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Ceux qui oeuvrent au service de la population : Pierre Barras et Jules Escobar.

Orbe: à votre service

L’assistant de sécurité publique est une profession relativement neuve dans la mesure où elle est apparue au début du siècle. Si dans les grandes communes, ces personnes, habillées de gris, se préoccupent essentiellement du parcage, ils ont des tâches bien plus larges dans les localités comme Orbe. S’il est nécessaire de suivre une formation de trois mois à Savatan, les assistants ne sont pas pour autant des policiers dont ils n’ont pas les devoirs, n’étant notamment pas armés et leur véhicule n’étant pas équipé du feu bleu qui distingue les véhicules d’urgence. Par contre, ils ont de nombreuses compétences dans la commune qui les emploie. Jules Escobar et Pierre Barras ont bien voulu nous parler de leur activité.

Tâches multiples

Ils sont donc des hommes de terrain comme le confirment les passants qui les saluent amicalement et qui profitent parfois de leur poser des questions. En dehors du contrôle du stationnement, de leur gestion, et du fonctionnement des horodateurs, ils participent aux séances des chantiers afin de garantir une circulation fluide dans la ville, en disposant la signalisation nécessaire. Ils délivrent aussi les macarons de parking et veillent à l’entretien de ces derniers. Sur le plan administratif, ils sont en charge de la police du commerce qui concerne la délivrance des permis pour les nouveaux commerces et de leur activité (horaires, etc.) comme pour les terrasses qui prennent place sur le domaine public. Il en va de même pour les stands sur le marché et ils collaborent avec l’autorité cantonale pour les manifestations d’envergure (cortèges, fêtes particulières, etc.).

A cela s’ajoute la distribution des commandements de payer lorsque la poste ne trouve pas le destinataire. Ils participent à la commission de police qui reçoit les personnes qui contestent une amende pour parcage illicite et aussi pour le dépôt illégal d’ordures sans oublier les frasques des jeunes. Tout cela engendre un certain travail administratif en collaboration avec la police dont ils partagent le local.

Au cours de la journée, ils doivent faire preuve de la plus grande souplesse puisqu’ils doivent être prêts à intervenir lorsqu’on les sollicite. C’est le cas lors d’un incendie, d’un accident, des ensevelissements ou d’un problème quelconque, notamment à proximité des écoles où le parcage laisse à désirer. Ils ont du reste la responsabilité des patrouilleurs scolaires. Il leur arrive de procéder à de petites enquêtes dans le cadre du contrôle des habitants. Il serait vain de décrire toutes les autres tâches qui leur sont dévolues. Mais il faut savoir que la commune envisage l’engagement d’une troisième personne pour les soulager dans leur mission. Car il ne faut pas avoir peur d’accomplir des horaires hors normes dans un métier en général agréable quand bien même il faut faire face à des citoyens pas toujours commodes et avec lesquels il faut savoir garder son calme. Enfin, on peut dire que par leur présence en ville et leur connaissance de la population, les ASP garantissent une certaine quiétude à Orbe.

Région: Crues et décrues

Comme vous avez pu le constater en différents endroits, notre région est gorgée d’eau comme c’est le cas dans bien des lieux en Helvétie. Pour parer à cet événement particulier, le voyer des eaux Marc Miéville a bien voulu nous renseigner sur les mesures qui ont été prises afin de limiter les dégâts.

«En accord avec la Romande Energie, nous avons tenté de retenir un maximum l’eau à la Vallée de Joux afin qu’elle ne se déverse pas en quantité sur Orbe, comme ce fut le cas en début de semaine. Cela a certes élevé le niveau du lac, mais cela paraissait tout à fait maîtrisable. En clair, la Société électrique turbine pour éviter cet afflux sur Orbe où le Puisoir a été inondé, mais il faut savoir que dans le plan cantonal ce secteur est inondable. Il en va de même pour le Nozon, qui est sorti de son lit sur sa rive gauche entre Orny et Orbe et qui se trouve dans le cadre de Gesorbe dans la même situation que le Puisoir. C’est-à-dire que ces deux endroits sont planifiés pour être des bassins de rétention dans lesquels on peut accumuler de l’eau en cas d’intempéries importantes.

Parkings fermés

A Orbe, toujours sur les abords immédiats de la rivière, des parkings ont été fermés. C’est bien entendu le cas du Puisoir et sur la rive droite à proximité de Nestlé. Nous avons eu encore quelques soucis avec le canal de Baulmes qui était proche du débordement. Au milieu de semaine, nous aurons droit à une accalmie météorologique qui devrait permettre aux cours d’eau de baisser d’intensité. Les pluies annoncées pour le week-end devraient être moins intenses et permettre la décrue des cours d’eau. Quand bien même la situation météorologique pourrait très vite changer. »

Jour de rentrée

Orbe: au service des besoins de l’enfant

Les établissements scolaires d’Orbe ont accueilli lundi dernier un peu moins de mille quatre cents élèves. En primaire (1 à 8 P), cinquante-quatre classes sont ouvertes sur plusieurs sites dans la cité urbigène (les collèges du Grand-Pont, Sainte-Claire, le Pré Genevois et Chantemerle) ainsi que dans des villages avoisinants (Lignerolle, Montcherand, Rances, Valeyres-sous-Rances et Arnex-sur-Orbe). En revanche tout le secondaire est réuni à Montchoisi afin de répondre aux directives et objectifs de la nouvelle loi scolaire de l’école obligatoire (LEO).

Des nouveautés

Pour la voie générale (9 à 11VG), le maître référent aura deux périodes supplémentaires avec ses élèves afin de créer un esprit de classe tout en travaillant selon le programme (PER: plan d’études romand). Dans certains cas exceptionnels, la dispense de l’allemand pourra être accordée au profit de plus de français et de mathématiques. Cette mesure se fera en collaboration entre les parents et le corps enseignant. Et du premier au troisième cycle, un carnet du suivi éthique dans le domaine des médias, images et technologies de l’information et de la communication (MITIC) accompagnera chaque enfant qui abordera deux fois chaque item dans sa scolarité.

Un climat serein

Serge Geiger, directeur du secondaire, constate que les actes d’incivilité sont en nette diminution depuis plusieurs années. Les mesures mises en place ont sûrement des effets positifs, comme l’individualisation d’un parcours scolaire de formation, un médiateur, diverses formules de soutien pour pallier aux difficultés rencontrées dans une branche, l’identification à l’établissement par le conseil des élèves ou encore par des activités extrascolaires, entre autres. L’objectif est que le collège soit un lieu de vie où l’on a du plaisir et donne envie de s’y rendre

Barcelone de nuit

Orbe – Attentat de Barcelone: je me suis vu mourir

Le voyage de l’Urbigène Savanah Vallone>avait mal commencé puisqu’elle avait raté son avion pour Barcelone, avant de trouver place dans le suivant. «Enfin sur place, nous occupions un appartement près de La Rambla avec des amies de Nyon et il était dans nos intentions de faire du shopping dans la cité catalane. C’est la raison pour laquelle, le lendemain, nous avons arpenté la rue la plus célèbre de la ville aux côtés de milliers de touristes. Jusqu’au moment où des bruits sourds et inquiétants sont parvenus à nos oreilles. J’ai de suite pensé à un attentat et nous avons couru jusqu’à une rue perpendiculaire où j’avais vu un pull dans une vitrine. Dans la panique, nous nous sommes engouffrées dans une galerie d’art dans laquelle plusieurs personnes sont venues se réfugier. Les stores d’acier ont été descendus et nous avons pu nous rendre compte de ce qui se passait dans la rue d’à côté grâce aux réseaux sociaux qui se contredisaient sur le déroulement des opérations. J’ai alors pris contact avec mon fiancé Michael pour l’informer, le priant de contacter mes parents, car j’étais persuadée que j’allais mourir. Au cours des 2 heures et demie pendant lesquelles nous avons patienté à l’abri des regards, j’ai téléphoné ensuite à tous ceux que j’aimais pour leur dire au revoir».

Prise en charge

Par chance, les parents de l’une de mes amies connaissaient un Barcelonais, agent de sécurité de l’ONU, qui est venu nous chercher après que la situation se fut un peu calmée. Avec sa femme, ils nous ont emmenés en dehors de la zone dangereuse pour aller manger, nous balader et nous rendre sur une butte qui surplombe Barcelone, afin d’occuper nos esprits et avant de nous ramener à notre appartement. Auparavant, il avait pris la précaution de nous dire de reprendre qu’un minimum d’objets avec nous, car les vols sont fréquents dans ces moments de panique. Au terme de cette soirée durant laquelle je me suis sentie protégée, j’ai bien dormi, refusant tout de même de voir les scènes du massacre à la télévision. Le vendredi, La Rambla était relativement déserte et il y avait des policiers partout. Malgré tout, nous ne sommes pas retournées sur le lieu de l’attentat ce qui ne m’a pas empêchée d’avoir des bouffées d’angoisse, mais je suis allée tout de même m’acheter le pull qui avait retenu mon attention la veille!».

Solidarité dans le malheur

Quelques jours après avoir côtoyé la mort, Savanah se souvenait qu’elle avait couru, pour aller se mettre à l’abri, sans se retourner de peur d’être rattrapée. Elle a jeté ses effets superflus (lunettes, chapeau, etc.) sauf le sac qui contenait ses courses. Dans la galerie, elle s’est retrouvée avec deux Italiens et notamment des Russes qui hurlaient au point de faire craindre d’être repéré. «Aujourd’hui encore, j’ai des contacts avec ces deux garçons et mes amies, car j’ai besoin de les sentir près de moi. Cela ne m’empêchera pas d’aller à Londres ou ailleurs, même si au fond je ne serai pas rassurée. Je sais désormais que le danger est à tous les coins de rue et qu’il faudra malheureusement faire avec, nous dit cette jeune fille de 19 ans qui va entrer prochainement à l’université de Fribourg en faculté pédagogique curative et qui est aussi l’une des chanteuses du groupe Abbavoice. Courage, Savanah.

la halle de la parcelle 322

Orbe: la commune va créer une structure foncière régionale

Même si la décision finale appartiendra au Conseil communal, l’Exécutif urbigène est sur le point de mettre en oeuvre un projet qui était à l’étude depuis le début de la législature. Il s’agit de créer une entité juridique nouvelle sous forme d’une société anonyme destinée à porter différents projets d’investissements immobiliers exclusivement dans le domaine industriel ou artisanal. Cette décision est l’aboutissement d’une réflexion à laquelle ont été associés l’ADNV ainsi que le canton, notamment au travers du Speco (Service de la promotion économique et du commerce). Selon les spécialistes de l’aménagement du territoire, le canton devrait connaître d’ici 2030 une pénurie de zones d’activités, industrielles ou artisanales. Une politique proactive et audacieuse dans ce domaine permettra donc de remédier à cette carence planifiée.

Indispensable maîtrise du foncier

Certaines localités, comme Vallorbe, s’y appliquent depuis longtemps: la maîtrise du foncier par les collectivités locales permet en effet à ces dernières d’optimiser leur croissance et de choisir les entreprises qui peuvent être amenées à s’installer sur leur sol, créant ce faisant des emplois et des retombées fiscales, tout en améliorant les possibilités de densification voulues par la loi. A noter que cette maîtrise calque avec certains des objectifs principaux de législature présentés par l’Exécutif urbigène en début de mandature. Sans compter le fait que la future existence concrète d’une telle structure pourra aussi exercer un effet attractif sur des entreprises qui n’exercent pas encore leur activité dans la région.

Ouverture à d’autres communes

La future SA portera sans doute le nom (encore provisoire) de «La Foncière du Nord SA». Au début, elle sera entièrement détenue par la commune d’Orbe, l’ADNV et le Speco. Après avoir réalisé sa première opération décrite plus loin (Friderici Spécial), la SA pourra aussi servir les intérêts similaires d’autres communes, ceci sans trop péjorer leur situation financière. Elle est conçue comme une structure régionale et non pas exclusivement urbigène. Si d’autres communes venaient à rejoindre la nouvelle SA pour d’autres projets, elles en deviendraient actionnaires et participeraient donc à sa gestion et à son contrôle.

Diminuer l’endettement potentiel

Dans le cas précis décrit plus loin (Friderici Spécial), la commune devra certes s’engager, mais sans devoir mettre en pièces son plafond d’endettement pour une seule opération, en conservant ainsi une marge de manœuvre pour pouvoir investir dans d’autres projets nécessaires à la collectivité. En effet, le montant total de l’investissement brut envisagé comme première opération aurait été de l’ordre de 15 millions de francs sans l’utilisation de la structure de financement et de portage et si la commune n’avait pas trouvé un partenaire privé intéressé à partager le fardeau du financement.

Le groupe Friderici va s’établir à Orbe

Ce partenaire est l’entreprise Friderici Spécial SA – transports spécialisés – qui va devoir dans un avenir proche quitter sa base historique de Tolochenaz pour venir s’établir à Orbe. Créée en 1880, l’entreprise emploie aujourd’hui environ 130 personnes à Tolochenaz et à Vernier et réalise un chiffre d’affaires annuel de l’ordre de 20 millions de francs dont 20% proviennent de ses 10 plus gros clients. Il ne s’agit pas d’une entreprise de transports conventionnelle: ses mouvements anticipés moyens sont de 22 sorties par jour, ce qui ne devrait pas péjorer les flux de circulation.

L’opération planifiée

Sans entrer dans tous les détails techniques de la première opération envisagée, en voici quelques aspects principaux. La parcelle no 322 que la commune veut acquérir à travers la nouvelle SA est celle qui se situe aux Taborneires derrière le siège du groupe Alvazzi et l’entreprise Hilcona. Il s’agit d’une parcelle d’une surface de l’ordre de 30 000 m2, construite sur environ 10 000 m2 de halles de diverses surfaces. Ce bien immobilier qui est actuellement à vendre appartient à la société Camion Transport SA à Wil (SG), une société en main familiale créée en 1925. La valeur estimée par les experts pour la totalité de l’objet immobilier construit est de 15 millions de francs. Les activités encore récemment menées sur cette parcelle ont été déplacées à Yverdon-les-Bains. L’idée est donc que la commune – à travers la nouvelle SA – et la société Friderici Spécial SA se partagent l’achat: la nouvelle SA acquiert le terrain pour 7.5 millions de francs alors que Friderici Spécial SA acquiert les bâtiments pour 7.5 millions de francs. La nouvelle SA se constitue immédiatement après l’achat un DDP (droit distinct et permanent de superficie) en faveur de la société Friderici Spécial SA d’une durée de 60 ans. Non seulement le terrain reste donc contrôlé par la nouvelle SA, mais lui revient en pleine propriété après l’écoulement du DDP (droit de superficie) de 60 ans. Durant toute la durée de ce dernier, une redevance annuelle de 4% est due par Friderici Spécial SA à la nouvelle SA, ce qui lui permet d’assumer ses charges financières. La commune conserve de son côté pendant toute la durée du DDP un droit de regard contractuel sur la typologie des futures activités qui pourront être exercées sur la zone. En effet, Friderici Spécial SA entend non seulement jouir des bâtiments et du terrain pour son propre usage, mais aussi en réserver environ un tiers de la surface à certains de ses clients actuels comme Matisa SA ou Bobst SA, ou TRS.

Avantages d’une première cantonale

Avec cette opération, la commune d’Orbe conforte sa place de centre économique régional et concourt au développement économique du Nord vaudois. Plus de cent personnes travaillant pour les entreprises concernées- y compris pour les clients de Friderici Spécial SA – viendront potentiellement s’établir dans la région. L’actuelle liaison ferroviaire de la parcelle sera bien entendu maintenue opérationnelle. Des synergies profitables peuvent se concevoir entre Friderici Spécial SA tel le pôle Rail-Route de Terco à Chavornay. D’autres entreprises renommées s’installeront aussi dans la zone. Une bonne nouvelle en prévision de l’arrivée du RER. A relever qu’un tel projet n’a encore jamais été développé dans le canton.

Financièrement parlant
La commune devra investir Fr. 777 000.– immédiatement dans la nouvelle SA ce qui ne péjore pas à l’excès son plafond d’endettement. En plus, elle entend compenser rapidement le coût de cet investissement par une cession de patrimoine ailleurs. La nouvelle SA devra de son côté emprunter un peu plus de 6.2 millions de francs, au travers d’un prêt cantonal LADE (loi sur l’appui au développement économique) sans intérêt – voire à fonds perdu et auprès d’un établissement bancaire contre des garanties hypothécaires usuelles. A relever enfin que cette opération est rendue possible par la mise à disposition par le canton d’une partie d’un crédit-cadre de 9 millions de francs sur 4 ans voté le 6 septembre 2016 avec entrée en vigueur le 1.1.2017 et destiné justement «à permettre une meilleure maîtrise du foncier industriel par les collectivités publiques».

Municipalité confiante

Le syndic Henri Germond se félicite au nom de l’Exécutif urbigène de pouvoir mettre en œuvre un tel projet. Il relève que «beaucoup de personnes se sont déjà penchées sur sa conception. Il s’agit pour lui d’un cas d’école, tant économiquement que techniquement. L’ADNV a non seulement participé à sa conception, mais elle en a formellement validé le contenu, qu’elle entend soumettre plus tard aux communes membres qui pourraient s’y intéresser. Et le syndic de compléter: «J’espère aussi que le Conseil communal réservera un accueil favorable à ce projet qui non seulement ménage les finances communales mais qui constitue une première novatrice à vocation régionale».

Depuis quelques années, le sentier des Gorges de l’Orbe cheminant à Vallorbe sur la rive droite de la rivière, des hauteurs du lac du Miroir au lieu-dit « la Prise d’Eau », était en très mauvais état, au point d’être devenu un passage dangereux, qui a dû être interdit au public. Une étape pourtant appréciée autant par les touristes que par les promeneurs de la région. Au début de l’année 2016, un préavis municipal demandant l’octroi d’un crédit de Fr. 104’000.– a été accepté par le Conseil communal de Vallorbe pour la remise en état du chemin. Cette remise en état a aussi bénéficié de l’aide substantielle de la Convention intercommunale des Gorges de l’Orbe qui regroupe les communes limitrophes du cours d’eau. Un chantier compliqué Le chantier a pris un peu plus de temps que prévu. Il a été confié aux soins de l’entreprise locale Hubert Bally qui a bénéficié de « l’aide de plusieurs bûcherons du service des forêts qui ont dû se transformer en alpinistes encordés pour effectuer des travaux acrobatiques d’abattage dans une zone particulièrement difficile et pentue », a expliqué le garde-forestier Dominique Favre. Durant une courte période il y a même fallu mettre en place plusieurs sentinelles qui devaient prévenir les passages intempestifs de promeneurs. Les guetteurs communiquaient entre eux et avec les bûcherons par radio. Le sentier a été recouvert d’une nouvelle couche de béton et les barrières ont été remplacées. Un peu d’histoire... Le lieu-dit « la Prise d’Eau » porte ce nom, car tout à la fin du 19e siècle, il constituait le départ du canal souterrain de plus de 3 kilomètres de long qui acheminait l’eau à l’ancien barrage des Clées : une installation hydroélectrique qui a permis d’alimenter les usagers d’Yverdon-les-Bains, de Grandson, de Sainte-Croix et de différents villages du Nord vaudois de 1896 à 1955. Depuis cette époque, c’est l’usine électrique de la CVE puis de la Romande Energie située sous Lignerolle qui a repris cette production électrique. A cette époque aussi, une petite parcelle de terrain située au lieu-dit l’Ile, sur la Commune de Ballaigues, a été acquise par cette dernière pour y ériger une station de pompage et de traitement d’eaux claires.

Vallorbe: sentier des Gorges à nouveau ouvert aux promeneurs

Depuis quelques années, le sentier des Gorges de l’Orbe cheminant à Vallorbe sur la rive droite de la rivière, des hauteurs du lac du Miroir au lieu-dit « la Prise d’Eau », était en très mauvais état, au point d’être devenu un passage dangereux, qui a dû être interdit au public. Une étape pourtant appréciée autant par les touristes que par les promeneurs de la région.

Au début de l’année 2016, un préavis municipal demandant l’octroi d’un crédit de Fr. 104’000.– a été accepté par le Conseil communal de Vallorbe pour la remise en état du chemin. Cette remise en état a aussi bénéficié de l’aide substantielle de la Convention intercommunale des Gorges de l’Orbe qui regroupe les communes limitrophes du cours d’eau.

Un chantier compliqué

Le chantier a pris un peu plus de temps que prévu. Il a été confié aux soins de l’entreprise locale Hubert Bally qui a bénéficié de « l’aide de plusieurs bûcherons du service des forêts qui ont dû se transformer en alpinistes encordés pour effectuer des travaux acrobatiques d’abattage dans une zone particulièrement difficile et pentue », a expliqué le garde-forestier Dominique Favre. Durant une courte période il y a même fallu mettre en place plusieurs sentinelles qui devaient prévenir les passages intempestifs de promeneurs. Les guetteurs communiquaient entre eux et avec les bûcherons par radio. Le sentier a été recouvert d’une nouvelle couche de béton et les barrières ont été remplacées.

Un peu d’histoire...

Le lieu-dit « la Prise d’Eau » porte ce nom, car tout à la fin du 19e siècle, il constituait le départ du canal souterrain de plus de 3 kilomètres de long qui acheminait l’eau à l’ancien barrage des Clées : une installation hydroélectrique qui a permis d’alimenter les usagers d’Yverdon-les-Bains, de Grandson, de Sainte-Croix et de différents villages du Nord vaudois de 1896 à 1955. Depuis cette époque, c’est l’usine électrique de la CVE puis de la Romande Energie située sous Lignerolle qui a repris cette production électrique. A cette époque aussi, une petite parcelle de terrain située au lieu-dit l’Ile, sur la Commune de Ballaigues, a été acquise par cette dernière pour y ériger une station de pompage et de traitement d’eaux claires.

Orbe: une Verte au perchoir

Dernière séance avant la pause estivale pour le Conseil communal d’Orbe jeudi passé. Avec un ordre du jour relativement chargé qui a occupé les membres du délibérant durant plus de deux heures sous la présidence ultime pour cette année de Philippe Cochard. Plusieurs préavis ont été déposés par l’exécutif, qui concernent, entre autres, une demande de crédit pour des travaux de remplacement de tableaux électriques des stations de relevage, ainsi qu’un diagnostic du réseau des eaux claires et des eaux usées restant à effectuer, ou encore des travaux de sécurisation du Temple et un changement de chaudière doublé de l’aménagement de w.c. publics. Une transformation des locaux pour le personnel PPLS est aussi à l’ordre du jour au Collège du Grand-Pont et à Montchoisi. Les commissaires devront sans doute œuvrer pendant les vacances scolaires pour se déterminer sur tous ces sujets. De même qu’en ce qui concerne les statuts et l’organisation de la nouvelle association scolaire intercommunale ASIOR, dont on a appris que l’élaboration était pratiquement terminée. Le plat de résistance concernait les comptes et la gestion de l’exécutif pour l’année 2016. Ces derniers points n’ont pas donné lieu à de longues discussions.

Comptes 2016

Pour mémoire on rappelle que l’exercice 2016 s’est révélé nettement meilleur que prévu, faisant apparaitre un déficit de Fr. 998 000.– en lieu et place des 1.7 million de francs escomptés, ceci après enregistrement de certaines reprises de provisions comptables qui concernaient des exercices précédents, dans le but d’offrir une vision assainie et plus facilement lisible du bilan de la commune. C’est à l’unanimité que les comptes et la gestion communale pour 2016 ont été acceptés.
Contrôle des associations intercommunales
Au niveau du contrôle de la gestion, la question s’est posée – comme dans d’autres localités – de l’accès d’une commission de gestion ou des finances aux comptes d’une association intercommunale dont fait partie la commune et qu’elle finance régulièrement. Après avoir consulté la préfecture, le syndic Henri Germond a expliqué que ces associations, financées par les deniers publics étaient en principe toutes des personnes morales de droit public. Et qu’à ce titre, les détails de leur résultat et de leur fonctionnement sont publics de principe et d’intérêt public. Dans ces conditions, les comptes seront désormais communiqués aux commissions compétentes du Conseil qui en feraient la demande.

Un crédit de Fr. 244 000.– a été accepté à l’unanimité pour le réaménagement de la chaussée aux Remparts Sud. Une participation de VO Énergies devant encore être décomptée de ce total.

Protection civile

L’adhésion à la nouvelle ORPC du Jura Nord vaudois n’a soulevé aucune objection, de même que la dissolution de l’organisation existante et le transfert de ses actifs à la nouvelle organisation. En fin de séance, Regula de Souza (Les Verts) est intervenue au nom de la CISEROC pour rappeler à quel point, grâce aux nouveaux locaux de la rue de la Tournelle, l’association rencontrait un succès toujours croissant, notamment avec ses ateliers CV, ses cours de langue française pour étrangers ou encore ses cours de naturalisation et ses contacts du jeudi matin, qui rassemblent de plus en plus de monde.

Nouvelle présidente

En vertu des nouvelles dispositions légales, l’élection de la présidente du Conseil pour l’année à venir a pu se dérouler de façon tacite : puisque seule une candidate a été présentée à cette charge par son groupe, la conseillère des Verts Natacha Mahaim Sidorenko. C’est donc à l’applaudimètre et non plus au nombre de bulletins recueillis que cette dernière aura pu mesurer la popularité de sa candidature. Le traditionnel passage de la clé de la cité a eu lieu après la séance devant l’Hôtel de Ville.

Le commandant Turin, entouré des présidents Goldenschue et Vidmer.

SDISPO: pas de souci d’effectif

C’est devant une assistance nombreuse que le commandant du SDISPO, Pascal Turin (Chavornay), a présenté le rapport d’activité 2016 de son corps. Ce Service de Défense Incendie et Secours de la Plaine de l’Orbe réunit 17 communes ou villages, de La Praz à Vuiteboeuf et de Baulmes à Corcelles-s.-Chavornay. Le département DPS (Détachement de Premier Secours) est cantonné à Orbe et dispose de 7 DAP (Détachement d’appui) qui se trouvent à Baulmes, Bavois, Bofflens, Chavornay, Croy, Orbe et Rances. 252 sapeurs et 22 recrues composent le bataillon qui est intervenu à 96 reprises, l’an passé. On notera que le village d’Essert-Pittet a intégré le centre, suite à sa fusion avec Chavornay. On notera que le budget du SDISPO est proche du demi-million de francs.

Corps de jeunes sapeurs en vue

Au niveau de l’Etat-Major, un seul changement est intervenu. Après 20 ans de service, Antonio Sanchez (Montcherand) a démissionné de son poste de quartier-maître qui a été repris par Olivier Agassis (Bavois). Le comité directeur est présidé par Philippe Goldenschue (Corcelles) alors que Thierry Vidmer (Valeyres) est en charge du bureau du conseil intercommunal. Le Major Turin a souligné l’engagement sans faille de ses troupes et se réjouissait de constater que cette région ne souffrait pas d’un manque de personnel, contrairement à ce que l’on observe dans d’autres parties du  canton. Si l’objectif de cette année est de ne pas connaître d’accident dans l’activité, il faut relever qu’un corps des jeunes sapeurs-pompiers (enfants) verra le jour en juillet prochain.

Des nuits à observer

Pour sa part, Alexandre Cavalli a présenté l’ASPO (Association des Sapeurs-Pompiers d’Orbe), en précisant qu’elle est désormais ouverte à tous les pompiers, actuels ou anciens, du SDISPO. Son activité vise à suivre l’évolution du métier, à préserver les véhicules historiques ou à faire preuve de solidarité avec les équipes actuelles. Enfin, le conseiller national Jacques Nicolet s’est réjoui de savoir le SDISPO en pleine forme.

Au cours de sa présidence du Grand Conseil, il a pu apprécier le travail des gens qui veillent à notre sécurité, en passant plusieurs nuits aux côtés des gardiens de prison (EPO), des gendarmes, du corps médical au CHUV, du service des routes ainsi qu’auprès des pompiers professionnels de Lausanne et d’ambulanciers. Il a remercié toutes ces personnes pour le dévouement au service de la population qui n’apprécie pas toujours à sa juste de valeur le travail fourni par ces femmes et ces hommes.

Orbe accueillera le siège de l’ORPC régionale Jura Nord vaudois

Hier soir, en raison notamment de sa position géographique centrale, c'est la Cité aux deux Poissons qui a été choisie pour accueillir le siège de la future ORPC du Jura Nord vaudois, regroupant toutes les communes du district, d'Yvonand à l'extrémité de la Vallée de Joux.

Par ailleurs, les charges de l'organisation seront réparties en fonction du nombre d'habitants des communes concernées et non pas au travers d'un calcul reposant sur le point d'impôt.

Plus de détails dans notre édition du 17 mars

Marcel Bossel.

Orbe: on passe la main

Après 32 ans d’activité, la famille Bossel va céder sa quincaillerie de la rue Pierre-Viret. Au cours de ces années, Marcel et Sieglinde ont vu l’évolution de leur commerce qui est toujours viable. «Au cours du temps, les entreprises de génie civil ont progressivement disparu de la localité. Il n’y a plus que deux petites enseignes dans le domaine de la maçonnerie, par exemple.

Du côté de la vaisselle, des magasins comme Ikea ou Jumbo offrent des produits communs que l’on remplace aisément sans grands débours, alors que les clients ne s’intéressent plus à la porcelaine de luxe. Il en va de même pour les casseroles ou les outils électriques (perceuses, etc.). C’est la raison pour laquelle nous nous sommes progressivement spécialisés dans la sécurité, car aujourd’hui les propriétaires tiennent à ce que leur maison ou leur appartement soient solidement fermés pour faire face aux cambrioleurs», nous dit Marcel.

La zone artisanale a donc diminué dans la localité, mais nous sommes encore utiles pour les petites bricoles (clous, vis, petits outils, etc.). Les quincailleries comme les drogueries voient leur potentiel diminuer, car on a de moins en moins besoin du conseil du spécialiste. Il n’y a du reste plus de quincaillerie à Yverdon, mais il en subsiste une à Pompaples ou Vallorbe.

Le rouleau de treillis

Des quelques bons moments passés dans son commerce, Marcel Bossel relève que sa plus belle commande est venue de Nestlé qui lui avait confié le plan de fermeture de l’entreprise ainsi que de la nouvelle usine Nespresso. Sur le plan anecdotique, il se souvient qu’une entreprise de la place avait chargé l’un de ses apprentis, qui semblait tout savoir, d’aller chercher une machine à faire le vide dans les tubes TV.

D’abord expédié au magasin d’électricité Eiselé (à la Croix) il a été renvoyé par ces derniers avec son bérot chez Bossel (au bas de la rue Pierre-Viret) pour prendre livraison d’un colis qui pesait près de 50 kilos et qui n’était autre qu’un rouleau de treillis qu’il a fallu hisser, non sans peine, sur la Place du Marché, pour une farce qui a remis le jeune homme sur la voie de l’humilité. On ne terminera pas ce papier sans rappeler que Marcel a présidé, pendant de nombreuses années la société des commerçants d’Orbe, la Sicup.

En dernier lieu, on signalera que la boutique Citronnelle fermera elle définitivement ses portes puisqu’il n’a pas été possible de trouver un repreneur. Ce qui démontre bien que les petites boutiques ont de la peine à vivre à Orbe où la nouvelle population n’a malheureusement plus ses habitudes d’achats en ville.

Nuria Gorrite coupe le ruban sous les yeux de Henri Germond , Eliane Naepfli (resp. UAPE) et Claude Borgeaud (directeur Ajoval).

Orbe: UAPE de Sainte-Claire inaugurée en grande pompe

C’est en présence de la conseillère d’Etat Nuria Gorrite, du président de la FAJE (Fondation de l’Accueil de Jour des enfants, Gérald Crétegny et de la secrétaire générale du mouvement, Sylvie Lacoste, que le syndic Henri Germond a inauguré cette UAPE au centre-ville.

Les nouveaux locaux de la rue Sainte-Claire succèdent à ceux qui étaient provisoires à Chantemerle. 48 enfants pourront être accueillis, entre les heures d’école, en ce lieu que l’équipe d’éducatrices et éducateurs qualifie de très fonctionnel.

Quand bien même cette structure n'a été opérationnelle qu’au début du mois de novembre, elle est déjà bien fréquentée, ce qui tend à prouver qu’elle était très attendue par les familles.

Du reste, de très nombreux parents, comme les Autorités des localités affiliées à l’Ajoval, sont venus se rendre compte de l’état des lieux lors de cette journée portes ouvertes.

Les derniers migrants et une partie de l’équipe du Gamo.

Orbe: l’abri se vide

A la fin de ce mois de novembre, l’abri PC urbigène n’accueillera plus de migrants. Pour marquer cette fermeture, une petite cérémonie a réuni les personnes qui se sont occupées de nos hôtes durant cette période de cinq ans.

Elles ont été remerciées par Carine Foretia de l’Evam ainsi que par Denis Barclay, président du GAMO (Groupe d’Accueil des Migrants à Orbe).

A leur tour, quelques migrants ont adressé une lettre pour dire à leur tour combien ils avaient apprécié le dévouement de ces personnes alors qu’ils étaient désemparés à leur arrivée en Suisse.

Mal à l’aise

La réunion s’est déroulée dans les locaux de l’accueil de jour. Le lieu était un havre de paix pour ces demandeurs d’asile. Ils aimaient s’y retrouver sans aucune contrainte tout en respectant la structure et le personnel. Au début, ils ont eu de la peine à admettre qu’une femme puisse gérer le centre. Envers et contre tout, Il n’y a pas eu de bagarre, parfois des tensions, notamment entre gens du Maghreb et des Africains de l’Ouest (Nigeria).

Mais tout se calmait lorsqu’ils confectionnaient un repas de midi qui permettait de réunir tout le monde. Ils profitaient des ordinateurs pour prendre contact avec des amis ou des parents (une heure par jour et par migrant). Ils ont aussi fait des efforts pour apprendre le français, car ils avaient tous pour but de travailler un jour en Suisse. Lorsque le permis leur était refusé, l’idée de retourner au pays leur était insupportable.

C’est la raison pour laquelle plusieurs d’entre eux ont subitement disparu. Il faut savoir enfin qu’ils redoutaient le regard des gens d’ici, se sentant mal à l’aise dans leur situation et sans pouvoir travailler.

Merci du coeur

Aujourd’hui, il ne reste essentiellement que des Afghans qui redoublent d’efforts pour obtenir le sésame pour demeurer ici, mais dont l’avenir est très incertain. Au terme de cette petite cérémonie, les responsables ont souligné le travail des assistantes du centre comme des membres du GAMO qui ont fait preuve d’un grand cœur pour épauler ces gens dans la détresse. Beaucoup d’entre eux leur ont donné des cours de français comme l’infatigable Pierre Roemer, Denis Barclay démêlait leurs soucis et avait créé le Ciné-Club de 4 à 7 alors que Willy Reverchon leur proposait des balades dominicales.

A tous ceux qui ont fait en sorte qu’Orbe et ses environs soit accueillant, nous leur disons merci!