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Le commandant Turin, entouré des présidents Goldenschue et Vidmer.

SDISPO: pas de souci d’effectif

C’est devant une assistance nombreuse que le commandant du SDISPO, Pascal Turin (Chavornay), a présenté le rapport d’activité 2016 de son corps. Ce Service de Défense Incendie et Secours de la Plaine de l’Orbe réunit 17 communes ou villages, de La Praz à Vuiteboeuf et de Baulmes à Corcelles-s.-Chavornay. Le département DPS (Détachement de Premier Secours) est cantonné à Orbe et dispose de 7 DAP (Détachement d’appui) qui se trouvent à Baulmes, Bavois, Bofflens, Chavornay, Croy, Orbe et Rances. 252 sapeurs et 22 recrues composent le bataillon qui est intervenu à 96 reprises, l’an passé. On notera que le village d’Essert-Pittet a intégré le centre, suite à sa fusion avec Chavornay. On notera que le budget du SDISPO est proche du demi-million de francs.

Corps de jeunes sapeurs en vue

Au niveau de l’Etat-Major, un seul changement est intervenu. Après 20 ans de service, Antonio Sanchez (Montcherand) a démissionné de son poste de quartier-maître qui a été repris par Olivier Agassis (Bavois). Le comité directeur est présidé par Philippe Goldenschue (Corcelles) alors que Thierry Vidmer (Valeyres) est en charge du bureau du conseil intercommunal. Le Major Turin a souligné l’engagement sans faille de ses troupes et se réjouissait de constater que cette région ne souffrait pas d’un manque de personnel, contrairement à ce que l’on observe dans d’autres parties du  canton. Si l’objectif de cette année est de ne pas connaître d’accident dans l’activité, il faut relever qu’un corps des jeunes sapeurs-pompiers (enfants) verra le jour en juillet prochain.

Des nuits à observer

Pour sa part, Alexandre Cavalli a présenté l’ASPO (Association des Sapeurs-Pompiers d’Orbe), en précisant qu’elle est désormais ouverte à tous les pompiers, actuels ou anciens, du SDISPO. Son activité vise à suivre l’évolution du métier, à préserver les véhicules historiques ou à faire preuve de solidarité avec les équipes actuelles. Enfin, le conseiller national Jacques Nicolet s’est réjoui de savoir le SDISPO en pleine forme.

Au cours de sa présidence du Grand Conseil, il a pu apprécier le travail des gens qui veillent à notre sécurité, en passant plusieurs nuits aux côtés des gardiens de prison (EPO), des gendarmes, du corps médical au CHUV, du service des routes ainsi qu’auprès des pompiers professionnels de Lausanne et d’ambulanciers. Il a remercié toutes ces personnes pour le dévouement au service de la population qui n’apprécie pas toujours à sa juste de valeur le travail fourni par ces femmes et ces hommes.

Orbe accueillera le siège de l’ORPC régionale Jura Nord vaudois

Hier soir, en raison notamment de sa position géographique centrale, c'est la Cité aux deux Poissons qui a été choisie pour accueillir le siège de la future ORPC du Jura Nord vaudois, regroupant toutes les communes du district, d'Yvonand à l'extrémité de la Vallée de Joux.

Par ailleurs, les charges de l'organisation seront réparties en fonction du nombre d'habitants des communes concernées et non pas au travers d'un calcul reposant sur le point d'impôt.

Plus de détails dans notre édition du 17 mars

Marcel Bossel.

Orbe: on passe la main

Après 32 ans d’activité, la famille Bossel va céder sa quincaillerie de la rue Pierre-Viret. Au cours de ces années, Marcel et Sieglinde ont vu l’évolution de leur commerce qui est toujours viable. «Au cours du temps, les entreprises de génie civil ont progressivement disparu de la localité. Il n’y a plus que deux petites enseignes dans le domaine de la maçonnerie, par exemple.

Du côté de la vaisselle, des magasins comme Ikea ou Jumbo offrent des produits communs que l’on remplace aisément sans grands débours, alors que les clients ne s’intéressent plus à la porcelaine de luxe. Il en va de même pour les casseroles ou les outils électriques (perceuses, etc.). C’est la raison pour laquelle nous nous sommes progressivement spécialisés dans la sécurité, car aujourd’hui les propriétaires tiennent à ce que leur maison ou leur appartement soient solidement fermés pour faire face aux cambrioleurs», nous dit Marcel.

La zone artisanale a donc diminué dans la localité, mais nous sommes encore utiles pour les petites bricoles (clous, vis, petits outils, etc.). Les quincailleries comme les drogueries voient leur potentiel diminuer, car on a de moins en moins besoin du conseil du spécialiste. Il n’y a du reste plus de quincaillerie à Yverdon, mais il en subsiste une à Pompaples ou Vallorbe.

Le rouleau de treillis

Des quelques bons moments passés dans son commerce, Marcel Bossel relève que sa plus belle commande est venue de Nestlé qui lui avait confié le plan de fermeture de l’entreprise ainsi que de la nouvelle usine Nespresso. Sur le plan anecdotique, il se souvient qu’une entreprise de la place avait chargé l’un de ses apprentis, qui semblait tout savoir, d’aller chercher une machine à faire le vide dans les tubes TV.

D’abord expédié au magasin d’électricité Eiselé (à la Croix) il a été renvoyé par ces derniers avec son bérot chez Bossel (au bas de la rue Pierre-Viret) pour prendre livraison d’un colis qui pesait près de 50 kilos et qui n’était autre qu’un rouleau de treillis qu’il a fallu hisser, non sans peine, sur la Place du Marché, pour une farce qui a remis le jeune homme sur la voie de l’humilité. On ne terminera pas ce papier sans rappeler que Marcel a présidé, pendant de nombreuses années la société des commerçants d’Orbe, la Sicup.

En dernier lieu, on signalera que la boutique Citronnelle fermera elle définitivement ses portes puisqu’il n’a pas été possible de trouver un repreneur. Ce qui démontre bien que les petites boutiques ont de la peine à vivre à Orbe où la nouvelle population n’a malheureusement plus ses habitudes d’achats en ville.

Nuria Gorrite coupe le ruban sous les yeux de Henri Germond , Eliane Naepfli (resp. UAPE) et Claude Borgeaud (directeur Ajoval).

Orbe: UAPE de Sainte-Claire inaugurée en grande pompe

C’est en présence de la conseillère d’Etat Nuria Gorrite, du président de la FAJE (Fondation de l’Accueil de Jour des enfants, Gérald Crétegny et de la secrétaire générale du mouvement, Sylvie Lacoste, que le syndic Henri Germond a inauguré cette UAPE au centre-ville.

Les nouveaux locaux de la rue Sainte-Claire succèdent à ceux qui étaient provisoires à Chantemerle. 48 enfants pourront être accueillis, entre les heures d’école, en ce lieu que l’équipe d’éducatrices et éducateurs qualifie de très fonctionnel.

Quand bien même cette structure n'a été opérationnelle qu’au début du mois de novembre, elle est déjà bien fréquentée, ce qui tend à prouver qu’elle était très attendue par les familles.

Du reste, de très nombreux parents, comme les Autorités des localités affiliées à l’Ajoval, sont venus se rendre compte de l’état des lieux lors de cette journée portes ouvertes.

Les derniers migrants et une partie de l’équipe du Gamo.

Orbe: l’abri se vide

A la fin de ce mois de novembre, l’abri PC urbigène n’accueillera plus de migrants. Pour marquer cette fermeture, une petite cérémonie a réuni les personnes qui se sont occupées de nos hôtes durant cette période de cinq ans.

Elles ont été remerciées par Carine Foretia de l’Evam ainsi que par Denis Barclay, président du GAMO (Groupe d’Accueil des Migrants à Orbe).

A leur tour, quelques migrants ont adressé une lettre pour dire à leur tour combien ils avaient apprécié le dévouement de ces personnes alors qu’ils étaient désemparés à leur arrivée en Suisse.

Mal à l’aise

La réunion s’est déroulée dans les locaux de l’accueil de jour. Le lieu était un havre de paix pour ces demandeurs d’asile. Ils aimaient s’y retrouver sans aucune contrainte tout en respectant la structure et le personnel. Au début, ils ont eu de la peine à admettre qu’une femme puisse gérer le centre. Envers et contre tout, Il n’y a pas eu de bagarre, parfois des tensions, notamment entre gens du Maghreb et des Africains de l’Ouest (Nigeria).

Mais tout se calmait lorsqu’ils confectionnaient un repas de midi qui permettait de réunir tout le monde. Ils profitaient des ordinateurs pour prendre contact avec des amis ou des parents (une heure par jour et par migrant). Ils ont aussi fait des efforts pour apprendre le français, car ils avaient tous pour but de travailler un jour en Suisse. Lorsque le permis leur était refusé, l’idée de retourner au pays leur était insupportable.

C’est la raison pour laquelle plusieurs d’entre eux ont subitement disparu. Il faut savoir enfin qu’ils redoutaient le regard des gens d’ici, se sentant mal à l’aise dans leur situation et sans pouvoir travailler.

Merci du coeur

Aujourd’hui, il ne reste essentiellement que des Afghans qui redoublent d’efforts pour obtenir le sésame pour demeurer ici, mais dont l’avenir est très incertain. Au terme de cette petite cérémonie, les responsables ont souligné le travail des assistantes du centre comme des membres du GAMO qui ont fait preuve d’un grand cœur pour épauler ces gens dans la détresse. Beaucoup d’entre eux leur ont donné des cours de français comme l’infatigable Pierre Roemer, Denis Barclay démêlait leurs soucis et avait créé le Ciné-Club de 4 à 7 alors que Willy Reverchon leur proposait des balades dominicales.

A tous ceux qui ont fait en sorte qu’Orbe et ses environs soit accueillant, nous leur disons merci!

Orbe: fermeture de l’abri PC

L’annonce est tombée à la fin de la semaine dernière. L’abri PC du Puisoir sera fermé à la fin de ce mois de novembre. Prévu pour accueillir une cinquantaine d’hommes, il n’héberge actuellement qu’une vingtaine de personnes (23). Selon Carine Foretia de l’EVAM, l’arrivée de requérants a fortement baissé en 2016 alors que l’affluence avait été exponentielle en 2015. Près de 200 places d’accueil se sont libérées dans le canton. C’est la raison pour laquelle nous fermons les structures dans les abris PC qui étaient prévus pour des séjours courts, ce qui n’était plus le cas avec l’afflux de 2015. En plus, des projets de constructions en dur sont sur le point d’être concrétisés comme à Ecublens (200 places). Ballaigues accueillera aussi 80 personnes dans le bâtiment de Jura-Rosaly .

Orbe prête à rouvrir en 24 heures

La Commune d’Orbe avait été informée par l’Etablissement Vaudois de l’Accueil des Migrants (EVAM) de la fermeture prochaine de ces locaux. Elle s’est toutefois engagée à ouvrir rapidement l’abri PC si l’afflux de migrants devait reprendre. La négociation prévoit qu’elle reçoive une compensation financière, même si elle sera autorisée à accueillir des hôtes divers pour un week end en cas de non-occupation. Par contre, les locaux de l’accueil de jour de la rue Ste-Claire ne seront pas réutilisés et la commune n’envisage pas d’occuper le lieu qui ne lui appartient pas. Si des migrants devaient revenir au Puisoir dans le futur, ils iront passer leur journée ailleurs, très probablement à Lausanne. Après avoir permis pendant cinq ans l’installation de ces demandeurs d’asile à Orbe, le syndic Henri Germond tire un bilan positif de leur présence. « Nous n’avons quasiment pas eu de soucis avec ces gens et je considère que tout s’est bien passé, même si parfois des citoyens nous ont dit leur désapprobation ».

Activités maintenues

Ce départ n’inquiète pas outre-mesure le GAMO (Groupe d’Accueil des Migrants à Orbe). Son président, Denis Barclay, a d’ores et déjà réuni son comité pour envisager la poursuite du mouvement. Une cinquantaine de demandeurs d’asile occupent des appartements dans la localité et aux environs. Nous allons les suivre dans leur intégration et l’aide sera plus individualisée qu’auparavant. Nous maintiendrons l’activité du ciné 4 à 7 à la Tournelle et nous tirerons un bilan à la fin de la saison. Il en va de même pour les repas que nous organisons mensuellement de manière à maintenir le dialogue avec les Urbigènes. Enfin, nous allons prendre contact avec la Ciseroc pour éviter une action en parallèle, mais cette dernière s’occupe des gens ayant un permis B alors que nous nous préoccupons de ceux qui n’ont pas encore obtenu ce sésame.

Orbe et Chavornay: ouvrir la voie au RER Vaud

Deux soirées publiques d’information largement fréquentées ont été organisées successivement à Chavornay et à Orbe, avec pour objectif de présenter les projets d’amélioration de la mobilité entre et au sein des deux localités, ainsi que les modifications de tracé de l’OC actuellement à l’enquête avec la construction d’un pont routier dans la plaine pour enjamber le futur tracé corrigé de l’OC.

A Chavornay comme à Orbe, les syndics respectifs Christian Kunze et Henri Germond étaient à la manœuvre en compagnie du directeur de Travys SA, Daniel Reymond, et du responsable de la planification à la Direction générale de la mobilité et des routes (DGMR) du Canton, Frederico Molina.

Si les projets qui ont été présentés dans les deux localités sont identiques, les attentes et interrogations des populations sont légèrement différentes. Les projets impactent en effet différemment les territoires des deux communes.

Boucle ferroviaire et pont routier

Pour l’essentiel, le projet actuellement à l’enquête publique concerne le tracé de l’Orbe-Chavornay. Il comprend la construction d’un pont dans la plaine un peu en dessous de PESA et la correction importante de l’entrée du train à Chavornay grâce à la création d’une boucle traversant la zone agricole. Elle permettra aux rames de s’insérer dans l’axe du trafic Lausanne — Yverdon-les-Bains en gare de Chavornay. Cette boucle, située entre un quartier de villas et la réserve du Creux-de-Terre, aura un rayon d’environ 185 mètres, le minimum nécessaire pour permettre aux compositions modernes du RER comme aux locomotives et wagons-marchandises d’y circuler sans restriction. Le système d’électrification doit aussi être changé, pour passer de l’alimentation historique à courant continu de l’OC à un raccordement complet avec l’électrification CFF, homogénéité des matériels oblige.

Autres mesures

Ce projet s’accompagne de mesures propres à chaque localité. A Chavornay, dans un double souci de sécuriser la route de Corcelles et de freiner les envies des pendulaires d’y circuler, des traversées piétonnières avec feux lumineux ont été réalisées en 2016. Du côté d’Orbe, ce sont les carrefours des Ducats et de Taborneires qui devront subir des modifications. Ces dernières ayant pour but aussi d’inciter fortement les pendulaires urbigènes à utiliser la sortie d’autoroute des Mosaïques en empruntant la route de contournement d’Orbe et non pas celle de Chavornay. Cet objectif sera recherché en ralentissant, aussi grâce à des feux et des systèmes de présélections-triage, le trafic entre les deux localités, pour augmenter la cadence de passage des usagers qui choisiront le « bon parcours et ralentir les usagers purement locaux ».

Gare de Chavornay

La gare de Chavornay sera revisitée avec création de quais à hauteur, de passages sous voie, en pente douce, d’un ascenseur côté place de la Gare et d’un aménagement de quai plus long pour accueillir les rames du RER-Orbe. Dans un premier temps, les usagers devront changer de train, mais sur le même quai, pour se rendre à Lausanne ou à Yverdon-les-Bains. Dans un second temps, le trajet complet pourra être effectué sans changer de train. Cette seconde phase est fonction de l’avancement de travaux entre Bussigny et Lausanne — doublement des voies existantes — à l’horizon 2023. La première phase du projet présenté devrait pouvoir être réalisée en 2018-2019 avec entrée en fonction à l’horaire d’hiver 2019, si les oppositions, recours et procédures ne le retardent pas trop.

pont-chavo

Gare et haltes d’Orbe

A Orbe, la halte de Saint-Eloi sera déplacée sur un tronçon plus rectiligne situé en aval, qui permettra de construire des quais de 120 mètres de long environ et la gare des Granges verra son quai allongé et déplacé en face du complexe de Nestlé. La Gare du centre-ville ne verra dans un premier temps que ses quais adaptés et prolongés. D’autres modifications pourraient survenir ultérieurement, mais elles font partie d’un autre projet de réaménagement complet de cette place sur lequel les autorités communales travaillent de concert avec Travys SA et les propriétaires privés des terrains concernés.

Ne pas rater le bon wagon

Aussi bien à Chavornay qu’à Orbe, les syndics ont insisté sur le fait que ce projet était essentiel pour les localités, qui y travaillent depuis 8 ou 9 ans, notamment au travers de l’ADEOC. Les deux localités sont considérées par la canton comme des centres régionaux. A ce titre, leur développement est favorisé. Mais pour rester des centres régionaux, la présence d’un raccordement au chemin de fer est impérative. A l’horizon 2030, Orbe devrait voir les emplois locaux augmenter de 2 200 unités pendant que Chavornay devrait voir ce même chiffre augmenter de 1 300 environ. Les emplois de proximité sont l’avenir, ont dit en cœur Christian Kunze et Henri Germond, comme sera aussi offerte, dans un avenir pas très éloigné, la possibilité de prendre son train à Orbe pour se rendre directement et rapidement à Genève ou à Montreux. L’un comme l’autre ont aussi insisté sur le fait que, quand le char des subventions passe, il faut le héler de suite, car en général il ne repasse pas de sitôt. Surtout pas garni de plus de 70 millions de francs que la Confédération et le Canton sont prêts à investir dans le projet global.

Réactions

A Chavornay, l’essentiel des questions et réactions est venu d’un groupe d’habitants du quartier En Forez qui sera « encerclé » par la future boucle. Emplacement de celle-ci, sécurité des enfants, environnement, faune, proximité de la réserve du Creux-de-Terre, bruit nocturne des wagons de marchandises à la manœuvre et dévalorisation des immeubles ont été autant de sujets évoqués. A Orbe, la question du déplacement de la halte de Saint-Eloi a préoccupé plusieurs riverains, pour des raisons de bruit, de vibrations et surtout d’apport sur des chemins actuellement privés de circulations automobile et piétonnière supplémentaires. Le bien-fondé global du projet n’a pas été contesté lors de l’une ou l’autre des soirées.

Procédure

Les promoteurs du projet ont rappelé que la procédure d’enquête publique court jusqu’au 24 octobre. Ils ont incité les opposants ou les résidents qui auraient des questions à se manifester jusque-là, y compris s’agissant de compensations financières. En matière de chemins de fer, la procédure est particulière. Elle a été rappelée par Frederico Molina, qui a souligné que les oppositions ou remarques seraient traitées par l’Office fédéral des transports (OFT), seul compétent en la matière. Le permis de construire sera délivré par cet Office, le cas échéant avec des charges qui s’imposeront aux promoteurs. Divers recours existent, au Tribunal administratif fédéral, puis le cas échéant au Tribunal fédéral lui-même. Les délais sont longs, les procédures coûteuses, et Frederico Molina a suggéré au public concerné directement de privilégier les voies des discussions et des négociations, hors cadre judiciaire, car elles se révèlent en principe préférables et moins onéreuses que le passage chez les juges.

Position ambiguë de Chavornay

Il y a quelques jours, le Conseil communal de Chavornay a adopté une motion enjoignant la Municipalité de s’opposer au projet global dans les délais. « Nous ne sommes pas opposés au développement d’un concept de transports publics desservant la commune d’Orbe, mais nous souhaitons que certains points de ce projet d’importance soient étudiés, approfondis et précisés » laissent entendre les motionnaires. L’Exécutif actuel ne semble pas non plus très conséquent dans ses démarches, car tout en promouvant le projet en public, il en déplore certains aspects. « La Municipalité n’est pas enchantée par ce projet, a tenu à préciser Christian Kunze, le syndic, notant que la Confédération a écarté pour des raisons financières, mais aussi à cause de la proximité de la nappe phréatique, l’idée de créer un tunnel à la place d’un pont ». Interrogé spécifiquement sur cette question par un participant à la réunion de Chavornay, le syndic est resté laconique et n’a pas commenté. Reste que la nouvelle Municipalité élue ne partagera peut-être pas ces interrogations et leur aspect contradictoire. Affaire à suivre sur ce plan aussi.

Pour en savoir plus

www.adeoc.ch : carte interactive

www.travys.ch : modernisation de la ligne Orbe- Chavornay, images et vues aériennes détaillées.

© Illustrations: Travys SA

Chavornay: remise en question d’un projet

Le Conseil a accepté une motion qui somme la Municipalité de déposer, dans les délais, une opposition au projet de modernisation de la ligne Orbe - Chavornay. En effet, s’ils ne sont pas fermement opposés au projet, les membres du Conseil veulent en connaître, dans les détails, les tenants et aboutissants. C’est surtout la boucle de 185 mètres linéaires qui passerait près de la réserve naturelle et du quartier Lougilloux-Mollenchire qui pose problème. Ce sont également les impacts sonores des trains de marchandises, la nuit, qui sont spécialement pointés. Les autorités auraient préféré que ce tronçon passe par un souterrain, sous la route cantonale, solution que l’OFT a écartée pour des raisons financières et de manière à ne pas endommager la nappe phréatique. En outre, la population aura l’occasion d’être informée des grandes lignes du projet, lors d’une séance publique de Travys, le 12 octobre à Chavornay et le lendemain à Orbe.

Réaction urbigène

Du côté d’Orbe, ce frein à la construction de la ligne qui relierait le RER à la cité urbigène, n’étonne que partiellement le syndic Henri Germond. « Je peux bien comprendre que l’on s’inquiète des nuisances que peut entraîner cet aménagement et il est normal que les gens posent des questions. Il faut savoir aussi que si l’on ne parvient pas à trouver une solution ferroviaire, c’est la circulation automobile qui pourrait augmenter d’une manière sensible, ce que les Chavornaysans ne souhaitent pas. Il faut rappeler que le but du projet est de réduire le trafic routier au profit du chemin de fer. En plus, l’abandon de ce tronçon priverait notre région du Centre de Traitement et de Réhabilitation (CTR) qui remplacera l’hôpital actuel. J’attends de lire les considérations émises lors du conseil de nos voisins et de savoir comment la Municipalité va réagir avant de me prononcer définitivement, dans l’espoir que l’esprit régionaliste primera.»

Les décisions

Après de très longues négociations, le règlement du Conseil communal a été adopté, sous réserve de l’approbation de l’autorité cantonale.
Le conseil a accordé à la Municipalité un crédit de Fr. 69’000.- afin de procéder à la réfection du sol et de l’éclairage de la grande salle.
Il a adopté l’achat pour Fr. 275’700.- de 10 places de parc souterraines dans les nouvelles constructions situées «En Couvalau» afin de libérer les places sur le parking en face de la maison de commune, pour les mettre à disposition du public.

Enfin, le conseil a accepté le complément I au budget 2016 qui prévoit une diminution du déficit de Fr. 378’000.-.

Le couronnement des rois

Orbe: Abbaye, les jeux sont faits !

C’est le thème des jeux qui a été choisi pour cette abbaye 2016. Le soleil était là, la bonne humeur aussi, tout était prêt pour que la fête soit belle.
Malheureusement, les participants au cortège et les spectateurs ont préféré la piscine ou la chaleur tempérée de la montagne… Cette édition a été marquée par une nouvelle tenue du banneret, Alain Magnenat et des chemises assorties pour le comité.

Sur les 198 membres, dont 4 admis lors de l’assemblée du matin, 71 se sont rendus au stand de Valeyres pour une lutte acharnée. Certains voulaient l’avoir, le résultat qui les ferait rois ou leur donnerait une channe, d’autres ont tiré pour le sport. Mais tout ceci s’est passé dans la bonne humeur et la franche camaraderie au son de la fanfare L’Espérance de Vaulion. Au stand du petit calibre, ce sont MM. Monnier et Eschmann qui ont aimablement conseillé les dames et les enfants pour leurs tirs.

Le dimanche, Adeline, Alessia, Fanny, Gaïane, Laura, Mélanie et Molly se sont transformées en reines pour accompagner les meilleurs tireurs, couronnés, après la célébration œcuménique, sur l’esplanade du château. Un cortège a amené cette royauté au Puisoir pour un magnifique banquet, avec la traditionnelle langue. Lors de la partie officielle, orchestrée par Christian Maire qui n’a pas manqué de jouer avec les mots, les différents orateurs se sont succédé sur l’échiquier de la bonne humeur. Le syndic, Henri Germond, a rappelé que les bénévoles sont indispensables à la vie de la cité et a remercié le Conseil de l’Abbaye et ses aides pour tout le travail accompli à la préparation de cette fête.

Le cortège n’était malheureusement pas grand, mais très beau avec les élèves de 4P déguisés en dés, les cyclistes aux jeux de cartes, l’école de judo Dégailler Orbe ou les Ondins à la pêche aux notes et à la pêche miraculeuse. A cause de la chaleur, le parcours a été raccourci, mais s’est bien terminé sur l’esplanade du château. L’abbé-président, Jean-Michel Magnenat, avec l’aide rapide de la Fanfare d’Yvonand, a orchestré la reddition du drapeau suivie de l’apéritif offert par la commune.

Samedi et lundi après-midi, les enfants ont pu profiter de tarifs réduits pour les jetons de l’abbaye afin de monter sur les autos tamponneuses ou le carrousel, sans manquer la pêche ou les boîtes à déguiller. Les rois ont offert une verrée lundi soir avant de terminer cette fête par les buffets magnifiques préparés par le cantinier Pierre-Alain Porchet.
Le jambon pesant 7,445 kg a été gagné par Alain Magnenat et la Lanterne rouge a été offerte à Louis Ganty. Que la fête fut belle!

Les rois

A la cible abbaye, Daniel Kündig est 1er avec 403 pts suivi de Philippe Meirim au coup centré de 98 pts, puis vient Frédéric Richard avec 396 pts et Yves Ansermet avec un coup centré de 97 pts.
A la cible du 150e, le 1er est Paul Dessaux avec 466 pts, le 2e Daniel Kündig 444 pts le 3e Luc Pasquier avec 438 pts.
A la cible de la Garde d’honneur, 1er Jean-Michel Magnenat avec 803 pts, 2e Luc Pasquier avec 792 pts et 3e Paul Dessaux avec 783 pts.
A la cible surprise, 1er Jacques Grivat 46 pts, 2e Yves Ansermet 45 pts (dont 4 x 10 pts) et 3e Frédéric Richard 45 pts.
Chez les dames, 1ère avec 91 pts, Myri Béguelin suivie de Julie Tortoriello 90 pts et Adeline Haeberli 87 pts.
Chez les filles, 1ère Justine Maire avec 69 pts suivie de Angie Duplan 67 pts et Chloé Fucinos 66 pts.
Tir des garçons 14-16 ans, 1er Loïc Fucinos 71 pts, 2e Quentin Palomba 66 pts et 3e Jeremy Troyon 50 pts.
Tir des garçons 10-13 ans, 1er Gabriel Maire 77 pts, 2e Julien Maire 67 pts et 3e Bazil Grivat 44 pts.

Le TF veut-il faire fabriquer des pizzas en Tchéquie?

La semaine passée, le Tribunal fédéral a annulé les feux verts cantonaux vaudois – Conseil d’Etat et Tribunal cantonal – donnés à l’extension d’une zone industrielle. A ses yeux, le projet d’extension – sur des terres agricoles – de l’usine Hilcona à la périphérie d’Orbe ne permet pas de justifier une exception au moratoire de cinq ansinstauré en mai 2014, soit depuis l’entrée en vigueur de la dernière révision de la loi fédérale sur l’aménagement du territoire (LAT) approuvée en 2013 par le peuple en votation populaire.

Notamment pas en raison d’une urgence invoquée par la commune et soutenue par le canton, mais qui aux yeux des juges n’existe pas dans le cas Hilcona. «La nouvelle affectation en zone à bâtir des terrains litigieux d’Orbe pourra être approuvée lorsque des déclassements correspondants, à Orbe ou dans d’autres communes vaudoises, seront entrés en force», a indiqué le Tribunal fédéral. Cet argumentaire revient à dire que l’on peut sans autre repousser à 2020 au moins tout projet reposant sur des bases juridiques solides. Le nouveau plan directeur cantonal (4e adaptation) est censé entrer en vigueur au 1er janvier 2017, si le Grand Conseil l’accepte. Quant au PGA attendu – dans sa nouvelle livrée –, certains le voient prêt pour 2020 environ, sans compter les recours et oppositions qui ne manqueront pas de fleurir à son sujet.

Hilcona muet et syndic inquiet

Pour le syndic d’Orbe Claude Recordon, «l’affaire de cette extension refusée est symptomatique de l’attitude de juges déconnectés de la réalité économique». Il aura fallu 4 ans pour que ces derniers décident que l’extension ne présentait… pas de caractère urgent. Facile à dire avec le recul et le temps pris pour la procédure. Malgré l’insistance pressante de l’Omnibus, Hilcona n‘a pas souhaité s’exprimer sur cette question. Elle s’est contentée d’un courriel laconique adressé mardi soir à la rédaction dans lequel son directeur Fortunat Dillier précise: «Nous ne souhaitons pas commenter cette décision du TF». Même sans réaction de sa part, on peut toutefois imaginer que ce qui était pour Hilcona un plan de développement urgent en 2012 ne l’est plus forcément à mi 2016. A fortiori si ce n’est pas avant 2020 au plus vite qu’une nouvelle extension pourrait être envisagée. Non seulement les centaines d’emplois à créer avec l’extension prévue se feront attendre, mais il n’est pas impensable d’imaginer que le personnel actuel risque, à terme, de payer le prix d’une délocalisation, dans un pays plus accueillant administrativement et où les salaires sont plus avantageux.

«Je ne serai plus en charge de ces questions, précise encore Claude Recordon, mais je suis inquiet pour l’avenir du développement économique de la région, du canton et de la Suisse». A l’aide d’une vision très entomologiste de la loi et d’ordonnances concoctées par des fonctionnaires fédéraux politisés, on coupe la dynamique et l’imagination des autorités locales. Pourtant, Orbe est considérée comme un centre stratégique de développement économique par le canton. «Ce qui justifiait précisément, à notre sens, une dérogation et une urgence qui désormais n’en est plus une. Mais bref, il y a une décision judiciaire, on en prend donc acte, ce qui ne nous empêche toutefois pas d’être surpris et choqués».

Henri Germond

Orbe: Henri Germond, premier syndic socialiste

C’est donc la première fois dans l’histoire qu’Orbe sera dirigée par un membre du parti socialiste. Jusque-là, les partis radical et libéral ont dominé le débat et ce n’est que dans le dernier quart du 20e siècle que la gauche a émergé. Pour entamer cet entretien, l’Omnibus a demandé à Henri Germond de quel courant de gauche il s’inspirait :
«A vrai dire, je n’ai pas baigné dans la politique dans ma jeunesse. C’est au contact de ma femme Michèle que je me suis intéressé à la chose. Le fait de concevoir l’avenir de la localité a provoqué mon intérêt. Si je devais me définir, je pense avoir une sensibilité sociale avec un souci du consensus. Je vous fais remarquer aussi que c’est la première fois qu’un syndic ne pourra pas se reposer sur une majorité que cela soit à la Municipalité ou au Conseil. Cela sous-entend un autre style de conduite et il me faudra faire en sorte de rallier l’ensemble à nos idées».

Comment envisagez-vous votre façon de travailler?

– Au début, il s’agira de faire connaissance. Je ne connais encore pas très bien certains de mes futurs partenaires et il me faudra les entendre pour établir en leur compagnie un programme de législature dans les 100 jours. Je vais rester fidèle à mes principes: Clarté, Confiance et Reconnaissance. C’est-à-dire qu’il sera nécessaire d’être précis dans notre démarche. Je désire que nos intentions soient bien comprises du Conseil et de la population comme je souhaite que nous soyons sensibles au travail effectué par l’administration communale. La communication me paraît un élément essentiel, à ce sujet les compétences de Xavier Duquaine seront mises à contribution. Nous ne pourrons pas avancer sans faire état de nos intentions. J’espère ainsi que nous aurons l’adhésion de l’essentiel des Urbigènes dont il faudra aussi être à l’écoute. Je veux installer un climat de confiance entre l’Exécutif et les gens de cette ville afin de réduire au maximum la contestation.

Allez-vous revoir les dicastères tels qu’ils sont actuellement?

– J’ai prévu que nous allions nous réunir durant tout un week-end (12 juin), à l’extérieur de la localité. Le samedi, les chefs de service nous rejoindront afin qu’ils portent à la connaissance de mes futurs collègues le courant des affaires et les projets de leur service. Le dimanche, nous débattrons alors de la répartition des dicastères. Au préalable, la nouvelle équipe aura assisté à la séance de l’Exécutif du 17 mai pour entendre ses prédécesseurs pour une première prise de contact. En premier lieu, je souhaite que chaque municipal bénéficie d’un chef de service, ce qui n’est pas le cas actuellement. En ce qui me concerne, je vais prendre en charge la stratégie de la commune et l’administration, ce qui sous-entend en principe les finances. Au chapitre de la refonte des dicastères, je pense par exemple que la police, les pompiers et la protection civile doivent être réunis sous un même toit. Pour le reste, notre discussion nous permettra de connaître les sensibilités des uns et des autres pour les différents domaines. Mon vœu est aussi de permettre à chacun d’entre nous d’être au courant de ce qui se passe dans les autres dicastères afin que le travail soit collectif.

Comment envisagez-vous vos rapports avec le Conseil qui ont été parfois difficiles lors de la législature qui se termine?

– J’espère que mon ambition d’être clair va se répercuter sur le Conseil que je souhaite proactif. A mes yeux, l’Hôtel de Ville doit être le lieu où l’on se renseigne, où l’on prend connaissance et où l’on s’informe. Un gros effort devra être fait par tous pour une clarté la plus totale possible. C’est grâce à cette confiance que nous devrions parvenir à aplanir les soucis d’antan. La présence de la plupart des partis à la Municipalité, à l’exception de l’UDC, nous permettra sans doute de mieux coopérer.
En quelques mots, quels seront les premiers sujets à traiter?

– A l’évidence, la planification financière sera un élément-clé de notre travail avec les conséquences de la nouvelle péréquation, le plafond d’endettement et les retombées du RIE III. L’arrivée du RER et le réaménagement de la gare sont d’autres sujets comme la mise en place des travaux pour Gruvatiez (avec normes WWF) avec la construction d’équipements communautaires et d’un CTR, ainsi que le projet «Orbe 1350 Sentiments» entre autres. La refonte de la place du Marché et du plan de circulation figurent également dans les projets immédiats dans un centre-ville qui devra faire place à plus de convivialité, un élément qui me semble important pour la ville tout entière, car Orbe doit rester attractive pour ses citoyens comme pour ses visiteurs.

Pour finir, sachez que Henri Germond quittera son poste de cadre chez Nestlé en tant que responsable de la sécurité et de la santé sur le site de Vers-Chez-Blanc, au début juillet prochain. Agé de 62 ans, le socialiste est marié et père de deux enfants qui ont eux-mêmes trois enfants. De quoi changer les idées de notre futur syndic lors des jours de tempête, s’il y en a!

La piscine d'Orbe

Orbe: une piscine aux teintes pimpantes

Le printemps a déjà fleuri notre environnement, le thermomètre est monté de quelques degrés, révélateurs de l’ouverture de la piscine communale.

Comme évoqué l’an dernier, lors de la période estivale caniculaire, le bassin urbigène avait subi la visite inopinée d’algues indésirables, mais inoffensives. La vétusté avérée du bassin et un léger affaissement occasionnant une mauvaise circulation de l’eau, était en partie la cause de ce désagrément. Suite au vécu de cette problématique, le comité de la piscine a œuvré fermement pour améliorer sensiblement la situation. Le fond du bassin et les parois ont été poncés et une nouvelle couche de peinture appliquée, ce qui va enchanter les yeux avec un ton bleu caraïbe. De plus, le traitement de l’eau sera amélioré sur la forme et le tempo.

Prévisions et ouverture de la saison 2016

La connaissance de vétusté du bassin et de son mécanisme amène à réflexion. Une lourde réfection s’avérera nécessaire, à ce titre, un projet d’étude de remise en état sous l’égide d’un comité de pilotage composé du comité de la piscine et des autorités communales est envisagé.

L’ouverture officielle de la saison 2016 est programmée pour le samedi 14 mai. A titre promotionnel, comme l’année dernière, l’offre préférentielle sur le prix de l’abonnement de saison 2016 sera offerte pour 80 francs en lieu et place de 100 francs. A cet effet pour bénéficier de l’action, la caisse sera ouverte le vendredi 13 mai dès 12 h. au dimanche 15 mai jusqu’à 19 h. Les autres prix d’entrées restent identiques.

En temps opportun, un programme d’animations sera publié par l’office du tourisme, et, le restaurant et sa terrasse seront à disposition de la clientèle idoine. Le comité de la piscine va être à coup sûr attentif au bon déroulement de la saison et à la satisfaction des usagers, reste à espérer un coup de pouce de Jean Rosset et tout sera parfait.

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