Articles

Chalet des Cernys.

Ballaigues: de l’eau potable pour les chalets d’alpage

Le délibérant ballaigui s’est réuni lundi sous l’autorité de son vice-président Jean-Luc Leresche. La mise en place d’un dispositif d’adduction d’eau potable aux deux chalets propriété de la commune – «Les Cernys et la Poyette» a été décidée sans discussion. Ces deux chalets sont globalement en déficit d’eau potable de plus de 600 m3 par année, que ce soit pour abreuver des génisses ou pour la fabrication du fromage. Les «Cernys» seront raccordés au réseau, non sans la création d’un réservoir et la pose de pompes actionnées par des panneaux solaires. La Poyette de son côté sera raccordée à une source qui est proche du chalet et verra ses alentours ornés d’un étang bâché destiné à retenir l’eau de pluie à l’usage des bovins assoiffés. A moitié couvert par des subventions, l’investissement décidé s’élève à Fr. 150 000 environ.

Du côté des investissements routiers, l’entrée est du village vers l’Entreprise Dentsply sera entièrement revue et corrigée, selon une décision prise en 2017, mais dont les incidences financières n’avaient pas été entérinées. C’est désormais chose faite pour un total de l’ordre de 1,285 million de francs. Les travaux effectifs ne devraient pas intervenir avant 2019, pour ne pas coïncider avec ceux qui touchent encore cette année l’autoroute A 9 b et la route des Grands Bois.

Rififi à la PCI

Les incidents et tensions actuels qui entachent l’image de la nouvelle ORPC régionale ont à nouveau fait l’objet de remarques du municipal en charge du dossier Christian Nyffenegger, qui a lui-même qualifié la situation de «rififi». «Si cet organisme continue à être géré comme il l’est actuellement, les coûts de la PC ne vont pas tarder à grimper» a-t-il affirmé tout en dénonçant une nouvelle fois une gestion autocratique «qui en trois mois a réussi la performance de casser tout ce que 25 ans de gestion préalable intelligente avaient mis en place sous la houlette de l’ancien commandant actuellement écarté». Une assemblée générale extraordinaire aura lieu prochainement, qui devrait offrir la possibilité aux communes de réagir de la manière appropriée. A relever aussi que du côté des jeunes astreints à la PC, les critiques fusent aussi, notamment sur des convocations mammouth à la Vallée de Joux destinées à apprendre à casser des cailloux au marteau-piqueur dans une gravière toute une journée, une formation «utile» dans le domaine concerné.

Orbe accueillera le siège de l’ORPC régionale Jura Nord vaudois

Hier soir, en raison notamment de sa position géographique centrale, c'est la Cité aux deux Poissons qui a été choisie pour accueillir le siège de la future ORPC du Jura Nord vaudois, regroupant toutes les communes du district, d'Yvonand à l'extrémité de la Vallée de Joux.

Par ailleurs, les charges de l'organisation seront réparties en fonction du nombre d'habitants des communes concernées et non pas au travers d'un calcul reposant sur le point d'impôt.

Plus de détails dans notre édition du 17 mars

Les membres FIR des ORPC de Grandson et Orbe devant le collège principal de Vallorbe.

PCI: la fusion technique, une réussite!

Les membres FIR des ORPC de Grandson et Orbe devant le collège principal de Vallorbe.

Les membres FIR des ORPC de Grandson et Orbe devant le collège principal de Vallorbe.

L’assemblée générale de l’ORPC Orbe s’est déroulée à La Praz sous la présidence de Philippe Goldenschue (Corcelles).

Le major Claude Rutishauser a présenté le résultat de la fusion technique des régions de Grandson et Orbe, voulue par les comités directeurs respectifs. Depuis le 1er octobre 2012, le secrétariat des deux régions se trouve à Orbe. Raphaël Graf (Sainte-Croix) a été engagé comme préposé au matériel. Le personnel professionnel représente 2,75 emplois. Les cours de cadres réunissent les officiers et sous-officiers des deux régions permettant ainsi des échanges riches. Les cours de répétitions se déroulent quant à eux par région.

Dans la nuit du 30 au 31 mai s’est déroulé l’exercice «VALLO13». Cet engagement avait pour but de tester les planifications établies et la collaboration entre les Formations d’Intervention Régionale (FIR) des deux ORPC. Les commandants remplaçants ont conduit l’engagement des hommes, de la mise sur pied de leurs hommes au licenciement.

Un accident de TGV dans le tunnel du Mont d’Or servait de thème à l’exercice. Les missions des FIR consistaient à assurer la prise en charge des passagers sur le terrain en installant et exploitant deux postes collecteurs. A héberger les passagers dans les salles de gym de Vallorbe, transformées en dortoirs. A garantir le ravitaillement des passagers et des intervenants ainsi que d’installer et exploiter un poste de commandement pour conduire les missions de la protection civile. Les enseignements de cet engagement ont été nombreux tant du côté humain que du point de vue technique.

Un exercice réussi par les membres des FIR engagés pendant 2 h. 30 et qui ont fait une analyse pertinente du travail et suggéré des propositions d’amélioration.
On signalera pour terminer que l’exercice financier 2012 de la PCI s’est soldé par un léger bénéfice puisque le coût par habitant, budgété à Fr. 15.91, a été ramené à Fr. 15.32.

Patricia Vanotti, secrétaire et Philippe Goldenschue, président de l’Assemblée régionale de l’ORPC du district d’Orbe.

L’ORPC d’Orbe réunie à Vallorbe

Patricia Vanotti, secrétaire et Philippe Goldenschue, président de l’Assemblée régionale de l’ORPC du district d’Orbe.

Patricia Vanotti, secrétaire et Philippe Goldenschue, président
de l’Assemblée régionale de l’ORPC du district d’Orbe.

Mercredi soir 12 septembre s’est tenue à la salle du Conseil communal de Vallorbe la traditionnelle assemblée régionale de l’ORPC du district d’Orbe, sous la présidence de Philippe Goldenschue.

Après avoir entendu les propos de bienvenue de la municipale Sylviane Tharin et pu visionner un petit film présentant Vallorbe, les délégués des communes se sont penchés sur le budget 2013 et divers préavis concernant les indemnités des membres des différents organes qui composent l’entité. La PC dans du district d’Orbe coûtera en 2013 Fr. 18.13 par habitant, soit environ Fr. 2.20 de plus qu’en 2012. Quant aux indemnités qui n’avaient jamais été revues depuis plus de dix ans, elles ont été légèrement adaptées.

Mariage technique avec Grandson

Les comités directeurs de l’ORPC du district d’Orbe et de son homologue l’ACRG de Grandson ont décidé d’unir leurs forces et leur personnel pour créer une région technique regroupant les deux zones actuellement couvertes. On avait parlé en son temps d’un regroupement plus large, à l’image du district, mais, pour le moment, cette réorganisation est au point mort. L’idée d’unir les forces d’Orbe et Grandson constitue une mise en commun des ressources humaines et en matériel, sans pour autant que les personnalités juridiques des organes actuels soient modifiées.

Ce regroupement technique ne doit durer que le temps nécessaire à la mise en place de la nouvelle législation cantonale, qui se fait un peu attendre. Un contrat de prestations a donc été signé entre les deux régions PC. Le commandant actuel de la région de Grandson, Philippe Duvoisin, prendra sa retraite prochainement. C’est le major Claude Rutishauser qui dirigera le nouvel ensemble à partir du 1er octobre 2012. Un responsable du matériel, Raphaël Graf, a été engagé à Grandson. Les deux secrétariats actuels continueront de fonctionner et complèteront le dispositif. Chaque région conserve cependant ses organes, son autonomie de gestion et ses obligations financières.

Photo Olivier Gfeller

Le comité directeur : MM. Jordan (L’Abergement). Desponds (Chavornay), Mme Sylviane Tharin (Vallorbe), MM. Bally (Vaulion), Mercier (Orbe) et Carrard (Bretonnières).

Juriens : protection civile, dix ans d’activité

Le comité directeur : MM. Jordan (L’Abergement). Desponds (Chavornay),  Mme Sylviane Tharin (Vallorbe), MM. Bally (Vaulion), Mercier (Orbe)  et Carrard (Bretonnières).

Le comité directeur : MM. Jordan (L’Abergement). Desponds (Chavornay), Mme Sylviane Tharin (Vallorbe), MM. Bally (Vaulion), Mercier (Orbe) et Carrard (Bretonnières).

A l’occasion de la séance d’automne de la PCi à Juriens, le Major Claude Rütishauser a évoqué les dix années passées à la tête de l’organisation régionale qu’il commande depuis le 1er août 2000.

Au cours de cette décennie, en dehors des cours de répétition, ses troupes ont donné plusieurs coups de main aux communes pour des travaux particuliers mais elles se sont aussi mobilisées pour aller au secours de population en difficulté.

Ce fut le cas à Yvonand où une mini tornade avait perturbé les campeurs ou lors de la crue subite de l’Orbe qui menaçait d’inonder le Puisoir urbigène. Il a fallu, entre autres, se rendre dans le collège de Vallorbe où un plafond s’était effondré ou accueillir des Roms dans l’abri d’Orbe et assurer les passages des tours cyclistes de Suisse et de France. Les missions sont donc diverses mais les employeurs peinent de plus en plus à libérer les soldats de la PCi qui doivent accomplir trois jours annuels de répétition entre 20 et 40 ans (60 jours en tout).

Un nouveau virage

Désormais, la protection civile s’en va au-devant d’une nouvelle orientation, toujours au service de la population, mais par district. Cette refonte, voulue par le Conseil d’Etat, va réduire le nombre de régions de 21 à 10, sur la base des nouveaux districts. Si la loi passe le cap du Grand Conseil Vaudois au cours de l’année 2011, la Pci de la région d’Orbe fera partie d’un pool qui réunira les trois autres organisations régionales (La Vallée, Yverdon et Grandson).

Une réforme qui paraît nécessaire aux yeux de Claude Rütishauser :

– Sur la base de mon expérience, je me suis rendu compte que notre structure avec un commandant et une secrétaire à 50% ne suffit plus en cas d’urgence ou en cas de maladie. Avec le nouvel organigramme, nous devrions être entre cinq et sept professionnels pour gérer le district Jura-Nord Vaudois et surtout nous pourrons compter sur près 600 miliciens pour 260 actuellement sur la région d’Orbe. Cela permettra de gérer plus efficacement les événements.

L’Omnibus: Cette réorganisation va-t-elle mettre à mal l’offre qui est faite aux communes de recourir à la PCi pour des travaux particuliers?

– Non dans la mesure où un comité régional demeurera en place et décidera des missions à octroyer. Il faut savoir que dans notre région, nous avions limité les interventions de la troupe en certaines circonstances. Ainsi, nous partions du principe que mes gars ne s’occupaient pas des problèmes de circulation lors de manifestations sauf dans des cas très exceptionnels comme pour le Tour de Suisse à Vallorbe ou le passage du Tour de France à Vuiteboeuf. Nous préférons nous concentrer sur des missions utiles et particulières comme la réfection du chemin des Gorges de l’Orbe pour les personnes à mobilité réduite. Autre exemple, lors d’incendies, nous tentons d’apporter du réconfort aux personnes sinistrées comme nous nous occupons également du ravitaillement des pompiers.

L’Omnibus : Est-ce que cette nouvelle Protection Civile va coûter plus cher aux communes ?

– Deux solutions s’offrent aux régions. La PCi «clé en mains» sera plus coûteuse dans la mesure où l’organisme s’occupera de tout. De l’entretien des abris à la gestion du plus petit des matériels, y compris tous les frais liés au fonctionnement. L’autre formule sera identique à celle d’aujourd’hui. C’est-à-dire que les communes sont responsables de leur construction dont elles peuvent disposer plus ou moins à leur guise, sauf en ce qui concerne le poste de commandement de la PC, mais elles doivent subvenir à l’entretien des lieux, contre une location forfaitaire.

Cela sera aux communes de choisir la formule qui leur convient le mieux. Cependant, pour l’instant, il n’est pas possible de chiffrer le coût par habitant de la future organisation.

En définitive, la PCi, comme bien d’autres structures, devra se rallier à la taille du district pour faire face aux dangers potentiels tel squ’ils ont été décrits par la Confédération dans un catalogue qui en a recensé une trentaine dans le canton de Vaud.

Ne pas tomber dans l’excès

Le premier jet de la réforme de la Protection civile vaudoise était bien plus contraignant que la formule proposée aujourd’hui. Au printemps dernier, l’assemblée intercommunale de la région avait réagi avec vigueur face au plan proposé par des fonctionnaires cantonaux. D’autres régions se sont également élevées contre le projet qui a été ramené à des proportions plus logiques.

Comme c’est trop souvent le cas, les organismes fédéraux et cantonaux imaginent des réformes disproportionnées aux besoins. On a ainsi répertorié 21 sites potentiellement dangereux dans le canton. Si les responsables de la PCi tirent heureusement des enseignements des quelques incidents survenus sur le territoire national, les solutions proposées sont souvent démesurées. Comme si les finances des collectivités publiques n’étaient là que pour satisfaire leurs «fantasmes». Par bonheur, les délégués des communes sont suffisamment attentifs pour contrecarrer les ambitions de fonctionnaires trop ambitieux. PM