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La fontaine ronde à Ballaigues.

Ballaigues : sujets en forme de kaléidoscope

Première séance de reprise 2017 lundi soir pour le délibérant ballaigui placé sous la présidence de Samuel Maillefer. Avec entre autres le retour des opposants usuels aux éoliennes, qui ont exigé la communication par le bureau du Conseil du dossier électronique de mise à l’enquête du PPA Bel-Coster… avant même que cette mise à l’enquête ne soit intervenue. Le Président leur répondra qu’il n’est pas compétent pour le faire. Quant à l’Exécutif, bombardé lui aussi de courriers sur le même sujet, en provenance en particulier d’un avocat mandaté par ces mêmes opposants, il refusera la communication du dossier électronique, mais communiquera une copie papier du dossier. On sent déjà qu’à Ballaigues comme ailleurs, le sujet sera chaud dans les mois à venir.

Val TV propose de couvrir Ballaigues… contre rémunération.

Sur un autre thème, le SEVJ a proposé que Val TV se mette à faire des reportages dans la commune. Il semble avoir fait la même proposition à Vallorbe. Bonne idée peut-être, sauf que cette dernière impliquerait un coût de Fr. 2.– par mois et par habitant, soit d’environ Fr. 25 000.– par an à charge du contribuable. L’Exécutif, pas franchement déterminé sur la question, a transmis le dossier à la commission culturelle pour recueillir son avis.

STEP et transports scolaires

Alors que les travaux sur l’autoroute A9B ont repris pour leur dernière tranche, prévue d’ici au mois d’octobre, avec leur lot de fermetures périodiques nocturnes et de trafic supplémentaire au village, la commune a appris par la DGMR que la route Bretonnières-Vallorbe par les Grands Bois serait fermée de mai à octobre 2018 pour rénovation. Encore du trafic supplémentaire en vue pour le village, mais pour l’an prochain.

S’agissant de la STEP, la solution de branchement avec celle de Vallorbe était devisée à plus de 7 millions de francs, alors qu’une réhabilitation de la STEP existante coûterait deux millions de francs de moins. Un motif suffisant pour conduire l’Exécutif à renoncer au branchement avec Vallorbe. Enfin, l’occupation des deux bus conduisant les élèves à Vallorbe a dû être réglementée par classe, le deuxième bus étant résolument vide ou presque sans cette mesure. Tandis qu’un élève usager arrogant, indiscipliné et désagréable avec les chauffeurs a dû être tout simplement interdit de transports scolaires.

De gauche à droite: Stéphane Costantini, syndic de Vallorbe; Etienne Candaux, syndic de Premier; Martine Favre, directrice générale VOénergies; Claude Languetin, syndic de Vaulion; Claude Recordon, président VOénergies.

Vallorbe: Sur Grati, Mamma mia… elles arrivent !

C’est dimanche en fin de matinée qu’est tombé le résultat tant attendu de la votation communale de Vallorbe sur le projet du parc éolien «Sur Grati».

Avec 770 de oui, contre 569 non, 12 blancs et 4 nuls, les Vallorbiers ont accepté le plan partiel d’affectation de ce futur parc. Le taux de participation enregistré de 52,83% semble relativement faible par rapport à son importance.

Victoire importante pour les partisans du «oui» et principalement pour les syndics de Premier, Etienne Candaux; de Vallorbe, Stéphane Costantini; de Vaulion, Claude Languetin associés à VOénergies et Martine Favre, directrice générale, qui se réjouissent de poursuivre ensemble le développement d’une production d’énergies renouvelables diversifiées dans la région.

Cette acceptation permet l’avancement du projet, qui comporte cependant, encore plusieurs étapes importantes à passer avant la délivrance des permis de construire et l’arrivée des éoliennes.

Il est bon de relever que ces éoliennes, pourtant pas encore installées, en ont fait tourner des têtes dans la Cité du fer, certains ont même réussi à la perdre!

L’ourse Mina et ses deux petits sont impatients de se baigner dans l’Orbe.

Orbe: des ours polaires au Puisoir !

Les habitués des promenades dans les gorges de l’Orbe risquent d’avoir des surprises ces prochains jours. Pascal Michaud, déjà propriétaire de plusieurs wallabies, a décidé d’accueillir une famille d’ours blancs dans la ferme située non loin de la station hydroélectrique d’Orbe.

Une action de la Société vaudoise de protection des animaux (SVPA) vise en effet à sauver l’espèce, en créant des espaces de vie protégés pour les ursidés. Étant un grand ami des animaux, Pascal Michaud a tenté sa chance en déposant un dossier de candidature auprès de ladite société et s’est vu octroyer l’autorisation d’accueillir une famille d’ours.

Un bassin de natation pour s’ébattre

« Le terrain dont je dispose est en pente, proche de la rivière et de la forêt, c’est l’idéal pour les ours !» s’exclame-t-il. Quelques aménagements devront toutefois être apportés pour que les animaux puissent disposer de tout le confort nécessaire. « Nous allons aménager un accès à la rivière », explique l’agriculteur. Il n’y a cependant pas d’inquiétudes à avoir car l’endroit sera extrêmement bien sécurisé.

En début de semaine, l’ourse prénommée Mina et ses deux petits étaient déjà sur place. Le mâle, en provenance d’un zoo danois, devrait arriver d’ici quelques jours. Dès la semaine prochaine, il sera possible de rendre visite aux ours et d’assister à leurs repas qui risquent d’être spectaculaires vu qu’un ours peut manger jusqu’à 40 kg de viande par jour. « Le mieux serait d’avoir quelques phoques pour les nourrir, mais ça c’est de la musique d’avenir », explique Pascal Michaud le sourire aux lèvres.

Mina et ses petits seront visibles dès ce dimanche 3 avril à 9 heures.

Vue depuis la dent de Vaulion

«Sur Grati» a reçu le feu vert du canton

L’Omnibus a été le premier à publier cette information sur son site internet vendredi passé: le parc éolien «Sur Grati», et singulièrement son PPA, a reçu l’approbation préalable du canton, après des années de travail et d’études et quelques allers et retours entre services compétents. «C’est une étape importante pour le projet» rappelait le syndic de Vallorbe Stéphane Costantini en ajoutant que «ce projet de parc éolien, initié en 2008, résulte de la volonté populaire exprimée des trois communes de Premier, Vaulion et Vallorbe, avec le support du producteur d’électricité régional VO Énergies». Le projet va maintenant traverser une nouvelle ère, au cours de laquelle un référendum annoncé par les opposants pourrait être déposé, voire soumis à la population. De même, certains recours judiciaires sont possibles. Ils peuvent prendre temps et argent à ceux qui les déposeraient et qui ont, de principe, la faculté de les mener jusqu’au Tribunal fédéral. Une fois cette phase terminée, les communes pourront délivrer définitivement les permis de construire concernés et passer à la construction.

Population avantagée directement

Depuis sa dernière présentation publique, le projet a subi des améliorations, en particulier au niveau du bruit et des pales des éoliennes qui seront munies de peignes spéciaux d’atténuation des émissions sonores. Des mesures supplémentaires de protection de l’avifaune, et notamment un contrôle automatique par radar des flux migratoires, permettront de stopper les machines en cas de passages. Enfin, «Sur Grati» satisfait à toutes les exigences posées récemment par un arrêt du Tribunal cantonal concernant le parc de Sainte-Croix. A part les retombées directes et indirectes pour les communes et pour l’économie régionale, chiffrées à plus de 11 millions de francs, les promoteurs du parc ont aussi innové. Ils sont en effet les premiers en Suisse à offrir aux résidents des 3 communes concernées une ristourne annuelle correspondant au remboursement de la taxe fédérale sur le développement des énergies renouvelables. Cette ristourne n’est pas que symbolique, puisqu’elle doit atteindre la somme d’environ 50 francs par ménage: une façon claire de montrer à la population que sa vision ouverte du futur a des retombées concrètes. On rappelle enfin que le projet, entièrement en mains régionales, comprend 6 machines produisant l’électricité consommée par 11’000 ménages de 4 personnes en moyenne.

Combattre la désinformation
Les anti éoliens prétendent souvent que la RPC – prix d’achat du courant garanti durant 20 ans par la Confédération — dont bénéficie «Sur Grati» n’est qu’une promesse que Berne peut reprendre quand elle le veut. «Cet argument est sans fondement, a indiqué Martine Favre, directrice générale de VO Énergies lors du point presse. La Confédération s’est engagée par contrat avec VO Énergies en 2008 déjà et ce contrat n’est pas modifiable. Ce qui est vrai en revanche, c’est que pour les nouvelles installations qui n’ont pas encore obtenu le feu vert de Berne actuellement, un calcul de la RPC différent de celui de Grati pourrait être effectué en fin de compte. Mais ceci ne concerne définitivement pas «Sur Grati» qui bénéficie d’un contrat signé depuis plusieurs années déjà».

Des délais courts

Un référendum peut être déposé à Vallorbe et Vaulion seulement, car ces deux communes comportent un Conseil communal élu. Pour Premier, son Conseil général «est» la population elle-même puisque ses membres ne sont pas élus. Le délai pour déposer une demande de référendum est de 10 jours à compter du 27 février 2016. Une fois la demande validée, la récolte des signatures doit être effectuée dans un délai de 30 jours, auquel il faut rajouter 5 jours pour les éventuels jours fériés tombant durant cette période. Le référendum aboutit si 15% au moins des électeurs de la commune concernée le confirment par leur signature. Après les vérifications d’usage, la votation communale a lieu ordinairement dans un délai de 3 mois. Sur le plan des recours judiciaires, les délais peuvent varier selon les parties en présence, mais sont ordinairement de 30 jours.

Le parc vu du centre de Premier

Eolien: le PPA « Sur Grati » approuvé par le canton

Ce vendredi 26 février, le canton de Vaud a approuvé le PPA "Sur Grati" délimitant le parc éolien du même nom situé sur les communes de Vaulion, Premier et Vallorbe.

Les promoteurs l'ont annoncé lors d'un point presse tenu à Vallorbe à 12 heures.

Cette phase importante du processus ouvre maintenant la voie à un éventuel référendum ainsi qu'à d'éventuelles procédures de recours judiciaires. Ce n'est qu'une fois le sort de ces éventuelles procédures connu que le projet pourra aller de l'avant.

Détails, analyse et réactions dans notre édition du vendredi 4 mars.

De gauche à droite: Anni Sordet, syndique de la Praz, Patrick Agassis, syndic de Mont-la-ville et Rosemay Christen, syndique de Juriens durant la séance.

Juriens, éoliennes: la désinformation hargneuse prend le dessus

Salle comble à Juriens la semaine passée pour la séance publique d’information organisée par les responsables du parc éolien du Mollendruz. Ce projet d’implantation d’une douzaine d’éoliennes qui devraient se situer entre le col du Mollendruz et la commune de Juriens et qui réunit La Praz, Vaulion, Mont-la-Ville, Juriens, Yverdon-les-Bains et EWZ, le service d’électricité de la ville de Zurich, a subi les assauts des anti-éoliens venus en nombre pour monopoliser ce qui aurait pu être un débat courtois, mais qui a finalement tourné au pugilat oratoire. Invectives, fables, propagande et «litanies» rabâchées depuis des années ont meublé l’heure prévue pour les questions-réponses, que les habitants des communes concernées auront attendu en vain et frustrés. Si certains arguments des anti-éoliens pourraient mériter qu’on s’y attarde, leur perpétuelle hargne les discrédite d’emblée.

Encore du pain sur la planche

«Votre attitude est égoïste, s’est finalement exclamé Philippe Guignard, un amoureux vaulieni des courses pédestres, du bois et de la nature! Moi, les éoliennes, je les admire, notamment depuis le Chasseral, lorsque je m’y rends. C’est notre devoir que de mettre à disposition de tous une petite partie de notre environnement pour que nous puissions, en Suisse, comme à l’époque de la création des grands barrages, disposer d’installations de production d’énergie verte et durable» a-t-il encore précisé, recueillant d’ailleurs un très large soutien à l’applaudimètre. Le PPA mis sur pied par Energie naturelle Mollendruz SA est actuellement à l’enquête publique, après que le dossier a passé favorablement dans les mains des services concernés du canton. Si l’on tient compte du temps qui sera nécessaire à parcourir toutes les étapes avant la construction, il paraît peu probable que les travaux puissent commencer avant 2017, voire 2018. Une fois sur pied, les machines permettront de produire l’équivalent de la moitié de la consommation d’une ville comme Yverdon-les-Bains. Une paille pour les opposants, une belle contribution écologique pour les partisans de ces engins.

A relever la critique entendue des deux côtés sur le choix de l’époque de mise à l’enquête, au cœur de l’été et des vacances. De même, mais le point n’est pas nouveau, le refus des promoteurs de fournir, en l’état, des chiffres concrets sur les retombées financières futures pour les actionnaires et singulièrement pour les communes. Pour le surplus, le projet a subi les examens de tous les experts, y compris des biologistes et autres spécialistes de la faune. Selon eux ce projet tient compte de l’ensemble des paramètres, et remplit donc toutes les garanties exigées par la loi.

Vue depuis Vaulion

Région: «Sur Grati», 3 fois oui!

Après un processus qui aura duré 6 ans environ, le projet de PPA intercommunal «Sur Grati» mené de concert par les communes de Premier, Vallorbe et Vaulion et par VO Energies SA a été déposé en décembre 2014 auprès des trois organes délibérants communaux concernés. Durant la phase de mise à l’enquête, le projet a suscité 24 oppositions regroupant près de 220 signatures.

Il s’agissait aussi bien d’oppositions de particuliers que d’oppositions d’ONG ou d’associations et collectifs divers. Chaque opposition a fait l’objet d’un examen spécifique et lors du dépôt du dossier auprès des conseils, les Municipalités ont traité chaque opposition en proposant leur levée pour des motifs à chaque fois en relation directe avec la problématique soulevée. Des commissions ad hoc ont été nommées dans les trois conseils afin d’examiner cette proposition municipale et une séance uniquement consacrée à cet objet, fixée volontairement à la même date et à la même heure, a eu lieu mardi soir dans chacun des villages.

Encore un long chemin

À Premier, la question n’a pas soulevé de grands débats. Le projet a été admis par 25 voix pour, 6 voix contre et 1 abstention, non sans que 13 nouveaux conseillers aient fait leur apparition au Conseil. À Vaulion, le score est encore plus net en faveur du projet: 25 voix pour, 1 contre et 1 abstention. C’est finalement à Vallorbe que le parc éolien aura été le plus discuté. Au vote final et à bulletin secret, il a été approuvé par 25 voix contre 19, sans abstention. Après la fin des opérations formelles, les trois syndics des communes concernées se montraient satisfaits.

Pour Claude Languetin, syndic de Vaulion, le conseil a bien fait confiance à son exécutif pour un projet important et complexe. À Premier, le syndic Étienne Candaux était ravi de pouvoir montrer que la génération actuelle de responsables politiques savait encore être visionnaire, «comme c’est son rôle trop souvent négligé». À Vallorbe enfin, le syndic Stéphane Costantini avouait aussi sa satisfaction, qu’il qualifiait toutefois de toute intérieure par respect pour la démocratie et la position des adversaires. « Le chemin sera encore long, le projet devant une nouvelle fois passer par les services cantonaux avant de pouvoir se concrétiser. »

Sans compter à Vallorbe et à Vaulion la possibilité d’un référendum populaire, d’ores et déjà promis par les adversaires du projet à la sortie de la séance.

Les machines vues depuis le centre de Vallorbe.

Le parc «Sur Grati» à l’enquête publique

Le parc éolien «Sur Grati» est actuellement soumis à l’enquête publique, ceci jusqu’au début du mois de juillet. Premier parc éolien de la région à parvenir à cette étape administrative déterminante, il suscite un intérêt grandissant. C’est la raison pour laquelle ses promoteurs avaient convoqué un point presse mercredi passé à Vallorbe. Tant le syndic de Vallorbe, Stéphane Costantini, que Martine Favre, la directrice générale de VO Energies ont rappelé les principales caractéristiques du projet. 6 machines de dernière génération produisant 50 millions de kWh par année, soit la consommation annuelle de 11 000 ménages.

Un investissement de 60 millions de francs entièrement porté par le producteur régional d’électricité VO Energies. Une redevance annuelle minimale de Fr. 144 000.– en faveur de chacune des 3 communes concernées de Premier, Vaulion et Vallorbe, ceci pour toute la durée du parc estimée à 25-30 ans. Cette «rente» annuelle minimale correspond à 30 points d’impôt actuels à Premier, 14 à Vaulion et 1.8 à Vallorbe. Elle est donc très loin d’être négligeable. Des mesures compensatoires pour l’environnement, devisées à 1.3 million de francs, sont incluses dans le plan de financement, lequel comprend également les coûts futurs de démontage et de remise en état des lieux si au bout du compte, la solution éolienne finissait par s’avérer dépassée par les avancées technologiques.

«Une image, commentait Martine Favre: le parc éolien «Sur Grati» produira autant d‘électricité verte qu’un champ de cellules photovoltaïques représentant 50 terrains de football de 6 000 mètres carrés chacun.» De son côté, le syndic de Vallorbe Stéphane Costantini se félicitait «du projet à taille humaine et régionale mis en place après 5 ans de travaux et qui démontre l’implication concrète des différents acteurs concernés pour faire avancer le pays vers l’abandon programmé du nucléaire». Au point de vue du calendrier, les différentes étapes à franchir, administratives et politiques, laissent augurer un début de chantier au printemps 2016 qui se terminerait à la fin 2017.

Opposants venus d’ailleurs

Les promoteurs du projet, fidèles à leur politique d’ouverture et d’information, ont organisé trois soirées publiques destinées aux habitants des communes respectives et qui ont eu lieu les 10, 11 et 12 juin à Vaulion, Vallorbe et Premier. Lors de ces soirées et singulièrement lors de celle qui s’est déroulée au Casino de Vallorbe, les militants de l’association Paysage Libre Vaud, de Bottens, Oulens et autres localités du Gros de Vaud, placés sous la houlette de Bertrand Clot, ont occupé le terrain. Autant en nombre qu’en nombre de questions.

À vrai dire, il s’agissait beaucoup plus de plaidoyers contre les éoliennes que de questions très précises. Ou alors de considérations générales sur les économies d’énergie, que chacun ne peut que considérer comme légitimes. Parmi les points soulevés par ces opposants de principe, on relèvera les fameux effets de contre-plongée, analysés de fait dans le dossier, la question controversée des infrasons, pour laquelle aucune étude scientifique n’a encore démontré des effets sur l’homme, des contestations de la réalité des photomontages existants, pourtant contrôlés par un géomètre officiel, de l’hypothétique moins-value sur les bâtiments et terrains existants du fait d’un parc éolien, ce qu’une récente étude de la BCV ne corrobore pas, enfin des distances aux hélices nettement moindres que celles existant aux USA, mais dans des configurations très différentes. Les promoteurs ont répondu aux questions et objections avec calme et précision, offrant même aux opposants la collation de détails complémentaires.

Cette monopolisation du débat par des militants venus d’ailleurs n’a été que fort peu goûtée par une population locale pour l’essentiel acquise au projet et qui est ressortie de la séance satisfaite des explications fournies.

Maquette du parc éolien du Mollendruz.

Juriens: encore oui au projet de parc éolien

Séance de courte durée pour le Conseil général de Juriens, qui s’est réuni sous la présidence de Michèle Charotton jeudi soir.

A l’ordre du jour, deux points principaux: la recapitalisation de ENM SA, la société qui porte le projet de parc éolien du Mollendruz et l’adoption du budget pour 2014. «J’ai toujours dit et je continue de dire que lorsqu’un train passe, il faut le prendre» a rappelé le syndic José Paradela au sujet du parc éolien. Un syndic qui se dit par ailleurs convaincu à 99 % de l’édification finale du futur parc.

Du côté de la commission de gestion, on a vivement déploré le manque de visibilité générale et surtout financière offerte par le projet, ceci malgré la présentation publique qui a eu lieu récemment. «Impossible de savoir si ce projet rapportera un jour quelque argent à la commune » a encore précisé le rapporteur de la commission. «Si nous concluons en faveur de cet investissement supplémentaire, c’est uniquement parce que nous faisons confiance à la bonne gestion usuelle de notre Municipalité» a encore précisé le rapporteur. Le vote à bulletin secret a été requis sur cette question de principe. Au final, la recapitalisation à hauteur de Fr. 30 000.– a été acceptée par 37 voix contre 5 et 4 bulletins blancs.

Pénurie de mamans de jour

«Au niveau du budget, l’exécutif a une nouvelle fois présenté un document préparé sur des bases très prudentes», a précisé le syndic, ajoutant «qu’au niveau des rentrées fiscales, 2012 avait été très bon, que 2013 devrait être honorable et que rien ne permettait de penser que 2014 serait très différent». La commission de gestion chargée de l’étude du budget a conclu à son adoption, en déplorant «qu’aucun grand projet apte à enthousiasmer les villageois ne figure au programme, par exemple la création d’un nouveau magasin». Affichant un excédent de charges de l’ordre de Fr. 50 000.– sur un total de produits et charges ascendant à 1.8 million de francs, le budget a été accepté à l’unanimité.

En fin de séance, la Municipale Anne-Claude Grandjean a encore lancé un appel aux bonnes volontés: le Vallon du Nozon manque cruellement de mamans de jour et pourquoi pas de papas de jour. Les intéressés peuvent s’annoncer à l’AJOVAL ou auprès de l’exécutif local.

De nombreux visiteurs à la fête d’inauguration, sous la surveillance du Temple.

Orbe: inauguration d’un parc déjà apprécié

De nombreux visiteurs à la fête d’inauguration, sous la surveillance du Temple.

De nombreux visiteurs à la fête d’inauguration, sous la surveillance du Temple.

Douze ans après l’acquisition du clos Saint-Claude, les Urbigènes découvrent leur nouveau parc. La population s’est vite approprié ce lieu. Les enfants étaient nombreux à essayer les jeux et le City stade.

La cérémonie officielle pour l’inauguration du parc Saint-Claude à Orbe s’est tenue vendredi passé. Toute la population avait été conviée à visiter les nouvelles installations et les 12 582 m2 de verdure en plein centre ville. Qui dit cérémonie officielle dit discours; le municipal en charge des travaux, Henri Germond, a débuté en expliquant la complexité du projet qui voulait faire cohabiter l’histoire et la modernité; il fallait mettre en valeur le front historique de la ville, tout en insérant des installations modernes et en tenant compte du dénivelé important.

Un vieux mur sous les ronces

Olivier Lasserre de l’entreprise chargée du projet a ensuite expliqué les diverses étapes et les surprises comme la découverte d’un ancien mur de vigne qui a pu, grâce à la souplesse du projet initial, être intégré sans problèmes. Il a aussi demandé de la patience aux visiteurs actuels et futurs pour donner à la végétation le temps de se mettre en place, et donner de l’ombre. Les parcelles de vignes ont été replantées et Rétropomme a planté un verger de variétés anciennes, pas trop hautes pour conserver la vue sur la vieille ville.

Le syndic, Claude Recordon, a souligné de son côté, le bon investissement de la commune qui a acquis ce terrain en 2001 pour Fr. 300 000.– soit Fr. 23.– le m2. Les visiteurs ont ensuite été conviés à un apéro avec les vins de la commune, et des dégustations de jus de fruits offerts par Rétropomme, (coings, pommes, poires) pour accompagner des grillades.

Photo Natacha Mahaim

Parc Saint-Claude, les aménagements de verdure ont débuté.

Orbe: parc Saint-Claude, après le béton, la verdure

Parc Saint-Claude, les  aménagements  de verdure ont débuté.

Parc Saint-Claude, les aménagements
de verdure ont débuté.

Si tout continue comme prévu, il pourra ouvrir au printemps.

Les travaux d’aménagement du parc Saint-Claude ont bien avancé. Les structures solides sont terminées et les jardiniers s’affairent aux diverses plantations. Il reste encore à installer des jeux, réaliser le chemin de la pergola et poser le gazon synthétique pour la place de jeux. La passerelle qui relie la garderie au jardin a été très critiquée; Jean-Marc Ducotterd, chef de service au CUBE, reconnaît que l’impact visuel a été sous-estimé mais une végétalisation devrait en améliorer l’aspect.

Prairie et arbres fruitiers

Pour le moment cela peut avoir l’air très «bétonné», mais Jean-Marc Ducotterd insiste sur le fait que les plantations prennent du temps à se déployer et qu’il faut avoir un peu de patience. Il rappelle qu’il y aura un gazon fleuri, un verger avec d’anciennes espèces d’arbres fruitiers, une treille, un coin pique-nique avec des tables et des bancs en bois. Et un vignoble, dont les ceps seront plantés au printemps et exploités par Maryline Lavenex d’Arnex.

Il y aura des jeux aussi bien pour les tout petits que pour les plus grands, dont un coin pétanque. Le terrain multisports a été déplacé pour réduire l’impact visuel du grillage dont se sont plaints les bordiers de la rue de la Tournelle.

Pas de sortie directe sur la place du Marché

Après avoir étudié diverses possibilités, il s’est révélé très difficile ou très onéreux de construire une sortie sur le haut du parc pour accéder directement à la place du Marché, la sortie ouest continuera à se faire par le chemin de Ronde qui arrive vers le Temple. Pour conclure, on peut penser que sur les 12 000 m2 que comptera le parc tout le monde devrait y trouver son compte. L’inauguration officielle est agendée pour le mois de mai.

Photo Natacha Mahaim

Clos Saint-Claude: un miracle de verdure au centre-ville définitivement soustrait à la cupidité des promoteurs.

Orbe: comme une valse à 5 millions!

Clos Saint-Claude: un miracle de verdure au centre-ville définitivement soustrait à la cupidité des promoteurs.

Clos Saint-Claude: un miracle de verdure au centre-ville définitivement soustrait à la cupidité des promoteurs.

Fleuve tranquille pour la Municipalité jeudi 3 novembre en la salle du Casino où se déroulait l’avant-dernière séance du Conseil communal de l’année qui se termine.
En effet, à notre époque où l’unité de valeurs ne se conçoit plus qu’en milliards de dollars US ou d’Euros,  une dépense totale en une soirée de plus de 5 millions de nos bons vieux francs (CHF) pour une commune de plus de 6 000 habitants semble avoir été appréhendée comme anecdotique, tant l’aspect financier des choses a paru, à une modeste exception près, avoir été parfaitement occulté des débats!

Le dépôt d’un préavis présentant, pour 2012, un budget prévoyant un déficit de près d’un million de francs, n’a donc en rien réfréné les velléités dépensières des conseillères et conseillers de céans ce soir-là.

Les autres préavis présentés touchent une demande de crédits complémentaires au budget 2011, une fixation de plafond(s) en matière d’endettement, une demande de crédit pour la construction d’un Réseau Intercommunal d’eau potable de la Plaine de l’Orbe et une suppression des procédés de réclame lumineux durant la nuit.

Arrêté d’imposition pour 2012

De 67% de l’impôt cantonal de base, notre impôt communal va passer à 69%, ceci étant dû à l’effet poétiquement appelé de «bascule» en récupération des 2 points de diminution consentis par l’Etat, le tout dans le cadre de la réforme policière cantonale.

Augmentation des effectifs du personnel communal

La forte progression du chiffre en terme de nombre d’habitants (2000: 4 764 hab. – aujourd’hui 6 130 hab. soit + 1’366 personnes en 10 ans) que connaît notre ville génère de facto de nombreuses charges professionnelles de tous ordres que doit assumer notre administration.

Dans un louable esprit de transparence, la Municipalité a préféré privilégier, en l’occurrence, la voie d’un préavis distinct lui permettant d’argumenter au mieux ses vues plutôt que de simplement passer par le budget.

Pour une charge supplémentaire estimée à Fr. 390 000.–, ce sont un poste d’employé(e) d’administration réceptionniste à l’Hôtel de Ville, un poste d’ouvrier aux espaces verts, un poste au service des travaux-voirie, un demi-poste de conciergerie et, enfin, un poste à 20% à la bibliothèque publique qui ont été acceptés.

Demande de crédit pour la mise en place d’un transport public urbain

Pour un montant de Fr. 450 000.– en 2012 et de Fr. 400 000.– chaque année de 2013 à 2016 inclus, le Conseil communal a accepté la mise en place d’un transport public urbain à Orbe.
Ici aussi, à part une timide intervention en provenance de la droite de l’échiquier politique  touchant l’aspect financier de cet objet, le prix de la mise en place définitive de cette structure n’a guère ému nos élus.
Par contre, le choix du moyen de propulsion du véhicule à acquérir a, quant à lui, longuement agité les esprits. Cet élément a même fait l’objet d’un amendement lisible dans les conclusions du rapport de la commission.
Suite aux explications données par le délégué municipal, spécifiant entre autres, mais essentiellement, que l’achat dudit véhicule n’était pas du ressort de l’Exécutif, mais bien celui de l’entreprise Travys, adjudicataire du mandat, cet amendement a été rejeté à la majorité.

C’est donc finalement sans trop coup férir que le préavis municipal tel que présenté a été ratifié, ceci à l’entière satisfaction de Jacques-André Mayor qui a exprimé son sentiment en remerciant chaudement l’assemblée législative présente.

Demande de crédit pour l’aménagement d’un parc public au Clos Saint-Claude

Les aspects social, convivial, ludique, didactique, écologique liés à une forme de sauvetage patrimonial d’une importante parcelle de verdure au centre ville étaient tellement évidents qu’aucune contestation n’a entaché l’octroi d’un crédit de Fr. 2 615 000.– en vue de l’aménagement en parc public de la parcelle mentionnée.
Une sorte de «Central Park» comme cela a semble-t-il été dit: pourquoi pas?

La facture se justifie par d’importants travaux de génie civil et de jardinage pour la mise en forme du tout, des constructions métalliques diverses, un mur d’enceinte et diverses structures électriques ainsi que d’arrosage automatique, ceci bien entendu couronné par les incontournables et toujours onéreux honoraires et frais d’étude.

Adoption du plan directeur des zones 30 km/h

Un quart de million de francs a également été octroyé à la Municipalité pour mettre en place ou renforcer la limitation des vitesses à 30 km/h.  sur trois zones à savoir: en  Plamont, au chemin de la Dame/Penchèvre et aux Philosophes.
La sécurité routière a son prix, l’élémentaire courtoisie itou!

Achat d’un véhicule pour le déneigement des trottoirs et le broyage de l’herbe

L’âge ainsi que le lourd usage qui est et a été fait de l’actuel véhicule font que d’onéreux travaux de maintenance devraient être envisagés, avec tous les aléas que des «bricolages» présentent.

L’achat d’un engin neuf et polyvalent se justifie donc, sens dans lequel a été la commission chargée de l’étude du préavis, suivie en cela par le législatif qui a ainsi octroyé un crédit de 160’000.- en vue de cette acquisition.

Réponse de la Municipalité à l’interpellation Pierre-Alain Wieland concernant une plus grande équité dans le subventionnement aux associations sportives. L’enfer est pavé de bonnes intentions dit l’adage, le paradis aussi, peut-être. En effet, P.-A. Wieland a pu constater dans la réponse municipale à son interpellation que les sociétés sportives locales ne se déclaraient pas en difficultés financières majeures et ne sollicitaient pas de subvention particulière mais, bien entendu, n’en refuseraient aucune si une manne inattendue leur arrivait…

De plus, aucune d’entre elles ne se sentait prétéritée par rapport à une autre association ou le FC Orbe en particulier. L’interpellateur a remercié la Municipalité de sa réponse qui l’a totalement satisfait.

Une communication municipale nous a appris qu’un tournoi de football en sixte se déroulerait à la salle Omnisports le 10 décembre où s’affronteraient des équipes représentant des actives et actifs de l’administration communale, des membres du Conseil communal dont on attend les inscriptions ainsi qu’une équipe formée par une partie des nouveaux migrants arrivés en notre cité.

Une seconde communication a confirmé le rendez-vous du 21 novembre à 19 h. 30 au Casino pour une synthèse et une appréciation municipale sur les travaux des ateliers réunis dans le cadre d’Agenda 21.

La parole a, enfin, largement été utilisée dans la rubrique des questions et propositions individuelles.

Nous avons tout d’abord appris que le dossier dit «Pôle Sud» doit faire l’objet d’un rapport final de la part du Canton et que, suite à une entrevue avec le SAT (Service d’Aménagement du Territoire), les choses devraient bouger très prochainement.

La sécurité au carrefour Grand Pont, route d’Arnex, rue de Saint-Eloi, rue des Philospohes, respectivement les possibilités de traversées pour les piétons a été évoquée et  Pierre Mercier, municipal de police, nous a appris que la mise en place d’un STOP au bas de ladite route d’Arnex et l’implantation de passages piétonniers n’est plus qu’une question de jours.
Diverses difficultés inhérentes au passage de courses de vélos ont été évoquées ainsi que la relative dangerosité représentée par la récente pose de potelets mal signalés le long du domaine de Saint-Claude, à la Tournelle.
La qualité décorative et artistique du tout nouveau giratoire sis à la hauteur du quartier des Fleurs de Lys, à l’entrée d’Orbe sur la route d’Arnex a été relevée par l’un des acteurs de cette séance.
Enfin, un riverain de la rue du Moulinet et membre de l’assemblée s’est fait l’avocat des gens de son quartier pour se plaindre des nuisances subies essentiellement sous forme de pollution atmosphérique (poussière) lors du transbordement de céréales dans les silos des moulins.
Séance animée et chargée donc, conduite avec tact et bonhomie par son président, Didier Zumbach.

Photo Willy Deriaz