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Le nouveau président du Conseil Yvan Thièry

Chavornay: pas de recours au TF

Cette première séance du Conseil communal du grand Chavornay servait surtout à mettre en place la législature, avec la fixation du taux d’imposition, les délégations de compétence, les indemnités de la Municipalité et du Conseil pour terminer avec le budget 2017. Cela dit, la réaction de la commune sur le recours refusé par la cour de droit administratif du canton à propos du projet urbigène de Gruvatiez était très attendue. Le syndic Christian Kunze a pris la parole en se réjouissant que le recours ait été reçu, contrairement à ce que certains pensaient.

En revanche, il prévenait les conseillers que les avis de droit pris auprès de deux avocats démontraient que la chance d’inverser la tendance auprès du Tribunal fédéral était faible. Au point que l’Exécutif était de l’avis de suivre les conseils des hommes de loi et de ne pas poursuivre la démarche. A la surprise de la Municipalité, aucun conseiller n’a souhaité introduire une motion allant à contre-sens de son point de vue.

Augmentation des salaires

A l’heure de fixer le taux d’imposition, il a été dit que ce dernier demeurait à 72 pour cette première année expérimentale. Au niveau des délégations de compétences, la Municipalité bénéficiera d’une marge plus importante qui passe généralement de Fr. 30’000.– à Fr. 50’000.– pour gérer les sujets à traiter rapidement. Les défraiements de l’Exécutif et du Conseil ont été revus à la hausse. L’augmentation est sensible pour les municipaux qui passent annuellement de Fr. 15’000.– à Fr. 20’000.– alors que celui du syndic augmente de Fr. 20’000.– à Fr. 28’000.–. Du côté du législatif, les conseillers toucheront Fr. 25.– par séance au lieu de 18 auparavant. En tout, c’est un débours supplémentaire de Fr. 150’000.– environ par rapport à l’exercice précédent.

Toutefois, cette réévaluation des salaires n’affecte que très peu le budget qui présente un déficit de Fr. 133’300.– pour un total des dépenses de 22,6 millions soit 3,5 Mio supplémentaires par rapport aux prévisions du seul village de Chavornay pour 2016. En outre, on a beaucoup parlé de la progression des coûts de l’Ajoval. Sollicité, le syndic Kunze a précisé qu’il fallait effectuer une analyse complète de la situation avant d’envisager de quitter cette association régionale. Mettre en place une telle organisation à Chavornay nécessiterait un travail de longue haleine, tout en ne sachant pas quelles seront les répercussions des décisions prises par le Grand Conseil en la matière. Wait and see!

Premières réactions

Tous les rapports ont été adoptés à l’unanimité par les 57 conseillers présents (sur 60). Parmi les néophytes, l’Omnibus a recueilli l’avis de trois personnes des communes fusionnées. Dominique Reymond, ancien président du Conseil général de Corcelles, n’a forcément pas été surpris par la conduite parfaite de l’assemblée par le président Yvan Thièry, comme l’ancienne municipale d’Essert Nadia Gloor. Tout au plus s’est-il étonné du peu d’interventions du Conseil sur les différents sujets. Enfin, la conseillère de Corcelles, Michèle Oppliger, a trouvé le Conseil trop formel, manquant de chaleur et démuni de coups de chaud comme il pouvait y en avoir dans les villages.

Réactions

Après le renoncement des autorités de Chavornay de déposer un recours auprès du Tribunal fédéral sur le projet de Gruvatiez, l’Omnibus a recueilli les réactions des deux syndics. Pour Henri Germond (Orbe), la cour administrative cantonale a donné un bon signe en admettant qu’une commune puisse recourir. «Cela lui a donné l’occasion de se prononcer sur le fond. Cette décision nous réjouit dans la mesure où Gruvatiez est l’une de nos dernières zones de développement de la ville. L’abandon de ce recours est aussi une bonne chose pour l’entente entre nos communes.

De notre part, nous allons pouvoir continuer de travailler sur notre projet OPL (One Planet Living) avec nos deux partenaires qui sont l’entreprise Orlatti et le WWF. Les réflexions des groupes de travail sont entre les mains du Copil dont les conclusions devront être approuvées par cet organisme écologique qui a émis dix mesures pour répondre aux critères OPL. Les résultats sont attendus pour le milieu de cette année et c’est à cette même époque que les mises à l’enquête apparaîtront. Si tout va bien, nous serons la ou l’une des premières localités de Suisse à adopter un tel projet».

Le syndic de Chavornay, Christian Kunze, avoue n’avoir pas à commenter la décision de la cour administrative si ce n’est pour rappeler que sa commune n’est pas une ennemie d’Orbe, comme "24Heures" l’a dit, mais qu’elle a à défendre ses citoyens qui craignent une réelle intensification de la circulation, ce qui est un sujet sensible dans son village.

Avec Steve Berger, le fromager de Lignerolle, on sort le caillé d’un Gruyère.

Lignerolle: une année très remplie

À peine redescendu du perchoir de 1er citoyen du canton, Jacques Nicolet a bien voulu recevoir l’Omnibus pour dresser une sorte de bilan de son année passée à la présidence du Grand Conseil vaudois. «Une année passionnante et qui m’a marqué à des titres les plus divers» confesse-t-il d’entrée de jeu. «Oui, c’est une charge de travail énorme. Il faut compter environ 65 % de taux d’occupation, ce qui n’est pas sans causer des difficultés d’agenda. En plus, moi j’avais la chance d’avoir un fils qui dirige l’entreprise agricole familiale de laquelle je pouvais m’échapper plus facilement que d’un emploi salarié auprès d’une entreprise moins proche de moi. Exercer cette fonction requiert presque de prendre un congé sabbatique de ses occupations professionnelles personnelles». Avec plus de 300 manifestations auxquelles il a participé toujours avec plaisir et intérêt, Jacques Nicolet a délivré plus de 90 discours, quasiment tous écrits de sa main. Une touche personnelle à laquelle il a tenu tout au long de son mandat. Sans prétention à l’exhaustivité, l’ancien président du législatif cantonal retiendra quelques rencontres marquantes, avec François Hollande à Ouchy, par exemple, ou avec Adolf Ogi, Alain Berset, un type très intéressant, simple et sympathique ou avec Simonetta Sommaruga. Parmi les moments difficiles, il cite la disparition de Jean-Marc Chollet ou la procédure de nomination du nouveau secrétaire général du Grand Conseil qui a vu la cohésion du bureau quelque peu chamboulée, avec des retombées sur le plénum.

Une fonction exigeante

Sur le plan politique, Jacques Nicolet estime que, sur de nombreuses thématiques, les députés réagissent plus en fonction de l’intérêt de leur région qu’en application de la doxa de leurs partis respectifs. «Dans un parlement, on… parlemente, on cause, on doit s’entendre pour faire avancer les projets concrets», précise-t-il. À la question de savoir ce qu’il changerait s’il en avait le pouvoir seul, Jacques Nicolet répond que les institutions fonctionnent bien. La Constituante a prévu des systèmes qui répondent aux besoins et aux impératifs de la vie moderne. La séance régulière du mardi lui semble plus pratique que les anciennes sessions à la sauce fédérale. Pour le surplus, les députés sont faciles à «présider» aime-t-il à préciser. S’il déplore un peu l’inflation constante de textes législatifs et réglementaires, il estime qu’il ne s’agit pas d’une particularité vaudoise, mais du résultat d’un véritable changement de société. «Il ne faut toutefois surtout pas perdre son bon sens», précise l’élu. À relever qu’il existe à son avis un lobbying très actif sur toute une série de sujets, ce qui rend les discussions plus techniques et plus délicates. S’il regrette de ne pas avoir pu traiter durant son année de présidence le fameux projet Imago dont il est l’initiateur à travers un postulat déposé il y a déjà quelques années – une analyse des «Perspectives et de l’avenir de la formation agricole dans le canton de Vaud» — il relève qu’un gros travail est fait par un Comité de pilotage et un groupe ad hoc depuis mai 2012. Sur la question des relations entre les différents pouvoirs, Jacques Nicolet estime par exemple que le Conseil d’État, ou certains de ses membres ont parfois tendance à oublier un peu que le 1er pouvoir du canton est le Grand Conseil.

Direction Berne?

Jacques Nicolet figure sur la liste des candidats UDC vaudois au Conseil national pour les élections de cet automne. Il explique qu’étant en pleine force de l’âge, passionné et engagé depuis toujours dans la chose publique et doté de solides expériences tant au niveau communal qu’au niveau cantonal, le moment est idéal pour se présenter au niveau fédéral. Il estime avoir ses chances d’être élu et pense disposer de bons atouts pour représenter la population de son canton à Berne. Et quand on lui demande s’il préfère le législatif à l’exécutif, il répond avec un sourire que les deux fonctions sont différentes, mais lui conviennent. «Je suis un homme de compromis constructif, pas un dogmatique» précise-t-il. Et revenant sur son année présidentielle, il souligne encore une fois les aides précieuses et indispensables apportées tant pas sa compagne que par son fils, sans lesquels tout aurait été beaucoup plus difficile.

Fin des travaux et retour de la circulation

Toute la semaine, des passants ont observé la nouvelle configuration de la place du Marché et cela a beaucoup alimenté les discussions. En général un peu dubitatifs, ils attendaient de voir sur le plus long terme. Mais la nouvelle disposition du marché du jeudi a beaucoup plu par sa plus grande convivialité.

Par contre, ils étaient plus unanimes pour saluer le retour à la normale de la Grand-Rue. Après de longs mois de travaux nécessaires et urgents, mais qui en ont dérangé plus d’un, la Grand-Rue a enfin retrouvé un visage agréable, elle est devenue une zone «20», c’est-à-dire que les piétons et les voitures cohabitent (si possible harmonieusement) avec priorité aux piétons.
Vendredi matin, les employés de la voirie s’activaient à la Grand-Rue pour remettre en place les derniers éléments, mais n’étaient pas sûrs de pouvoir terminer à temps.

En fin de journée tout était prêt et les premières voitures ont pu circuler. Les passants comme les commerçants étaient en général assez positifs. Ils la trouvent jolie, de nouvelles terrasses ont fleuri. Un petit bémol pour ces gros pots de fleurs qui ne sont pas au goût de tout le monde. Pas qu’ils soient vilains, mais potentiellement dangereux en bouchant la vue des automobilistes.

A noter que l’inauguration officielle avec couper de ruban, animations et grillades est prévue le vendredi 19 juin.

Daniel Marendaz, faisant déguster son Impérial Brut primé.

Mathod: les bulles en or de Daniel Marendaz

Depuis plus de trente ans, Daniel Marendaz plante, soigne, récolte, vinifie, invente et se passionne pour les bulles. Après une formation assez rapide acquise dans les terres de la Champagne, il a décidé que le Nord vaudois serait une terre propice à l’élaboration de vins mousseux. À cet effet, il a choisi et planté plusieurs cépages spécifiques, dont le chardonnay pour les bruts.

Et c’est précisément avec son «Brut Marendaz Impérial Méthode Traditionnelle» que l’artiste de Mathod vient de remporter une médaille d’Or au Grand Prix du Vin Suisse, se classant en plus de cela 2e de la catégorie des vins mousseux. Une consécration supplémentaire pour le «manipulateur» de mousseux, puisque c’est ainsi que l’on nomme les tourneurs de bouteilles spécialisés. «En méthode traditionnelle, nous sommes une petite poignée en Suisse à produire des mousseux, dont, en fait, deux en Suisse romande» explique Daniel Marendaz, qui consent volontiers à rappeler les étapes de la vinification traditionnelle.

La méthode traditionnelle

Après un pressage sévère, duquel on retranche la tête et les queues de vendanges, le vin passe plusieurs mois en barriques pour qu’il puisse respirer. Ensuite, il est mis en flacon et capsulé, puis il dort sur lattes pendant quatre ans. Pendant cette période, il va développer ses arômes. Au terme de ce processus, on renverse les bouteilles sur la tête pour les faire dégorger et pour que le reste des levures soit bloqué en position basse en bas. On élimine alors toutes les impuretés, puis on insère la fameuse «liqueur d’expédition ou de dosage», un extrait de vins qui va donner au mousseux ses caractéristiques finales.

Après le bouchonnage final, le cru est prêt à la commercialisation. «Même si on peut garder du mousseux longtemps, il faut en principe le boire assez rapidement», précise Daniel Marendaz. Et pas de doute que, lorsqu’on admire ses bulles, on n’a guère envie de patienter pour les goûter.

Une sorte d’AOC?

Sous l’impulsion de Daniel Marendaz, en accord avec l’OVV et avec le soutien financier de Swiss Wine, une Charte des producteurs de mousseux méthode traditionnelle est en cours d’élaboration. Elle conduira, en 2015, à une nouvelle appellation originale réservée aux producteurs en question et qui les différenciera clairement des autres. Le terme de Champagne est prestigieux, mais protégé. Le terme actuel de Mousseux recouvre de façon trop large des productions très dissemblables. On pourra lever un peu plus du voile prochainement sur ce premier pas vers une reconnaissance institutionnelle.

Jacques Nicolet

Lignerolle: Jacques Nicolet préside le Grand Conseil

C’est mardi 1er juillet que Jacques Nicolet a été élu à la présidence du Grand Conseil à cette occasion. Il a bien voulu consacrer un moment à l’Omnibus, malgré un emploi du temps déjà très chargé.

Jacques Nicolet est le premier élu de la région porté à la présidence du Grand Conseil depuis la création du district Jura Nord vaudois. Avant lui, dans l’ancien district d’Orbe, on évoque un président dans les années 1960 et pour l’ancien district d’Yverdon un autre dans les années 1990. C’est dire si une telle élection au perchoir du législatif cantonal comme premier citoyen vaudois est rare dans la région. Jacques Nicolet, 49 ans, est originaire de Lignerolle et y vit depuis toujours. Séparé, il a 4 enfants, 3 filles et un garçon. Ce dernier exploite le domaine familial avec son père et probablement plutôt en solo, durant l’année à venir, compte tenu de l’emploi du temps d’un président du Grand Conseil. L’une des ses filles a elle-même 3 filles.

Virus politique ou goût de servir

«J’ai très tôt ressenti le devoir et l’envie de me mettre au service de la population de cette région et singulièrement de ma commune, explique Jacques Nicolet. À 20 ans, je suis entré au Conseil communal, puis à la Municipalité à 28 ans. J’y siège toujours, avec le dicastère des forêts et domaines depuis 2010, après une pause de 5 ans. Quant au Grand Conseil, j’y ai fait mon entrée en 2008, remplaçant Jean-Pierre Gaudard qui avait démissionné pour raisons de santé.» Un parcours rapide pour un homme décidé qui sait ce qu’il se veut. Quand on lui fait remarquer que, comme président, il va devoir ne pas prendre parti durant un an, il sourit et admet que mettre un peu la sourdine ne lui sera pas désagréable. Ne pas «faire de politique» pendant un an ne le préoccupe pas, car il considère la charge à laquelle il vient d’accéder non pas comme une fonction politicienne, mais comme la responsabilité de faire fonctionner un tout, en particulier un bureau qui est une sorte de «mini exécutif du législatif».

L’importance du bureau

«Chaque président donne une impulsion particulière au bureau du Grand Conseil, il y met sa patte. Je ne vais pas remplacer Laurent Wehrli, mais lui succéder dans la fonction, avec mon style, qui s’inspirera de ce que mes prédécesseurs ont fait, explique Jacques Nicolet. Le bureau est un rouage essentiel au bon fonctionnement du législatif cantonal. Nous disposons d’un excellent support professionnel avec le secrétariat général, mais la cohésion qui anime tous les membres du bureau est essentielle. On peut dire qu’on y fait presque abstraction de sa propre couleur politique pour se consacrer au concret», ajoute-t-il.

Une charge sur trois plans

Sur la fonction proprement dite, Jacques Nicolet nous répond: «La présidence se résume à une fonction qui s’exerce sur 3 plans: la conduite du bureau, car un bureau de qualité sera le gage d’un travail parlementaire de qualité; la présidence des débats, essentiellement axée sur la bonne tenue des débats et la rigueur dans l’application des règles qui les gouvernent et enfin, les tâches de représentation, qui sont aussi d’une grande importance. La présence du président du Grand Conseil en de nombreux lieux et manifestations auxquels il est invité témoigne de l’importance que le parlement accorde à chaque partie du canton, et à nombre de sociétés locales ou régionales ou d’organismes ou entités en tout genre. Cette présence est un moyen de maintenir un lien essentiel entre les populations et les organes supérieurs de décision du canton.

Au menu

Parmi les dossiers qui attendent Jacques Nicolet durant cette année figurent entre autres une révision de la loi sur les débits de boisson et l’apurement de près de 50 objets sur 170 anciennes interpellations ou autres qui n’ont jamais reçu de réponse formelle et qu’il convient de mettre à jour. La modification de la loi d’exécution pénale sera aussi à l’ordre du jour, comme suite à l’affaire Marie, ainsi qu’un rapport intermédiaire sur l’avenir de la formation agricole dans le canton, comme suite à un postulat qu’il a lui-même déposé en son temps. La législation sur la pédagogie spécialisée sera également revue, de même que de nombreux objets concernant les investissements routiers ou des réparations de tronçons de route. La RC 177 vers Aclens donnera sans doute lieu à des discussions. La mise en oeuvre de la LAT et d’une façon générale, l’aménagement du territoire, figureront aussi au programme.

Lignerolle en fête le 2 septembre

Jacques Nicolet se réjouit à l’idée de pouvoir fêter début septembre cette accession à la plus haute marche cantonale dans son village qui s’y prépare depuis longtemps. «Voir et rencontrer des gens est toujours un plaisir et un enrichissement pour moi», conclut-il.

La Grand-Rue à Ballaigues.

Ballaigues: gros investissements votés

 La Grand-Rue à Ballaigues.

La Grand-Rue à Ballaigues.

Lundi soir s’est déroulée à Ballaigues la première séance du Conseil communal de l’année 2013, sous l’autorité du président Daniel Bourgeois. En préambule, et sortant de la configuration apolitique du village, «dans lequel on fonctionne avec une liste d’entente depuis toujours», le syndic Raphaël Darbellay a lancé un appel solennel en faveur du rejet de la LAT proposée en votation le 3 mars. «L’acceptation de ce texte constituerait pour Ballaigues la fin de ses maigres espoirs de pouvoir agrandir un jour sa zone à bâtir» a conclu le syndic, qui est aussi revenu sur la problématique de l’autoroute A9b, pour laquelle il a rappelé le dépôt à Berne du postulat Jean-Pierre Grin demandant au Conseil fédéral le traitement du problème du bouchon quotidien au travers de diverses suggestions faites conjointement par les syndics de Vallorbe et Ballaigues.

Une Grand-Rue flambant neuve

Au plat de résistance de la séance figurait l’octroi à l’exécutif d’un crédit de 4.054 millions de francs, le plus important depuis la construction du Centre villageois, pour la réfection en profondeur de toute la Grand-Rue. Un travail colossal sur lequel se sont penchées deux commissions: la commission des finances pour les aspects du financement à choisir et une commission ad hoc pour les aspects techniques. Ni les aspects techniques du projet municipal, ni les aspects financiers n’ont fait l’objet de remarques particulières. La Municipalité a simplement été invitée à choisir le financement auprès de l’établissement bancaire qui fera l’offre la meilleur marché, ce à quoi elle s’est engagée. Du côté technique, rien à redire à un projet qui verra la chaussée flanquée de nouveaux trottoirs plus larges en plusieurs endroits, et qui devrait aussi recevoir quelques aménagements urbains destinés à modérer la vitesse. «Nous ne pouvons pas faire tout ce qui est imaginable sur un tronçon classé route cantonale de délestage» a encore précisé Thomas Maillefer, le municipal en charge du dossier. «Notre souci a été l’amélioration de la sécurité des piétons par la création de trottoirs plus larges», a-t-il encore ajouté.

Travaux dès la mi-avril

Une partie du Conseil aurait souhaité que l’on entreprenne simultanément aux travaux une réflexion sur les possibilités pratiques de rendre le centre du village plus attractif. «J’ai envie de pouvoir me promener dans cette nouvelle Grand-Rue et l’on devrait égayer le projet», a précisé Christian Bechler, soutenu par quelques voix dans le Conseil. Les nécessités techniques et les exigences du Service cantonal des routes ont toutefois eu raison de ces velléités, du moins pour l’instant, puisqu’elles n’ont pas fait l’objet d’une demande formellement déposée. C’est à l’unanimité que le crédit a été voté. Les travaux débuteront en principe à mi-avril pour 2013 et se termineront à mi-octobre. Avec un programme identique pour 2014. Le premier tronçon qui sera mis en chantier sera la partie centrale du village. La route ne sera en principe jamais coupée, mais la circulation sera ramenée alternativement sur une seule voie par des feux de chantier. Ces travaux seront signalés assez loin du village pour dissuader les pendulaires ou les camions en transit de traverser Ballaigues.

Photo Olivier Gfeller