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Pascal Bays et Romain Nicole, gardes-forestiers et artisans du projet qui fédère les neuf communes du Triage du Suchet autour de la construction d’un hangar à plaquettes

Triage du Suchet: hangar à plaquettes, et chauffe la forêt

Le Triage du Suchet y réfléchit depuis dix ans. Rallier les neuf communes membres autour d’une structure de fabrication de plaquettes pour le chauffage a été un long cheminement. Pourtant, les exemples foisonnent : la Côte, Vallorbe, Ste-Croix et d’autres encore ont déjà misé depuis longtemps sur la production d’énergie renouvelable issue de nos forêts. Si les arguments financiers ont convaincu les municipalités et conseils communaux de L’Abergement, Ballaigues, Les Clées, Lignerolle, Montcherand, Sergey, Orbe, Valeyres-sous-Rances et Rances, les aspects du développement durable ont aussi séduit.

Le porte-monnaie et l’environnement

C’est ce qu’expliquent Romain Nicole et Pascal Bays, gardes-forestiers et artisans du projet : « Il met en valeur un produit régional et la plus-value revient aux propriétaires ». On parle de bois d’industrie qui n’est pas utilisable pour la charpente. Au lieu de l’envoyer à l’étranger dans des camions pour être défibré et aggloméré, avec des impacts environnementaux importants, ce sous-produit de la forêt est rentabilisé ici.

Premier coup de pioche

La construction d’un hangar de belles dimensions a donc démarré à mi-octobre sur la commune de Rances. Les billes de bois y seront transformées en plaquettes puis stockées. Le plus gros partenaire sera le chauffage à distance du quartier de Montchoisi à Orbe.

A gauche: le futur EMS et à droite: la centrale de chauffe.

Orbe: augmenter la part des énergies renouvelables

Orbe est labellisée «Cité de l’énergie» depuis 2013. Cette année la ville a vu son statut renouvelé avec une amélioration de ses résultats de 9%. Lors de la séance consacrée à la présentation du projet de chauffage à distance, le syndic Henri Germond l’a rappelé, un des objectifs de la législature 2016-2021 est: «le remplacement des énergies fossiles par des énergies renouvelables». Le projet de chauffage à distance, lancé il y a pratiquement une année, destiné prioritairement au chauffage de l’EMS projeté à Montchoisi, s’inscrit dans cette perspective.

Un projet utile, efficace et même beau

Les trois partenaires à la tête du projet, VO Energies, la Fondation Saphir, et le triage du Suchet ont confié le projet de chauffage à distance au bureau Ackermann, celui même qui a emporté le concours pour la construction de l’EMS.

Selon Martine Favre, directrice de VO Energies, les principaux objectifs du programme résident dans la possibilité non seulement de chauffer l’EMS mais aussi de remplacer, au fur et à mesure des opportunités, les chaufferies à mazout des bâtiments avoisinants selon le programme d’implantation visible sur le plan du quartier de Monchoisi. Avec sa chaudière à bois de 1200 Kw, il va donner la possibilité au triage du Suchet de valoriser localement, et de façon permanente, les bois en provenance des forêts d’Orbe et des communes rattachées au triage.

Le bureau Ackermann a choisi une formule qui se veut pratique, belle et didactique. Première mesure, éloigner la chaufferie des bâtiments de l’EMS évitant ainsi à ses habitants les désagréments des livraisons de bois, environ 120 camions par année. Compte tenu de l’environnement boisé et de la proximité du château de Montchoisi les architectes se sont clairement éloignés du simple cube de béton flanqué de deux cheminées. Pour diminuer l’impact visuel, le volume visible a été réduit au maximum, le silo à bois a été enterré. Comme le montre l’image virtuelle du futur bâtiment, afin de rester en harmonie avec l’architecture du château, les cheminées ont été intégrées dans une toiture. Quant à l’enveloppe du bâtiment, c’est le bois qui a été choisi, en rappel du paysage environnant. La proximité des collèges a incité les concepteurs à mettre en valeur de manière didactique les installations techniques de la chaufferie, elles seront rendues visibles par une baie vitrée.

La prochaine étape est la mise à l’enquête de la chaufferie ainsi que de l’EMS. Si tout se passe bien, le début du chantier est prévu à l’automne pour une mise en service à l’hiver 2018.

Olivier Petermann, syndic, et Yvan Bourgeois, président du Conseil, entourent Béatrice Petermann, secrétaire du Conseil.

Lignerolle: promenons-nous dans les bois…

A pied, à cheval ou à VTT, mais promenons-nous sans véhicule à moteur. Pascal Croisier, inspecteur forestier, est venu expliquer aux conseillers le plan de fermeture des chemins forestiers. La législation forestière fédérale de 1991 interdit la circulation des véhicules à moteur en forêt, mais prévoit quelques exceptions pour divers usagers. Les bûcherons, les bordiers et quelques autres exceptions sont autorisés à les emprunter. Pas de problème non plus pour l’accès aux buvettes et refuges, il ne sera pas nécessaire de rejoindre la Thiolle à pied... La mise en place des panneaux d’interdiction est prévue pour le premier semestre 2017.

Un ordre du jour riche

Le Conseil a tranché favorablement pour l’autorisation générale de statuer sur les aliénations et acquisitions immobilières et pour l’autorisation générale d’engager des dépenses imprévisibles. Il est entré en matière sur la proposition de la Commission de gestion en ce qui concerne l’autorisation générale de plaider, mais la Municipalité devra informer la Commission de gestion lorsque les montants en jeu seront élevés.

Les déchets carnés et autres dépouilles animales seront déposées au centre de collecte d’Yverdon-les-Bains en parfaite légalité, Lignerolle devient officiellement membre de l’Association intercommunale du Centre de collecte de sous-produits animaux d’Yverdon.

Le bois de service du Triage du Suchet, dont fait partie Lignerolle, a trouvé un acquéreur de proximité. L’installation d’un chauffage à distance à Orbe permettra d’y vendre la production de plaquettes de bois. Profitant du montant de Fr. 40’000.- à recevoir dans le cadre de la création de la Réserve naturelle des Gorges de l’Orbe, les conseillers ont voté le financement de Fr. 58’000.- en faveur de la construction d’un hangar à plaquettes.

Propositions des conseillers

Jean-Pierre Blaser suggère qu’un panneau explicatif figure à proximité du majestueux sapin-président de la Commune. D’autre part, le Conseil prendra sa plus belle plume pour demander à l’Office fédéral des routes la remise en place des parois anti-bruit longeant l’autoroute.

Dernières mises au point pour le Conseil général.

Rénovation de la chaufferie du collège à Premier

Dernières mises au point pour le Conseil général.

Dernières mises au point pour le Conseil général.

Vers un raccordement sur un mini-chauffage à distance, à bois.

L’ancien collège commence son émancipation étatique
par le chauffage

Paul-Henri Maillard, en charge du dossier, présentait le préavis municipal concernant la chaufferie du vénérable établissement. La commune de Premier, avec un patrimoine forestier et agricole de base, se devait de valoriser ses propres cultures dans le cadre de ressources énergétiques. Ainsi la proposition de Denis Candaux de raccorder le bâtiment du collège à son projet de CAD (chauffage à distance) retenait l’attention de la Municipalité.

La demande de crédit extra-budgétaire, de Fr 40 000.–, concerne le remplacement et la mise aux normes de la chaufferie par une station secondaire réceptrice du mini-chauffage à distance depuis la ferme de D. Candaux. Génie civil, réaménagement des locaux, démontage et élimination des citernes.

Des précisions, concernant le stockage des plaquettes, étaient demandées: «Un terrain sera mis à disposition, au Bois du Coq, pour la construction d’un hangar, avec un accès aisé.»

L’assemblée acceptait le préavis municipal à l’unanimité.

Madeline Dvorak, municipale élue

Vallorbe: nombreux crédits accordés

Madeline Dvorak, municipale élue

Madeline Dvorak, municipale élue

Sous la présidence de Lorianne Bogliano, 43 conseillers communaux ont donné leur feu vert à plusieurs projets de la Municipalité. La commission chargée d’étudier le préavis No 02 bis/11 concernant le remplacement des lampadaires à la rue du Simplon et à la rue de la Gare propose que les candélabres soient orientés de manière à éclairer les deux rues simultanément. Un crédit de Fr. 50 000.– a été voté par le conseil pour effectuer ces travaux.

Chauffage à bois

Suite à la rénovation du Casino et le choix d’une chaufferie à bois, la construction d’un hangar à plaquettes est devenue nécessaire. Le choix du lieu a été arrêté et se situera sur le site de la déchetterie. Le hangar aura une dimension de 35 x 16 mètres et une capacité de 2500 m3. Le nouveau collège ainsi que la halle du Day seront également chauffés au bois, bien que l'isolation de la façade soit aux normes.

Un broyeur sera loué quelques fois durant l’année. Par contre, la commission estime que l’achat d’un engin de chargement n’est pas nécessaire. L’engin de la déchetterie est suffisant. Un crédit de Fr. 827 000.–, amortissable en 30 ans, a été accordé.

Des soucis à l’épuration

Actuellement, la station d’épuration possède une installation «couplage chaleur-force» qui date de 1992. Les coûts et frais d’entretien se montent actuellement à Fr. 10 000.– par année contre Fr. 5000.– précédemment. Ce qui revient à dire que l’installation est à bout de souffle et doit être remplacée pour un coût de Fr. 93 000.–. Enfin, le Conseil s’est montré généreux avec le syndic Stéphane Costantini dont le salaire sera augmenté en fonction d’une occupation à 55% et les municipaux seront rémunérés sur la base d’un travail à 35%.

Photo Jean-Louis Löffel