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Orbe, capitale mondiale de la saucisse aux choux! Y’en a point comme elle !

Comme chaque année lors du dernier week-end de septembre. Orbe devient la capitale mondiale de la saucisse aux choux, n’ayant pas peur de le dire pour ce plat divin et roboratif. Cette 13e édition fut un succès avec plus de 220 convives vendredi soir. Neuf restaurateurs proposaient également de découvrir ce produit.

Qui a eu cette idée folle un jour d’inventer cette saucisse? Un pasteur vaudois évoque une saucisse au foie et aux choux en 1884, cela ne veut pas dire qu’elle n’existait pas avant. Il se dit que c’est pour faire face à une augmentation du prix de la viande de porc que certains bouchers eurent l’idée d’ajouter du chou lors de sa fabrication.

Ce samedi avait lieu la partie officielle avec Henri Germond, syndic d’Orbe, fier que la Cité aux Deux Poissons soit associée à cette manifestation qui, chaque année, prend de l’ampleur.
En présence aussi de la Conseillère aux États, Géraldine Savary, qui préside l’Association suisse des AOP-IGP (Appellation d’Origine Protégée et Indication Géographique Protégée), qui confiait son goût pour le papet vaudois.

Des démonstrations de confection de saucisses aux choux ont été proposées samedi après-midi par les apprentis bouchers. Le Vacherin Mont d’Or (AOP) était l’invité d’honneur de ces journées gastronomiques.
Sur l’esplanade du Château, dans un chaudron en cuivre, 1200 litres de jus de pommes et de poires ont lentement mais sûrement réduit sur les flammes pour nous offrir de la raisinée vendue sur place. Les enfants pouvaient participer à des ateliers de cuisine et de maquillage. Le personnel communal est à remercier tout comme les bénévoles qui nous ont permis de partager un moment de bonheur simple et chaleureux.
La présidente, Marlyse Pilloud, et le comité d’organisation tirent un bilan plus que positif de cette édition et nous donnent rendez-vous l’an prochain.

Robert Hurter entouré de deux de ses minibus : celui de droite a participé à l’émission Couleurs Locales de la RTS.

Orbe: Robert Hurter redonne vie aux mythiques VW Combi

La passion est venue à lui alors qu’il n’était qu’un petit garçon. Enfant, Robert Hurter, aujourd’hui âgé de 38 ans, passait ses vacances à bord d’un minibus Volkswagen avec sa mère. Lorsqu’il est à son tour devenu papa, il a renouvelé l’expérience en achetant un bus VW pour partir en virée avec ses trois marmots et son épouse. Tenancier du magasin de chanvre d’Orbe jusqu’au printemps 2016, il a remis son commerce et décidé de vivre de sa passion en retapant et en louant des bus portant le surnom de «VW combi».

Âgés d’une cinquantaine d’années, ces minibus s’arrachent à prix d’or. «Aujourd’hui il faut compter entre trente et cinquante mille francs pour un bus. Par conséquent, beaucoup de passionnés ne peuvent plus s’en offrir un», explique Robert, attristé de voir ces mythiques véhicules enfermés dans les garages des collectionneurs. Car d’après lui, ces bus doivent encore être utilisés: «Les gens aiment nous voir passer, ça leur rappelle des souvenirs. L’autre jour, j’ai traversé Chavornay, tout le monde me faisait des signes !».

La RTS s’est offert un tour en Combi

Preuve que ces petits bijoux sont à nouveau au goût du jour: la RTS a loué un «combi» pour tourner les éditions d’été de l’émission Couleurs locales. «Un journaliste m’a appelé alors que je venais d’ouvrir, il avait besoin d’un bus pour dix semaines!», s’exclame Robert. Un bon coup de pouce pour ce passionné qui a depuis reçu plusieurs demandes pour mettre en scène ses véhicules dans des publicités.

Mais pour l’instant, ses jolis bus se sont mis à l’heure d’hiver et vont rester au garage durant la saison froide. «Ils rouillent vite et ne sont pas franchement fiables sur la neige», confie-t-il. Rendez-vous donc au printemps pour une virée à l’ancienne.

Vaulion: quatre trésors sous le clocher

Sous l’imposant clocher du temple de Vaulion, dont le coq culmine à plus de trente mètres, se cache une très belle sonnerie de quatre cloches. On l’entend carillonner au complet une fois par mois, annonçant le culte, ainsi qu’aux grandes occasions, comme les fêtes ou mariages. La plus grande cloche, par contre, prend du service tous les jours pour sonner le midi.

Mais, si on les entend, il n’est cependant pas facile de les voir.

Depuis que la commune a procédé à des travaux de réfection et d’entretien, le local des cloches est fermé à clé. Sans compter que l’escalier qui y accède est particulièrement raide et étroit. Mais ce patrimoine vaut la peine d’être bichonné car il révèle un historique important du village qui a connu deux lieux de culte différents avant l’édification du temple actuel. D’abord une petite chapelle, totalement disparue, qui s’érigeait en 1436 sur la Roche Saint-Julien qui domine le bas du village (en face de la déchetterie).

Puis d’une autre chapelle, en 1606, sur le même lieu que l’église qu’on connaît aujourd’hui, bâtie entre 1755 et 1756, sur les plans de l’architecte officiel de Leurs Excellences de Berne, Gabriel Delagrange. qui a construit plusieurs temples vaudois et restauré la cathédrale de Lausanne.

De deux à quatre

A l’époque, deux cloches ont été installées. Sans doute celle de la Chapelle Saint-Julien datant vraisemblablement de 1446, de 150 kg, nommée «La Justice», puis «La Foi», d’un fondeur inconnu de 1544, d’environ 420 kg. Il faudra attendre jusqu’en 1899 pour que soient installées deux autres cloches neuves, et non des moindres, puisque «L’Espérance», la plus grosse de 900 kg, coulée à Nancy la même année, prend place à côté de «La Charité», 200 kg, de même provenance.

Leurs inscriptions mentionnent la commémoration du centenaire de l’Indépendance vaudoise célébré un an plus tôt. Leurs noms ont été attribués lors de cette importante pose et un accordage entre toutes a été opéré. Depuis cette date, elles sont immuablement en service même si elles ont connu deux restaurations du temple en 1903 et en 1968, avec la pose de moteurs électriques et d’un automatisme de l’horloge entre deux.

La piscine d’Orbe a 50 ans

Inauguration en 1961.
Inauguration en 1961.

 

Pour donner suite à la motion qu’il avait développée le 27 novembre 1958, René Allegrini a pris l’initiative de convoquer quelques personnes, lundi soir au restaurant du Chasseur, afin d’envisager la procédure à suivre pour créer une piscine à Orbe.

Paul Läng, directeur des écoles, préside le comité provisoire.

Dès que les bases techniques et financières de la future piscine ont été établies avec suffisamment de précision, le comité provisoire organise une assemblée générale à laquelle toute la population d’Orbe est invitée.
La semaine suivante, les membres du comité se rendent à Vallorbe pour réunir une première documentation.
Le 19 novembre 1959, le Conseil communal décide de mettre à disposition de l’Association de la Piscine le terrain nécessaire.
Le mardi 1er décembre, se constitue l’Association de la Piscine d’Orbe et adopte les statuts élaborés par un de ses membres, Frédéric Pittet, notaire.
Le 24 février 1960, il n’y a pas encore de devis établi, mais le comité suppose une dépense de Fr. 250 000.–.
La Municipalité pourrait aider à la réalisation en accordant Fr. 50 000 à fond perdu et au cautionnement d’emprunt de Fr. 100 000.–.
En contrepartie, les élèves des écoles primaires et secondaires bénéficieront de l’entrée gratuite à la piscine pour les leçons de natation données sous la surveillance de leurs maîtres.
En possession des appuis indispensables, l’Association se trouve en mesure de s’adresser directement au public pour l’informer et l’inviter à souscrire des parts de membres. Cette prise de contact a lieu le jeudi 10 mars, à 20 h. 30

Quelques caractéristiques de la future piscine

La surface de l’eau est de 1500 m2 environ, le volume de 1500 mètres cubes. Le bassin réservé aux non nageurs a une profondeur variant de 60 à 120 cm., il occupe les 2/5 de la surface totale. La partie réservée aux nageurs est profonde de 140 à 190 cm. tandis qu’il y a une hauteur d’eau de 3 m. 80 sous les plongeoirs dont le plus grand a 3 m.
La longueur du bassin de natation est de 33 m 1/3, ce qui facilite les mensurations: trois parcours égalent 100 mètres.

Parts sociales
C’est à dessein que le montant des parts est fixé à Fr. 25.–; il est assez modeste pour permettre a chacun d’en acquérir.
Pour être membre de l’association, il faut être propriétaire d’une part sociale au moins.

Samedi 17 septembre

Cette fois ça y est !
Mardi matin, les entreprises Bollini et Castelli ouvrent le chantier de la future piscine du Signal, d’après les plans établis par MM. Petter et Puippe, architectes.
Mercredi 22 mars 1961
Le calcul des fers destinés à armer le béton s’est révélé plus long que prévu, ce qui a malheureusement entraîné un retard de quelques «beaux» jours.
Mais depuis vendredi, les opérations sont à nouveau menées à un rythme soutenu qui doit permettre d’arriver à terminer la construction dans les délais prévus.
Mercredi 7 juin
Au cours de ces dernières semaines le chantier du Signal a connu une vive activité.
Le bassin et ses annexes sont entièrement terminés et l’entreprise Castelli commence à évacuer son matériel. Les constructions attribuées à l’entreprise Ferrario sont maintenant assez avancées pour que les autres corps de métier puissent commencer à y travailler cette semaine encore.
Au cours d’une séance de comité, l’inauguration est fixée au dimanche 25 juin.
Le lundi 19 juin restera une date importante dans l’histoire de la piscine d’Orbe; c’est en effet vers 16 h. ce jour-là que la mise en eau a commencé. A la nuit tombée, la profonde dépression sous les plongeoirs était remplie; mardi matin à 5 heures, l’eau atteignait le bassin des non nageurs, dont à peu près la moitié de la surface était submergée. Afin d’éviter des perturbations dans le réseau, le remplissage s’est fait lentement (60 m3 à l’heure) Si tout continue a bien aller, le bassin sera entièrement rempli mardi en fin de journée.
Le mât d’une quinzaine de mètres posé le jeudi précédant l’ouverture est agrémenté d’un drapeau aux dimensions respectables de 3 m. sur 3 et au dessin original; il a été offert par les Grands Magasins Gonset S.A.

Catastrophe!

Jeudi, la pluie diluvienne, bien que de courte durée, a suffi à occasionner des dégâts. Passablement de terre, entraînée par l’eau de ruissellement, a réussi à pénétrer par l’escalier dans le bassin des non nageurs. Devant cette situation, le comité a dû se décider à vidanger complètement la piscine, seul moyen de la nettoyer à fond et rapidement. La vidange s’est effectuée dans le nuit de jeudi à vendredi, le nettoyage de bonne heure vendredi matin et le remplissage immédiatement après.

Inauguration

L’inauguration s’est faite en petit comité, le samedi après-midi en même temps que le camping du TCS. Plusieurs orateurs prirent la parole, et M. Puippe, architecte, présenta les installations aux invités.

L’ouverture de la piscine a eu lieu dimanche après-midi. Dès 13 heures, une foule d’enfants se rassemblent sur la place de la Gare pour prendre possession d’un ballon, puis se forment en cortège et gagnent le Signal, conduits avec vaillance par un tambour toujours dévoué, M. César Forestier. A l’arrivée sur la place, le lâcher de ballons, par un vent assez fort nous permit d’assister à un spectacle coloré et animé du plus bel effet.

Puis tout le monde se massa devant l’entrée pour entendre Paul Läng proclamer l’ouverture de la piscine d’Orbe.

 

Image : Michel Roy

Orbe: ville riche d’histoire et pleine d’avenir

Vue d'Orbe

Vue d'Orbe

Perchée sur un rocher, Orbe a une situation idéale pour surveiller la plaine du lac de Neuchâtel jusqu’au lac Léman. Elle a été depuis fort longtemps un lieu de passage entre Lausanne et Besançon.

Le plateau de Boscéaz était déjà habité au Néolithique (IVe siècle avant J-C). Les archéologues situent ensuite un premier établissement gallo-romain vers la fin du Ier siècle après J-C et la villa romaine des Boscéaz, où se trouvent les mosaïques, est datée entre la fin du IIe siècle et celle du IIIe. A noter que villa à l’époque signifiait bâtiment agricole. Le site a été, semble-t-il, simplement abandonné.

La situation actuelle de la ville date, elle, du Moyen-Age. Deux parties distinctes sont installées sur les rives droite et gauche de l’Orbe. Son nom viendrait, non comme on le croit souvent de «Urbs» (ville en latin), mais du nom de la rivière Orbe, venant du celte.

Voilà en gros les origines de la ville. Pour la suite, on peut consulter le site de la commune, www.orbe.ch, menu Officiel, puis «présentation de la commune» et enfin l’onglet «histoire», d’où  toutes ces informations ont été tirées.

Pôle agroalimentaire

Donc, la ville d’Orbe existe depuis fort longtemps, elle était une étape sur la route entre Lausanne et Besançon, petit bourg mi-rural, mi-citadin. Elle a ainsi traversé plusieurs siècles. Cependant dans son développement moderne, le grand tournant a été sans conteste l’installation en 1898 de la fabrique de chocolat Peter, qui a ensuite, en 1929, été rachetée par Nestlé. Avec Hilcona et Guignard Desserts, Orbe est devenu petit à petit un pôle important de l’industrie agroalimentaire.

Le syndic, Claude Recordon, en place depuis octobre 1990, souligne que les dossiers deviennent de plus en plus complexes et les projets sont souvent freinés par une législation beaucoup trop lourde. Il pense que si on veut avancer, il faudrait changer ce système et qu’un cadre légal beaucoup plus souple permettrait un développement plus imaginatif.

Une grande partie de l’énergie pour des projets (passés ou futurs) est consacrée à l’obtention auprès du Canton des permis ou autres autorisations nécessaires. Deux ans pour obtenir le permis de construire pour Nestlé, dont les travaux ont enfin pu démarrer récemment. Les activités industrielles sont pourtant vitales pour le développement de la ville.

La récente étude auprès de la population montre que les Urbigènes sont attachés à la tranquillité et son ambiance sympathique est conviviale. Il y cependant deux aspects un peu contradictoires à relever : une partie apprécie le calme du centre ville, mais se plaint en même temps du manque de places de parc de proximité et de leur coût. Les Urbigènes aimeraient également de meilleures infrastructures sportives.

La ville a atteint une taille critique, il y a de plus en plus d’habitants qui aimeraient plus d’infrastructures dites de confort, mais son nombre ne permet pas encore d’assurer le  financement serein de tels investissements.

Urbanisme contesté

Cependant, ces derniers temps quelques projets ont été contestés. Celui de construction de nouveaux immeubles en Plamont a fait l’objet d’un référendum et a été rejeté par une majorité des votants. La construction d’un parking sous la place de jeux au bout de la Grand-rue est remise en cause, le nombre de signatures suffisant pour un référendum a été récolté très rapidement et fera l’objet prochainement d’une votation.

Le Comité référendaire veut garder une certaine qualité de vie à Orbe et refuse qu’on construise d’une manière excessive. D’autre part, les commerçants sont inquiets quant à l‘accessibilité de leur commerce, les places de parc supprimées envoient la clientèle ailleurs.

Plusieurs projets

La construction d’un nouveau complexe sportif est à l’étude, qui pourrait se situer en contre-bas du camping à la sortie nord de la ville. Un autre manque relevé par l’enquête est le nombre de places d’accueil pour la petite enfance. Là-aussi un projet de construction d’une nouvelle garderie en partenariat avec Nestlé est en cours à la rue de la Tournelle.

Après la réfection de la Tour ronde et du Casino, il ne manque plus que le feu vert du service des monuments historiques pour commencer de grands travaux de rénovation et d’agrandissement de l’Hôtel de ville. Le service cantonal n’est pas d’accord avec les transformations intérieures qui toucheraient le mur séparant l’Hôtel de ville du bâtiment de la Croix-d’Or. Encore un de ces projets qui prend du retard à cause de tracasseries cantonales, alors que les travaux devaient commencer fin août et qu’il n y avait aucune opposition, relève le municipal des travaux, Henri Germond. Une lettre a été adressée au début de l’été au conseiller d’Etat en charge, François Marthaler, mais la réponse se fait toujours attendre.

Amélioration des transports

Une meilleure offre en matière de transports publics fait partie des souhaits des habitants de la région. A long terme, les différents partenaires planchent sur un projet de RER vaudois, qui relierait Orbe directement à Lausanne. Les transports urbains posent aussi un  problème, surtout pour les habitants du nord de la ville qui sont loin du centre.

Le service mis en place par Car postal n’est pas très concluant, mais les moyens à mettre en oeuvre pour assurer des communications à l’intérieur de la cité coûteraient évidemment très cher.

Au niveau des écoles, il y aura dans un avenir plus ou moins proche quelques chamboulements : l’application de la loi Harmos, l’arrivée de nouveaux élèves, le projet de réunir les trois sections du collège (VSO, VSG, VSB) nécessiteront certainement de nouveaux bâtiments, qui se construiraient alors derrière le collège de Montchoisi.

Imaginer l’avenir

Tel un slogan de campagne électorale, le syndic est très positif quant à l’avenir. La crise ne touche pas le secteur agroalimentaire et de ce côté-là la situation est sereine. Il n’a pas de statistique par rapport au commerce local mais celui-ci ne semble pas autrement touché.

Il se félicite surtout de la bonne entente et collaboration au sein des membres de la Municipalité et avec les conseillers communaux, qui permettent de bien travailler et de faire avancer les dossiers.

Photo Natacha Mahaim