Articles

Valeyres-sous-Rances, un beau village qui tient à garder son collège et ses classes.

Valeyres-sous-Rances: une UAPE au village?

Les outils démocratiques ont été à l’ordre du jour lors de ce Conseil général de fin octobre, ce qui n’a pas toujours rendu aisée la tâche du président, Dominique Streckeisen. Le point de distinguer la motion de l’interpellation, et de débusquer un éventuel vice de forme animera quelques débats.

On restera à 65% de taux d’imposition

Les deux préavis à l’ordre du jour, soit l’adoption du règlement communal concernant le subventionnement des études musicales et de son annexe et l’arrêté d’imposition pour 2018, seront avalisés, mais chacun agrémenté d’un amendement. Concernant les impôts, le préavis propose de passer de 65% à 67%. La Municipalité motive cette augmentation en estimant que les dépenses du ménage communal doivent être couvertes par les recettes courantes, mais, certes, à ce moment de l’année, elle ne peut se baser que sur des estimations. La commission des finances, arguant que les résultats ont toujours été meilleurs qu’escomptés et que la trésorerie courante est suffisante, propose l’amendement de maintenir le taux d’imposition à 65% pour 2018. Le délibérant avalisera le préavis et son amendement.
Concernant le règlement sur le subventionnement des études musicales, la Municipalité prévoit une participation financière communale de Fr. 100.–. par semestre et par enfant suivant une école de musique reconnue par la FEM (Fondation pour l’enseignement de la musique). La commission «ad hoc» propose l’amendement remplaçant les Fr. 100.– par une participation de 20% par semestre avec un maximum à Fr. 100.–. Le vote ne départageant pas le conseil, le Président tranchera en faveur de l’amendement.

Quand il s’agit d’école

En réponse à la motion (qui s’avère être une interpellation!) d’Anne Baumann s’inquiétant de l’avenir des classes à Valeyres, la Municipalité rappelle que les décisions sont prises par les organes de l’association scolaire intercommunale, l’ASIOR. Par contre, elle s’engage à tout entreprendre pour conserver un collège avec des classes au village. Le scolaire suscite des réactions, quel est le taux d’occupation des classes? Pourquoi ne pas ouvrir une UAPE à Valeyres?

Anne Baumann, déléguée à l’ASIOR, relate le regret des délégués que l’association gère un budget de 5 millions, apparemment en l’absence de stratégie écrite et communiquée. Une meilleure visibilité et compréhension est demandée afin d’offrir une meilleure prévisibilité aux communes.

Finalement, on accueille la nouvelle boursière communale, Evelyne Vagnières qui remplacera Nicole Conrad après de longues années d’excellents services. Il est 22 h. 30, le président lève la séance.

En pleine présentation à la soirée de l’Echo des Campagnes.

Rances: Phoenix en quelques notes

En pleine présentation à la soirée de l’Echo des Campagnes.

En pleine présentation à la soirée de l’Echo des Campagnes.

Dans la vie, il y a des hauts et des bas, et l’on doit constamment se battre pour avancer et relever les défis qu’on nous lance. L’année dernière a été difficile pour la Société de l’Echo des Campagnes de Rances et Valeyres-sous-Rances. Mais la raison exacte n’est pas importante. Ce qui importe, c’est le chemin parcouru depuis et on a très bien pu le mesurer vendredi soir, lors de leur premier concert annuel 2013 qui a eu lieu à Rances.

Du neuf, du neuf, du neuf!

Nouvelle année, nouveau Directeur, nouvel univers, et c’est réussi.
En effet, proposer un programme tendance renaissance a plu au public plutôt nombreux, qui n’a pas laissé ses applaudissements sur le parking. Pour démarrer la soirée en beauté, «Fanfare & Chorus» un joli départ, brillamment interprété avec rondeur et puissance. Puis, c’est la magnifique mélodie du film Pearl Harbor qui a fait son apparition! Quelque peu écorchée vers le milieu, elle a tout de même gardé de son émotion et fait briller quelques paires d’yeux.

Aquarelle, de la peinture!?

Et bien non, pas cette fois! Ce chœur «Aquarelle», dirigé par Marcel Magnin, a enchanté le public en 2e partie de soirée. Entre Gospel, chansons à capella et françaises, le choix était vaste et pour tous les goûts! Avec un programme varié, les solistes ont bien occupé l’espace de leurs jolies voix, et ont su charmer les cœurs.

Parier, c’est gagner!

Retour du côté de la fanfare. Après les tambours, menés par Steve Pichard, au tour du morceau imposé de la Cantonale 2013 qui aura lieu le 11 mai à Savigny, et que Vincent Dubois, la nouvelle baguette de la société, a voulu présenter malgré les inquiétudes des musiciens. Et ce fut un pari réussi! Travaillée en répétitions depuis seulement trois semaines, cette pièce a été composée exclusivement pour la Cantonale, sur l’histoire de la fée Rose et son amoureux.
Mais pour en savoir plus, rendez-vous le 22 mars à Valeyres-sous-Rances pour la 2e édition.

Photo Katy Josi

Julia Maillefer

Ballaigues: soigner le trac du musicien

Julia Maillefer

Julia Maillefer

Julia Maillefer vient de Ballaigues, son patronyme l’indique. Elle a effectué toutes ses classes à Vallorbe, puis au gymnase d’Yverdon-les-Bains, avant de se diriger vers l’Université de Lausanne où elle a suivi le cursus pour obtenir un Master en psychologie. Un domaine qui lui a toujours paru important, elle qui s’intéresse aussi bien au fonctionnement psychologique de l’être humain qu’à son pendant physiologique.

Au sortir de sa formation académique, elle a effectué quelques années de recherche, au cours desquelles la question du «trac du musicien» a occupé une place centrale. Une question qui la préoccupait aussi à titre personnel, puisqu’elle pratique la musique depuis son plus jeune âge, d’abord classique et depuis quelques années dans un groupe plus jazzy. Pour parfaire ses connaissances dans ce domaine, elle s’est ensuite tournée vers une formation spécifique en France, pays dans lequel existent des structures entièrement dédiées à la santé des artistes, comme la Clinique du musicien, et de la performance musicale à Paris.

C’est dans ce contexte interdisciplinaire que Julia Maillefer a complété sa formation dans le domaine spécifique de l’assistance aux artistes, aux musiciens en particulier. Revenue en terre romande au CHUV, elle y a exercé sa pratique générale de psychothérapeute, ceci pendant plusieurs années avant d’ouvrir son propre cabinet de psychothérapie.

Des méthodes spécifiques

C’est par la mise en oeuvre de thérapies cognitivo-comportementales que Julia Maillefer peut aider le musicien qui doit souvent gérer, en plus d’un trac fréquent proche de l’anxiété, un stress dû à la profession. Horaires, voyages, pression constante pour réaliser une performance de qualité, vie de famille souvent lacunaire, précarité professionnelle, etc. sont autant de facteurs générateurs qu’il convient de maîtriser. Si certains y parviennent, d’autres, notamment parmi les plus jeunes et aussi parmi les élèves des conservatoires, subissent des blocages psychologiques qui les empêchent de développer au mieux les facettes de leur talent et du travail qu’ils accomplissent.

Les thérapies utilisées reposent sur la préparation d’une sorte de bilan personnel et la mise en œuvre consécutive de «travaux à domicile» que les patients doivent effectuer de façon graduelle pour parvenir à retrouver une certaine sérénité. Les émotions et leur gestion, les pensées et leur ajustement et le comportement personnel et ses correctifs sont au coeur de ces techniques. Les résultats sont très encourageants, même si cette discipline spécifique aux musiciens reste encore très peu connue et très peu pratiquée en Suisse. «Il existe une sorte de courbe du trac, explique Julia Maillefer.

L’idéal est de parvenir à un optimum de trac, ni trop ni trop peu, pour que ce dernier ait encore un effet positif sur la performance.» Sa spécialité est proche de la psychothérapie sportive, sinon que dans cette dernière discipline, les manifestations physiologiques du trac disparaissent plus facilement avec l’exercice physique pratiqué. Chez le musicien d’orchestre assis sur sa chaise, la dépense physique est en effet moindre.

Étonnante et passionnante spécialisation professionnelle pour cette jeune femme de Ballaigues qui avoue, lorsqu’elle pratique la musique «avoir en principe encore un bon trac!».

Photo Olivier Gfeller

Les débats se sont poursuivis à l’heure de l’apéro (de droite à gauche) autour des syndics de Vallorbe Stéphane Costantini, de Montcherand Jean-Michel Reguin et de Bavois Olivier Agassiz.

Syndics en assemblée: la musique en question

Les débats se sont poursuivis à l’heure de l’apéro (de droite à gauche) autour des syndics de Vallorbe Stéphane Costantini,  de Montcherand Jean-Michel Reguin et de Bavois Olivier Agassiz.

Les débats se sont poursuivis à l’heure de l’apéro (de droite à gauche) autour des syndics de Vallorbe Stéphane Costantini, de Montcherand Jean-Michel Reguin et de Bavois Olivier Agassiz.

Réunis à Yverdon-les-Bains, les syndics des communes du district Jura-Nord vaudois n’ont pas été totalement convaincus par les propos de Nicolas Gyger, du service cantonal des affaires culturelles. Venu présenter les effets de la nouvelle loi sur les écoles de musique, ce fonctionnaire du département de Mme Lyon a subi les assauts des élus qui considèrent cet impôt comme une charge de plus à leur endroit.

Une loi qui entrera en vigueur à partir du 1er août prochain et qui coûtera Fr. 1.88 par habitant en 2012 avant de grimper à Fr. 4.50 pour l’année suivante et s’envolera jusqu’à Fr. 9.50 en 2017 à travers une progression d’un franc par an. Beaucoup de représentants de communes possédant une école de musique, souvent dans le cadre de la fanfare locale, se sont inquiétés pour le financement de leur institutions, puisqu’il ressort clairement que cet appui sera destiné en premier lieu aux différents conservatoires du canton.

En plus, les localités risquent fort d’être sollicitées pour aider les élèves qui fréquenteront ces centres de formation où le professorat ne sera ouvert qu’au personnel diplômé, d’où une probable augmentation de l’enseignement.

Députés tancés

A première vue, de nombreuses Municipalités étaient opposées au principe lors de la consultation qui a précédé le vote du Grand Conseil. Ce dernier n’a pourtant guère tenu compte de l’avis de l’Union des Communes Vaudoises qui avait préavisé négativement la création de cette loi. Ce qui a provoqué la réaction du syndic de Vallorbe, Stéphane Costantini, qui a demandé aux députés présents dans la salle de mieux défendre les intérêts de leur région à l’heure où ces derniers vont présenter leur candidature pour les prochaines élections cantonales, avec de belles promesses.

Visiblement, cette loi a mis en opposition les villes et les campagnes qui n’ont guère apprécié de n’être pas entendues. Du reste à l’heure de désigner un représentant du district au comité de la fondation de 17 personnes, ils ont préféré nettement faire confiance au municipal de Sainte Croix, José Gonzales face à sa rivale yverdonnoise.

La voie du Tribunal fédéral

Le second débat sur le financement de la gestion des déchets dans les communes, présenté par Etienne Ruegg, a moins fait l’objet de contestation. Le délégué du SESA est surtout revenu sur l’affaire de Romanel/Lausanne qui a été déboutée par le Tribunal fédéral à la suite de la contestation de l’une de ses citoyennes sur la taxe unique que la commune avait fixée à Fr. 270.–par habitant.

Estimant que cette manière de taxer n’était pas incitative à un meilleur tri des ordures incinérables et recyclables, l’instance suprême a provoqué une sorte de jurisprudence qui laisse sous-entendre que les exécutifs doivent prévoir une taxe au poids ou au sac en plus d’une taxe forfaitaire pour les objets urbains (huiles, etc.) et spéciaux. Notons que le Nord vaudois est quasiment une région pilote en matière de taxe au sac, notamment depuis l’introduction de ce processus par la STRID.

Dans le chapitre des divers, plusieurs syndics se sont insurgés contre le fait que les charges cantonales deviennent de plus en plus difficiles à supporter et briment l’autonomie financière de leurs communes, un avis que partageait le préfet Albert Banderet qui a mené avec brio les débats.

Photo Pierre Mercier

Immanuel de Souza en «chef d’orchestre»

Orbe-EPO: la musique qui fait oublier les murs

Immanuel de Souza en «chef d’orchestre»

Immanuel de Souza en «chef d’orchestre»

Un concert original s’est tenu aux EPO (Etablissements de la Plaine de l’Orbe) la semaine passée. Les participants de l’atelier de musique ont pu se produire devant un public, en compagnie d’une partie de l’IMO (Insubordination Méta Orchestra) et étaient écoutés à Lausanne au théâtre 2.21 en direct grâce à l’informatique. L’autre partie de la formation jouait à Lausanne et a été écoutée à Orbe.

Sous l’égide de Prélude, qui se définit comme un pôle de coordination d’actions culturelles en prison, un atelier de musique libre a lieu depuis une année à la colonie.Les musiciens, Immanuel de Souza (d’Orbe) et Benoît Moreau l’animent; le principe est une approche très libre de la musique ou plutôt du son. Tous les instruments ou «objets à possibilités sonores» sont acceptés.

Au départ, cinq détenus prenaient part à l’atelier, mais pour diverses raisons dont deux libérations, deux détenus ont pu participer au concert. Il faut relever qu’un des détenus libérés il y a quelques mois a rejoint la formation à Lausanne.

Développer l’écoute

Comme l’a souligné Charles Galley, le directeur-adjoint des EPO, dans un message d’introduction, cette musique improvisée développe des facultés d’écoute qui sont importantes dans le processus de reconstruction des détenus, mais il a aussi averti le public que ce n’est pas une musique qu’on a l’habitude d’entendre, il y a peu de choses structurées.

À Orbe il y avait 18 musiciens et à Lausanne 19. Les deux détenus, Sébastien à la guitare électrique et Fabrice au chant, ont eu la vedette car les musiciens leur ont laissé une grande place. Le public était composé de la famille ou de proches des détenus, de personnel de la prison, de membres de Prélude. Le concert s’est déroulé en quatre sets de 20 minutes joués alternativement à Orbe et à Lausanne.

Une première partie où Sébastien et Fabrice, accompagnés par Immanuel de Souza, ont débuté seuls le concert, rejoints petit à petit par les autres musiciens. Lors du deuxième set, les musiciens étaient «librement» dirigés par deux chefs d’orchestre en alternance.

Beaucoup d’émotions

On peut dire que c’est surtout une musique très vivante qui apporte beaucoup à celui qui la joue. Les musiciens explorent des voies ensemble et de temps en temps un langage commun ressort. On sentait une grande connivence entre tous les musiciens et ils ont réussi à faire passer des émotions. Cependant, quand on ne voit pas les musiciens, la musique était plus difficile à vraiment apprécier. Pour plus d’informations : www.Prelude.ch

Image aimablement fournie par le Service Pénitentiaire Vaudois

Edit du 6 janvier 2012: écouter intégralement le concert en suivant ce lien

Minh Lâm-Thành adossé aux murs de «sa» ville.

Noï: toute une histoire

Minh Lâm-Thành adossé aux murs  de «sa» ville.

Minh Lâm-Thành adossé aux murs de «sa» ville.

Célèbre de par l’histoire, Orbe a aussi vu naître il y a 10 ans, un groupe de musique très spécial, «Noï». Formé par Minh Lâm-Thành, porte-parole du groupe, son frère et son plus vieil ami, ils se définissent comme des artisans de la musique. D’une musique éclectique. Le nom, lui, a été choisi car en vietnamien, il signifie «nouveau» et en roumain, «lieu», et c’est exactement l’idée qu’ils se font de leur groupe.

Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort

Leur ascension s’est faite très rapidement par le biais de multiples concours. De plus, ils ont été les premiers à passer sur Couleur3 sans contrat. Malgré
toutes ces joies, ils ont aussi traversé une période plus problématique. En effet, après avoir refusé que la production les «vende» à Universal, pour cause de remixage des morceaux, Noï s’est retrouvé sans producteur.

Mais Minh a décidé de ne pas abandonner et de se battre. C’est ainsi qu’il a repris le travail du producteur, en décidant de tout faire lui-même. Bien sûr, cela a quelque peu affecté sa cote de popularité auprès des pointures de la musique, mais il voit ça comme une certaine forme de jalousie et reste positif. S’ils ne peuvent pas se produire autant qu’ils le voudraient en Suisse, ils le font en France, où ils connaissent un réel succès. D’ailleurs, ils ont récemment gagné un concours à Paris, à leur plus grande surprise, car ils se produisaient contre 12 groupes parisiens de grande renommée.

La musique, une thérapie

Quand il avait 15 ans, Minh a découvert «The Cure», célèbre groupe de rock britannique et ce fut pour lui une révélation. «La musique est devenue pour moi un besoin, une nécessité. C’est la meilleure thérapie que j’aie trouvé.»

En tant que compositeur du groupe, il met toute son âme dans sa musique et s’y pose les bonnes questions. En effet, ses chansons ont pour principal fil rouge les questions existentielles: «Qui, pourquoi, comment?» Pour le reste, c’est simple, les autres membres se collent sur la musique si elle leur plaît.

Pour ajouter encore plus d’âme à tout ça, ils ont décidé d’inclure une démonstration de peinture à leurs concerts. En effet, à chacune de leur représentation, un peintre crée une toile en live. Et la peintre n’est autre que la fiancée du «leader», Minh.

En conclusion, et après avoir écouté un de leurs albums, je dirais que même si cette musique n’est pas conventionnelle, ça vaut la peine de l’écouter, et c’est une belle découverte pour moi.

Photo Katy Josi

Les fables de La Fontaine.

Fables de La Fontaine en musique à Mathod

Les fables de La Fontaine.

Les fables de La Fontaine.

En ce dimanche pluvieux de mi-mai, c’est un public nombreux et attentif qui s’est rendu au rendez-vous baroque proposé par l’Association des amis du duo nova au temple de Mathod. Le lieu était fleuri, le clavecin en bois peint, superbe.

En pré-concert, le trio Triello, (flûte à bec, violon et clavecin),composé de jeunes artistes ayant obtenu le 1er prix de la Jeunesse musicale suisse, nous interprétèrent, parmi d’autres, des morceaux de Telemann et Falconieri. Ces jeunes gens étaient simplement splendides d’ensemble, de fluidité et de talent; ils furent chaudement ovationnés.

Les fables de Jean de La Fontaine, symbiose des mots et de la musique

Un comédien-récitant, entouré de deux musiciens, violon et clavecin, nous transportèrent à la cour de Louis XIV. La voix du récitant, tour à tour puissante ou menue répondait à la virtuosité du violon et du clavecin, chacun faisant corps soit avec son texte, soit avec son instrument. Moments d’intense concentration et de grâce au temple. Les fables se servent d’animaux pour mettre en place, en quelques phrases bien ciselées, une situation où tout homme de toute époque, s’il est quelque peu franc, se reconnaîtra.

La morale, si elle nous fait sourire, nous incite à nous reconsidérer. Synergie étonnante entre les mots jaillissants et la musique à fleur de peau, le public fut totalement conquis.

Photo Catherine Fiaux

De g. à dr.Janine Gaudard, présidente d’honneur des Coquelicots, Chantal Parisod, actuelle présidente, Fabienne Sollberger, directrice et Sylviane Barraud-Chappuis, membres depuis 54 ans.

La Sarraz : des Coquelicots dans la fleur de l’âge

De g. à dr.Janine Gaudard, présidente d’honneur des Coquelicots, Chantal Parisod, actuelle présidente, Fabienne Sollberger, directrice et Sylviane Barraud-Chappuis, membres depuis 54 ans.

De g. à dr.Janine Gaudard, présidente d’honneur des Coquelicots, Chantal Parisod, actuelle présidente, Fabienne Sollberger, directrice et Sylviane Barraud-Chappuis, membres depuis 54 ans.

Pour fêter dignement les 65 ans d’existence de leur société, «Les Coquelicots» ont choisi de renouveler leurs costumes: c’est donc parés de noir rehaussé d’une touche de rouge, rappelant la couleur du coquelicot, que les 14 membres de la société – dont trois juniors – ont fait leur entrée en scène.

Après le traditionnel discours de bienvenue, les accordéonistes ont d’emblée conquis le public en interprétant, sous la houlette de Fabienne Sollberger, un paso doble bien enlevé, suivi d’un «Adagietto» puis d’une danse irlandaise endiablée. Aussi éclectique qu’exigeant, le programme musical incluait un hommage aux Indiens avec «Dakota», une pièce en 5 mouvements et un coup de chapeau à Lionel Richie via son célèbre «Hello».

Autre moment fort: l’arrivée sur scène des trois juniors, Armand, Louis et Johann, âgés de 12, 10 et 9 ans – la relève au masculin des Coquelicots – qui ont joué sans trac et en rythme «Keep Cool» et «Rockstars» en compagnie des Seniors.

Allant crescendo, la seconde partie musicale a pris son envol sur une partition signée Astor Piazzolo et Richard Galliano, adaptée par Fabienne Sollberger, fait un détour par Curt Mahr avec «Fest-Hymne» avant de conclure joyeusement avec «It’s raining again» et «Oh Les Filles», deux morceaux arrangés par la directrice des Coquelicots. Au final, une superbe prestation musicale qui a mérité les applaudissements nourris d’un nombreux public composé d’amis et de fans de l’accordéon.

Après l’habituel entracte, la soirée s’est poursuivie par une pièce de théâtre en 3 actes, intitulée «La Binette à Lulu» de M.-L. Hespel. Mise en scène par Marie Gygax et jouée par des membres et amis des Coquelicots, cette œuvre, riche en moments cocasses, a offert aux spectateurs de multiples occasions de se détendre. Enfin, en guise de point d’orgue, l’orchestre neuchâtelois «Les Galériens» a conduit le bal et chauffé l’ambiance jusqu’au bout de la nuit.

Vive les femmes !

Si trois hommes sont à l’origine de la Société des accordéonistes «Les Coquelicots» née en 1945, les femmes ont pris depuis le relais. Et c’est heureux quand on sait que, parmi les onze membres seniors des Coquelicots, dix sont féminins.

Seul représentant masculin dans ce «harem», Valentin, 19 ans et présent depuis 9 ans au sein du groupe, se dit ravi d’avoir «dix mamans!». Parmi elles, citons Chantal Parisod, actuelle présidente des Coquelicots et membre depuis 37 ans, Sylviane Barraud-Chappuis qui peut s’enorgueillir de ses 54 ans de fidélité, Janine Gaudard, présidente d’honneur de la société et membre depuis 47 ans qui signale qu’«En 65 ans, notre société n’a eu que deux directeurs – M. Emile Vuagniaux de 1945 à 1983 et, depuis lors, Fabienne Sollberger -, et 4 présidents.»

Pareille stabilité  en dit long sur l’ambiance qui règne aux Coquelicots, où l’amitié se conjugue à  l’enthousiasme, aux multiples compétences et au dynamisme. Il suffit de côtoyer brièvement Chantal Parisod pour comprendre la recette de longévité des Coquelicots. «Chaque année, explique-t-elle, on part en week-end musical aux Cluds où on loue un chalet.

Cela permet de resserrer les liens, de se voir hors des répétitions, de se prélasser ensemble dans un lieu convivial où on joue juste pour le plaisir le samedi matin et après-midi – et le dimanche matin.» Si les accordéonistes de La Sarraz répètent tous les jeudis soir – excepté durant les vacances scolaires et la semaine suivant leur soirée annuelle -, ils se produisent régulièrement à l’extérieur : « On donne des concerts dans le cadre de l’expo de Cossonay, lors de l’abbaye de La Sarraz et chaque fois qu’on en a l’occasion. L’an prochain, on participera à la Fête Cantonale Vaudoise de l’Accordéon à Villars-le-Terroir, ajoute Madame la Présidente.»

Et pour se faire connaître, renouveler ses rangs, glâner quelques sous bienvenus, Les Coquelicots se montrent très actifs: «En décembre dernier, raconte Chantal Parisod, on a organisé un Noël en chantée. On a réuni des artisans qui ont tenu un petit marché de Noël, une conteuse, une maquilleuse pour enfants et des bénévoles qui ont servi la raclette.

Nous, on jouait des partitions de Noël et les gens chantaient, c’était magique!» Mieux encore, tous les deux ans, la troupe «Entre Amis» issue des Coquelicots, propose 4 soirées de gala (deux vendredis et deux samedis) comprenant un concert donné par Les Coquelicots, une comédie musicale thématique, signée Didier Sieber, et un repas. «Ces soirées, qui attirent entre 700 et 800 personnes venues de toute la Suisse romande, se font désormais sur réservation, glisse Chantal Parisod. Avis donc aux intéressés: les réservations pour la 7e édition fixée en mars 2011 s’ouvriront en octobre 2010!»

Des piliers des Coquelicots…

Tout aussi passionnée, Janine Gaudard avoue n’avoir jamais eu envie d’arrêter de jouer. «L’accordéon permet de se vider la tête. Si on a des soucis, on les oublie en jouant. ça fait un bien fou!» Loin de se contenter de son rôle de présidente d’honneur des Coquelicots, Janine Gaudard fait partie du comité de la Fédération Cantonale Vaudoise d’Accordéon. «Chaque membre est tenu de représenter la Fédération lors des soirées organisées par les 25 sociétés d’accordéonistes qui fleurissent en terre vaudoise.»

Musicienne dans l’âme, Fabienne Sollberger, directrice des Coquelicots depuis 1983 et bien décidée à battre le record de longévité à ce poste, sait la signification du mot «vocation». Haute comme trois pommes, elle savait qu’elle ferait, plus tard, ou de la musique ou du calcul. Son père et ses frères jouant de l’accordéon, elle a commencé par s’initier à la flûte douce.

«On a eu un orchestre de famille durant 25 ans!». Entre-temps, l’attrait de l’accordéon a été le plus fort d’où a découlé une formation diplômée à L’Association Romande des Professeurs d’Accordéon, puis des cours au Conservatoire. Aujourd’hui, Fabienne Sollberger donne des cours, fait des arrangements et dirige trois sociétés d’accordéonistes dont Le Bouvreuil de Villars-le-Terroir et Accordia d’Yverdon-les-Bains.

Sans compter qu’elle organise la Fête Cantonale Vaudoise de l’Accordéon en mai 2011 à Villars-le-Terroir.

…aux jeunes douées

Etrange coïncidence: Marie Gygax et Mélanie Brunel ont débuté les cours d’accordéon la même année – en 1994 – alors qu’elles ne se connaissaient pas. Et l’idée de s’essayer à cet instrument leur a été donnée par leurs cousines respectives! Un an plus tard, elles rejoignaient sur scène Les Coquelicots pour leur première soirée.

«Par la suite, évoque Mélanie, on a pu constituer un petit groupe de juniors qui interprétait seul un mini-répertoire.» Depuis, les années se sont écoulées, mais pas le plaisir de jouer. «Il y eut un âge où c’était un peu délicat de dire à nos copines qu’on s’éclatait avec cet instrument.

Aujourd’hui, c’est beaucoup moins ringard grâce à Richard Galliano qui a su faire de l’accordéon un instrument très jazzy et à d’autres artistes qui sont fréquemment accompagnés par des accordéonistes.» Entre-temps, Mélanie Brunel est devenue assistante médicale, tandis que Marie Gygax poursuit des études de lettres, fait des remplacements comme enseignante et s’est transformée en metteur en scène…

«Comme j’ai fait du théâtre amateur, j’ai proposé mes services, choisi la pièce et dirigé les comédiens. Question décor, on a pu utiliser celui des soirées de gala de l’an dernier. L’exercice s’est révélé très enrichissant.» Après 15 ans passés aux Coquelicots, quel est leur bilan?

«On apprécie tout particulièrement les membres de cette société et on a l’intention de continuer le plus longtemps possible. Juste pour le plaisir!» Reste à souhaiter longue vie et succès aux Coquelicots.

Photo Josiane Rigoli

Arnex : les jeunes ont enfin leur studio !

Le premier studio de l’Association Des Studios Subventionnés (ADSS) ouvre ses portes le samedi 20 février prochain.

Une réalisation, impensable il y a tout juste dix ans, qui grâce à la démocratisation des moyens de production musicale et au soutien financier d’organismes publics, comme l’Etat de Vaud la Loterie Romande, la Fondation Jeunesse et Musique et la municipalité de Préverenges, peut enfin se mettre à la disposition des jeunes musiciens romands.

Un savoir-faire et une technologie subventionnés

Les outils d’enregistrement, de mixage et de mastering, conformes aux standards professionnels actuels, ont pu être acquis grâce à un don conséquent de la Loterie Romande.

L’ingénieur du son professionnel, de Shampoo 1 ou de Gadjo 2, a pu être engagé sur ce projet grâce à un subventionnement de ses heures d’activité.
De nos jours, des micros de qualité et adaptés aux différents types d’instruments, ainsi que le métier d’ingénieur du son, restent des ingrédients indispensables à la recette d’une belle musique.

Priorité aux jeunes et à la bonne démo

La structure de l’ADSS s’adresse aux jeunes car ils n’ont, pour la plupart, pas les moyens de s’offrir les services d’un bon studio d’enregistrement, ni, en général, le temps d’acquérir les compétences nécessaires dans le domaine de l’audio. Le studio subventionné offre la possibilité d’enregistrer jusqu’à 6 titres par année en qualité démo, suffisante pour permettre un bon démarchage auprès des organisateurs de concerts. Pour une «formation standard» de quatre musiciens, avec une batterie, une basse, deux guitares et une voix, un week-end permet de finaliser un minimum de 4 titres.
20 francs de l’heure

Le jeune client du studio participe aux frais du projet à raison de Fr. 20.-/heure, ce qui correspond au tiers des dépenses engagées, ou du prix d’un studio non subventionné de même qualité. Pour environ Fr. 300.–, un groupe peut repartir du studio, avec 4 bonnes démos (minimum), ce qui, pour notre «formation standard», revient à Fr.  75.– par jeune musicien.

Un projet largement soutenu et attendu

"Le studio de l’ADSS est attendu, depuis plus de deux ans, par de nombreuses institutions comme la Fondation Suisa, la Fondation Jeunesse et Musique, TrocK, l’Etat de Vaud, la Plateforme Romande de l’Animation, le GLAJ-vd ou encore la FCMA de Nyon."

Le samedi 20 février prochain, à 13 h. 30, au studio de l’ADSS, à la route de Pompaples 6, 1321 Arnex-sur-Orbe, ce sera l’occasion de fêter avec vous l’inauguration du projet, d’assister à notre conférence de presse, de rencontrer les différents partenaires et d’observer une prise de son publique du rappeur Shampoo.

Pour plus d’information consulter:
http://www.myspace.com/studio-adss
http://www.studioducouplet.com/adss
Contact et réservation du studio:
Bastien Todosin:
coordinateur de l’ADSS
Tél. : 021 320 44 08
e-mail: studio-adss@myspace.com

Comm./Réd.

Jeu d'ombres

Ecoles de musique : bien plus qu’adoucir les moeurs

Jeu d'ombres

Jeu d'ombres

Quel rôle jouent les Écoles de musique dans la société ?

L’apprentissage de la musique, de l’initiation musicale à la pratique de l’instrument, en passant par le solfège, est un tout qui, en complément de l’école officielle, amène l’élève à une meilleure faculté de perception, stimule l’intellect, favorise la concentration, la mémoire et l’imagination et aide à la confiance et à l’estime de soi.

Qui sont ces écoles ?

Chaque société de musique, ou presque, forme des élèves avec des professeurs très capables qui encouragent les jeunes, et moins jeunes, à pratiquer leur instrument le mieux possible.

Puis, les élèves travaillent avec la fanfare ou l’harmonie, ce qui leur apprend à ne plus jouer seul avec le métronome, car le reste de l’ensemble ne les attend pas, s’ils ne sont pas au bon rythme.

Les examens

Chaque année, et ceci afin de voir leur propre évolution, les élèves participent aux examens organisés par la Société Cantonale des Musiques Vaudoises (SCMV) et sa Commission des Ecoles de Musique. Quelques élèves de la région s’y sont déjà fait remarquer à plusieurs reprises, avec honneur.

A quel prix ?

Tout travail mérite salaire, et, afin que les professeurs aient un salaire décent et que chaque élève ne paie pas trop pour un enseignement correct, les Écoles de musique ont signé une charte éthique. Celle-ci engage chaque partenaire vers un avenir serein.

D’ailleurs, une nouvelle loi est en discussion entre le canton et les communes, afin de trouver un bon terrain d’entente pour la continuation des subventions.

L’association musicale de Chavornay-Bavois, par exemple, a signé la charte et veut continuer à enseigner le mieux possible à ses élèves qui, d’ailleurs, sont très prometteurs; c’est pourquoi ils étaient présents lors de l’assemblée des Ecoles de musique du samedi 30 janvier à Yverdon.

Photo Marianne Kurth

Trophallaxy

Trophallaxy envoûte l’Amalgame…

Trophallaxy

Trophallaxy

Trophallaxy? Mais quel drôle de nom me direz-vous, et vous aurez raison. La trophallaxie est en fait un acte social chez les fourmis, consistant pour une fourmi à accumuler plus de nourriture que nécessaire de manière à nourrir ses congénères dans le besoin. Beau geste, et nom curieux pour un groupe de métal, qui trouvait cependant la sonorité intéressante.

Pour en revenir aux hommes…

Venons en aux membres : le groupe a été fondé par Valentin Magnenat, bassiste, et Yannick Rey, guitariste, en 2007. Arrivent ensuite Jonathan Pellet qui compose et s’installe au clavier ainsi que Sylvain Ballif, l’ancien batteur du groupe. C’est Jonathan notamment qui a apporté la touche «symphonique» au style métal du groupe, grâce à ses dons au clavier.

Aujourd’hui, deux nouveaux membres sont arrivés, d’abord Joëlle Graz qui chante et joue du violoncelle, et, dernièrement, Gaël Regamey, le nouveau batteur. Un groupe jeune donc, mais déjà un album et surtout une belle dose de motivation.

Un vernissage tout en maîtrise

En effet, pour le vernissage de leur premier album, DawnFall, on les a retrouvés à l’Amalgame Club d’Yverdon. Et première surprise, pour un groupe tout neuf, on sent une grande maîtrise des instruments, chacun joue à merveille et on sent un groupe homogène et bien en phase.

L’étiquette «métal symphonique» qu’ils se sont apposée apparaît clairement ; en effet, la voix douce et puissante de Joëlle nous rappelle un peu Nightwish, quant à l’instrumental, il reste mélodique. Un petit goût de bon vieux rock surgit dans cet ensemble, à notre grand plaisir, grâce à quelques riffs à la Metallica, ainsi qu’un son de guitare et de clavier intéressant.

Le tout ponctué par un batteur qui sait ce qu’il fait (et c’est un euphémisme) et quelques touches de violoncelle pour arrondir le tout.

Des projets ?

Quand je leur demande s’ils ont des projets, ils me disent: «Pour l’instant, notre but c’est de faire le plus de scène possible avec cet album ; autrement, on n’a pas de limites fixées, si on peut décoller, on n’hésitera pas. On est motivés, et si l’opportunité de faire un deuxième album se découvre, on ne dira pas non

Avis aux labels et producteurs, ce groupe a de l’avenir…

Photo Simon Leresche

Orbe : un trio féminin pour de la musique française

De gauche à droite : Nadine Bourlon-Deluz, sopranao, Annia Haselbach, piano et Gina Kutkowski, flûte traversière

De gauche à droite : Nadine Bourlon-Deluz, soprano, Annia Haselbach, piano et Gina Kutkowski, flûte traversière

Véritable petit bijou musical ciselé dimanche 1er novembre en fin d’après-midi au temple d’Orbe par une formation à la composition inhabituelle : un trio féminin de chant, flûte traversière et piano pour un programme de musique française du 19e par excellence, avec la soprano Nadine Bourlon-Deluz, la flûtiste Gina Kutkowski et la pianiste Annia Haselbach.

Trois interprètes qui ont entre autres en commun d’enseigner leur art à la Syncope, l’Ecole sociale de musique de Morges, qui forme de jeunes artistes depuis le début des années 1980.

Mais trois interprètes qui n’ont visiblement pas que cette fonction en commun, puisque l’équilibre qu’elles parviennent à trouver dans les différentes interprétations données rappelle que seul le talent et la musicalité permettent de transporter l’auditeur dans le monde qu’elles recréent devant lui.

Un monde onirique assez éloigné de l’oratorio ou de la symphonie et qui puise ses sources dans une époque musicale bien particulière. Il y a une parenté presque mystérieuse entre Camille Saint-Saëns et Jacques Ibert son cadet de quelques décennies : la clarté et l’élégance sans doute.

Et lorsque ces deux qualités sont associées à la finesse de l’interprétation à la flûte, notamment dans les graves, à la chaleur de la voix ample et souple  et au jeu subtil du piano, même la musique romantique devient sacrée.

Dommage que les qualités de ce trio ne soient pas plus reconnues et que ce concert soit unique, car ce moment musical d’exception aurait mérité plus d’écho.

L’occasion de rappeler aussi que la CCLO (Commission Culturelle et des Loisirs d’Orbe), organisatrice de ce concert, que l’on oublie parfois maladroitement de citer, comporte en son sein des membres qui ont visiblement le talent de dénicher des productions de haute tenue.

Photo Olivier Gfeller