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Jour de rentrée

Orbe: au service des besoins de l’enfant

Les établissements scolaires d’Orbe ont accueilli lundi dernier un peu moins de mille quatre cents élèves. En primaire (1 à 8 P), cinquante-quatre classes sont ouvertes sur plusieurs sites dans la cité urbigène (les collèges du Grand-Pont, Sainte-Claire, le Pré Genevois et Chantemerle) ainsi que dans des villages avoisinants (Lignerolle, Montcherand, Rances, Valeyres-sous-Rances et Arnex-sur-Orbe). En revanche tout le secondaire est réuni à Montchoisi afin de répondre aux directives et objectifs de la nouvelle loi scolaire de l’école obligatoire (LEO).

Des nouveautés

Pour la voie générale (9 à 11VG), le maître référent aura deux périodes supplémentaires avec ses élèves afin de créer un esprit de classe tout en travaillant selon le programme (PER: plan d’études romand). Dans certains cas exceptionnels, la dispense de l’allemand pourra être accordée au profit de plus de français et de mathématiques. Cette mesure se fera en collaboration entre les parents et le corps enseignant. Et du premier au troisième cycle, un carnet du suivi éthique dans le domaine des médias, images et technologies de l’information et de la communication (MITIC) accompagnera chaque enfant qui abordera deux fois chaque item dans sa scolarité.

Un climat serein

Serge Geiger, directeur du secondaire, constate que les actes d’incivilité sont en nette diminution depuis plusieurs années. Les mesures mises en place ont sûrement des effets positifs, comme l’individualisation d’un parcours scolaire de formation, un médiateur, diverses formules de soutien pour pallier aux difficultés rencontrées dans une branche, l’identification à l’établissement par le conseil des élèves ou encore par des activités extrascolaires, entre autres. L’objectif est que le collège soit un lieu de vie où l’on a du plaisir et donne envie de s’y rendre

Barcelone de nuit

Orbe – Attentat de Barcelone: je me suis vu mourir

Le voyage de l’Urbigène Savanah Vallone>avait mal commencé puisqu’elle avait raté son avion pour Barcelone, avant de trouver place dans le suivant. «Enfin sur place, nous occupions un appartement près de La Rambla avec des amies de Nyon et il était dans nos intentions de faire du shopping dans la cité catalane. C’est la raison pour laquelle, le lendemain, nous avons arpenté la rue la plus célèbre de la ville aux côtés de milliers de touristes. Jusqu’au moment où des bruits sourds et inquiétants sont parvenus à nos oreilles. J’ai de suite pensé à un attentat et nous avons couru jusqu’à une rue perpendiculaire où j’avais vu un pull dans une vitrine. Dans la panique, nous nous sommes engouffrées dans une galerie d’art dans laquelle plusieurs personnes sont venues se réfugier. Les stores d’acier ont été descendus et nous avons pu nous rendre compte de ce qui se passait dans la rue d’à côté grâce aux réseaux sociaux qui se contredisaient sur le déroulement des opérations. J’ai alors pris contact avec mon fiancé Michael pour l’informer, le priant de contacter mes parents, car j’étais persuadée que j’allais mourir. Au cours des 2 heures et demie pendant lesquelles nous avons patienté à l’abri des regards, j’ai téléphoné ensuite à tous ceux que j’aimais pour leur dire au revoir».

Prise en charge

Par chance, les parents de l’une de mes amies connaissaient un Barcelonais, agent de sécurité de l’ONU, qui est venu nous chercher après que la situation se fut un peu calmée. Avec sa femme, ils nous ont emmenés en dehors de la zone dangereuse pour aller manger, nous balader et nous rendre sur une butte qui surplombe Barcelone, afin d’occuper nos esprits et avant de nous ramener à notre appartement. Auparavant, il avait pris la précaution de nous dire de reprendre qu’un minimum d’objets avec nous, car les vols sont fréquents dans ces moments de panique. Au terme de cette soirée durant laquelle je me suis sentie protégée, j’ai bien dormi, refusant tout de même de voir les scènes du massacre à la télévision. Le vendredi, La Rambla était relativement déserte et il y avait des policiers partout. Malgré tout, nous ne sommes pas retournées sur le lieu de l’attentat ce qui ne m’a pas empêchée d’avoir des bouffées d’angoisse, mais je suis allée tout de même m’acheter le pull qui avait retenu mon attention la veille!».

Solidarité dans le malheur

Quelques jours après avoir côtoyé la mort, Savanah se souvenait qu’elle avait couru, pour aller se mettre à l’abri, sans se retourner de peur d’être rattrapée. Elle a jeté ses effets superflus (lunettes, chapeau, etc.) sauf le sac qui contenait ses courses. Dans la galerie, elle s’est retrouvée avec deux Italiens et notamment des Russes qui hurlaient au point de faire craindre d’être repéré. «Aujourd’hui encore, j’ai des contacts avec ces deux garçons et mes amies, car j’ai besoin de les sentir près de moi. Cela ne m’empêchera pas d’aller à Londres ou ailleurs, même si au fond je ne serai pas rassurée. Je sais désormais que le danger est à tous les coins de rue et qu’il faudra malheureusement faire avec, nous dit cette jeune fille de 19 ans qui va entrer prochainement à l’université de Fribourg en faculté pédagogique curative et qui est aussi l’une des chanteuses du groupe Abbavoice. Courage, Savanah.

la halle de la parcelle 322

Orbe: la commune va créer une structure foncière régionale

Même si la décision finale appartiendra au Conseil communal, l’Exécutif urbigène est sur le point de mettre en oeuvre un projet qui était à l’étude depuis le début de la législature. Il s’agit de créer une entité juridique nouvelle sous forme d’une société anonyme destinée à porter différents projets d’investissements immobiliers exclusivement dans le domaine industriel ou artisanal. Cette décision est l’aboutissement d’une réflexion à laquelle ont été associés l’ADNV ainsi que le canton, notamment au travers du Speco (Service de la promotion économique et du commerce). Selon les spécialistes de l’aménagement du territoire, le canton devrait connaître d’ici 2030 une pénurie de zones d’activités, industrielles ou artisanales. Une politique proactive et audacieuse dans ce domaine permettra donc de remédier à cette carence planifiée.

Indispensable maîtrise du foncier

Certaines localités, comme Vallorbe, s’y appliquent depuis longtemps: la maîtrise du foncier par les collectivités locales permet en effet à ces dernières d’optimiser leur croissance et de choisir les entreprises qui peuvent être amenées à s’installer sur leur sol, créant ce faisant des emplois et des retombées fiscales, tout en améliorant les possibilités de densification voulues par la loi. A noter que cette maîtrise calque avec certains des objectifs principaux de législature présentés par l’Exécutif urbigène en début de mandature. Sans compter le fait que la future existence concrète d’une telle structure pourra aussi exercer un effet attractif sur des entreprises qui n’exercent pas encore leur activité dans la région.

Ouverture à d’autres communes

La future SA portera sans doute le nom (encore provisoire) de «La Foncière du Nord SA». Au début, elle sera entièrement détenue par la commune d’Orbe, l’ADNV et le Speco. Après avoir réalisé sa première opération décrite plus loin (Friderici Spécial), la SA pourra aussi servir les intérêts similaires d’autres communes, ceci sans trop péjorer leur situation financière. Elle est conçue comme une structure régionale et non pas exclusivement urbigène. Si d’autres communes venaient à rejoindre la nouvelle SA pour d’autres projets, elles en deviendraient actionnaires et participeraient donc à sa gestion et à son contrôle.

Diminuer l’endettement potentiel

Dans le cas précis décrit plus loin (Friderici Spécial), la commune devra certes s’engager, mais sans devoir mettre en pièces son plafond d’endettement pour une seule opération, en conservant ainsi une marge de manœuvre pour pouvoir investir dans d’autres projets nécessaires à la collectivité. En effet, le montant total de l’investissement brut envisagé comme première opération aurait été de l’ordre de 15 millions de francs sans l’utilisation de la structure de financement et de portage et si la commune n’avait pas trouvé un partenaire privé intéressé à partager le fardeau du financement.

Le groupe Friderici va s’établir à Orbe

Ce partenaire est l’entreprise Friderici Spécial SA – transports spécialisés – qui va devoir dans un avenir proche quitter sa base historique de Tolochenaz pour venir s’établir à Orbe. Créée en 1880, l’entreprise emploie aujourd’hui environ 130 personnes à Tolochenaz et à Vernier et réalise un chiffre d’affaires annuel de l’ordre de 20 millions de francs dont 20% proviennent de ses 10 plus gros clients. Il ne s’agit pas d’une entreprise de transports conventionnelle: ses mouvements anticipés moyens sont de 22 sorties par jour, ce qui ne devrait pas péjorer les flux de circulation.

L’opération planifiée

Sans entrer dans tous les détails techniques de la première opération envisagée, en voici quelques aspects principaux. La parcelle no 322 que la commune veut acquérir à travers la nouvelle SA est celle qui se situe aux Taborneires derrière le siège du groupe Alvazzi et l’entreprise Hilcona. Il s’agit d’une parcelle d’une surface de l’ordre de 30 000 m2, construite sur environ 10 000 m2 de halles de diverses surfaces. Ce bien immobilier qui est actuellement à vendre appartient à la société Camion Transport SA à Wil (SG), une société en main familiale créée en 1925. La valeur estimée par les experts pour la totalité de l’objet immobilier construit est de 15 millions de francs. Les activités encore récemment menées sur cette parcelle ont été déplacées à Yverdon-les-Bains. L’idée est donc que la commune – à travers la nouvelle SA – et la société Friderici Spécial SA se partagent l’achat: la nouvelle SA acquiert le terrain pour 7.5 millions de francs alors que Friderici Spécial SA acquiert les bâtiments pour 7.5 millions de francs. La nouvelle SA se constitue immédiatement après l’achat un DDP (droit distinct et permanent de superficie) en faveur de la société Friderici Spécial SA d’une durée de 60 ans. Non seulement le terrain reste donc contrôlé par la nouvelle SA, mais lui revient en pleine propriété après l’écoulement du DDP (droit de superficie) de 60 ans. Durant toute la durée de ce dernier, une redevance annuelle de 4% est due par Friderici Spécial SA à la nouvelle SA, ce qui lui permet d’assumer ses charges financières. La commune conserve de son côté pendant toute la durée du DDP un droit de regard contractuel sur la typologie des futures activités qui pourront être exercées sur la zone. En effet, Friderici Spécial SA entend non seulement jouir des bâtiments et du terrain pour son propre usage, mais aussi en réserver environ un tiers de la surface à certains de ses clients actuels comme Matisa SA ou Bobst SA, ou TRS.

Avantages d’une première cantonale

Avec cette opération, la commune d’Orbe conforte sa place de centre économique régional et concourt au développement économique du Nord vaudois. Plus de cent personnes travaillant pour les entreprises concernées- y compris pour les clients de Friderici Spécial SA – viendront potentiellement s’établir dans la région. L’actuelle liaison ferroviaire de la parcelle sera bien entendu maintenue opérationnelle. Des synergies profitables peuvent se concevoir entre Friderici Spécial SA tel le pôle Rail-Route de Terco à Chavornay. D’autres entreprises renommées s’installeront aussi dans la zone. Une bonne nouvelle en prévision de l’arrivée du RER. A relever qu’un tel projet n’a encore jamais été développé dans le canton.

Financièrement parlant
La commune devra investir Fr. 777 000.– immédiatement dans la nouvelle SA ce qui ne péjore pas à l’excès son plafond d’endettement. En plus, elle entend compenser rapidement le coût de cet investissement par une cession de patrimoine ailleurs. La nouvelle SA devra de son côté emprunter un peu plus de 6.2 millions de francs, au travers d’un prêt cantonal LADE (loi sur l’appui au développement économique) sans intérêt – voire à fonds perdu et auprès d’un établissement bancaire contre des garanties hypothécaires usuelles. A relever enfin que cette opération est rendue possible par la mise à disposition par le canton d’une partie d’un crédit-cadre de 9 millions de francs sur 4 ans voté le 6 septembre 2016 avec entrée en vigueur le 1.1.2017 et destiné justement «à permettre une meilleure maîtrise du foncier industriel par les collectivités publiques».

Municipalité confiante

Le syndic Henri Germond se félicite au nom de l’Exécutif urbigène de pouvoir mettre en œuvre un tel projet. Il relève que «beaucoup de personnes se sont déjà penchées sur sa conception. Il s’agit pour lui d’un cas d’école, tant économiquement que techniquement. L’ADNV a non seulement participé à sa conception, mais elle en a formellement validé le contenu, qu’elle entend soumettre plus tard aux communes membres qui pourraient s’y intéresser. Et le syndic de compléter: «J’espère aussi que le Conseil communal réservera un accueil favorable à ce projet qui non seulement ménage les finances communales mais qui constitue une première novatrice à vocation régionale».

Depuis quelques années, le sentier des Gorges de l’Orbe cheminant à Vallorbe sur la rive droite de la rivière, des hauteurs du lac du Miroir au lieu-dit « la Prise d’Eau », était en très mauvais état, au point d’être devenu un passage dangereux, qui a dû être interdit au public. Une étape pourtant appréciée autant par les touristes que par les promeneurs de la région. Au début de l’année 2016, un préavis municipal demandant l’octroi d’un crédit de Fr. 104’000.– a été accepté par le Conseil communal de Vallorbe pour la remise en état du chemin. Cette remise en état a aussi bénéficié de l’aide substantielle de la Convention intercommunale des Gorges de l’Orbe qui regroupe les communes limitrophes du cours d’eau. Un chantier compliqué Le chantier a pris un peu plus de temps que prévu. Il a été confié aux soins de l’entreprise locale Hubert Bally qui a bénéficié de « l’aide de plusieurs bûcherons du service des forêts qui ont dû se transformer en alpinistes encordés pour effectuer des travaux acrobatiques d’abattage dans une zone particulièrement difficile et pentue », a expliqué le garde-forestier Dominique Favre. Durant une courte période il y a même fallu mettre en place plusieurs sentinelles qui devaient prévenir les passages intempestifs de promeneurs. Les guetteurs communiquaient entre eux et avec les bûcherons par radio. Le sentier a été recouvert d’une nouvelle couche de béton et les barrières ont été remplacées. Un peu d’histoire... Le lieu-dit « la Prise d’Eau » porte ce nom, car tout à la fin du 19e siècle, il constituait le départ du canal souterrain de plus de 3 kilomètres de long qui acheminait l’eau à l’ancien barrage des Clées : une installation hydroélectrique qui a permis d’alimenter les usagers d’Yverdon-les-Bains, de Grandson, de Sainte-Croix et de différents villages du Nord vaudois de 1896 à 1955. Depuis cette époque, c’est l’usine électrique de la CVE puis de la Romande Energie située sous Lignerolle qui a repris cette production électrique. A cette époque aussi, une petite parcelle de terrain située au lieu-dit l’Ile, sur la Commune de Ballaigues, a été acquise par cette dernière pour y ériger une station de pompage et de traitement d’eaux claires.

Vallorbe: sentier des Gorges à nouveau ouvert aux promeneurs

Depuis quelques années, le sentier des Gorges de l’Orbe cheminant à Vallorbe sur la rive droite de la rivière, des hauteurs du lac du Miroir au lieu-dit « la Prise d’Eau », était en très mauvais état, au point d’être devenu un passage dangereux, qui a dû être interdit au public. Une étape pourtant appréciée autant par les touristes que par les promeneurs de la région.

Au début de l’année 2016, un préavis municipal demandant l’octroi d’un crédit de Fr. 104’000.– a été accepté par le Conseil communal de Vallorbe pour la remise en état du chemin. Cette remise en état a aussi bénéficié de l’aide substantielle de la Convention intercommunale des Gorges de l’Orbe qui regroupe les communes limitrophes du cours d’eau.

Un chantier compliqué

Le chantier a pris un peu plus de temps que prévu. Il a été confié aux soins de l’entreprise locale Hubert Bally qui a bénéficié de « l’aide de plusieurs bûcherons du service des forêts qui ont dû se transformer en alpinistes encordés pour effectuer des travaux acrobatiques d’abattage dans une zone particulièrement difficile et pentue », a expliqué le garde-forestier Dominique Favre. Durant une courte période il y a même fallu mettre en place plusieurs sentinelles qui devaient prévenir les passages intempestifs de promeneurs. Les guetteurs communiquaient entre eux et avec les bûcherons par radio. Le sentier a été recouvert d’une nouvelle couche de béton et les barrières ont été remplacées.

Un peu d’histoire...

Le lieu-dit « la Prise d’Eau » porte ce nom, car tout à la fin du 19e siècle, il constituait le départ du canal souterrain de plus de 3 kilomètres de long qui acheminait l’eau à l’ancien barrage des Clées : une installation hydroélectrique qui a permis d’alimenter les usagers d’Yverdon-les-Bains, de Grandson, de Sainte-Croix et de différents villages du Nord vaudois de 1896 à 1955. Depuis cette époque, c’est l’usine électrique de la CVE puis de la Romande Energie située sous Lignerolle qui a repris cette production électrique. A cette époque aussi, une petite parcelle de terrain située au lieu-dit l’Ile, sur la Commune de Ballaigues, a été acquise par cette dernière pour y ériger une station de pompage et de traitement d’eaux claires.

Orbe: une Verte au perchoir

Dernière séance avant la pause estivale pour le Conseil communal d’Orbe jeudi passé. Avec un ordre du jour relativement chargé qui a occupé les membres du délibérant durant plus de deux heures sous la présidence ultime pour cette année de Philippe Cochard. Plusieurs préavis ont été déposés par l’exécutif, qui concernent, entre autres, une demande de crédit pour des travaux de remplacement de tableaux électriques des stations de relevage, ainsi qu’un diagnostic du réseau des eaux claires et des eaux usées restant à effectuer, ou encore des travaux de sécurisation du Temple et un changement de chaudière doublé de l’aménagement de w.c. publics. Une transformation des locaux pour le personnel PPLS est aussi à l’ordre du jour au Collège du Grand-Pont et à Montchoisi. Les commissaires devront sans doute œuvrer pendant les vacances scolaires pour se déterminer sur tous ces sujets. De même qu’en ce qui concerne les statuts et l’organisation de la nouvelle association scolaire intercommunale ASIOR, dont on a appris que l’élaboration était pratiquement terminée. Le plat de résistance concernait les comptes et la gestion de l’exécutif pour l’année 2016. Ces derniers points n’ont pas donné lieu à de longues discussions.

Comptes 2016

Pour mémoire on rappelle que l’exercice 2016 s’est révélé nettement meilleur que prévu, faisant apparaitre un déficit de Fr. 998 000.– en lieu et place des 1.7 million de francs escomptés, ceci après enregistrement de certaines reprises de provisions comptables qui concernaient des exercices précédents, dans le but d’offrir une vision assainie et plus facilement lisible du bilan de la commune. C’est à l’unanimité que les comptes et la gestion communale pour 2016 ont été acceptés.
Contrôle des associations intercommunales
Au niveau du contrôle de la gestion, la question s’est posée – comme dans d’autres localités – de l’accès d’une commission de gestion ou des finances aux comptes d’une association intercommunale dont fait partie la commune et qu’elle finance régulièrement. Après avoir consulté la préfecture, le syndic Henri Germond a expliqué que ces associations, financées par les deniers publics étaient en principe toutes des personnes morales de droit public. Et qu’à ce titre, les détails de leur résultat et de leur fonctionnement sont publics de principe et d’intérêt public. Dans ces conditions, les comptes seront désormais communiqués aux commissions compétentes du Conseil qui en feraient la demande.

Un crédit de Fr. 244 000.– a été accepté à l’unanimité pour le réaménagement de la chaussée aux Remparts Sud. Une participation de VO Énergies devant encore être décomptée de ce total.

Protection civile

L’adhésion à la nouvelle ORPC du Jura Nord vaudois n’a soulevé aucune objection, de même que la dissolution de l’organisation existante et le transfert de ses actifs à la nouvelle organisation. En fin de séance, Regula de Souza (Les Verts) est intervenue au nom de la CISEROC pour rappeler à quel point, grâce aux nouveaux locaux de la rue de la Tournelle, l’association rencontrait un succès toujours croissant, notamment avec ses ateliers CV, ses cours de langue française pour étrangers ou encore ses cours de naturalisation et ses contacts du jeudi matin, qui rassemblent de plus en plus de monde.

Nouvelle présidente

En vertu des nouvelles dispositions légales, l’élection de la présidente du Conseil pour l’année à venir a pu se dérouler de façon tacite : puisque seule une candidate a été présentée à cette charge par son groupe, la conseillère des Verts Natacha Mahaim Sidorenko. C’est donc à l’applaudimètre et non plus au nombre de bulletins recueillis que cette dernière aura pu mesurer la popularité de sa candidature. Le traditionnel passage de la clé de la cité a eu lieu après la séance devant l’Hôtel de Ville.

Le commandant Turin, entouré des présidents Goldenschue et Vidmer.

SDISPO: pas de souci d’effectif

C’est devant une assistance nombreuse que le commandant du SDISPO, Pascal Turin (Chavornay), a présenté le rapport d’activité 2016 de son corps. Ce Service de Défense Incendie et Secours de la Plaine de l’Orbe réunit 17 communes ou villages, de La Praz à Vuiteboeuf et de Baulmes à Corcelles-s.-Chavornay. Le département DPS (Détachement de Premier Secours) est cantonné à Orbe et dispose de 7 DAP (Détachement d’appui) qui se trouvent à Baulmes, Bavois, Bofflens, Chavornay, Croy, Orbe et Rances. 252 sapeurs et 22 recrues composent le bataillon qui est intervenu à 96 reprises, l’an passé. On notera que le village d’Essert-Pittet a intégré le centre, suite à sa fusion avec Chavornay. On notera que le budget du SDISPO est proche du demi-million de francs.

Corps de jeunes sapeurs en vue

Au niveau de l’Etat-Major, un seul changement est intervenu. Après 20 ans de service, Antonio Sanchez (Montcherand) a démissionné de son poste de quartier-maître qui a été repris par Olivier Agassis (Bavois). Le comité directeur est présidé par Philippe Goldenschue (Corcelles) alors que Thierry Vidmer (Valeyres) est en charge du bureau du conseil intercommunal. Le Major Turin a souligné l’engagement sans faille de ses troupes et se réjouissait de constater que cette région ne souffrait pas d’un manque de personnel, contrairement à ce que l’on observe dans d’autres parties du  canton. Si l’objectif de cette année est de ne pas connaître d’accident dans l’activité, il faut relever qu’un corps des jeunes sapeurs-pompiers (enfants) verra le jour en juillet prochain.

Des nuits à observer

Pour sa part, Alexandre Cavalli a présenté l’ASPO (Association des Sapeurs-Pompiers d’Orbe), en précisant qu’elle est désormais ouverte à tous les pompiers, actuels ou anciens, du SDISPO. Son activité vise à suivre l’évolution du métier, à préserver les véhicules historiques ou à faire preuve de solidarité avec les équipes actuelles. Enfin, le conseiller national Jacques Nicolet s’est réjoui de savoir le SDISPO en pleine forme.

Au cours de sa présidence du Grand Conseil, il a pu apprécier le travail des gens qui veillent à notre sécurité, en passant plusieurs nuits aux côtés des gardiens de prison (EPO), des gendarmes, du corps médical au CHUV, du service des routes ainsi qu’auprès des pompiers professionnels de Lausanne et d’ambulanciers. Il a remercié toutes ces personnes pour le dévouement au service de la population qui n’apprécie pas toujours à sa juste de valeur le travail fourni par ces femmes et ces hommes.

Orbe accueillera le siège de l’ORPC régionale Jura Nord vaudois

Hier soir, en raison notamment de sa position géographique centrale, c'est la Cité aux deux Poissons qui a été choisie pour accueillir le siège de la future ORPC du Jura Nord vaudois, regroupant toutes les communes du district, d'Yvonand à l'extrémité de la Vallée de Joux.

Par ailleurs, les charges de l'organisation seront réparties en fonction du nombre d'habitants des communes concernées et non pas au travers d'un calcul reposant sur le point d'impôt.

Plus de détails dans notre édition du 17 mars

Marcel Bossel.

Orbe: on passe la main

Après 32 ans d’activité, la famille Bossel va céder sa quincaillerie de la rue Pierre-Viret. Au cours de ces années, Marcel et Sieglinde ont vu l’évolution de leur commerce qui est toujours viable. «Au cours du temps, les entreprises de génie civil ont progressivement disparu de la localité. Il n’y a plus que deux petites enseignes dans le domaine de la maçonnerie, par exemple.

Du côté de la vaisselle, des magasins comme Ikea ou Jumbo offrent des produits communs que l’on remplace aisément sans grands débours, alors que les clients ne s’intéressent plus à la porcelaine de luxe. Il en va de même pour les casseroles ou les outils électriques (perceuses, etc.). C’est la raison pour laquelle nous nous sommes progressivement spécialisés dans la sécurité, car aujourd’hui les propriétaires tiennent à ce que leur maison ou leur appartement soient solidement fermés pour faire face aux cambrioleurs», nous dit Marcel.

La zone artisanale a donc diminué dans la localité, mais nous sommes encore utiles pour les petites bricoles (clous, vis, petits outils, etc.). Les quincailleries comme les drogueries voient leur potentiel diminuer, car on a de moins en moins besoin du conseil du spécialiste. Il n’y a du reste plus de quincaillerie à Yverdon, mais il en subsiste une à Pompaples ou Vallorbe.

Le rouleau de treillis

Des quelques bons moments passés dans son commerce, Marcel Bossel relève que sa plus belle commande est venue de Nestlé qui lui avait confié le plan de fermeture de l’entreprise ainsi que de la nouvelle usine Nespresso. Sur le plan anecdotique, il se souvient qu’une entreprise de la place avait chargé l’un de ses apprentis, qui semblait tout savoir, d’aller chercher une machine à faire le vide dans les tubes TV.

D’abord expédié au magasin d’électricité Eiselé (à la Croix) il a été renvoyé par ces derniers avec son bérot chez Bossel (au bas de la rue Pierre-Viret) pour prendre livraison d’un colis qui pesait près de 50 kilos et qui n’était autre qu’un rouleau de treillis qu’il a fallu hisser, non sans peine, sur la Place du Marché, pour une farce qui a remis le jeune homme sur la voie de l’humilité. On ne terminera pas ce papier sans rappeler que Marcel a présidé, pendant de nombreuses années la société des commerçants d’Orbe, la Sicup.

En dernier lieu, on signalera que la boutique Citronnelle fermera elle définitivement ses portes puisqu’il n’a pas été possible de trouver un repreneur. Ce qui démontre bien que les petites boutiques ont de la peine à vivre à Orbe où la nouvelle population n’a malheureusement plus ses habitudes d’achats en ville.

Nuria Gorrite coupe le ruban sous les yeux de Henri Germond , Eliane Naepfli (resp. UAPE) et Claude Borgeaud (directeur Ajoval).

Orbe: UAPE de Sainte-Claire inaugurée en grande pompe

C’est en présence de la conseillère d’Etat Nuria Gorrite, du président de la FAJE (Fondation de l’Accueil de Jour des enfants, Gérald Crétegny et de la secrétaire générale du mouvement, Sylvie Lacoste, que le syndic Henri Germond a inauguré cette UAPE au centre-ville.

Les nouveaux locaux de la rue Sainte-Claire succèdent à ceux qui étaient provisoires à Chantemerle. 48 enfants pourront être accueillis, entre les heures d’école, en ce lieu que l’équipe d’éducatrices et éducateurs qualifie de très fonctionnel.

Quand bien même cette structure n'a été opérationnelle qu’au début du mois de novembre, elle est déjà bien fréquentée, ce qui tend à prouver qu’elle était très attendue par les familles.

Du reste, de très nombreux parents, comme les Autorités des localités affiliées à l’Ajoval, sont venus se rendre compte de l’état des lieux lors de cette journée portes ouvertes.

Les derniers migrants et une partie de l’équipe du Gamo.

Orbe: l’abri se vide

A la fin de ce mois de novembre, l’abri PC urbigène n’accueillera plus de migrants. Pour marquer cette fermeture, une petite cérémonie a réuni les personnes qui se sont occupées de nos hôtes durant cette période de cinq ans.

Elles ont été remerciées par Carine Foretia de l’Evam ainsi que par Denis Barclay, président du GAMO (Groupe d’Accueil des Migrants à Orbe).

A leur tour, quelques migrants ont adressé une lettre pour dire à leur tour combien ils avaient apprécié le dévouement de ces personnes alors qu’ils étaient désemparés à leur arrivée en Suisse.

Mal à l’aise

La réunion s’est déroulée dans les locaux de l’accueil de jour. Le lieu était un havre de paix pour ces demandeurs d’asile. Ils aimaient s’y retrouver sans aucune contrainte tout en respectant la structure et le personnel. Au début, ils ont eu de la peine à admettre qu’une femme puisse gérer le centre. Envers et contre tout, Il n’y a pas eu de bagarre, parfois des tensions, notamment entre gens du Maghreb et des Africains de l’Ouest (Nigeria).

Mais tout se calmait lorsqu’ils confectionnaient un repas de midi qui permettait de réunir tout le monde. Ils profitaient des ordinateurs pour prendre contact avec des amis ou des parents (une heure par jour et par migrant). Ils ont aussi fait des efforts pour apprendre le français, car ils avaient tous pour but de travailler un jour en Suisse. Lorsque le permis leur était refusé, l’idée de retourner au pays leur était insupportable.

C’est la raison pour laquelle plusieurs d’entre eux ont subitement disparu. Il faut savoir enfin qu’ils redoutaient le regard des gens d’ici, se sentant mal à l’aise dans leur situation et sans pouvoir travailler.

Merci du coeur

Aujourd’hui, il ne reste essentiellement que des Afghans qui redoublent d’efforts pour obtenir le sésame pour demeurer ici, mais dont l’avenir est très incertain. Au terme de cette petite cérémonie, les responsables ont souligné le travail des assistantes du centre comme des membres du GAMO qui ont fait preuve d’un grand cœur pour épauler ces gens dans la détresse. Beaucoup d’entre eux leur ont donné des cours de français comme l’infatigable Pierre Roemer, Denis Barclay démêlait leurs soucis et avait créé le Ciné-Club de 4 à 7 alors que Willy Reverchon leur proposait des balades dominicales.

A tous ceux qui ont fait en sorte qu’Orbe et ses environs soit accueillant, nous leur disons merci!

Orbe: fermeture de l’abri PC

L’annonce est tombée à la fin de la semaine dernière. L’abri PC du Puisoir sera fermé à la fin de ce mois de novembre. Prévu pour accueillir une cinquantaine d’hommes, il n’héberge actuellement qu’une vingtaine de personnes (23). Selon Carine Foretia de l’EVAM, l’arrivée de requérants a fortement baissé en 2016 alors que l’affluence avait été exponentielle en 2015. Près de 200 places d’accueil se sont libérées dans le canton. C’est la raison pour laquelle nous fermons les structures dans les abris PC qui étaient prévus pour des séjours courts, ce qui n’était plus le cas avec l’afflux de 2015. En plus, des projets de constructions en dur sont sur le point d’être concrétisés comme à Ecublens (200 places). Ballaigues accueillera aussi 80 personnes dans le bâtiment de Jura-Rosaly .

Orbe prête à rouvrir en 24 heures

La Commune d’Orbe avait été informée par l’Etablissement Vaudois de l’Accueil des Migrants (EVAM) de la fermeture prochaine de ces locaux. Elle s’est toutefois engagée à ouvrir rapidement l’abri PC si l’afflux de migrants devait reprendre. La négociation prévoit qu’elle reçoive une compensation financière, même si elle sera autorisée à accueillir des hôtes divers pour un week end en cas de non-occupation. Par contre, les locaux de l’accueil de jour de la rue Ste-Claire ne seront pas réutilisés et la commune n’envisage pas d’occuper le lieu qui ne lui appartient pas. Si des migrants devaient revenir au Puisoir dans le futur, ils iront passer leur journée ailleurs, très probablement à Lausanne. Après avoir permis pendant cinq ans l’installation de ces demandeurs d’asile à Orbe, le syndic Henri Germond tire un bilan positif de leur présence. « Nous n’avons quasiment pas eu de soucis avec ces gens et je considère que tout s’est bien passé, même si parfois des citoyens nous ont dit leur désapprobation ».

Activités maintenues

Ce départ n’inquiète pas outre-mesure le GAMO (Groupe d’Accueil des Migrants à Orbe). Son président, Denis Barclay, a d’ores et déjà réuni son comité pour envisager la poursuite du mouvement. Une cinquantaine de demandeurs d’asile occupent des appartements dans la localité et aux environs. Nous allons les suivre dans leur intégration et l’aide sera plus individualisée qu’auparavant. Nous maintiendrons l’activité du ciné 4 à 7 à la Tournelle et nous tirerons un bilan à la fin de la saison. Il en va de même pour les repas que nous organisons mensuellement de manière à maintenir le dialogue avec les Urbigènes. Enfin, nous allons prendre contact avec la Ciseroc pour éviter une action en parallèle, mais cette dernière s’occupe des gens ayant un permis B alors que nous nous préoccupons de ceux qui n’ont pas encore obtenu ce sésame.

Orbe et Chavornay: ouvrir la voie au RER Vaud

Deux soirées publiques d’information largement fréquentées ont été organisées successivement à Chavornay et à Orbe, avec pour objectif de présenter les projets d’amélioration de la mobilité entre et au sein des deux localités, ainsi que les modifications de tracé de l’OC actuellement à l’enquête avec la construction d’un pont routier dans la plaine pour enjamber le futur tracé corrigé de l’OC.

A Chavornay comme à Orbe, les syndics respectifs Christian Kunze et Henri Germond étaient à la manœuvre en compagnie du directeur de Travys SA, Daniel Reymond, et du responsable de la planification à la Direction générale de la mobilité et des routes (DGMR) du Canton, Frederico Molina.

Si les projets qui ont été présentés dans les deux localités sont identiques, les attentes et interrogations des populations sont légèrement différentes. Les projets impactent en effet différemment les territoires des deux communes.

Boucle ferroviaire et pont routier

Pour l’essentiel, le projet actuellement à l’enquête publique concerne le tracé de l’Orbe-Chavornay. Il comprend la construction d’un pont dans la plaine un peu en dessous de PESA et la correction importante de l’entrée du train à Chavornay grâce à la création d’une boucle traversant la zone agricole. Elle permettra aux rames de s’insérer dans l’axe du trafic Lausanne — Yverdon-les-Bains en gare de Chavornay. Cette boucle, située entre un quartier de villas et la réserve du Creux-de-Terre, aura un rayon d’environ 185 mètres, le minimum nécessaire pour permettre aux compositions modernes du RER comme aux locomotives et wagons-marchandises d’y circuler sans restriction. Le système d’électrification doit aussi être changé, pour passer de l’alimentation historique à courant continu de l’OC à un raccordement complet avec l’électrification CFF, homogénéité des matériels oblige.

Autres mesures

Ce projet s’accompagne de mesures propres à chaque localité. A Chavornay, dans un double souci de sécuriser la route de Corcelles et de freiner les envies des pendulaires d’y circuler, des traversées piétonnières avec feux lumineux ont été réalisées en 2016. Du côté d’Orbe, ce sont les carrefours des Ducats et de Taborneires qui devront subir des modifications. Ces dernières ayant pour but aussi d’inciter fortement les pendulaires urbigènes à utiliser la sortie d’autoroute des Mosaïques en empruntant la route de contournement d’Orbe et non pas celle de Chavornay. Cet objectif sera recherché en ralentissant, aussi grâce à des feux et des systèmes de présélections-triage, le trafic entre les deux localités, pour augmenter la cadence de passage des usagers qui choisiront le « bon parcours et ralentir les usagers purement locaux ».

Gare de Chavornay

La gare de Chavornay sera revisitée avec création de quais à hauteur, de passages sous voie, en pente douce, d’un ascenseur côté place de la Gare et d’un aménagement de quai plus long pour accueillir les rames du RER-Orbe. Dans un premier temps, les usagers devront changer de train, mais sur le même quai, pour se rendre à Lausanne ou à Yverdon-les-Bains. Dans un second temps, le trajet complet pourra être effectué sans changer de train. Cette seconde phase est fonction de l’avancement de travaux entre Bussigny et Lausanne — doublement des voies existantes — à l’horizon 2023. La première phase du projet présenté devrait pouvoir être réalisée en 2018-2019 avec entrée en fonction à l’horaire d’hiver 2019, si les oppositions, recours et procédures ne le retardent pas trop.

pont-chavo

Gare et haltes d’Orbe

A Orbe, la halte de Saint-Eloi sera déplacée sur un tronçon plus rectiligne situé en aval, qui permettra de construire des quais de 120 mètres de long environ et la gare des Granges verra son quai allongé et déplacé en face du complexe de Nestlé. La Gare du centre-ville ne verra dans un premier temps que ses quais adaptés et prolongés. D’autres modifications pourraient survenir ultérieurement, mais elles font partie d’un autre projet de réaménagement complet de cette place sur lequel les autorités communales travaillent de concert avec Travys SA et les propriétaires privés des terrains concernés.

Ne pas rater le bon wagon

Aussi bien à Chavornay qu’à Orbe, les syndics ont insisté sur le fait que ce projet était essentiel pour les localités, qui y travaillent depuis 8 ou 9 ans, notamment au travers de l’ADEOC. Les deux localités sont considérées par la canton comme des centres régionaux. A ce titre, leur développement est favorisé. Mais pour rester des centres régionaux, la présence d’un raccordement au chemin de fer est impérative. A l’horizon 2030, Orbe devrait voir les emplois locaux augmenter de 2 200 unités pendant que Chavornay devrait voir ce même chiffre augmenter de 1 300 environ. Les emplois de proximité sont l’avenir, ont dit en cœur Christian Kunze et Henri Germond, comme sera aussi offerte, dans un avenir pas très éloigné, la possibilité de prendre son train à Orbe pour se rendre directement et rapidement à Genève ou à Montreux. L’un comme l’autre ont aussi insisté sur le fait que, quand le char des subventions passe, il faut le héler de suite, car en général il ne repasse pas de sitôt. Surtout pas garni de plus de 70 millions de francs que la Confédération et le Canton sont prêts à investir dans le projet global.

Réactions

A Chavornay, l’essentiel des questions et réactions est venu d’un groupe d’habitants du quartier En Forez qui sera « encerclé » par la future boucle. Emplacement de celle-ci, sécurité des enfants, environnement, faune, proximité de la réserve du Creux-de-Terre, bruit nocturne des wagons de marchandises à la manœuvre et dévalorisation des immeubles ont été autant de sujets évoqués. A Orbe, la question du déplacement de la halte de Saint-Eloi a préoccupé plusieurs riverains, pour des raisons de bruit, de vibrations et surtout d’apport sur des chemins actuellement privés de circulations automobile et piétonnière supplémentaires. Le bien-fondé global du projet n’a pas été contesté lors de l’une ou l’autre des soirées.

Procédure

Les promoteurs du projet ont rappelé que la procédure d’enquête publique court jusqu’au 24 octobre. Ils ont incité les opposants ou les résidents qui auraient des questions à se manifester jusque-là, y compris s’agissant de compensations financières. En matière de chemins de fer, la procédure est particulière. Elle a été rappelée par Frederico Molina, qui a souligné que les oppositions ou remarques seraient traitées par l’Office fédéral des transports (OFT), seul compétent en la matière. Le permis de construire sera délivré par cet Office, le cas échéant avec des charges qui s’imposeront aux promoteurs. Divers recours existent, au Tribunal administratif fédéral, puis le cas échéant au Tribunal fédéral lui-même. Les délais sont longs, les procédures coûteuses, et Frederico Molina a suggéré au public concerné directement de privilégier les voies des discussions et des négociations, hors cadre judiciaire, car elles se révèlent en principe préférables et moins onéreuses que le passage chez les juges.

Position ambiguë de Chavornay

Il y a quelques jours, le Conseil communal de Chavornay a adopté une motion enjoignant la Municipalité de s’opposer au projet global dans les délais. « Nous ne sommes pas opposés au développement d’un concept de transports publics desservant la commune d’Orbe, mais nous souhaitons que certains points de ce projet d’importance soient étudiés, approfondis et précisés » laissent entendre les motionnaires. L’Exécutif actuel ne semble pas non plus très conséquent dans ses démarches, car tout en promouvant le projet en public, il en déplore certains aspects. « La Municipalité n’est pas enchantée par ce projet, a tenu à préciser Christian Kunze, le syndic, notant que la Confédération a écarté pour des raisons financières, mais aussi à cause de la proximité de la nappe phréatique, l’idée de créer un tunnel à la place d’un pont ». Interrogé spécifiquement sur cette question par un participant à la réunion de Chavornay, le syndic est resté laconique et n’a pas commenté. Reste que la nouvelle Municipalité élue ne partagera peut-être pas ces interrogations et leur aspect contradictoire. Affaire à suivre sur ce plan aussi.

Pour en savoir plus

www.adeoc.ch : carte interactive

www.travys.ch : modernisation de la ligne Orbe- Chavornay, images et vues aériennes détaillées.

© Illustrations: Travys SA