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La journée des vendanges de l’amitié chez Valérie Marendaz.

Mathod : les déclinaisons du partage aux vendages chez Valérie Marendaz

En cette période de vendanges, j’ai eu l’occasion d’en avoir un petit aperçu en les vivant de l’intérieur: une matinée de taille de pinot blanc au Domaine du Moulin de la famille Gass et la cuvée de l’amitié à la Cave de la Combe chez Valérie Marendaz.

Même si la taille est un effort physique pénible, il règne au sein des rangs une ambiance conviviale où les discussions fusent et survolent des sujets divers, de la vie du village à la destination des prochaines vacances. Du reste, les habitués se réservent des disponibilités pour revenir. Mais c’est aussi et avant tout le partage d’une passion, de faire découvrir des produits, des savoir-faire, d’ouvrir généreusement les portes de la cave et d’offrir un aperçu du travail de la vigne en mettant la main à la pâte.

Autant au Moulin qu’à la Combe, les avis sont unanimes : la météo a été clémente du début à la fin de la récolte et la cuvée 2017 sera une bonne année, même si la grêle a fait plus de dégâts sur les terrains de Valérie Marendaz.

Cette dernière garde le sourire et sa motivation quand son chasselas affiche 85 degrés oechslés, entre autres.

Dorénavant, les dégustations, qui sont le sommet de l’iceberg, auront une autre saveur, avec le respect qu’il se doit pour tout le labeur qui se trame en amont.

Les trois premiers rois et leurs reines, de gauche à droite Brice Marendaz, François Vidmer et Léonard Thonney.

Mathod: les Laboureurs couronnent leurs rois

Les trois premiers rois et leurs reines, de gauche à droite Brice Marendaz, François Vidmer et Léonard Thonney.

Les trois premiers rois et leurs reines, de gauche à droite Brice Marendaz, François Vidmer et Léonard Thonney.

L’Abbaye des Laboureurs de Mathod figure parmi les abbayes vaudoises dites «récentes». Fondée en 1805 sur les vestiges de l’ancienne et noble Abbaye des Mousquetaires datant de 1769, elle suivait de peu l’entrée du canton de Vaud moderne dans la Confédération et la nécessité, pour ses habitants ayant retrouvé liberté et confiance, de redynamiser la vigilance armée chez les jeunes.

Plus de deux cents ans plus tard, la tradition perdure chez les Casse-poux: on n’y change pas le rite bisannuel d’une virgule. Lors du couronnement des rois de l’édition 2013 qui a eu lieu samedi soir, l’abbé-président Jean-Philippe Décoppet s’est réjoui du nombre important de tireurs et du suspense qui aura été total jusqu’à la dernière minute.

Il a laissé la parole au responsable des tirs David Caillet, qui a proclamé les rois suivants: à la cible Société, 1er Grand Roi Brice Marendaz, 2e roi François Vidmer, 3e roi Léonard Thonney; à la cible Rosset, 4e roi, Germain Favre et à la cible Tournante, 5e roi, Thierry Thonney. Près de 110 cartes de tirs sont revenues au contrôle, une belle affluence pour une fête réussie qui a commencé sous les nuages, mais s’est poursuivie sous le soleil.

Photo Olivier Gfeller

Raphaël Vindayer, son épouse et ses parents.

Mathod: la fabuleuse histoire de «Bouba douceurs»

Raphaël Vindayer, son épouse et ses parents.

Raphaël Vindayer, son épouse et ses parents.

Raphaël Vindayer «Bouba Douceurs» et sa famille dans la nouvelle boulangerie-pâtisserie-confiserie au centre du village de Mathod avec leur pain «La Mathod» et les appétissants macarons chocolat (noir, au lait et blanc).

Dans l’ancien bâtiment communal qui abritait l’abattoir et le congélateur ainsi qu’un appartement et comble rénové est née la magnifique boulangerie avec son laboratoire de 70 m2 et tout un matériel neuf: four à 4 étages, une étuve pour faire lever 32 kg de pâte; une façonneuse à baguettes; une bouleuse à petits pains et un pétrin pour fabriquer 80 kg de pain en une seule fois.

Sept sortes de pain (farine complète, noir, blanc, mi-blanc, baguette). Préparation de sandwichs à la viande séchée, au jambon ou au salami et croissants, pain au chocolat, gros pain au sucre… voici une partie de la vitrine.

Le projet d’ouvrir sa boulangerie et l’envie de rester au village germent depuis quelques années, mais il n’y a pas de local à disposition. Finalement la commune propose l’aventure à Raphaël Vindayer qui a déjà 12 ans d’activité à son compte. Maintenant c’est l’affaire de toute une famille, et tous sont à l’ouvrage avec la collaboration de deux boulangers qui oeuvrent de 2 h. à 10 h. du matin.

Le rêve devient réalité

Regardez un pain: c’est l’histoire de l’humanité que vous contemplez. A la base de notre alimentation depuis des millénaires, il est le témoin privilégié de l’histoire des civilisations. Symbole spirituel, il accompagne les fêtes et les rites religieux.
Si l’on s’en tient à la définition du Petit Robert, voilà ce qu’est un PAIN : aliment fait de farine, d’eau, de sel et de levain, pétri, fermenté et cuit au four.
Un commerce bienvenu

Un condensé de simplicité, de sourires, de plaisir, de partage et d’encouragements pour en faire un lieu de rencontre. C’est une belle réussite pour tous les habitants de Mathod qui se réjouissent de cette nouvelle destinée.

Actuellement, bien des villages alentour perdent leurs commerces, leurs bistrots et leur Poste, alors, il faut avouer que cela fait plaisir d’avancer autrement.

L’envie d’évoluer est toujours présente et l’aventure n’est pas près de s’arrêter!

Horaires d’ouverture
7 / 7 jours de 6 h. à 12 h. 30 et de 15 h. 30 à 18 h. 30.
Fermé le dimanche après-midi et le lundi après-midi.
Pour vos commandes et livraisons: 024 459 10 00.

Photo Serafina Tumminello

Denitsa Kazakova soliste violon.

4e édition des Classiques de Mathod

Denitsa Kazakova soliste violon.

Denitsa Kazakova soliste violon.

En ce dimanche de mi-avril, c’est un très nombreux public attentif qui est venu au premier concert 2012 proposé par l’Association des «Amis du Duo Nova» dont la renommée n’est plus à faire. Comme de coutume, une présentation musicale désinvolte et didactique fort bien menée, ce dimanche-là, par Massimo Lunghi.

Le Jeune Quatuor du Conservatoire de Lausanne en pré-concert

2 violons, un violoncelle et un violon alto nous proposèrent une pièce de musique de chambre de Haydn. Comme le souligna le présentateur, il s’agit là d’une musique difficile à jouer, prévue comme un dialogue entre «adultes civilisés». Ces jeunes, voire très jeunes musiciens offrirent au public une conversation musicale de haut niveau. Ils furent chaudement applaudis.

Denitsa Kazakova au violon,joue 2 partita de Bach et une sonate de Ysayë

Bach écrivit ses «partita» pour violon solo en 1720, à une époque où cet instrument était encore relativement récent. Ysaÿe, compositeur et virtuose belge, compose 200 ans plus tard ses sonates pour violon. Le lien entre les deux compositeurs, c’est le thème obsessionnel de la mort.

Denitsa Kazakova, seule avec son violon, sobre et gracieuse, nous offrit un très beau moment de musique. Les yeux fermés, vibrant et vivant avec son instrument, la violoniste virtuose faisait jaillir les notes avec une aisance aérienne.

Ces morceaux extrêmement exigeants semblaient couler de ses doigts, de son archet, le son clair et parfait s’élevait dans le temple, un silence concentré entourait sa prestation. Après les dernières notes de la «Chaconne» de la Partita no 2 de Bach, la violoniste lentement détache son instrument de son épaule, le temps se suspend, puis les ovations fusent.

Rendez-vous pour les prochains concerts des Classiques de Mathod au temple : les 29 avril et 6 mai 2012, à 17 h., toujours, entre autres, avec Denitsa Kazakova.

Photo Catherine Fiaux

Roger Augsburger, syndic de Mathod.

Le syndic de Mathod se confie

Roger Augsburger, syndic de Mathod.

Roger Augsburger, syndic de Mathod.

Le village de Mathod, situé aux confins de l’ancien district d’Yverdon, est placé depuis juillet 2011 sous l’autorité d’une nouvelle Municipalité, elle–même présidée par un nouveau syndic, Roger Augsburger. Il a bien voulu recevoir l’Omnibus pour faire le point de la situation après sept mois d’exercice de sa charge.

Comment on devient syndic

Roger Augsburger n’est pas né à Mathod. Il n’est pas non plus originaire de ce village, mais y demeure depuis une grosse décennie. Il y a en effet repris un train de campagne avec son épouse Anne.

Le couple a quatre enfants. Roger Augsburger a déjà fait partie de l’exécutif communal pendant une année environ, à la fin de la précédente législature, en 2005-2006. Pour les élections de 2011, il s’est présenté aux suffrages des Mathoulons en vue d’exercer la charge de Municipal. «Au moment de me présenter, précise-t-il, je n’avais aucune intention de briguer le poste de syndic. Mais la précédente titulaire de la charge n’a pas été réélue à la Municipalité, et il a donc fallu qu’un ou des Municipaux se décident».

C’est ainsi que, poussé par ses coéquipiers de la Municipalité élue qui ne voulaient pas de la charge, Roger Augsburger a finalement brigué le poste. Et a été élu.

Il relève que les débuts de la nouvelle Municipalité ont demandé beaucoup de travail et un temps d’adaptation à des nouvelles fonctions, en particulier en raison du fait que trois nouveaux membres ont été élus. Quant à lui, il estime qu’avec une excellente ambiance au sein du collège et un bon système de délégation de compétences, il commence à trouver sa vitesse de croisière.

En plus, il aime le travail en équipe,  dans laquelle chacun apporte ce qu’il a de meilleur. «Je passe plus de 20% de mon temps pour le compte de la Municipalité. «Au début, j’avais sans doute un peu trop tendance à passer du temps sur les dossiers, mais il faut aussi trouver son rythme» précise-t-il. Il ajoute aussi que le fait de n’avoir pas seulement à s’organiser comme agriculteur indépendant, mais d’avoir aussi travaillé dans le passé au sein d’une entreprise de paysagisme lui sert dans son organisation quotidienne.

Questions d’actualité pour Mathod

Parmi les principaux problèmes ou sujets d’importance pour la Commune, on trouve la question de l’eau potable. Au cours de la présente législature, il s’agira de décider si la commune se branche sur le réseau Sagenord ou continue de pomper l’eau de sa propre source, située à la sortie de la localité en direction de  Suscévaz. Pour 2012, la réhabilitation du congélateur communal est à l’ordre du jour. Normalement, tout devrait être prêt pour début 2013, les locaux pour la boulangerie ainsi que les appartements.

Le restaurant le Bras d’Or, qui était malheureusement fermé, a rouvert le 1er février et on espère du côté de la Municipalité que ce sera pour longtemps. Comme on tient d’ailleurs aussi au petit magasin et au bureau de poste situé dans le bâtiment communal, autant de gages du maintien d’une vie de qualité au village. Au niveau des écoles, le village est tourné vers Yverdon-les-Bains, qui abrite les grandes classes.

Mais quelques classes subsistent bel et bien au village, une bonne chose pour le syndic. Qui se réjouit aussi de voir exister dans son village un jardin-garderie privé pour enfants, le Timatou. Mathod s’est passablement développé ces dernières années et il est important pour le syndic que ces infrastructures subsistent.

Il aimerait d’ailleurs que son village devienne un centre local au sens des dispositions  sur l’aménagement du territoire, pour qu’une croissance mesurée puisse encore être possible. Le nouveau PGA est d’ailleurs en travaux, dans ce même sens. Dans les projets à moyen terme figure aussi la continuation de la sécurisation routière déjà débutée, notamment du côté de Suscévaz. Actuellement les AF sont en travaux.

Ces aménagements nécessiteront la création de nouveaux chemins ou la réfection de voies existantes, autant de travaux qui occupent et occuperont encore la Municipalité durant les années à venir. Au chapitre des souhaits, Roger Augsburger voudrait améliorer la communication, qu’il considère comme un élément important en démocratie, que ce soit celle du Conseil ou celle de la Municipalité.

Et si l’on ne parle pas formellement de fusion à Mathod, on souhaite vivement intensifier les collaborations avec tous les villages avoisinants, plutôt d’ailleurs sur le versant d’Yverdon-les-Bains qu’en direction d’Orbe, dans un mouvement qui semble naturel aux Mathoulons. «Nous travaillons déjà dans beaucoup de  domaines avec nos voisins, et cette collaboration est indispensable» conclut Roger Augsburger.

Photo Olivier Gfeller

Mathod: le congélateur fait chauffer la salle



Mercredi soir passé se tenait à la grande salle de Mathod la séance ordinaire de décembre du Conseil général local, placé sous la présidence d’Anne-Marie Planche. Avec un programme éclectique passant du budget à la mort annoncée du congélateur communal.

Budget 2012 un peu étranger au syndic

L’exécutif de Mathod a présenté au Conseil un budget 2012 équilibré. Mieux même, puisque faisant provisoirement apparaître un excédent de produits de l’ordre de Fr. 30 000.– sur un total d’environ Fr. 2.1 millions de recettes et dépenses. De quoi réjouir normalement n’importe quel membre d’un délibérant communal.

Sauf que cette joie n’a pas été complètement partagée, puisque le jeune syndic Roger Augsburger est resté plutôt vague dans ses explications de certains postes salariaux en augmentation et qu’il a dû faire appel à la boursière communale pour qu’elle puisse détailler, à la demande d’un conseiller, les amortissements prévus que ce dernier croyait absents du budget.

De fait, ils étaient simplement répartis dans les actifs considérés et non pas comptés en bloc.

A cela s’ajoute la comptabilisation assurée comme normale par la Municipalité d’une nouvelle taxe d’épuration et d’eau potable pour 2012, avec effet rétroactif au premier janvier 2012, quand bien même le règlement communal idoine qui prévoira cette taxe n’est pas encore né, n’a pas encore été adopté par le Conseil et n’a donc pas encore reçu l’indispensable onction cantonale pour pouvoir entrer en vigueur. Malgré ces questions qui dépassaient la pure forme, le budget a été accepté à une grande majorité.

Plafond d’endettement critique

La commission de gestion et finances a tenu à remarquer que la proposition de la Municipalité concernant le plafond d’endettement de Fr. 4.3 millions pour la législature 2011-2016 conduisait l’endettement communal dans la zone notée comme «critique» par la classification cantonale. Elle a exprimé le vœu que toute la question de l’endettement communal soit mise un jour en discussion… mais a suivi sans autre amendement la proposition municipale. Il n’en fallait donc pas plus pour que le Conseil accepte ce plafond sans autre forme de procès.

Mort annoncée du congélateur communal à Fr. 1 million

Depuis 2008, la Municipalité a sous le coude un projet de réhabilitation du bâtiment communal abritant l’actuel congélateur. Sans vouloir jeter de froid, le municipal Amadio Santacroce a présenté ce projet dans sa version ultime : une transformation lourde à Fr. 1 million comprenant l’abandon du congélateur actuel vétuste et la création de deux appartements et d’un local commercial dans lequel viendra en principe s’installer une boulangerie.

Une idée qui n’a pas passé sans quelques haussements de sourcils au point que le vote à bulletin secret a été demandé sur le principe de cette transformation. C’est par 30 voix contre 15 que ce principe a finalement été admis. La Municipalité a annoncé avoir déjà trouvé le boulanger qui louera le local commercial et un appartement situé juste au dessus du commerce.

Il ne restera donc plus qu’un seul appartement à louer, ce qui devrait être très facile par les temps actuels. Avec en prime un coût de financement fixe probablement inférieur à 2% sur dix ans.

Photo Olivier Gfeller

Les fables de La Fontaine.

Fables de La Fontaine en musique à Mathod

Les fables de La Fontaine.

Les fables de La Fontaine.

En ce dimanche pluvieux de mi-mai, c’est un public nombreux et attentif qui s’est rendu au rendez-vous baroque proposé par l’Association des amis du duo nova au temple de Mathod. Le lieu était fleuri, le clavecin en bois peint, superbe.

En pré-concert, le trio Triello, (flûte à bec, violon et clavecin),composé de jeunes artistes ayant obtenu le 1er prix de la Jeunesse musicale suisse, nous interprétèrent, parmi d’autres, des morceaux de Telemann et Falconieri. Ces jeunes gens étaient simplement splendides d’ensemble, de fluidité et de talent; ils furent chaudement ovationnés.

Les fables de Jean de La Fontaine, symbiose des mots et de la musique

Un comédien-récitant, entouré de deux musiciens, violon et clavecin, nous transportèrent à la cour de Louis XIV. La voix du récitant, tour à tour puissante ou menue répondait à la virtuosité du violon et du clavecin, chacun faisant corps soit avec son texte, soit avec son instrument. Moments d’intense concentration et de grâce au temple. Les fables se servent d’animaux pour mettre en place, en quelques phrases bien ciselées, une situation où tout homme de toute époque, s’il est quelque peu franc, se reconnaîtra.

La morale, si elle nous fait sourire, nous incite à nous reconsidérer. Synergie étonnante entre les mots jaillissants et la musique à fleur de peau, le public fut totalement conquis.

Photo Catherine Fiaux