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Les quatre générations posent devant la maison familiale à Juriens.

Juriens: 4 générations sous le même toit

On peut dire qu’à Juriens, il existe une véritable ferme familiale... Au N° 5 de la rue de la Poterie, c’est un véritable regroupement de trois familles avec les arrière-grands-parents, les grands-parents, et les parents de la petite Margaux qui vient de naître le 6 avril.
Une cohabitation qui devient particulièrement rare de nos jours. C’est dans une agréable ferme aux dimensions généreuses, datant de 1846, que vit toute cette tribu. Le bâtiment a été successivement transformé, amélioré, modernisé. Le rural qui ne servait plus pour cet usage depuis longtemps a donc été adapté en logements. Il y avait toute la place nécessaire.

Faisons connaissance avec la famille. Tout d’abord, les arrière-grands-parents sont Roger et Jeanne Grandjean-Magnenat. Né en 1927, il était paysan, ayant repris le domaine de son père, et est né dans la maison. Son parcours professionnel s’est ensuite modifié et a passé dans des administrations de sociétés lausannoises. Le couple totalise 62 ans de mariage. Les grands-parents se nomment Michèle et Patrick Magnenat, employé de commerce. Ils habitent la maison depuis 1993 et en sont maintenant les propriétaires. Restent à découvrir les parents, Fanny Magnenat, fille des précédents, et Yann Jaquet. Ce dernier, charpentier et chef de chantier, a contribué pour une large part aux derniers travaux d’aménagement de leur appartement où est arrivée la petite Margaux qui représente effectivement la quatrième génération.
«Ainsi va la vie... Cette grande maison est maintenant magnifiquement occupée avec trois appartements distincts. C’est ça qui est beau... Cela reste une longue histoire familiale pleine de souvenirs. C’est un lieu qui a une âme !», souffle avec satisfaction l’arrière-grand-maman Jeanne.

Martine Kirchhofer (secrétaire) - Michèle Charotton (présidente) et Steve Christen (vice-président).

Juriens: 12 éoliennes pour bientôt

Martine Kirchhofer (secrétaire) - Michèle Charotton (présidente)  et Steve Christen (vice-président).

Martine Kirchhofer (secrétaire) - Michèle Charotton (présidente) et Steve Christen (vice-président).

Le Conseil commence par les communications de la Municipalité. Un moment attendu puisque le parc éolien du Mollendruz fera partie
du programme d’énergies renouvela-bles du canton.

C’est grâce à l’intervention du Conseil d’Etat que le site a été retenu malgré les réticences de quelques écologistes. Certes, le Mollendruz, grâ-ce à un lobbying intense, a été retenu en seconde ligne mais le syndic José Paradela est persuadé que les éoliennes prendront place sur les crêtes du Jura même si elles dérangent quelques personnes de la capitale. «On nous demande de réduire l’impact paysager mais on ne nous demande pas ce que l’on pense de la vision de Lausanne depuis Juriens!», nous dit-il le sourire en coin. «En revanche, je ne pense pas que le fait que le projet émane d’une société zurichoise, nous ait pénalisé. Nous allons attendre le résultat de la consultation publique cantonale avant de recevoir le feu vert définitif des autorités et j’imagine que le parc verra le jour en 2014».

Sabine Hautier, elle, a pris la précaution d’avertir ses concitoyens que la taxe au sac ferait bientôt partie du ramassage des ordures, conformément à la volonté fédérale en la matière. Anne-Claude Grandjean a signalé que la Fondation Comtesse s’est associée à une autre fondation, Mont-Riant, pour assurer le maintien de l’EMS de Juriens (26 lits).

Bénéfice doublé

A l’heure d’évoquer le bilan financier 2011, le rapporteur, Michel Baud, a relevé la bonne gestion de la Municipalité, puisque l’exercice se termine sur un bénéfice de Fr. 12 864.– soit le double de ce que le budget prévoyait. Dans les différents rapports, on retiendra que l’AIVN (Association Intercommunale du Vallon du Nozon) s’est équipée d’un bassin de décantation qui permettra de garantir l’évacuation des eaux usées durant les vingt prochaines années.

Le municipal John Golay, également responsable des constructions de la Protection Civile cantonale, a incité la commune à utiliser les fonds à disposition pour s’équiper au mieux en matière d’abris. Le bureau, lui, a été renouvelé à l’unanimité si bien que Michèle Charotton demeure la première citoyenne du village pour une année supplémentaire. Enfin, l’employé communal, Pierre-Yves Kirchhofer a été remercié pour ses 20 ans d’activité accomplis avec enthousiasme dans une commune où la symbiose entre Exécutif et Législatif existe bel et bien.

Photo Pierre Mercier

De g.à dr. Philippe Latti, municipal à Croy, Anne-Claire. Pliska et Stéphane Costantini, syndic de Vallorbe.

Énergie Naturelle Mollendruz SA est maintenant «visible»

De g.à dr. Philippe Latti, municipal à Croy, Anne-Claire.   Pliska et Stéphane Costantini, syndic de Vallorbe.

De g.à dr. Philippe Latti, municipal à Croy, Anne-Claire. Pliska et Stéphane Costantini, syndic de Vallorbe.

Inauguration du bureau d’informations sur le futur parc éolien.

Point de contact

Les communes de la région, (Juriens, La Praz, Mont-la-Ville, Vaulion et la ville d’Yverdon, propriétaire foncière) engagées avec le service électrique de la ville de Zurich (EWZ) dans le projet de développement d’une énergie renouvelable, inauguraient un bureau et une exposition présentant les enjeux et le site retenu dans le concept national pour l’énergie éolienne.

José Paradela, syndic de Juriens, précisait, par les dates, les grandes lignes de l’évolution du  projet du parc éolien et  la création officielle de Energie Naturelle Mollendruz SA (ENM SA), le 25 février 2009. Il soulignait l’importance d’un tel investissement pour cette région, qui se trouve géographiquement éloignée des pôles économiques et touristiques du pays.

Gino Romegialli, président du conseil d’administration d’ENM SA, rappelait les faits et causes qui conduisirent  EWZ à approcher les communes, propriétaires territoriales sur le Mollendruz, afin d’élaborer en commun un parc éolien, une énergie verte souhaitée par les habitants de Zurich.

Point de contact et de réponse

Anne-Claire Pliska, directrice suppléante d’ENM SA, présentait l’état du projet: les délais devraient être respectés, ils attendent l’aval du canton pour mettre à l’enquête et recevoir le permis de construire le futur parc. A.-Cl. Pliska commentait les résultats des différentes mesures concernant la faune, l’évaluation sonore et l’effet de la modulation lumineuse.

Elle parlait des mesures de compensation qui sont proposées, comme l’enfouissement de ligne de moyenne tension, de lignes téléphoniques sur le périmètre concerné et des nouvelles lignes électriques du parc.

Les informations sous forme de dossier très complet étaient remises à chaque participant.

Une visite guidée du bureau et de l’exposition concernant le futur parc éolien donnait lieu à plusieurs demandes précises relatives à l’avancée physique et technique du projet avec les divers bureaux cantonaux concernés, et auprès des différentes associations, au sujet de la protection de la faune et de la nature.

Un apéritif, avec une dégustation des produits de la région était offert devant la maison de commune. L’occasion d’échanger les avis ou remarques d’une manière moins formelle et plus détendue.

Photo Marlène Rézenne