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Le Temple d'Orbe

Orbe: Foncière du Nord SA plébiscitée

Placé pour la première fois sous l’autorité de la présidente Natacha Mahaim Sidorenko, qui a été vivement applaudie pour cette première en fin de séance, le délibérant urbigène a pris le temps d’examiner en détail la proposition municipale de création d’une nouvelle société anonyme de détention foncière avant de l’accepter à une très large majorité. La commission des finances avait conclu en faveur de la proposition municipale et de l’octroi du crédit correspondant de Fr. 777 000.–.

Exigences supplémentaires du Conseil

Comme il s’agit d’un processus de réalisation qui va encore s’étendre sur plusieurs semaines, dans son rapport, la commission a demandé à l’exécutif de se conformer à une série de demandes précises quant à la gouvernance de cette future SA, ainsi qu’au contenu définitif de ses statuts. Par exemple, la présidence du conseil d’administration sera réservée au syndic d’Orbe, alors que le siège social de la SA sera aussi fixé à Orbe. Le futur conseil d‘administration de cette SA, dont la commune d’Orbe sera l’actionnaire très majoritaire, dans une première phase, comprendra aussi le syndic de Sainte-Croix Franklin Thévenaz ainsi qu’un représentant de l’ADNV qui a été très active dans le processus de mise en place. Pour les épauler, un deuxième municipal d’Orbe sera nommé, ainsi qu’un juriste ou un avocat de la région pour ses compétences techniques. Le Conseil a suivi aussi les propositions de la commission visant à ce que tous les règlements internes futurs ainsi que le «Business plan» complet de l’opération soient soumis à l’aval de la commission des finances. Bien entendu, les futurs rapports et comptes annuels de la SA devront aussi lui être produits.

Plus d’une centaine d’emplois

Par la voix du conseiller Didier Zumbach, le PS a déposé un amendement visant à faire nommer des membres du Conseil comme délégués à l’assemblée générale de cette future SA. Cet amendement n’a pas été accepté. Le syndic Henri Germond a précisé à l’attention du Conseil que le but de la société était de détenir du foncier industriel, et non pas du foncier destiné à la construction de logements. Il a aussi remercié le Conseil de ce vote historique couronnant une idée novatrice, une première sur le plan cantonal, réalisable dans des conditions financières intéressantes grâce à l’appui du canton (prêt partiellement à fonds perdu). Il a également mentionné la création à Orbe de plus d’une centaine d’emplois liés à cette opération.

D’autres communes potentiellement intéressées

Conçue comme un véhicule régional d’investissements fonciers, la nouvelle SA pourrait intéresser à moyen terme au moins deux autres communes, a précisé le syndic, soit Sainte-Croix et Grandson. Il a également rappelé qu’il s’agissait d’un véhicule de détention foncière à long terme et donc pas destiné à agir régulièrement sur le marché immobilier. Si une autre commune était intéressée, elle devrait alors se présenter avec un projet concret impliquant détention foncière industrielle et revenus provenant d’un droit de superficie.

Phase finale de mise en oeuvre

Les différents intervenants vont désormais se consacrer à la phase finale de mise en œuvre de la société, et des opérations immobilières et financières prévues avec les vendeurs, et la société Friderici Spécial SA, dont l’un des animateurs a assisté à la séance dans l’espace réservé au public.

Divers autres crédits votés sans discussion

Le Conseil a accepté le crédit de Fr. 176 000.– destiné au remplacement des installations électrotechniques des stations de relevage. Il a fait de même avec le crédit de Fr. 152 000.– destiné à la mise en œuvre d’un diagnostic des réseaux d’eaux claires et usées.
Fr. 58 000.– ont aussi été votés en faveur de l’étude de la sécurisation du Temple, pour la création de WC publics et le changement de chaudière.

Transformation du Collège du Grand-Pont

Le crédit de Fr. 337 000.– pour créer des places aux spécialistes PPLS dans le collège a aussi été octroyé. Le rapport de la commission a été amendé, la plus grosse partie de ce crédit soit Fr. 280 000.– n’étant pas subordonnée à une présentation supplémentaire en fonction des besoins de l’ASIOR et des sociétés locales. Par la voix de Myriam Schertenleib, l’exécutif s’opposait à cette partie du rapport qui a finalement été retirée. «Ça fait plus de deux ans que tous les intervenants étudient la question, ce qui est suffisant a précisé la municipale. Laquelle a indiqué qu’en plus sur la forme, le Conseil ne pouvait pas poser ainsi des conditions suspensives à l’octroi d’un crédit.»

Magnenette: travaux un peu en retard

Le Municipal Guido Roelfstra a précisé que les travaux de la Magnenette devraient en principe s’étendre jusqu’au printemps 2018, le retard pris étant à mettre à la charge des roches dans lesquelles il a fallu creuser. Il a aussi indiqué que le site internet de la commune renseignait désormais le public en détail sur l’avancement de tous les chantiers ouverts.

Au nom de tous les groupes du Conseil, la présidente tient à rappeler que les partis sont tous en permanence à la recherche d’adhérents. La bonne marche des institutions nécessite en effet un renouvellement constant des effectifs, notamment pour pouvoir constituer les nombreuses commissions existantes.

la halle de la parcelle 322

Orbe: la commune va créer une structure foncière régionale

Même si la décision finale appartiendra au Conseil communal, l’Exécutif urbigène est sur le point de mettre en oeuvre un projet qui était à l’étude depuis le début de la législature. Il s’agit de créer une entité juridique nouvelle sous forme d’une société anonyme destinée à porter différents projets d’investissements immobiliers exclusivement dans le domaine industriel ou artisanal. Cette décision est l’aboutissement d’une réflexion à laquelle ont été associés l’ADNV ainsi que le canton, notamment au travers du Speco (Service de la promotion économique et du commerce). Selon les spécialistes de l’aménagement du territoire, le canton devrait connaître d’ici 2030 une pénurie de zones d’activités, industrielles ou artisanales. Une politique proactive et audacieuse dans ce domaine permettra donc de remédier à cette carence planifiée.

Indispensable maîtrise du foncier

Certaines localités, comme Vallorbe, s’y appliquent depuis longtemps: la maîtrise du foncier par les collectivités locales permet en effet à ces dernières d’optimiser leur croissance et de choisir les entreprises qui peuvent être amenées à s’installer sur leur sol, créant ce faisant des emplois et des retombées fiscales, tout en améliorant les possibilités de densification voulues par la loi. A noter que cette maîtrise calque avec certains des objectifs principaux de législature présentés par l’Exécutif urbigène en début de mandature. Sans compter le fait que la future existence concrète d’une telle structure pourra aussi exercer un effet attractif sur des entreprises qui n’exercent pas encore leur activité dans la région.

Ouverture à d’autres communes

La future SA portera sans doute le nom (encore provisoire) de «La Foncière du Nord SA». Au début, elle sera entièrement détenue par la commune d’Orbe, l’ADNV et le Speco. Après avoir réalisé sa première opération décrite plus loin (Friderici Spécial), la SA pourra aussi servir les intérêts similaires d’autres communes, ceci sans trop péjorer leur situation financière. Elle est conçue comme une structure régionale et non pas exclusivement urbigène. Si d’autres communes venaient à rejoindre la nouvelle SA pour d’autres projets, elles en deviendraient actionnaires et participeraient donc à sa gestion et à son contrôle.

Diminuer l’endettement potentiel

Dans le cas précis décrit plus loin (Friderici Spécial), la commune devra certes s’engager, mais sans devoir mettre en pièces son plafond d’endettement pour une seule opération, en conservant ainsi une marge de manœuvre pour pouvoir investir dans d’autres projets nécessaires à la collectivité. En effet, le montant total de l’investissement brut envisagé comme première opération aurait été de l’ordre de 15 millions de francs sans l’utilisation de la structure de financement et de portage et si la commune n’avait pas trouvé un partenaire privé intéressé à partager le fardeau du financement.

Le groupe Friderici va s’établir à Orbe

Ce partenaire est l’entreprise Friderici Spécial SA – transports spécialisés – qui va devoir dans un avenir proche quitter sa base historique de Tolochenaz pour venir s’établir à Orbe. Créée en 1880, l’entreprise emploie aujourd’hui environ 130 personnes à Tolochenaz et à Vernier et réalise un chiffre d’affaires annuel de l’ordre de 20 millions de francs dont 20% proviennent de ses 10 plus gros clients. Il ne s’agit pas d’une entreprise de transports conventionnelle: ses mouvements anticipés moyens sont de 22 sorties par jour, ce qui ne devrait pas péjorer les flux de circulation.

L’opération planifiée

Sans entrer dans tous les détails techniques de la première opération envisagée, en voici quelques aspects principaux. La parcelle no 322 que la commune veut acquérir à travers la nouvelle SA est celle qui se situe aux Taborneires derrière le siège du groupe Alvazzi et l’entreprise Hilcona. Il s’agit d’une parcelle d’une surface de l’ordre de 30 000 m2, construite sur environ 10 000 m2 de halles de diverses surfaces. Ce bien immobilier qui est actuellement à vendre appartient à la société Camion Transport SA à Wil (SG), une société en main familiale créée en 1925. La valeur estimée par les experts pour la totalité de l’objet immobilier construit est de 15 millions de francs. Les activités encore récemment menées sur cette parcelle ont été déplacées à Yverdon-les-Bains. L’idée est donc que la commune – à travers la nouvelle SA – et la société Friderici Spécial SA se partagent l’achat: la nouvelle SA acquiert le terrain pour 7.5 millions de francs alors que Friderici Spécial SA acquiert les bâtiments pour 7.5 millions de francs. La nouvelle SA se constitue immédiatement après l’achat un DDP (droit distinct et permanent de superficie) en faveur de la société Friderici Spécial SA d’une durée de 60 ans. Non seulement le terrain reste donc contrôlé par la nouvelle SA, mais lui revient en pleine propriété après l’écoulement du DDP (droit de superficie) de 60 ans. Durant toute la durée de ce dernier, une redevance annuelle de 4% est due par Friderici Spécial SA à la nouvelle SA, ce qui lui permet d’assumer ses charges financières. La commune conserve de son côté pendant toute la durée du DDP un droit de regard contractuel sur la typologie des futures activités qui pourront être exercées sur la zone. En effet, Friderici Spécial SA entend non seulement jouir des bâtiments et du terrain pour son propre usage, mais aussi en réserver environ un tiers de la surface à certains de ses clients actuels comme Matisa SA ou Bobst SA, ou TRS.

Avantages d’une première cantonale

Avec cette opération, la commune d’Orbe conforte sa place de centre économique régional et concourt au développement économique du Nord vaudois. Plus de cent personnes travaillant pour les entreprises concernées- y compris pour les clients de Friderici Spécial SA – viendront potentiellement s’établir dans la région. L’actuelle liaison ferroviaire de la parcelle sera bien entendu maintenue opérationnelle. Des synergies profitables peuvent se concevoir entre Friderici Spécial SA tel le pôle Rail-Route de Terco à Chavornay. D’autres entreprises renommées s’installeront aussi dans la zone. Une bonne nouvelle en prévision de l’arrivée du RER. A relever qu’un tel projet n’a encore jamais été développé dans le canton.

Financièrement parlant
La commune devra investir Fr. 777 000.– immédiatement dans la nouvelle SA ce qui ne péjore pas à l’excès son plafond d’endettement. En plus, elle entend compenser rapidement le coût de cet investissement par une cession de patrimoine ailleurs. La nouvelle SA devra de son côté emprunter un peu plus de 6.2 millions de francs, au travers d’un prêt cantonal LADE (loi sur l’appui au développement économique) sans intérêt – voire à fonds perdu et auprès d’un établissement bancaire contre des garanties hypothécaires usuelles. A relever enfin que cette opération est rendue possible par la mise à disposition par le canton d’une partie d’un crédit-cadre de 9 millions de francs sur 4 ans voté le 6 septembre 2016 avec entrée en vigueur le 1.1.2017 et destiné justement «à permettre une meilleure maîtrise du foncier industriel par les collectivités publiques».

Municipalité confiante

Le syndic Henri Germond se félicite au nom de l’Exécutif urbigène de pouvoir mettre en œuvre un tel projet. Il relève que «beaucoup de personnes se sont déjà penchées sur sa conception. Il s’agit pour lui d’un cas d’école, tant économiquement que techniquement. L’ADNV a non seulement participé à sa conception, mais elle en a formellement validé le contenu, qu’elle entend soumettre plus tard aux communes membres qui pourraient s’y intéresser. Et le syndic de compléter: «J’espère aussi que le Conseil communal réservera un accueil favorable à ce projet qui non seulement ménage les finances communales mais qui constitue une première novatrice à vocation régionale».

Plus de 350 chanteurs qui prennent le temps de chanter comme l’a dit Charles Trenet.

Bavois: Giron très réussi !

Du Jura en Alaska, de la ballade à la messe, tous les rythmes y étaient. Qu’ils soient jeunes ou moins jeunes, figés par le trac ou qu’ils se balancent, tout sourire où n’ouvrant qu’à peine la bouche, ils n’ont qu’un but: se faire plaisir en chantant!

Bien sûr, les critiques musicaux ont des annotations à transmettre aux 12 sociétés qui ont participé. En général, il faut travailler les voix, mieux articuler et progresser. Il y a eu quelques canards ou oublis qui ont passé dans l’ombre de la scène, mais rien de grave, au contraire le concert de samedi après-midi, largement suivi par le public, a été grandement apprécié.

Un attelage a ensuite emmené tout ce monde en haut du village pour un très beau final, avec la complicité de Christelle Muth au piano. Les chœurs d’enfants, avec Magali Ibram et Corinne Tschumi en solistes, les chœurs mixtes et hommes, sous la direction de Jean-Marc Poulin, directeur de Bavois, ont exécuté les chants d’ensemble. Puis les quelque 350 chanteurs ont terminé cette partie enchanteresse sous les oreilles de Patrick Bron. Celui-ci, qui a créé la pièce avec Emile Gardaz, l’a adaptée pour les chœurs d’ensemble du
81e Giron Choral de la Plaine de l’Orbe.

Sous le regard des pies, le délicieux souper s’est déroulé dans la bonne humeur. De sympathiques épisodes ont narré, avec beaucoup d’humour, la vie de ce village paysan. Les chanteurs ont imaginé les tracteurs perdant parfois les pédales et où les billets de train donnent de la dysenterie cérébrale...
L’Avenir de Bavois va pouvoir souffler un peu avant de reprendre ses prochains concerts notamment avec le Chœur de l’Amitié le 29 mai et en juin, ils se rendront dans la région de Champagnole en France.

Pierre Mercier

Orbe: Police régionale, des chiffres qui manquent

En février 2012, le Conseil communal d’Orbe a accepté à une voix près l’adhésion de la commune à la Police du Nord vaudois. Trois ans plus tard, la motion Pierre-Alain Wieland enjoint l’exécutif de réfléchir à cette adhésion avec le recul des années initiales et de comparer les coûts de cette association intercommunale avec ceux qui seraient engendrés par un service de police délégué à la Gendarmerie cantonale.

La Municipalité urbigène vient de déposer son préavis en réponse à la motion en question. En substance, elle y réaffirme sa préférence pour une poursuite de la collaboration avec la police régionale. L’Omnibus a rencontré le municipal de la police Pierre Mercier pour lui poser quelques questions en relation avec cette décision municipale, dont le prochain Conseil devra se saisir. La question du «timing» de la réponse se pose d’abord: ne faut-il pas laisser la future Municipalité prendre position sur cette question, dès lors que c’est elle qui devra composer avec les coûts?

Pour Pierre Mercier, il importait de donner réponse à la motion dans les temps et de terminer son mandat en apportant une réponse concrète à cette question ce d’autant qu’il est en train de travailler à la réduction des coûts avec la PNV. «Cela fait plusieurs mois que je demande à la Gendarmerie des chiffres qui puissent servir de comparaison. Notre première lettre date du 7 octobre 2015 et malgré plusieurs rappels, nous n’avons toujours pas une évaluation des coûts de la Gendarmerie que la commune rencontrera finalement le 26 avril seulement, soit deux jours avant la séance du Conseil communal qui étudiera ce préavis ! Sans chiffres précis de leur côté, une comparaison chiffrée complète n’est guère possible. En plus, nous n’avons pas de précision concernant l’ouverture du poste puisque nous devrions le partager avec Chavornay».

La Gendarmerie ne fait pas de police de proximité

Actuellement, les coûts associés à la PNV représentent pour Orbe un total brut annuel de l’ordre de 1,8 million de francs (budget 2016), mais une réduction est à l’ordre du jour, qui repose sur le degré rabaissé de la dangerosité dans la commune si bien qu’en finalité la charge de la commune serait de 1,1 million. A titre comparatif, les coûts bruts de 3 gendarmes à plein temps représentent Fr. 660 000.– (Fr. 220  000.– l’ETP), ceci sans les frais imputés lors de chaque intervention qui sont facturés à part, notamment lors des manifestations (actuellement gratuites). A côté des coûts récurrents, il faut aussi tenir compte d’une sortie prématurée d’Orbe de l’association intercommunale, c’est-à-dire avant le 30 juin 2022. Cette dédite pourrait s’élever à quelques millions de francs, à verser de suite.

A côté de ces aspects financiers, le Conseil devra dire surtout quel genre de sécurité il veut pour ses habitants. La commune est présentement satisfaite du fonctionnement de la PNV. Son comité directeur se rencontre régulièrement et peut exposer ses soucis qui sont répercutés, à une fréquence que la Gendarmerie ne garantit pas. Pour ce qui touche à la police de proximité, cet aspect est non négligeable. Les renseignements pris démontrent que la Gendarmerie n’a pas pour mission première de patrouiller le territoire à pied.

Enfin à Chavornay, le poste est ouvert deux fois 3 h. 30 par semaine en matinée et cela est peu concevable dans une cité qui pourrait contenir plus de 8 000 habitants en 2025

Yves-Alain Golaz (Yago) l’un des animateurs de RNV au micro

Orbe: Radio Nord Vaudois, pas que pour les jeunes

Basée au Technopôle d’Orbe grâce à l’appui de l’ADNV (Association de Développement du Nord Vaudois), cette radio du web diffuse, 24 heures sur 24, un programme essentiellement musical. En matinée après le wake up (pour vous réveiller), la tranche 8 h.-10 h. intitulée «on ne va pas s’NRV», Alain Golaz évoque l’actualité nationale sur la base des journaux et du Télétexte, car son média n’a pas les moyens d’être abonné aux agences de presse.

Puis de 10 à 20 h., la musique prend le relais. A partir de 20 h. toutes les deux semaines, on présente un acteur économique de la région sous l’enseigne «Enjeux Nord vaudois». L’année star consacrée aux faits culturels de l’année prend place les autres semaines, juste avant «on veut des légendes» qui délivre les coups de cœur de Fred Philipona.

Soirées variées

C’est en soirée que ces amateurs de l’antenne font preuve d’imagination. Le mardi avec «Tiivy show» qui revient sur les programmes TV et le cinéma. Le mercredi, Pal Dégome dès 17 h. suivi par Living’blues à partir de 20 h. Le jeudi, émission de musique et talk-show en direct depuis l’Impro d’Yverdon. Le vendredi, c’est Access week-end, un sujet présenté par le patron de la chaîne Raphaël Descombes. On passe au dimanche, avec un programme de musique classique de 11 h. à 13 h. De 17 h. à 19 h., on épluche le Swiss Music Index avec une participation des auditeurs qui peuvent voter pour un titre.

S’en suit «Jazz Cab (10 h. -22 h.)» avant de terminer la soirée avec «on veut des légendes (22 h. à 2 h. du matin). Radio Nord Vaudois vous offre donc un programme varié et surtout musical qui devrait charmer les ados en particulier et l’on souhaite bonne route à cette équipe dont les moyens financiers et techniques sont limités ce qui ne fait que relever son mérite.

A suivre sur Radio Nord Vaudois

Les trois syndics jacques Piot, Dominique Widmer et Christian Kunze qui entourent la conseillère d’Etat Béatrice Mettraux. (Photo Pierre Pellaton)

Chavornay: enfin la fusion !

Les populations des trois communes de Chavornay, Corcelles-sur-Chavornay et d’Essert-Pittet ont largement accepté la fusion de leurs communes respectives. Déjà en collaboration depuis plusieurs années dans les domaines comme les écoles ou les paroisses, les communes ne feront plus qu’une dès le 1er janvier 2017. Ce qui réjouit le Comité de pilotage qui a poursuivi, aussi vite que possible, les démarches afin de concrétiser ce projet qui dure depuis plusieurs années.
Les populations des villages ont accepté à plus de 75% l’union de leurs forces puisque les Corbeaux de Chavornay ont dit oui à 77% (699 contre 207 non, 8 bulletins blancs et 2 nuls) les Hirondelles de Corcelles-sur-Chavornay à 76% (113 oui, 28 non et 5 bulletins blancs) et les Fouettes-Grenouilles d’Essert-Pittet ont accepté à 86% (54 oui et 9 non) ce qui portera la nouvelle commune à plus de 4560 habitants.

La conseillère d’Etat Béatrice Mettraux, qui assistait aux résultats, s’est félicitée de cette fusion exemplaire sur deux points : d’abord par la solidarité dont ont fait preuve les populations des villages et par la rapidité avec laquelle les autorités ont conduit le projet.
Le Comité de pilotage remercie chaleureusement les citoyennes et citoyens qui lui ont fait confiance et va retrousser ses manches pour organiser la nouvelle commune et affronter les différents défis qui ne manqueront pas de se faire jour.

Satisfaction à Essert-Pittet

Président du Copil de fusion, Dominique Vidmer s’est réjoui du vote clair des citoyens. «Ils n’ont pas voté de guerre lasse. Tout le monde était d’accord pour ce principe à 3». Le syndic d’Essert-Pittet pourra ainsi quitter sa fonction en juin prochain, puisqu’il ne sera pas candidat pour le siège de sa commune, avec le sentiment du devoir accompli. «Il est vrai qu’il aurait fallu trouver du monde pour les prochaines élections et l’enthousiasme est relatif, lorsqu’il s’agit juste d’entretenir les biens communaux sans pouvoir envisager des projets, car avec nos 150 habitants, nos moyens sont très limités».

Valeyres-sous-Rances: 5 jours étincelants sous le soleil exactement

Ce giron serait-il celui des superlatifs? Si chaud, si beau, si dépaysant, si attractif, si réussi… Très probablement, oui! «Incomparable! particulièrement la décoration!» commentaient dimanche quelques jeunes de Cronay, habitués des girons. Oui, les dimensions, la disposition de la place de fête ainsi que sa végétation offraient une impression de village de vacances. Nous étions loin, ailleurs, peut-être bien dans la jungle. De nuit, la lune ronde et l’illumination avivaient cette ambiance magique.

Affluence

Dès mercredi, le ton était donné. Au repas de soutien, le nombre de participants a explosé (plus de 400 couverts) tant et si bien que certains retardataires ne pouvaient plus s’inscrire! Un quatrième parking a dû être créé le samedi matin. Les ravitaillements de toutes sortes se sont multipliés. On articulerait le chiffre de plus de 30 000 visiteurs. Néanmoins, tout a suivi grâce à la bonne adaptation des organisateurs. En 5 jours ils ont vendu, des chiffres qui parlent: 6 400 burgers, 620 kg de frites, 490 kg de chickens, 380 kg de pâtes.

Torride il devait être, torride il a été

Reparler de la canicule qui a marqué tout le giron tient presque de l’euphémisme. L’ajustement à ces conditions exceptionnelles s’est bien fait tant de la part des jeunes que des organisateurs. Accent sur les boissons non alcoolisées, crème solaire, parasols et brumisateurs avaient la cote. Des jets d’arrosage ont été installés dès samedi pour rafraîchir les abords des terrains de sport. Les samaritains, usuellement sur un poste, se sont déployés en trois postes lors du cross du dimanche matin, disposition imposée par la FVJC. Une première pour Amanda Leigundgut, chef de la section d’Orbe. Celle-ci ne relève que peu de grosses urgences, la majorité des interventions relevant de la «bobologie» en relation avec la météo et la nature des terrains de sports. A relever qu’entre transpiration et crème solaire, les sparadraps ne collaient pas. Les samaritains ont donc employé des bandes adhésives et étaient présents pour refaire les pansements.

Sport et canicule

Certes, la chaleur a quelque peu freiné les inscriptions sur place pour des disciplines comme l’athlétisme, le cross, la lutte, le tir à la corde. Mais ce sont quand même plus de 1 100 sportifs qui se sont mesurés le samedi sous le soleil ardent. Mis à part quelques malaises, rien de significatif à signaler ceci prouvant bien l’adaptation de part et d’autre à la météo.

Que vive la Fédé!

Le dimanche soir, la partie officielle et le cortège ont marqué la fin de l’aventure. Dans la foule sous la cantine, les jeunesses portaient fièrement leur drapeau, l’émotion était intense, les allocutions des officiels admiratives. Lors de la chanson fédérée, les tables et bancs n’ont pas survécu aux piétinements enthousiastes… Puis, une quarantaine de chars a défilé dans le village qui s’était paré de ses plus beaux atours! Le slogan «Allez viens, on est bien» a donc parfaitement été entendu!

A Gauche: Nuria Gorrite avec quelques syndics du Jura-Nord Vaudois.

Région: la petite enfance en question à la réunion des syndics

Vendredi dernier, les syndics du district Jura-Nord vaudois ont tenu leur assemblée de printemps au musée du CIMA à Sainte-Croix.

Ils ont entendu pour commencer Marc Miéville, chef du secteur lacs et cours d’eau, qui leur a expliqué les problèmes relatifs à l’entretien des cours d’eau et à la destruction des plantes nuisibles. Au cours de l’heure consacrée aux échanges, la syndique de Donneloye a soulevé le problème du dépassement du plafond d’investissement relativement à d’importants travaux de construction scolaires. Le syndic de Cuarny a évoqué quant à lui le danger que peut représenter la délégation de tâches publiques à des sociétés privées.

Vaud en retard

Invitée à cette assemblée, la conseillère d’Etat Nuria Gorrite, dont le département est chargé aussi bien des problèmes de mobilité que d’accueil de jour, a choisi ce dernier thème pour son exposé. Elle a présenté la loi votée en 2006, dont le but est d’offrir un choix aux familles, et qui a suscité une demande croissante de leur part. Les objectifs définis en matière de création de places d’accueil ont été dépassés, mais ils sont encore en deçà des espérances, une situation qui découle de l’évolution de la société comme des exigences de l’économie. Elle a insisté sur l’originalité du système vaudois caractérisé par un partenariat réussi entre les entreprises et l’Etat, puis présenté les grands principes de la loi. Il s’agit d’assurer la qualité de l’accueil (normes d’encadrement, bonnes conditions de travail), d’organiser un financement équitable et supportable pour les parents (40% du coût à la charge des parents, le reste pris en charge par l’économie et les collectivités publiques) et de développer l’offre dans un canton qui était très en retard.

Trop cher

La conseillère d’Etat a évoqué encore la journée continue de l’écolier qui contraint les communes à offrir un accueil facultatif avant, à midi et après l’école. C’est d’ailleurs le sujet qui a alimenté les discussions après son exposé, de nombreuses questions évoquant le coût excessif des transports scolaires, surtout pour les petites communes.

Groupe des agents promus et assermentés

Le corps de police Nord vaudois au rapport

Cette manifestation permet au commandant de police de réunir l’ensemble du service de la sécurité publique, ainsi que près de 200 invités à la salle polyvalente des Trésys , afin d’établir un bilan d’activité et de présenter les collaborateurs promus.

Au nombre des invités, la représentante du Conseil d’Etat vaudois, Béatrice Métraux, des membres des instances cantonales et communales intéressées, de divers commandants et autres personnes concernées. La cérémonie protocolaire a été animée par les accords harmonieux de la fanfare de la police cantonale vaudoise. A cette occasion, Daniel Von Siebenthal, syndic d’Yverdon-les-Bains, a procédé à l’assermentation des nouveaux agents.

Missions basiques, veiller à la sécurité publique, maintenir l’ordre, assurer l’exécution des lois, protéger les personnes et les biens et procéder aux arrestations dans les cas prévus par la loi.

Mission que la centaine d’hommes et de femmes composant l’ensemble du corps de police Nord vaudois ont la tâche et le devoir d’accomplir.
Ce service de la sécurité publique ne représente pas moins de 25 attributions différentes, et ne permet pas de ce fait de mettre deux pieds dans le même soulier!

Dans le déploiement régional opérationnel, on peut relever après 18 mois de fonctionnement que les sollicitations de toutes origines sont principalement orientées entre Yverdon-les-Bains et Orbe. La commune d’Orbe représente en moyenne un petit 10% des interventions.

Pour les petites communes partenaires, la présence policière a été consolidée et remarquée par la population. Mais, la vigilance doit être maintenue dans la lutte contre les cambriolages.

L’effort des forces engagées est considérable et a un coût, mais combien nécessaire pour la tranquillité de chacun.

Faites connaissance avec Pascal Pittet

Le patron de ce nouveau corps, qui réunit sept communes (Corcelles/Chavornay, Essert-Pittet, Ependes, Montcherand, Orbe, Suchy et Yverdon) a passé l’essentiel de sa vie dans la police. En effet, c’est à l’âge de 16 ans déjà que Pascal Pittet entamait sa formation au sein de la police municipale de Lausanne, à laquelle il va demeurer fidèle jusqu’en 2010.

Vingt-huit années durant lesquelles il va gravir tous les échelons pour devenir capitaine. Il travaillera essentiellement dans les sections de secours et judiciaire. Ensuite, en tant qu’officier, il se verra confier la mise en place de la fusion des écoles de la Gendarmerie vaudoise et des polices municipales. Il sera détaché au service général de la police cantonale pour œuvrer pendant plus de cinq ans à l’Académie de Savatan. C’est au terme de ce brillant parcours ( il a aussi été capitaine chez les fusiliers de montagne) qu’il deviendra commandant de la police d’Yverdon, deuxième ville du Pays de Vaud.

Proche des gens

Il aime à dire qu’il est particulièrement attaché à la relation humaine. Il apprécie rencontrer les gens, d’entendre les points de vue comme de partager des visions. A la tête d’un corps qui comprend une soixantaine d’agents, ses tâches sont nombreuses et différentes, ce qui fait l’intérêt du rôle de commandant. Au point de se sentir parfois au centre de la vie des localités. A Yverdon depuis deux ans, il a appris à faire connaissance avec le terrain. «Les acteurs de la vie sociale ne sont pas aussi nombreux qu’on pourrait le croire.

Ils sont trois ou quatre cents au point que l’on se connait, si bien que j’ai beaucoup moins le sentiment d’agir dans l’anonymat, comme cela peut être le cas à Lausanne, ce qui facilite les choses et les rapports. Je n’ai pas fait acte de candidature dans cette localité sans savoir qu’elle était en tractations dans la perspective de créer une police intercommunale. J’ai contribué à l’aboutissement de l’idée et je suis fier de la mise en place de cette association régionale, la première entre Yverdon et Orbe en dehors des structures de district, ai-je appris. Je serai toujours reconnaissant à ceux qui ont oeuvré pour parvenir à ce but et je me réjouis de travailler avec ces communes afin de garantir la sécurité dans cette région».

La dure réalité de la vie

Veuf depuis trois ans, et père de deux garçons, il a la chance d’être épaulé par ses beaux-parents pour faire face à une situation qui a été délicate. Il apprécie particulièrement la vie de famille, puisqu’il emmène les siens au ski, comme il apprécie marcher en montagne. Il adore lire, mais la cuisine est un autre de ses péchés mignons. Un roastbeef, sauce au vin rouge, est l’une de ses spécialités. Il déguste avec délectation un papet vaudois et avoue un faible pour les choux rouges. Sur le plan sportif, il a pratiqué l’escrime (fleuret) et l’athlétisme (courses d’endurance) dans sa jeunesse et le vélo maintenant, mais à doses homéopathiques, en raison de son emploi du temps.

Il aime toujours s’engager puisqu’il vient de prendre la présidence de l’association des commandants des polices municipales vaudoises, il est délégué au comité opérationnel du canton de Vaud et s’occupe encore de la formation des policiers. Lorsque pour terminer on lui demande de se dépeindre, il concède avoir un caractère facile, possède une bonne vision des choses et une solide capacité d’analyse. Un bilan auquel on ajoutera qu’il est aisément abordable et adroit dans sa manière d’imposer ses idées.

Photo Pierre Mercier

Les membres du comité de direction reçoivent leur diplôme des mains du préfet Albert Banderet.

Police du Nord vaudois: cérémonie d’installation des autorités

Les membres du comité de direction reçoivent leur diplôme des mains du préfet Albert Banderet.

Les membres du comité de direction reçoivent leur diplôme
des mains du préfet Albert Banderet.

C’est dans la cour de l’Aula Magna du château d’Yverdon que s’est déroulée cette cérémonie, devant un parterre de près de 150 personnes, représentant autant les autorités communales que les représentants du canton et agrémentée par la fanfare L’Avenir d’Yverdon.

Le capitaine Richard Guillemin, maître de cérémonie, a cédé successivement la parole au syndic d’Yverdon Daniel von Siebenthal, au délégué de la Conseillère d’Etat Jacqueline De Quattro, M. Depraz, au municipal de police d’Yverdon Jean-Daniel Carrard, puis à celui d’Orbe Pierre Mercier et au commandant de cette police, Pascal Pittet. Tous ont souligné la nécessité de relever le défi face à une délinquance toujours plus inquiétante et ont souhaité que l’autorité politique se penche sérieusement sur le regain de violence que l’on connaît dans les villes, en particulier.

La genèse de cette association

Le municipal urbigène a procédé avec un peu d’humour à un historique de la création de cette association. C’est en automne 2008 qu’il était informé par Claudine Wyssa, future présidente du Grand Conseil, que la police urbigène ne pourrait pas subsister dans le nouveau concept sécuritaire vaudois qui exigerait une présence 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

Avec sept policiers à disposition, la mission devenait impossible à Orbe. Aussitôt, la Municipalité de la ville aux deux poissons prenait la décision de tenter de conserver une police de proximité. Elle prenait dès lors langue avec les autorités yverdonnoises qui acceptaient d’entrer en matière. Comme la future loi exigeait que les communes concernées devaient avoir une frontière commune, il était décidé de passer par l’est de la Plaine de l’Orbe. En effet, Chavornay était déjà desservi par la police urbigène et Essert-Pittet venait de demander le même service, il ne manquait que l’accord d’Ependes pour compléter le cordon ombilical. Ce qui fut fait et ces communes apportèrent dans leur panier quelques villages amis comme Gressy, Belmont, Suchy, Corcelles et Montcherand. Dix communes qui allaient entamer un gros travail avec notamment l’établissement des statuts qui devaient être entérinés par chacun des Conseils communaux et généraux. Dans la foulée, le groupe de travail décidait de ne pas accepter d’autres candidatures afin de permettre à cette nouvelle entité d’assurer au mieux la sécurité sur ce territoire.

Le retrait de Chavornay

La votation sur l’initiative d’Artagnan confirmait la volonté cantonale d’ériger une police coordonnée, faite de polices municipales, intercommunales et de la gendarmerie. Le retrait de Chavornay allait troubler certains citoyens si bien qu’il a fallu se rendre chez les futurs partenaires pour convaincre la population et les conseillers du projet. Le Conseil général d’Ependes donnait le premier son feu vert, suivi par Corcelles-sur-Chavornay, Montcherand et Essert Pittet. A Orbe, la bataille fut vive en fonction d’une augmentation du budget sécurité de 50%. C’est par une toute petite voix que la police du Nord vaudois passait la rampe avant qu’Yverdon, puis Suchy se rallient, pour compléter l’association formée finalement de sept membres.

Déjà en place

Cette police a commencé son travail le 1er juillet, sous le commandement du Major Pascal Pittet. «Servir, protéger, agir» sera la devise de cette nouvelle entité qui tentera d’apporter l’aide nécessaire à la population de cette région riche en manifestations de grande envergure et très diverses. Faire face à la criminalité montante et aux divers problèmes de la vie de tous les jours, voici le défi que ce nouveau corps devra relever en collaboration avec la police cantonale. On notera encore que c’est la première fois qu’Orbe et Yverdon-les-Bains lient leur sort en dehors des instances habituelles.

Au préalable de cette cérémonie, le préfet Albert Banderet avait assermenté le comité de direction, présidé par l’Yverdonnois Jean-Daniel Carrard, accompagné des six autres municipaux de police. Le Conseil intercommunal est formé lui par deux représentants de chaque commune. Ils disposent d’un droit de vote calculé au prorata de la population et sera présidé par Dominique Vidmer (Essert-Pittet), secondé par Didier Zumbach (Orbe).

L’avis du président du CI

Dominique Vidmer, qui faisait partie du Conseil Cantonal de Sécurité et est dorénavant président du nouveau Conseil intercommunal, est bien conscient de ce qui se passe dans les communes. Il croit en cette police de proximité, qui aura la connaissance précise des lieux grâce à ses agents. Les problèmes, qui ont eu lieu à Lausanne, risquent fort de se retrouver dans la région et il sait que l’on devra y faire face et trouver des solutions.

Il souhaite ardemment que ce nouveau corps de police régional remplisse pleinement son rôle et espère dès lors que d’autres communes demanderont leur adhésion à cette association intercommunale.

La conseillère d’Etat Béatrice Mettraux convaincue mais qui ne convainc guère.

Quand une conseillère d’Etat rencontre des syndics à Chavornay

La conseillère d’Etat Béatrice Mettraux convaincue mais qui ne convainc guère.

La conseillère d’Etat Béatrice Mettraux convaincue mais qui ne convainc guère.

Visiblement aucun des élus locaux n’a été convaincu par la présentation du nouveau produit, à savoir le PDR, le plan directeur régional, dont l’établissement est fortement suggéré aux districts.

Les syndics nord-vaudois sont-ils particulièrement frondeurs? Ils étaient en tout cas très à l’aise dans leur rôle d’irréductibles Gaulois viscéralement méfiants face à tout ce qui arrive de Rome.

Plan stratégique contre plan directeur régional

Pour redevenir plus factuel, il convient de rappeler que notre région, sous l’égide de L’ADNV, a réalisé déjà une vaste étude de stratégie régionale notamment sous l’angle de l’aménagement du territoire et que les élus locaux considèrent – non sans raison – que ce travail devrait répondre aux attentes cantonales.
La conseillère d’Etat Béatrice Mettraux, si elle a salué la valeur stratégique de l’étude menée par l’ADNV, considère toutefois qu’il y manque le versant opérationnel qui en ferait un véritable outil de coordination avec l’ensemble des thématiques, dont l’économie et le logement, en passant par l’urbanisation et la définition de centres locaux.

Les centres locaux

Concernant les centres locaux qui semblent constituer le blocage principal sur ce dossier, il faut savoir qu’il s’agit de localités telles que Ballaigues par exemple, qui seraient appelées à jouer un rôle de pôle socio-économique et qui se verraient de ce fait dispensées - en tout cas partiellement - de la «clause guillotine» des 15% maximum d’augmentation de la population d’ici 2023.

Le Conseil d’Etat semble donc sur ce point manier la carotte – si vous voulez des centres locaux, il faut accepter le principe d’un PDR – mais, aux dires du syndic de Ballaigues qui n’épargne aucun projet cantonal de sa gouaille désormais légendaire, ces centres ne seraient que des miroirs aux alouettes…
D’autres amabilités fusèrent dans l’assistance, tel syndic constatant que le SDT (Service du développement territorial) était «un service tout puissant qui veut réinventer la roue et fournit les bureaux d’ingénieurs en travail», tel autre ne voulant pas entendre parler d’un «classeur trop rapidement caduc».

Communes contre canton

L’observateur sort perplexe d’une telle assemblée tant l’impression qui domine est la profonde fracture entre le canton et les communes. S’il est assez logique de constater des réticences communales par rapport au foisonnement de projets cantonaux et fédéraux, qui s’attaquent plus ou moins directement au porte-monnaie communal, c’est surtout sur la forme que le canton doit faire des progrès. Le style de communication par trop technocratique a le don d’échauffer les élus locaux qui traitent quotidiennement de réalités de terrain.

Poser l’exigence d’un nouveau plan directeur est à ce stade une maladresse politique face à un district qui a mené une réflexion stratégique de qualité. Il aurait été plus raisonnable de valider l’exercice de l’ADNV et de négocier quelques compléments pour lesquels on aurait au préalable établi l’absolue nécessité. Dans les faits, on s’acheminera probablement vers cette solution.

Lors de la prochaine législature cantonale, les cinquante députés porteurs d’une casquette municipale risquent le conflit de loyauté entre leurs deux serments.
Et pourtant, à y regarder de plus près, il s’agit de la même loyauté et du même pays!

Photo Denis-Olivier Maillefer