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L'Eglise et son clocher à bulbe

Bretonnières : l’avenir du Battoir et de la Gravière en question

C’est sous la présidence de Yann Brechbuhl que le Conseil général de Bretonnières s’est réuni la semaine passée. A part l’adoption sans discussion du nouveau règlement sur la distribution d’eau, un passage obligé cantonal selon le syndic Pierre-Daniel Collomb, la quarantaine de membres présents ont ensuite pu entendre la réponse municipale à la motion pour le développement du battoir de Sarah Chappuis et consorts. Une réponse provisoire pas encore destinée à une décision formelle, mais expliquant les démarches de l’Exécutif. Ce dernier a noué des contacts avec un bureau d’architectes qui a accepté de se charger bénévolement d’une étude préalable de faisabilité et de coûts alternatifs.

Battoir

Selon le municipal des bâtiments, Morgan Jolliet, il existe plusieurs variantes à 7, 8 et 10 appartements. L’un ou l’autre d’entre eux pourrait être réservé à une utilisation communale. Le projet devrait représenter un investissement rentable d’environ 3 millions de francs, avec une marge d’estimation de 20%. Le projet complet n’est pas prêt et prendra encore du temps et demandera sans doute l’organisation d’un concours d’architectes pour tenir compte de l’ensemble des avis récoltés au cours de la procédure participative. Ceci pour définir le meilleur projet pour le futur de Bretonnières. Quelques voix se sont fait entendre pour regretter la probable disparition de la grande salle qui est «bien utile en cas de réunions lors des obsèques, par exemple». Une utilité qui semble très onéreuse à terme, alors que d’autres grandes salles – non rentables – existent dans d’autres villages avoisinants. Sans voter formellement sur la réponse à la motion, le Conseil a émis un avis majoritairement positif face à la démarche entreprise par l’Exécutif qui sera donc poursuivie.

Mise à l’enquête prochaine pour la Gravière

Le projet pour la Gravière comprenant le raccordement ferroviaire sera mis à l’enquête en novembre. Durant la seconde moitié du même mois, une réunion d’information publique aura lieu réunissant tous les intervenants, y compris les différents départements cantonaux concernés et leurs spécialistes. Le canton de Vaud produit et continuera de produire des tonnes de déchets de démolition non polluants qui devront bien être enfouis dans les prochaines décennies, notamment ceux en provenance du projet ferroviaire Léman 2030, a précisé le syndic Pierre-Daniel Collomb.

L’Ecusson vaudois a rouvert

Il y a quelques jours, l’Auberge communale de l’Ecusson vaudois a rouvert, pour le plus grand plaisir de l’Exécutif qui a retrouvé un locataire et celui des habitants du lieu.
C’est Yves Mignot, ancien tenancier du Petit Port à Saint-Sulpice, qui a repris les rênes de l’établissement avec une cuisine «de chez nous». Mais – si l’on en croit la rumeur – probablement sans les filets de perches qu’il a servis durant des lustres.

Phase 1 d’excavation et d’exploitation de la nouvelle gravière Sur Moty à Valeyres-sous-Rances. Cand-Landi creusera et extraira du gravier pendant une dizaine d’années.

Valeyres-sous-Rances: Cand-Landi exploite la nouvelle gravière

A la sortie de Valeyres-sous-Rances, au croisement de la route de Montcherand et de Sergey, le paysage a changé. Une zone d’extraction de gravier a remplacé les champs depuis août 2016. C’est l’entreprise familiale Cand-Landi S.A. qui exploite cette gravière sur des terrains, propriété soit de la gravière de Sergey soit de la commune de Valeyres.

Nombreuses étapes du projet

Ainsi que l’explique Sylvain Homberger, sous-directeur de Cand-Landi S.A., les premières études pour ce site remontent à plus de 15 ans. Le pied du Jura est en effet riche en matériaux alluvionnaires remontant à l’époque glaciaire. Le plan directeur cantonal des carrières faisant foi, des sondages rétro puis électriques ont été effectués pour savoir si le gisement était intéressant.

A relever que la profondeur d’exploitation est déterminée par un minutieux calcul (avec piézomètre) du niveau des eaux souterraines. Le droit d’exploiter existe donc jusqu’à 2 mètres au-dessus de ce niveau pour éviter toute modification de la nappe phréatique. Il faut aussi préciser que l’entreprise exploitante a dû obtenir le feu vert de l’archéologue cantonal en prenant à sa charge les sondages archéologiques. Elle a également déposé des garanties bancaires.

Quelques chiffres

L’exploitation à Valeyres durera environ 10 ans. Elle s’effectuera en 3 phases ce qui permet le remblayage à mesure avec des matériaux propres d’excavation provenant de chantiers dans les alentours dans une idée écologique de rationalisation des trajets. Selon la qualité du gravier, ce seront environ 200 000 m3 qui seront extraits puis transportés à Sergey pour y être lavés et débarrassés de leurs quelque 17% de fines. 90% du solde seront transformés en béton alors que 10% restera gravier.

Réhabilitation des lieux

Cand-Landi SA met un point d’honneur à une remise en état sans faille contrôlée par un pédologue, un biologiste et devant obtenir la reconnaissance finale du canton. «Souvent les terrains agricoles sont de meilleure valeur, car moins secs, après leur réhabilitation» relève Sylvain Homberger. Partant du principe que toute extraction est un emprunt à la nature, l’entreprise s’applique à minimiser les nuisances.

Le site exploitable contesté par plus de 100 citoyens !

Baulmes: exploitation de la gravière, Madame De Quattro décidera !

Pour exploiter les graviers du sous-sol baulméran à l’ouest du village, c’est la Municipalité de Baulmes qui signera le contrat avec l’exploitant (entreprise Cand Landi), mais c’est la conseillère Jacqueline De Quattro qui décidera si le permis d’exploiter peut être délivré. Cette décision peut d’ailleurs être contestée devant le tribunal administratif.

Avantage financier pour la commune

Pour la commune, cette exploitation des graviers est importante: elle permettra de financer la rénovation complète de l’Hôtel de ville avec la mise aux normes de la salle de spectacles et la création d’un cabinet médical et d’un lieu d’accueil de jour. En effet, selon le syndic Julien Cuérel, les 600 000 m3 de graviers rapporteraient aux finances communales un montant de 2,5 mios de francs sur une période de 10 ans. La rénovation précitée pourrait avoir lieu sans augmenter les impôts.

Précisons que c’est au début du 20e siècle, que la commune de Baulmes a construit ce magnifique bâtiment. Cet édifice que bien des passants prennent pour l’école est en fait l’hôtel de ville, siège de l’administration communale. En 1900, selon les anciens, grâce aux produits générés par l’exploitation des forêts, il n’était pas perçu d’impôt communal et la construction de l’édifice avait été financée sans recours à l’emprunt!

Le canton est intéressé

Le canton a recensé des gisements en gravier pour un siècle. Mais les besoins actuels ne sont couverts que pour une durée de cinq ans. L’exploitation du site de Baulmes serait donc une aubaine.

La contestation

150 citoyens, sur une population de mille habitants, avaient fait opposition lors de la mise à l’enquête de l’exploitation à fin 2013. Malgré une récente réunion de conciliation, ces opposants ne veulent pas céder même si on leur promet qu’à l’échéance, le terrain sera remis en état. Ils ne contestent pas l’exploitation des graviers au bord de la route cantonale, mais ne veulent pas entendre parler de travaux de part et d’autre de la voie de chemin de fer Yverdon – Sainte-Croix au-dessus du chemin emprunté chaque jour par les promeneurs. Cette surface, plantée de haies et de bosquets, sert d’abri à des espèces nicheuses menacées comme la pie-grièche écorcheur, le tarier pâtre et le pipit des arbres.

Vue de Baulmes

Baulmes: les futurs dossiers dépendront de l’exploitation de la gravière

L’aboutissement du dossier concernant l’exploitation de la gravière permettra d’avoir une vision financière plus claire ces prochaines années. C’est le canton qui décidera si les oppositions à l’exploitation seront prises en compte ou non. Si les oppositions ne sont pas retenues, ce sera une manne financière intéressante pour la commune et la possibilité de réaliser quelques projets en attente.

Arrêté d’imposition

La commission des finances a constaté que les comptes communaux présentaient un équilibre entre recettes et charges, mais que la capacité d’autofinancement restait basse. Elle a proposé de maintenir l’impôt communal à 78% de l’impôt cantonal de base (les autres impôts et taxes restant également inchangés) ce que les conseillers ont accepté à l’unanimité.

Tournée de montagne de la commission de gestion

La commission de gestion a fait la tournée du domaine communal de montagne en compagnie des municipaux. Dans son rapport, elle demande à l’exécutif de trouver une solution pour que le débit d’eau au refuge des Rochettes soit suffisant et que le chemin d’accès soit remis en état. Elle souhaite de plus que le refuge ne soit pas loué durant la période du spectacle des Claquettistes. Elle propose à nouveau que des travaux soient entrepris au chalet de la Côtelette (changement des fenêtres et volets). Au nom de la Municipalité, Julien Cuérel syndic, a répondu qu’il faudrait modifier le budget communal 2016 pour que ces travaux soient entrepris. La commission voudrait de plus que des travaux soient entrepris sur quelques routes de montagne. L’exécutif a assuré que des travaux étaient prévus l’année prochaine sur la route de la Combettaz et du refuge de la Tourbière. Les autres travaux se feront annuellement en fonction des coupes de bois et des finances communales.

Communications municipales

Aucune pollution n’a été constatée à la suite de l’accident du train Yverdon – Sainte-Croix de septembre dernier. Le projet intercommunal d’eau entre Baulmes, Champvent et Vuiteboeuf avance tranquillement. Actuellement, Baulmes assure une partie de l’eau pour le réseau de Champvent qui est en déficit. Enfin la commune ne fait définitivement plus partie de l’ASIBCO (écoles d’Orbe et environs).

Le clocher à bulbe particulier de l’Église de Bretonnières.

Bretonnières: un Conseil général sans président

Le clocher à bulbe particulier de l’Église de Bretonnières.

Le clocher à bulbe particulier de l’Église de Bretonnières.

Le Conseil général de Bretonnières s’est réuni mercredi passé pour la dernière fois sous la présidence de Patrick Chezeaux. En effet, ce dernier a décidé de se retirer à fin juin, non sans une certaine amertume, estimant «avoir été plus souvent au banc d’un tribunal qu’à la barre d’un délibérant objectif et respectueux du travail accompli».

La municipalité l’a remercié pour le travail accompli, en regrettant son départ, à l’image des membres de son bureau. Bien qu’ayant été mise par deux fois à l’ordre du jour durant la séance, l’élection d’un président n’a pas permis de trouver preneur. Le conseil sera donc convoqué une nouvelle fois avant fin juin pour se doter d’un président. Au chapitre des élections, le reste du bureau et des commissions a été élu ou réélu à l’unanimité.

Comptes 2012 équilibrés

Les comptes 2012 en équilibre pour un total de recettes et dépenses de Fr. 993 000.– ont été approuvés sans discussion, de même que l’adhésion au nouveau SDIS Vallorbe Région. Le recours d’un membre du Conseil contre l’adoption du budget 2013 a été rejeté sèchement fin mai par le Conseil d’État, aux frais du membre en question. Un article du règlement communal sur la protection des arbres adopté lors de la dernière séance n’a pas plu aux juristes du Département. Il a été revoté dans une teneur corrigée «pour faire plaisir au canton» a précisé la commission chargée de cet objet.

À relever encore, hors conseil proprement dit, une présentation par un représentant du groupe Holcim d’un avant-projet de réaménagement de la gravière. Un sujet qui va encore faire couler beaucoup de… cailloux du côté des Caque-Lentilles.

Photo Olivier Gfeller

Emplacement des étapes futures de la gravière des Ages.

Baulmes: extension de la gravière

Emplacement des étapes futures de la gravière  des Ages.

Emplacement des étapes futures de la gravière
des Ages.

La semaine passée s’est déroulée à l’Hôtel de Ville de Baulmes la séance de novembre du Conseil communal, sous la présidence de Marc von Ow. La Municipalité a déposé plusieurs préavis qui seront traités d’ici à décembre, l’un notamment concernant la gestion des déchets et la réorganisation de la déchetterie. Le Conseil devra également se pencher le mois prochain sur le projet de budget qui lui a été soumis par la Municipalité.

Les membres du délibérant ont également pu assister à une présentation par le syndic Julien Cuérel d’un projet d’extension de la gravière des Ages. Cette dernière est en exploitation depuis de nombreuses années, dans une zone en bordure de route située à la sortie ouest du village en direction de l’Abergement. Au-dessus de cette zone, légèrement en contrebas de la voie ferrée de l’Yverdon-Sainte-Croix, une parcelle communale a fait l’objet de sondages et d’études diverses.

Selon les spécialistes, cette parcelle contient environ 600 000 m3 de gravier. Elle est exploitable et les services du Canton ont préavisé favorablement à ce projet. Le syndic a expliqué que «l’exploitation était prévue pour 10 ans environ, par tranches de 60 000 m3 par année et aussi par tranches sur le plan géographique». A Fr. 4.– le m3 au prix de vente, l’exploitation de cette extension serait une heureuse contribution aux finances communales. La mise à l’enquête est prévue pour début 2013. À la même époque, la Municipalité organisera une présentation publique, à laquelle tous les intervenants seront conviés pour pouvoir fournir des explications détaillées sur le projet.

Taux d’impôt communal inchangé

La Municipalité avait proposé de ne pas modifier le taux d’impôt communal pour l’année 2013. La commission des finances a, semble-t-il, longuement réfléchi à l’évolution à long terme des finances de la Commune. Elle a regretté de ne pas pouvoir disposer du budget au moment de ses travaux. Budget que la Municipalité ne pouvait pas établir sans avoir… fixé un taux d’impôt provisoire et surtout reçu tous les chiffres de dépenses non maîtrisables communiqués par le Canton. Au final, la commission a convaincu le Conseil qui a maintenu à une très large majorité le taux d’impôt à 78 % de l’impôt cantonal de base, conformément au préavis de la Municipalité.

Image Olivier Gfeller