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Vue actuelle du bâtiment qui va être transformé..

Vallorbe: la Commune va construire un hôtel

Même si plusieurs «Bed & Breakfast» existent à Vallorbe en exploitations privées aux côtés de l’Auberge Pour Tous, qui depuis des années remplissent parfaitement leur rôle, une demande existe depuis passablement de temps pour que la Cité du fer favorise l’édification d‘un hôtel, surtout destiné aux hôtes de passage. En 1993, la commune a racheté le bâtiment de la Laiterie la Concorde (voir photos) non loin du pont sur l’Orbe et du Musée du fer. La Société de Laiterie, qui possédait le bâtiment a elle-même été dissoute en 2011. C’est ce bâtiment communal, qui va être libéré par la Brasserie artisanale, qui va être transformé en petit hôtel, si le Conseil communal accepte, en principe fin octobre.

Un préavis déposé dans ce sens par l’exécutif prévoit des travaux pour 1.3 million de francs. Si tout se passe comme planifié, Vallorbe disposera donc d’un véritable hôtel en 2019. L’établissement qui sera affermé comprendra 7 chambres à deux lits, dont une au rez-de-chaussée, prévu pour les personnes à mobilité réduite.

L’entrée principale est prévue du côté rivière, depuis un passage couvert à créer dans le prolongement du trottoir actuel. Quelques places de parc de la place du Marché, qui jouxtent le bâtiment, seront conservées à la disposition de la clientèle de l’hôtel, alors qu’un abri à vélos sera créé sous la rue de Pontarlier – lors d’un chantier ultérieur. Un projet à court terme qui devrait combler un besoin clairement identifié.

Ci-dessous image de synthèse © Commune de Vallorbe

La Croix d'Or qui va être rénovée

Ballaigues: «La Croix d’Or» dans de nouveaux atours

Réunis sous la présidence de Samuel Maillefer lundi, les membres du délibérant ballaigui avaient un ordre du jour chargé à parcourir. Dans un premier temps, les statuts de la nouvelle ORPC, dans sa version réunifiée pour tout le district Jura Nord vaudois, ont été adoptés, non sans quelques remarques à l’endroit du processus de mise au point des statuts et surtout en relation avec les réelles motivations de cette «modernisation et adaptation nécessaire» voulue par le canton. Encore une fusion d’une intercommunalité par thème qui ne devrait au final pas coûter moins cher que les trois organisations territoriales actuelles. Le syndic Raphaël Darbellay a rappelé qu’il s’était agi de mettre d’accord 73 communes et que Ballaigues avait réussi à obtenir que la répartition des coûts ne repose pas, pour partie du moins, sur la valeur du point d’impôt, ce qui aurait tout simplement doublé la facture pour la commune.

Fermeture minimale exigée

Le crédit de 2,5 millions de francs demandé par l’exécutif pour transformer et rénover l’immeuble de la Croix d’Or, qui abrite la seule auberge du village, a été accepté à l’unanimité. L’exécutif va maintenant devoir mettre les bouchées doubles pour que la fermeture ne dure que le temps minimal, soit de septembre 2017 à juillet 2018, un délai qui devra être garanti par les futurs intervenants. Il est possible que la finalisation des 8 chambres situées aux étages prenne un peu plus de temps et puisse se terminer alors que l’exploitation du café-restaurant aura déjà débuté. Un projet que les commissaires s’accordent par ailleurs à trouver équilibré et intelligent. L’une des questions qu’il s’agira de résoudre est la rentabilisation – impossible aux yeux de la Municipalité, du moins entièrement – des travaux entrepris, au travers d’un loyer adapté à ce futur bijou tout neuf qui sera confié à un exploitant qui reste à trouver.

Un PPA sans opposition

Le PPA «La Fin» qui comprend pour l’essentiel les terrains de la zone dans laquelle l’entreprise Dentsply Sirona opère a été adopté lui aussi sans discussion et à l’unanimité. À relever que ce PPA n’a fait l’objet d’aucune opposition durant sa mise à l’enquête et qu’il permettra, en 2018, de réaliser des travaux de correction des voiries et carrefours à l’entrée est du village. Un PPA qui, pour la première fois à Ballaigues, range en zone réservée – zone bloquée pendant 5 ans au moins – plusieurs parcelles préalablement constructibles.

Des comptes 2016 en positif

Les comptes 2016 ont été déposés à l’examen de la commission des finances. Sur un total de charges et produits de l’ordre de 9 millions de francs, ils font apparaître un excédent de recettes de plus de Fr. 200 000.–, avec une marge d’autofinancement de 1,5 million de francs.

Le sort de ces jardins derrière le collège Montchoisi semble être scellé.

Deux millions et une petite heure

Le sort de ces jardins derrière le collège Montchoisi semble être scellé.

Le sort de ces jardins derrière le collège Montchoisi semble être scellé.

Hôtel de ville – Conseil communal d'Orbe

Deux millions c’est le crédit supplémentaire accordé par le Conseil communal aux travaux de l’Hôtel de Ville; une petite heure, c’est le temps qu’aura duré cette séance de rentrée de vacances.

Décrite comme ça hors contexte, cette somme peut paraître énorme, mais au vu des circonstances cela semble un bon investissement sur le long terme. Je ne vais pas revenir en détails sur ces travaux qui ont été traités en long et en large dans nos colonnes la semaine passée.

Juste relever que les locaux de l’Hôtel de Ville sont vétustes et de ce fait, les conditions de travail pour les employés et les usagers ne sont pas toujours idéales avec des pointes de chaleur à 30°. L’isolation va être revue de fond en comble, ce qui en plus d’améliorer le confort des locaux, va permettre de substantielles économies d’énergie.

Les changements prévus sont au niveau des fenêtres, triple vitrage et de l’isolation des façades et une meilleure circulation de l’air pendant la nuit. Du coup, la distribution des services et bureaux a été complètement revue et permettra une meilleure optimisation des espaces, que celle prévue initialement.

Baisse des impôts communaux mais hausse des cantonaux

La bonne nouvelle d’une baisse de 6 points des impôts communaux sera malheureusement douchée par sa corollaire qui sera une hausse des impôts cantonaux. Par des calculs subtils, la péréquation financière entre le canton et les communes, va permettre un report de charges de la part des communes sur le canton mais du coup le canton pour le financer doit augmenter ses recettes.

De son côté, la Municipalité urbigène va proposer une taxe sur les boissons alcoolisées à l’emporter.

Liaison vers le giratoire de Montchoisi

Lors du nouveau plan de quartier Plamont-Montchoisi, celui-ci prévoyait un prolongement du chemin du Suchet jusqu’à la route de Montcherand, qui a déjà été réalisé et également au nord vers le giratoire de Montchoisi. C’est sur ce tronçon que le préavis soumis à la commission va porter.

Avenir des jardins familiaux

Jean-Marc Bezançon a interpellé la Municipalité sur sa politique en matière de jardins familiaux dont plusieurs parcelles sont menacées par différents projets de construction. De nouveaux bâtiments scolaires seront vraisemblablement construits derrière le collège de Montchoisi et des immeubles sont prévus dans le quartier sous la Tour carrée.

Ces espaces de verdure et de convivialité ne doivent pas être détruits sans autres, mais faire l’objet d’une réflexion plus générale sur leur rôle et être remplacés estime le conseiller socialiste.

Liaison du chemin des Vaux au Puisoir

Par un courrier adressé à la Municipalité, Etienne Jaccard s’est inquiété des réalisations promises mais non effectuées au chemin des Vaux; de haies non remplacées et surtout la servitude publique reliant le chemin des Vaux au Puisoir toujours pas créée, obligeant ainsi les écoliers à un long détour par le centre ville pour se rendre au Puisoir.

Jacques-André Mayor a relevé que le retard avait été dû aux nombreuses oppositions, mais comme elles ont été toutes levées, les travaux vont bientôt pouvoir commencer pour construire un cheminement depuis le chemin des Vaux jusqu’à la passerelle menant au Puisoir.

Photo Natacha Mahaim

Les trois cœurs sont toujours là !

De g.à dr.: Roland Parals, Mathilde Tejo, Sonia Ribero et Alberto Tejo.

Et Alberto Tejo est de retour au pays.

Vendredi, 13 h.

Intérieurement, quittant le bas de la vallée du Nozon, pris carrément dans un smog à tailler au couteau, pour rejoindre Vaulion, j’espérais rencontrer le soleil.

Au passage de Nidau, celui-ci forçait un peu le brouillard, mais juste après l’ancienne scierie, le voile s’est déchiré, et c’est sous un ciel resplendissant que je filais au rendez-vous.

Sur la façade de l’Hôtel, le soleil doublait l’enseigne des 3 Coeurs, qui fut construit en 1764! Extérieurement, rien ne paraissait avoir changé. Poussé la porte du restaurant, une surprise, ou plutôt deux, m’attendait! La première, c’est que le nouveau tenancier n’était pas un inconnu, jovial et toujours une moustache qui couronne son sourire.

Et la deuxième, c’était le choix des améliorations effectuées par la commune de Vaulion, un rafraîchissement, comme on dit, qui s’avère judicieux: les murs peints en blanc donnent de l’espace et beaucoup de lumière. Des nappes et des rideaux de couleur orange, rendent chaleureuses les salles.

Une rumeur qui monte jusqu’au Lieu

Après les présentations, c’est autour d’un verre de vin blanc, qu’Alberto Tejo me parlait de son retour aux sources et de son parcours, depuis son arrivée en Suisse en 1976, à la Vallée de Joux. Il se rapprochait de notre région et travaillait, au Chalet de la  Breguettaz en dessus de Vaulion dès 1980, comme serveur pour une période de 14 ans, puis sera le tenancier pendant 6 ans.

Le chalet et les alpages de la Breguettaz seront vendus en 2001. Son contrat ne sera pas reconduit, il décidait de rentrer au Portugal. Il ouvrira son propre restaurant, et le dirigera pendant 2 ans.   Mais le mal de son pays «adoptif» était trop fort !
Il reviendra vivre à la Vallée de Joux, après un passage estival en Valais et le restaurant d’une piscine, pour s’établir au Lieu où il reprendra en main l’Hôtel de Ville.

Il se fait une place, il a un excellent cuisinier et sa sœur le seconde. Les années passent. Des rumeurs montent à La Vallée, jusqu’à lui: l’hôtel des 3 Coeurs est à remettre. Et avec lui, l’exploitation estivale du chalet de la Dent de Vaulion !
Sans attendre, il postule. La municipalité retiendra sa candidature et tout s’enchaînera très vite, contrats, signatures et la date de la reprise.

Pour Alberto, c’est vite vu, ses vrais amis, ses copains de jeunesse, ils sont ici à Vaulion, pas au Portugal! Il était arrivé, au village, à l’âge de 23 ans et puis il a ses contemporains, comme il dit, avec un large sourire ! Ici, il se sent chez lui.

Ré-ouvert depuis le 11 janvier

Pour oeuvrer au restaurant et à l’hôtel, sa troupe de choc du Lieu l’a suivi dans cette nouvelle aventure: Mathilde Tejo, sa sœur, pour le service au restaurant et pour l’Hôtel avec Sonia Ribero et Roland Parals aux fourneaux; lui, il met la main à tout !

Pierre Bachelard, qui dînait une table plus loin, nous rejoignit. La conversation déviait forcément sur le chalet de la Dent. Et les souvenirs de surgir. En 1978, certains soirs, après avoir terminé leur service de nuit à la Vallée, Alberto et son frère fonçaient chez Pierre à la Dent, pour manger une fondue, et il n’était pas loin d’une heure du matin! Il les servait !

Pierre consulta l’agenda avec son successeur et lui dit : « Bon, Alberto, tu ouvriras la saison à la Dent, au début du mois de mai, pour la Fête des Mères, si le bon Dieu le permet… » Entendez, si la neige n’est plus que souvenir…

Au restaurant, la carte se veut, en premier lieu régionale, avec les plats typiques de montagne: les croûtes, fromage ou champignons, le jambon à l’os et les plats vaudois de saison, l’ardoise et ses dés de viandes que le client affine et cuit à son goût. Il ajoutera un peu d’exotisme avec les gambas à gogo!

Alberto me glissait  en partant: «Je suis descendu de quelques mètres… Je ne me sens bien qu’à la montagne, la ville ce n’est pas fait pour moi!»

Son sourire en disait long !

Photo Marlène Rézenne