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Région: Crues et décrues

Comme vous avez pu le constater en différents endroits, notre région est gorgée d’eau comme c’est le cas dans bien des lieux en Helvétie. Pour parer à cet événement particulier, le voyer des eaux Marc Miéville a bien voulu nous renseigner sur les mesures qui ont été prises afin de limiter les dégâts.

«En accord avec la Romande Energie, nous avons tenté de retenir un maximum l’eau à la Vallée de Joux afin qu’elle ne se déverse pas en quantité sur Orbe, comme ce fut le cas en début de semaine. Cela a certes élevé le niveau du lac, mais cela paraissait tout à fait maîtrisable. En clair, la Société électrique turbine pour éviter cet afflux sur Orbe où le Puisoir a été inondé, mais il faut savoir que dans le plan cantonal ce secteur est inondable. Il en va de même pour le Nozon, qui est sorti de son lit sur sa rive gauche entre Orny et Orbe et qui se trouve dans le cadre de Gesorbe dans la même situation que le Puisoir. C’est-à-dire que ces deux endroits sont planifiés pour être des bassins de rétention dans lesquels on peut accumuler de l’eau en cas d’intempéries importantes.

Parkings fermés

A Orbe, toujours sur les abords immédiats de la rivière, des parkings ont été fermés. C’est bien entendu le cas du Puisoir et sur la rive droite à proximité de Nestlé. Nous avons eu encore quelques soucis avec le canal de Baulmes qui était proche du débordement. Au milieu de semaine, nous aurons droit à une accalmie météorologique qui devrait permettre aux cours d’eau de baisser d’intensité. Les pluies annoncées pour le week-end devraient être moins intenses et permettre la décrue des cours d’eau. Quand bien même la situation météorologique pourrait très vite changer. »

A gauche Alain Bonzon, municipal des finances présente les cartes catastrophes naturelles. Oui, partie de Pompaples est dans le rouge!

Pompaples: le milieu du monde en zone inondable?

Stéphane Schneider a présidé avec énergie et humour ce dernier conseil de l’année. Acceptation à l’unanimité d’un prudent budget 2016 prévoyant un déficit de Fr. 127 129.50, pour des charges se montant à Fr. 2 461 255.50 et des revenus à Fr 2 334 126.– ainsi que des modifications des statuts de l’«Association Régionale Action Sociale Morges-Aubonne-Cossonay».

La nomination de membres de commissions est l’occasion pour le président du conseil de rappeler que, s’il est réélu en 2016, il profitera de donner un coup de sac afin que les tâches communales soient plus équitablement partagées!

Le danger vient-il de l’eau ou des associations?

Les frais futurs engendrés par les projets intercommunaux de réhabilitation de la piscine et de construction d’un nouveau collège à la Sarraz inquiètent la municipalité. De plus, les délais avancés semblent utopiques.

Par ailleurs, Alain Bonzon, municipal des Finances, met à disposition les cartes des dangers liés aux inondations et éboulements reçus du canton, mais il rassure le conseil, les crues du Nozon n’ont jamais été mortelles. Mot d’ordre: se munir de sac de sable, ne paniquer en aucun cas et surtout passer de bonnes fêtes!

Le blé ou l’herbe pousseront-ils?

Que d’eau!

Le blé ou l’herbe pousseront-ils?

Le blé ou l’herbe pousseront-ils?

Il est tombé 68 l./m2 et la pluie a fait des dégâts dans la région.

Routes fermées

La circulation a été détournée pour éviter Mathod pendant la nuit de samedi à dimanche, celle entre Orbe et Orny était très dangereuse par endroits. L’eau est tombée en grande quantité et le terrain, n’a pas pu l’absorber et elle a commencé à ruisseler sur les champs, emportant terre et semences, se refaisant des chemins, traversant les routes pour aller terminer au plus bas du coteau.

Les ruisseaux

Le Nozon a débordé, arrivant par endroits en haut des berges. Le Talent était bien au-dessus des banquettes et le Ruz des Vouattes en débordant a créé un lit parallèle au sien, inondant les champs alentours.

Paysans, cantonniers et pompiers ont travaillé pendant la nuit de samedi, essayant de lutter contre l’eau qui déborde de partout. Les collecteurs n’arrivaient plus à absorber ces eaux de surface, comme à Lavaux-Vully. Des barrages de sacs ou de planches ont été mis en place par des courageux. Les pompiers sont intervenus à sept reprises, allant jusqu’à scier un arbre qui menaçait une maison.

Dégâts

Du côté des paysans, il est trop tôt pour chiffrer les dégâts, tout dépend des jours à venir et de l’absorption de l’eau par le terrain. Reste que les graines emportées ne donneront rien lors de la prochaine récolte. Pour moissonner les dernières récoltes de maïs dans la plaine, il faudra des moissonneuses à chenillettes…
Et du côté des cantonniers, il faudra nettoyer les routes et refaire les bords des chemins. Et les propriétaires devront refaire les murs qui sont tombés, comme sous le château à Orbe.

Photo Marianne Kurth