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Course aux oeufs et course aux sacs ont été organisées par la Jeunesse.

Montcherand: fraîcheur printanière pour la course aux oeufs

Comme la tradition le veut, la Jeunesse de Montcherand a organisé une nouvelle fois cette journée festive, avec beaucoup de bonne humeur, l’offre de grillades et d’un après-midi d’animations et de jeux.

Une fin de matinée peu fréquentée, le frimas du moment y est certainement pour quelque chose !

Mais les grillades qui ont remplacé les gourmandises chocolatées ont créé un effet d’appel, et, en début d’après-midi les familles du village avec les enfants ont montré le nez. Dans un premier temps tout ce petit monde s’est sustenté, puis avec l’impatience des enfants, ouverture de la course aux œufs.

Départ pour la découverte des œufs cachés dans le sous-bois, avec une marmaille les yeux brillants d’excitation, qui cherche aux pieds des buissons ou dans les touffes des grandes herbes l’œuf de couleur bien caché.

Ensuite, place à la course aux sacs, avec la même excitation et bonne humeur, où la gagnante a partagé son lot, en cassant le gros lapin de chocolat.

Une journée conviviale organisée par la Jeunesse du village, qui a le mérite de rapprocher les habitants et de pérenniser cette sympathique coutume.

Vue générale de l’écloserie de Vallorbe.

Vallorbe: discrète écloserie

Vue générale de l’écloserie de Vallorbe.

Vue générale de l’écloserie de Vallorbe.

On sait que le Casino de Vallorbe est en chantier depuis 2 ans environ, avant sa réouverture prévue en juin. On imaginait que pendant ce temps, tous les locaux seraient vidés et complètement rénovés.

Il existe pourtant un recoin caché de l’édifice, dont on taira la localisation exacte, connue des seuls initiés, et qui a continué de «fonctionner» durant les travaux. Cet endroit est l’écloserie à œufs et alevins de truites, propriété de la commune et qui est placée sous la responsabilité de Régis Mauerhofer, du service communal des eaux, mais aussi président de la Section vallorbière de la Société vaudoise des Pêcheurs en rivière SVPR. C’est grâce à lui que l’Omnibus a pu pénétrer discrètement dans la nursery et récolter à cette occasion nombre de renseignements précieux.

Une production annuelle importante

Le frai a lieu environ une dizaine de jours avant Noël. En général en deux épisodes. C’est donc à cette époque que l’on prélève les œufs nécessaires à la production vallorbière dans le bassin des mères, situé près des Grottes. Une production qui d’ailleurs se limite volontairement à la truite Fario (salmo trutta), une espèce indigène à points rouges.

Selon les années et sans que l’on puisse prévoir quoi que ce soit à l’avance, ce sont entre 100’000 et 800’000 œufs qui sont ainsi prélevés et placés «en couveuse». Les cuvettes noires que l’on peut voir sur l’illustration contiennent chacune environ 20’000 œufs. Elles sont placées dans un dispositif qui leur assure en permanence une eau fraîche renouvelée, provenant en plus d’une source destinée uniquement à cet usage, la source de la Diaz. Les eaux de cette source ont été captées pour permettre l’élevage des oeufs de truites même si les eaux de l’Orbe venaient à être souillées. L’eau est en plus appauvrie en oxygène par un dispositif naturel ingénieux purement physique et de conception maison.

Un fonctionnement sur quatre mois par an environ

La durée d’incubation des œufs se compte dans une mesure singulière qui s’appelle les degrés/jours. Une incubation normale est de 410 degrés/jours, soit 41 jours dans une eau à 10 degrés. A Vallorbe, la température de l’eau de source est plus froide et meilleure pour le développement des œufs. En général elle est de 5 degrés environ, ce qui rallonge la durée d’incubation à 82 jours environ.

Cela dit, l’écloserie délivre trois types de «produits»: des œufs juste embryonnés, des petits alevins et des alevins plus grands. On peut constater que l’oeuf est embryonné quand il présente de façon distincte les deux points noirs des futurs yeux de la truite, qui sera adulte à trois ou quatre ans. Ces différents types de produits arrivent à maturité dans des temps différenciés, les derniers alevins étant livrés en avril.

Ensuite, l’écloserie est mise en sommeil pour le reste de l’année, sous réserve des travaux d’entretien. Pendant toute la durée de fonctionnement, les soins nécessaires sont quotidiens, que ce soit pour nourrir les alevins, pour contrôler leur croissance ou pour nettoyer les caissettes dans lesquelles se trouvent des résidus d’aliments et autres débris.

Produire pour qui?

L’Orbe n’a pas besoin d’être fournie en poissons nouveaux. Elle est suffisamment peuplée «au naturel». Les clients de l’écloserie sont donc essentiellement les sections locales des pêcheurs en rivière, qui passent des commandes chaque année, ou les gardes-pêches officiels cantonaux, qui font de même pour alimenter des cours d’eau qui ont rencontré des pollutions ou sont pauvres en truites. Le régime financier est lui aussi singulier. Par définition, le poisson, et donc les œufs, appartiennent à l’Etat de Vaud.

Les installations appartenant à la commune de Vallorbe, les clients de l’écloserie ne payent donc que le travail nécessaire fourni à Vallorbe. Et pour terminer avec les petits secrets locaux, notons que dans des installations un peu similaires et situées dans d’autres locaux, la Section de Vallorbe de la SVPR effectue la même tâche, mais cette fois avec des ombres. Plus que normal donc que la cité du fer comporte une truite sur ses armoiries «D’or à la bande ondée d’azur, chargée d’une truite au naturel».

Photo Olivier Gfeller

Tara, Sarah et Yann fiers de leur trouvaille.

Vaulion: chasse aux œufs et vinaigrette de Pâques

Tara, Sarah et Yann fiers de leur trouvaille.

Tara, Sarah et Yann fiers de leur trouvaille.

Le Ski-Club perpétue la tradition

Dimanche en fin d’après-midi, une vingtaine d’enfants avait hâte de partir à la recherche des œufs cachés en pleine nature par le Ski-Club de Vaulion.

Valérie Meyer, présidente du Club, accompagnée d’autres adultes, dissimulèrent les œufs en chocolat à proximité du terrain de football, pendant que les enfants s’amusaient plus loin. On attendit les retardataires, et puis c’était parti: chacun son petit panier à la main furetait en vue d’amasser le plus gros pactole.

Attention à ne pas se laisser tenter de manger tout le chocolat! L’entraide était au rendez-vous : les plus grands aidaient les plus jeunes, on se tirait, on grimpait, on donnait des indices. Il arrivait bien sûr que l’on se chipe les œufs. Les jeunes prospecteurs éparpillés dans le champ ou à la lisière de la forêt ne semblaient pas souffrir du froid comme les parents restés vers la buvette du terrain de football.

Certains d’entre eux n’hésitèrent pas à aller prêter main forte pour les recherches. Ensuite, si les enfants le désiraient, on cachait les œufs une deuxième fois et c’était reparti! Au final ils gardèrent leur butin.
Plus tard, vers 19 heures, a eu lieu la «vinaigrette de Pâques». La buvette fut préparée pour l’occasion : tables dressées aux couleurs de la fête, œufs, salades et saucisses au menu. «C’est une bonne occasion de se retrouver et de passer un bon moment ensemble» me souligna Valérie Meyer.

En effet, une cinquantaine d’adultes et d’enfants ont été présents pour partager le dernier repas de Pâques et c’est dans la convivialité que s’est close la fête. A l’année prochaine!

Photo Laetitia Otz

A l'oeuvre avec application ...

Baulmes : petits loups bricoleurs

A l'oeuvre avec application ...

A l'oeuvre avec application ...

Plusieurs fois par année, les juniors de Baulmes ont la chance de pouvoir suivre une animation ou une activité concoctée exprès pour eux par les organisatrices toujours imaginatives des Fuligules, sorte de section «poussins» de l’Association culturelle de Baulmes et environs.

Pâques arrivant à grands pas, l’après-midi du mercredi 17 mars était consacrée à la teinture des œufs et à leur décoration. Une bonne vingtaine d’artistes en herbe, en très grande majorité féminines, s’est appliquée à donner une seconde  vie à une quantité impressionnante d’œufs cuits, qui en peignant, qui en collant, qui en utilisant plumes et autres éléments en plastique : le tout pour des résultats particulièrement réussis dans une ambiance bon enfant où les langues tirées en signe d’application étaient nombreuses.

Photo Olivier Gfeller