pierre Mercier pour lui poser quelques questions en relation avec cette décision municipale, dont le prochain Conseil devra se saisir. La question du «timing» de la réponse se pose d’abord: ne faut-il pas laisser la future Municipalité prendre position sur cette question, dès lors que c’est elle qui devra composer avec les coûts?

Pour Pierre Mercier, il importait de donner réponse à la motion dans les temps et de terminer son mandat en apportant une réponse concrète à cette question ce d’autant qu’il est en train de travailler à la réduction des coûts avec la PNV. «Cela fait plusieurs mois que je demande à la Gendarmerie des chiffres qui puissent servir de comparaison. Notre première lettre date du 7 octobre 2015 et malgré plusieurs rappels, nous n’avons toujours pas une évaluation des coûts de la Gendarmerie que la commune rencontrera finalement le 26 avril seulement, soit deux jours avant la séance du Conseil communal qui étudiera ce préavis ! Sans chiffres précis de leur côté, une comparaison chiffrée complète n’est guère possible. En plus, nous n’avons pas de précision concernant l’ouverture du poste puisque nous devrions le partager avec Chavornay».

La Gendarmerie ne fait pas de police de proximité

Actuellement, les coûts associés à la PNV représentent pour Orbe un total brut annuel de l’ordre de 1,8 million de francs (budget 2016), mais une réduction est à l’ordre du jour, qui repose sur le degré rabaissé de la dangerosité dans la commune si bien qu’en finalité la charge de la commune serait de 1,1 million. A titre comparatif, les coûts bruts de 3 gendarmes à plein temps représentent Fr. 660 000.– (Fr. 220  000.– l’ETP), ceci sans les frais imputés lors de chaque intervention qui sont facturés à part, notamment lors des manifestations (actuellement gratuites). A côté des coûts récurrents, il faut aussi tenir compte d’une sortie prématurée d’Orbe de l’association intercommunale, c’est-à-dire avant le 30 juin 2022. Cette dédite pourrait s’élever à quelques millions de francs, à verser de suite.

A côté de ces aspects financiers, le Conseil devra dire surtout quel genre de sécurité il veut pour ses habitants. La commune est présentement satisfaite du fonctionnement de la PNV. Son comité directeur se rencontre régulièrement et peut exposer ses soucis qui sont répercutés, à une fréquence que la Gendarmerie ne garantit pas. Pour ce qui touche à la police de proximité, cet aspect est non négligeable. Les renseignements pris démontrent que la Gendarmerie n’a pas pour mission première de patrouiller le territoire à pied.

Enfin à Chavornay, le poste est ouvert deux fois 3 h. 30 par semaine en matinée et cela est peu concevable dans une cité qui pourrait contenir plus de 8 000 habitants en 2025

De gauche à droite: Serge Bonin, assistant de sécurité publique, Pascal Despond municipal, Willy Mermod gérant de la sécurité Région Nord, et Daniel Rouiller chef du poste de gendarmerie d’Orbe (bientôt à Chavornay).

Le concept police population est sur pied

Lancé d’abord sur la Côte en Terre-Sainte en 1992, le concept Police population, nommé à l’époque surveillance mutuelle des habitations, a été adopté par 120 communes du canton. Il s’agit de prévenir au mieux les actes criminels en tous genres en renforçant la collaboration entre la police et la population.

Comme Chavornay a adhéré au système en fin d’année dernière, la Municipalité a invité les correspondants, qui sont en fait les liens entre la police et les membres, à une séance d’échange et d’informations le mercredi 9 avril dernier. L’adjudant Willy Mermod, gérant de la sécurité pour la région Nord, a animé cette rencontre qui s’est voulue avenante et constructive. Sur les 13 secteurs, tous étaient représentés ce qui démontre l’intérêt du concept dans le village. Beaucoup de questions ont trouvé réponse et l’on a appris que le poste de gendarmerie d’Orbe déménageait courant juin 2014 pour s’installer à la Grand-Rue à Chavornay.

S’il ne s’agit pas d’un transfert de tâches ni de création de milices villageoises, le but est bel et bien de freiner la criminalité en détectant les situations à risques et d’en informer plus rapidement la police.

Ce système, unique en Suisse, permet depuis 22 ans de favoriser le partenariat, la responsabilité et les comportements citoyens pour se prémunir contre la délinquance et ainsi freiner la criminalité.

Groupe des agents promus et assermentés

Le corps de police Nord vaudois au rapport

Cette manifestation permet au commandant de police de réunir l’ensemble du service de la sécurité publique, ainsi que près de 200 invités à la salle polyvalente des Trésys , afin d’établir un bilan d’activité et de présenter les collaborateurs promus.

Au nombre des invités, la représentante du Conseil d’Etat vaudois, Béatrice Métraux, des membres des instances cantonales et communales intéressées, de divers commandants et autres personnes concernées. La cérémonie protocolaire a été animée par les accords harmonieux de la fanfare de la police cantonale vaudoise. A cette occasion, Daniel Von Siebenthal, syndic d’Yverdon-les-Bains, a procédé à l’assermentation des nouveaux agents.

Missions basiques, veiller à la sécurité publique, maintenir l’ordre, assurer l’exécution des lois, protéger les personnes et les biens et procéder aux arrestations dans les cas prévus par la loi.

Mission que la centaine d’hommes et de femmes composant l’ensemble du corps de police Nord vaudois ont la tâche et le devoir d’accomplir.
Ce service de la sécurité publique ne représente pas moins de 25 attributions différentes, et ne permet pas de ce fait de mettre deux pieds dans le même soulier!

Dans le déploiement régional opérationnel, on peut relever après 18 mois de fonctionnement que les sollicitations de toutes origines sont principalement orientées entre Yverdon-les-Bains et Orbe. La commune d’Orbe représente en moyenne un petit 10% des interventions.

Pour les petites communes partenaires, la présence policière a été consolidée et remarquée par la population. Mais, la vigilance doit être maintenue dans la lutte contre les cambriolages.

L’effort des forces engagées est considérable et a un coût, mais combien nécessaire pour la tranquillité de chacun.

Lors du point presse, de gauche à droite, les municipaux et syndics Henri Germond (Orbe) Guy-Daniel Beney (Yvonand), Stéphane Costantini (Vallorbe) Daniel von Siebenthal (Yverdon-les Bains) et Laurent Thiémard, responsable du pilotage du projet (Yverdon-les-Bains).

Les bureaux techniques du district en réseau

C’est à l’Hôtel de Ville d’Yverdon-les-Bains qu’a été annoncée jeudi passé la création du premier Réseau Intercommunal de Bureaux Techniques (Ribt) du canton. Regroupant les 7 communes «centres» que sont Chavornay, Grandson, Orbe, Sainte-Croix, Vallorbe, Yverdon-les-Bains et Yvonand, «ce nouveau réseau ne se voulait pas particulièrement précurseur», comme l’a confessé le syndic d’Yverdon-les-Bains Daniel von Siebenthal, «mais constitue une approche nouvelle et simple pour la mise en oeuvre d’une législation toujours plus touffue et complexe dans le domaine de la police des constructions».

À l’origine de cette démarche, on trouve la surcharge importante du bureau technique d’Yvonand, qui travaillait déjà pour plus de 20 autres communes, ainsi que la volonté d’un groupe informel de syndics soucieux du développement de la cohésion régionale. C’est il y a une année seulement que le mandat a été donné par les Municipalités des 7 communes centres à leurs techniciens de mettre sur pied un réseau qui permette de rendre un service meilleur et destiné aussi aux autres communes dépourvues des capacités techniques en interne. Sous le pilotage de Laurent Thiémard, responsable de la police des constructions d’Yverdon-les-Bains, les techniciens n’ont pas chômé et se sont réunis à de nombreuses reprises pour mettre sur pied un projet. L’aval de principe au projet a été donné par les exécutifs en été 2013.

Une délimitation par zones territoriales

Sept zones territoriales ont été délimitées autour des communes «centres». Les critères de cette délimitation ont reposé sur la connaissance du terrain, la topographie et l’homogénéité des populations concernées. Au niveau opérationnel, le système repose sur la mise en commun de données et le partage des savoirs et des expériences. Concernant les communes intéressées — plus de 40 ont déjà signé une convention ou marqué leur intérêt —, les services peuvent être rendus sur la base d’un contrat de prestation, les honoraires facturés étant identiques d’un bureau à un autre.

Aucune obligation n’existe pour les communes d’en référer à un bureau technique du réseau. Par ailleurs, les compétences décisionnelles restent entièrement en mains de la commune sur le territoire de laquelle la construction est projetée. Le service peut intervenir avant la mise à l’enquête, après cette dernière, en cas d’opposition, ou en tout temps s’agissant de conseils techniques généraux. Le Municipal Henri Germond (Orbe) s’est dit «ravi de cette solution simple». Il a été suivi en cela par son collègue Stéphane Costantini, syndic de Vallorbe, qui a relevé «qu’il s’agissait d’un concept de collaboration intercommunale simple, pas cher et très vite mis en œuvre. 5 communes autour de Vallorbe ont décidé d’utiliser ce service». À noter enfin que rien ne change pour le particulier. Il doit toujours s’adresser à la commune concernée par la construction. C’est cette dernière qui choisira si elle fait ou non appel au réseau pour le traitement du dossier. On ne devrait enfin pas constater d’augmentation des émoluments à charge des constructeurs ou promoteurs.

Le sergent Schweizer debout et l’adjudant Warpelin.

Orbe: comment éviter les vols et autres arnaques?

Le sergent Schweizer debout et l’adjudant Warpelin.

Le sergent Schweizer debout et l’adjudant Warpelin.

Quelques petites précautions toutes simples peuvent déjà éviter de gros désagréments.

Tel était le message que la police Nord vaudois a voulu faire passer auprès des membres de l’AVIVO, invités à une rencontre à la buvette du Casino d’Orbe la semaine passée, dans le cadre d’une campagne de sensibilisation contre les vols. Le sergent Schweizer, responsable du service proximité et partenariat de la police Nord vaudois et l’adjudant Warpelin ont présenté les principales façons d’agir des voleurs et les moyens de s’en protéger.

Les faux

En général, il faut se méfier de quiconque sonne à votre porte sans que vous vous y attendiez et demander une identification. Il y a les faux neveux, les faux policiers, les faux plombiers, la liste est longue et les voleurs ne manquent pas d’imagination. En cas de doute, il faut demander une carte de légitimation (mais qui peuvent être aussi un faux !) et appeler le poste de police; en tous les cas ne pas laisser entrer la personne. La slogan de la dernière campagne disait «faire confiance c’est bien, vérifier c’est mieux», il est toujours d’actualité...

Un peu de bon sens

Parmi les autres conseils: être prudent, ne rien laisser en évidence (son sac à l’entrée, son portemonnaie ouvert à la main sont à déconseiller), fermer les portes et fenêtres. Ne pas crier sur les toits ses dates de vacances dans un lieu public mais non plus sur Internet et ne pas laisser sa boîte aux lettres pleine, et donner une impression que l’appartement ou la maison est occupé (minuterie pour la lumière, musique…). Dans la rue avoir son sac en vue, séparer son argent des cartes de crédit, et être attentif à la moindre modification du bancomat (skimming: vol des données bancaires).

Après la présentation, le sergent Schweizer a répondu aux nombreuses questions de la quarantaine de participants. Au sujet de la pose d’une alarme, la police est au courant des entreprises qui sont agréées et en visite dans la région. Attention aussi aux fausses collectes qui servent de prétexte pour vous faire sortir le portemonnaie, les vraies collectes doivent fournir un document officiel et la police est avertie.

En cas de doute, téléphonez au 024 423 66 66 pour les habitants dont les communes font partie de la police intercommunale du Nord vaudois, les autres le 117. Mais le 117 est valable dans tous les cas.

Photo Natacha Mahaim

Faites connaissance avec Pascal Pittet

Le patron de ce nouveau corps, qui réunit sept communes (Corcelles/Chavornay, Essert-Pittet, Ependes, Montcherand, Orbe, Suchy et Yverdon) a passé l’essentiel de sa vie dans la police. En effet, c’est à l’âge de 16 ans déjà que Pascal Pittet entamait sa formation au sein de la police municipale de Lausanne, à laquelle il va demeurer fidèle jusqu’en 2010.

Vingt-huit années durant lesquelles il va gravir tous les échelons pour devenir capitaine. Il travaillera essentiellement dans les sections de secours et judiciaire. Ensuite, en tant qu’officier, il se verra confier la mise en place de la fusion des écoles de la Gendarmerie vaudoise et des polices municipales. Il sera détaché au service général de la police cantonale pour œuvrer pendant plus de cinq ans à l’Académie de Savatan. C’est au terme de ce brillant parcours ( il a aussi été capitaine chez les fusiliers de montagne) qu’il deviendra commandant de la police d’Yverdon, deuxième ville du Pays de Vaud.

Proche des gens

Il aime à dire qu’il est particulièrement attaché à la relation humaine. Il apprécie rencontrer les gens, d’entendre les points de vue comme de partager des visions. A la tête d’un corps qui comprend une soixantaine d’agents, ses tâches sont nombreuses et différentes, ce qui fait l’intérêt du rôle de commandant. Au point de se sentir parfois au centre de la vie des localités. A Yverdon depuis deux ans, il a appris à faire connaissance avec le terrain. «Les acteurs de la vie sociale ne sont pas aussi nombreux qu’on pourrait le croire.

Ils sont trois ou quatre cents au point que l’on se connait, si bien que j’ai beaucoup moins le sentiment d’agir dans l’anonymat, comme cela peut être le cas à Lausanne, ce qui facilite les choses et les rapports. Je n’ai pas fait acte de candidature dans cette localité sans savoir qu’elle était en tractations dans la perspective de créer une police intercommunale. J’ai contribué à l’aboutissement de l’idée et je suis fier de la mise en place de cette association régionale, la première entre Yverdon et Orbe en dehors des structures de district, ai-je appris. Je serai toujours reconnaissant à ceux qui ont oeuvré pour parvenir à ce but et je me réjouis de travailler avec ces communes afin de garantir la sécurité dans cette région».

La dure réalité de la vie

Veuf depuis trois ans, et père de deux garçons, il a la chance d’être épaulé par ses beaux-parents pour faire face à une situation qui a été délicate. Il apprécie particulièrement la vie de famille, puisqu’il emmène les siens au ski, comme il apprécie marcher en montagne. Il adore lire, mais la cuisine est un autre de ses péchés mignons. Un roastbeef, sauce au vin rouge, est l’une de ses spécialités. Il déguste avec délectation un papet vaudois et avoue un faible pour les choux rouges. Sur le plan sportif, il a pratiqué l’escrime (fleuret) et l’athlétisme (courses d’endurance) dans sa jeunesse et le vélo maintenant, mais à doses homéopathiques, en raison de son emploi du temps.

Il aime toujours s’engager puisqu’il vient de prendre la présidence de l’association des commandants des polices municipales vaudoises, il est délégué au comité opérationnel du canton de Vaud et s’occupe encore de la formation des policiers. Lorsque pour terminer on lui demande de se dépeindre, il concède avoir un caractère facile, possède une bonne vision des choses et une solide capacité d’analyse. Un bilan auquel on ajoutera qu’il est aisément abordable et adroit dans sa manière d’imposer ses idées.

Photo Pierre Mercier

Les membres du comité de direction reçoivent leur diplôme des mains du préfet Albert Banderet.

Police du Nord vaudois: cérémonie d’installation des autorités

Les membres du comité de direction reçoivent leur diplôme des mains du préfet Albert Banderet.

Les membres du comité de direction reçoivent leur diplôme
des mains du préfet Albert Banderet.

C’est dans la cour de l’Aula Magna du château d’Yverdon que s’est déroulée cette cérémonie, devant un parterre de près de 150 personnes, représentant autant les autorités communales que les représentants du canton et agrémentée par la fanfare L’Avenir d’Yverdon.

Le capitaine Richard Guillemin, maître de cérémonie, a cédé successivement la parole au syndic d’Yverdon Daniel von Siebenthal, au délégué de la Conseillère d’Etat Jacqueline De Quattro, M. Depraz, au municipal de police d’Yverdon Jean-Daniel Carrard, puis à celui d’Orbe Pierre Mercier et au commandant de cette police, Pascal Pittet. Tous ont souligné la nécessité de relever le défi face à une délinquance toujours plus inquiétante et ont souhaité que l’autorité politique se penche sérieusement sur le regain de violence que l’on connaît dans les villes, en particulier.

La genèse de cette association

Le municipal urbigène a procédé avec un peu d’humour à un historique de la création de cette association. C’est en automne 2008 qu’il était informé par Claudine Wyssa, future présidente du Grand Conseil, que la police urbigène ne pourrait pas subsister dans le nouveau concept sécuritaire vaudois qui exigerait une présence 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

Avec sept policiers à disposition, la mission devenait impossible à Orbe. Aussitôt, la Municipalité de la ville aux deux poissons prenait la décision de tenter de conserver une police de proximité. Elle prenait dès lors langue avec les autorités yverdonnoises qui acceptaient d’entrer en matière. Comme la future loi exigeait que les communes concernées devaient avoir une frontière commune, il était décidé de passer par l’est de la Plaine de l’Orbe. En effet, Chavornay était déjà desservi par la police urbigène et Essert-Pittet venait de demander le même service, il ne manquait que l’accord d’Ependes pour compléter le cordon ombilical. Ce qui fut fait et ces communes apportèrent dans leur panier quelques villages amis comme Gressy, Belmont, Suchy, Corcelles et Montcherand. Dix communes qui allaient entamer un gros travail avec notamment l’établissement des statuts qui devaient être entérinés par chacun des Conseils communaux et généraux. Dans la foulée, le groupe de travail décidait de ne pas accepter d’autres candidatures afin de permettre à cette nouvelle entité d’assurer au mieux la sécurité sur ce territoire.

Le retrait de Chavornay

La votation sur l’initiative d’Artagnan confirmait la volonté cantonale d’ériger une police coordonnée, faite de polices municipales, intercommunales et de la gendarmerie. Le retrait de Chavornay allait troubler certains citoyens si bien qu’il a fallu se rendre chez les futurs partenaires pour convaincre la population et les conseillers du projet. Le Conseil général d’Ependes donnait le premier son feu vert, suivi par Corcelles-sur-Chavornay, Montcherand et Essert Pittet. A Orbe, la bataille fut vive en fonction d’une augmentation du budget sécurité de 50%. C’est par une toute petite voix que la police du Nord vaudois passait la rampe avant qu’Yverdon, puis Suchy se rallient, pour compléter l’association formée finalement de sept membres.

Déjà en place

Cette police a commencé son travail le 1er juillet, sous le commandement du Major Pascal Pittet. «Servir, protéger, agir» sera la devise de cette nouvelle entité qui tentera d’apporter l’aide nécessaire à la population de cette région riche en manifestations de grande envergure et très diverses. Faire face à la criminalité montante et aux divers problèmes de la vie de tous les jours, voici le défi que ce nouveau corps devra relever en collaboration avec la police cantonale. On notera encore que c’est la première fois qu’Orbe et Yverdon-les-Bains lient leur sort en dehors des instances habituelles.

Au préalable de cette cérémonie, le préfet Albert Banderet avait assermenté le comité de direction, présidé par l’Yverdonnois Jean-Daniel Carrard, accompagné des six autres municipaux de police. Le Conseil intercommunal est formé lui par deux représentants de chaque commune. Ils disposent d’un droit de vote calculé au prorata de la population et sera présidé par Dominique Vidmer (Essert-Pittet), secondé par Didier Zumbach (Orbe).

L’avis du président du CI

Dominique Vidmer, qui faisait partie du Conseil Cantonal de Sécurité et est dorénavant président du nouveau Conseil intercommunal, est bien conscient de ce qui se passe dans les communes. Il croit en cette police de proximité, qui aura la connaissance précise des lieux grâce à ses agents. Les problèmes, qui ont eu lieu à Lausanne, risquent fort de se retrouver dans la région et il sait que l’on devra y faire face et trouver des solutions.

Il souhaite ardemment que ce nouveau corps de police régional remplisse pleinement son rôle et espère dès lors que d’autres communes demanderont leur adhésion à cette association intercommunale.

Ballaigues: chiffres noirs pour 2011

Lundi soir, le Conseil communal de Ballaigues tenait séance sous la présidence de Daniel Bourgeois avec comme objet principal à l’ordre du jour l’examen des comptes annuels 2011. «Une excellente année», comme la qualifiera la Municipalité dans son préavis, qui y voit un effet enfin positif des nouvelles dispositions sur la péréquation intercommunale.

L’excédent de recettes de l’ordre de Fr. 50 000.– sur un total de recettes et dépenses de 10.1 millions de francs est à relativiser, dans la mesure où ce résultat comptable cache une attribution préalable aux provisions et amortissements de plusieurs centaines de milliers de francs. La commission de gestion chargée de rapporter sur cet objet a noté la transparence et l’excellente tenue des comptes et la gestion financière tout à fait adéquate de l’exécutif pour l’exercice en question. A relever aussi que la marge d’autofinancement, qui avait fondu en 2010, est repassée en 2011 à des niveaux tout à fait satisfaisants.

Éclairage public aux nouvelles normes

En 2015, les anciens lampadaires trop gourmands en énergie et trop polluants devront avoir disparu. Ballaigues tiendra ce délai légal, puisque le remplacement d’une série de douze lampadaires a été approuvée hier soir, pour un total de Fr. 121 000.– , ceci sur un des derniers tronçons de la commune qui n’est pas équipé de dispositifs d’éclairage public aux nouvelles normes.

Élections et sécurité

Le Conseil a procédé au renouvellement partiel du bureau. Son président, Daniel Bourgeois, a été brillamment réélu pour une année de fonction supplémentaire, ainsi qu’il est d’usage à Ballaigues. La commission de gestion a elle aussi été rajeunie. Raymond Durussel a informé le Conseil au sujet de l’introduction du concept Police Population qui va se faire progressivement, suite à l’approbation massive de la population et à la séance d’introduction qui a eu lieu avec la police cantonale il y a quelques jours. «Nous n’aurons pas de présence supplémentaire de policiers en uniforme à Ballaigues, mais le système, qui demandera une entraide entre les habitants, devrait permettre de mieux se préparer en cas de vague annoncée d’incivilités ou de cambriolages» a-t-il précisé.

De son côté, le syndic Raphaël Darbellay a déploré que certains usagers fassent fi du bouclage de la Vieille Route suite à l’accident mortel en contournant les obstacles tout simplement à travers champs: «du mépris pour les règles posées et pour la sécurité», précisera-t-il.

Photo Olivier Gfeller

Jumelles

Ballaigues: concept «Police population»?

Jumelles

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Fin 2011, le conseiller communal Olivier Rose a déposé une intervention demandant à la Municipalité d’introduire le concept de surveillance et de sécurisation des habitations intitulé «Police population - PoPul».

Ce système existe depuis 1992 – il fête donc ses 20 ans cette année - dans certaines communes (98 actuellement) et repose sur un travail de coordination et d’information de la police cantonale, relayé localement par des correspondants. Ces correspondants ne sont pas des auxiliaires de police mais de simples citoyens soucieux du bien-être commun.

Les «surveillants de quartier» qu’ils ont la charge d’informer à leur tour ne sont pas plus investis d’un quelconque pouvoir de police. Ce système vise simplement à promouvoir une meilleure sécurité par l’observation de ce qui se passe dans le village et le cas échéant par la transmission d’informations aux forces de l’ordre par un canal privilégié, une sorte de remontée de constatations qui peuvent s’avérer utiles et qui ne concerne pas que le cambriolage, mais tous les délits éventuels.

Conseil et Municipalité unanimes

A une très grande majorité, le Conseil a soutenu cette proposition. La Municipalité se dit «convaincue de l’efficacité d’un tel système» et se propose d’y adhérer. Avant sa mise en oeuvre, une consultation des habitants a eu lieu en avril. A cette occasion, chaque ménage a reçu un questionnaire élaboré par le gérant de la sécurité de la police cantonale vaudoise.

Ce questionnaire de deux pages interroge la population, anonymement ou nominativement, sur des cas concrets et vécus de délits, ainsi que sur les sentiments ressentis de sécurité ou d’insécurité. Il fait également préciser les lieux du village dans lesquels le questionné se sent le moins en sécurité, les heures durant lesquelles il se sent le plus en danger et cherche à déterminer par exemple «pour quel type de délit la police devrait être plus active dans votre quartier».

Sur ce point, il semble assez clair que le questionnaire proposé est un modèle général valable pour toutes les communes, Ballaigues ne disposant actuellement d’aucune force de l’ordre propre ayant fait le choix de faire assurer sa sécurité par la police cantonale.

Des avis actuellement divergents

Interrogés par l’Omnibus, plusieurs habitants de Ballaigues ont des avis très différents au sujet de ce concept. Aucun d’entre eux ne souhaite voir son nom publié (les noms sont connus de la rédaction), mais l’on peut résumer les avis en trois groupes pas très originaux : les convaincus d’emblée, les sceptiques et les opposants. Les cambriolages croissants et la proximité de la frontière suffisent à convaincre une grande partie de la population. Le risque de voir certains citoyens se prendre pour des «rambos» explique la plupart des réticences.

Les opposants, de leur côté, se divisent en deux catégories: ceux pour lesquels ce système est contraire au droit, assimilable à la délation et surtout attentatoire à la vie privée et ceux pour lesquels la mise en place d’un tel système ne servira à rien, surtout dans un village où chacun ou presque se connaît. Un ancien «correspondant de quartier» ayant participé à ce système dans une autre commune vaudoise située à deux kilomètres de la frontière française précise même que «ce système n’a servi à rien là où il résidait.

Les vols ont quand même augmenté malgré une surveillance difficile à organiser, l’augmentation étant strictement identique dans la commune dotée du système que dans d’autres communes voisines qui y avaient renoncé. En plus, la police se contentait d’envoyer aux correspondants, bien après la commission des délits, des résumés de ce qui était arrivé, alors qu’une sorte d’alerte préalable aurait semblé plus judicieuse».

Suite le 14 juin

Une séance publique aura lieu au Centre villageois de Ballaigues le 14 juin à 20 heures. A cette occasion, la police cantonale présentera le concept en détail, et fournira un résumé des réponses qui auront été données parmi les questionnaires retournés. On en saura donc plus à ce moment-là sur la réelle intention de la population de Ballaigues au sujet de la mise en place de ce concept, auquel il faut bien sûr adhérer, si l’on caresse l’espoir de le voir jouer un rôle efficace.

Photo Olivier Gfeller