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Lors de la partie officielle depuis la gauche: Jean-Michel Charlet, président de la fondation Pré-Giroud et Stéphane Costantini, syndic de Vallorbe.

Vallorbe: Fort de Pré-Giroud, Brisolée royale pour la fin de saison

Samedi 13, c’est par un beau temps automnal que le fort Pré-Giroud a clos sa 30e saison d’ouverture au public. Châtaignes grillées au feu de bois, raclettes et généreux buffet froid ont régalé la centaine de participants. Quelques simulations de détonations faisaient sursauter, rappelant qu’il s’agit bien d’un ouvrage militaire.

Lors de la partie officielle réunissant, entre autres, Jean-Michel Charlet, président de la fondation Pré-Giroud et Stéphance Costantini, syndic de Vallorbe, on rappelle qu’il s’agit d’un des plus beaux forts et qu’il y a un devoir de mémoire à assurer sa pérennité. Merci aux nombreux bénévoles qui y oeuvrent!

Ouverture de la prochaine saison mi-mai 2019.
www.pre-giroud.ch ou 079 622 53 40.

Change: l’inquiétude s’installe

Lorsque la Banque Nationale a renoncé à soutenir le taux de change de l’euro, on a craint le pire pour l’économie de notre pays. Pour l’instant, quelques mesures ont été prises. Au Tessin plus spécialement où l’on a débauché du personnel pour réengager notamment les frontaliers italiens à des salaires inférieurs. Dans notre région, on n’en est pas encore arrivé à ce stade. Même si l’est encore tôt pour évaluer les conséquences de l’affaiblissement de l’euro, qui retrouve tranquillement des couleurs (1.05), des peurs se manifestent dans notre région.

Catastrophe au Creux

Dans l’alimentation, janvier n’a pas été un bon mois, mais il est prématuré d’affirmer que cela est dû au taux de change. De l’autre côté de la frontière, en revanche, les grandes enseignes de Jougne ont constaté un afflux de fréquentation les mercredis après-midi et les samedis, en particulier. En ce qui concerne la station BP du Creux, à deux pas de la frontière, on parle de catastrophe. Alors que déjà les Français ne se fournissaient plus en diesel, ils ne prennent plus d’essence sans plomb désormais. A un point tel que même certains automobilistes helvétiques vont se servir de l’autre côté de la douane. Les touristes eux ne s’arrêtent plus que rarement pour acheter du chocolat ou des cigarettes. Si la situation devait perdurer, il faudrait procéder à des licenciements de personnel. Ce d’autant que les gens de Vallorbe ne viennent pas jusque-là pour faire le plein. Du reste, les garages de Vallorbe font le même constat à propos de la consommation de carburant.

Répercussions modérées

Ce sont dans les domaines de ventes de matériel que le souci pourrait également se manifester. Chez Wanner Cycles, on observe que certaines firmes de vélos ont déjà réduit leurs prix de 10 à 15%. Si bien que nos magasins sont concurrentiels avec ceux des Français. En revanche, c’est sur le stock qu’on se montre plus soucieux. «Je possède un gros lot de bicyclettes achetées l’an passé et qu’il faudra peut-être que je me résolve à vendre moins cher, avec un manque à gagner pour conséquence. Dernièrement, j’ai raté la vente d’un deux-roues de près de deux mille francs, car le client avait 40 francs à gagner en allant de l’autre côté de la frontière! Pour l’anecdote, il faut signaler qu’un intéressé potentiel a téléphoné quelques heures après la chute de l’euro, pour savoir si l’on prévoyait de réduire le prix du vélo qu’il avait vu la veille au magasin.»

Location attractive

Chez Jott’sports, seul un client a avoué avoir acheté deux paires de chaussures de ski en France. En ce qui concerne les skis, on n’a pas encore enregistré de diminution de ventes. Encore moins en matière de location puisqu’on estime que les prix pratiqués sont même meilleur marché que chez nos voisins. A titre d’exemple, on loue une paire de bâtons 10 francs pour la saison alors qu’un skieur d’occasion a déboursé 20 euros pour une location d’un jour en France. En résumé, on ne peut pas dire que les acheteurs suisses se ruent dans l’Hexagone et il faudra attendre les semaines prochaines pour procéder à une analyse plus précise.

Fort de Pré-Giroud: 25e anniversaire dignement fêté

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Si à l’occasion de la partie officielle du 25e anniversaire de l’ouverture au public du Fort de Pré-Giroud à Vallorbe, les oreilles des invités et du public ont sonné à la suite des coups de canon tirés à blanc, celles du PS, des Verts et du GSSA ont dû aussi sonner à distance. C’est en effet à une attaque en règle des politiques de suppression, de diminution ou de mise en cause de l’armée que se sont livrés les différents orateurs présents.

Ouverte par Jean-Michel Charlet, président de la Fondation, la cérémonie a accueilli le brigadier Denis Froidevaux, président de la SSO, qui a fustigé ceux et celles qui, dans une sorte d’angélisme béat, veulent faire croire que tous les pays sont amis et que tout conflit armé dans le centre de l’Europe est impensable. «Le patriotisme n’est pas une déviance intellectuelle», a-t-il même asséné devant un public plutôt réceptif. Dans un registre moins carré, le président du Grand Conseil vaudois, Laurent Wehrli, a rappelé l’importance d’une défense armée dans la préservation de la paix, «une paix pour laquelle il n’y pas si longtemps nos parents et grands-parents se sont mobilisés.»

Le syndic de Vallorbe Stéphane Costantini a lui aussi relevé l’importance de la défense de notre neutralité, tout en saluant le travail effectué au quotidien par les bénévoles du Fort de Pré-Giroud pour maintenir celui-ci en excellent état et pour le faire vivre.

Une journée riche en événements

Durant la matinée, une assemblée de l’Association des Amis du Fort a eu lieu au Casino. Puis une tournée en véhicules militaires, qui a permis au public de les admirer, en particulier à leur passage à la Vallée de Joux. En revanche à Vallorbe, le public a attendu les véhicules parfois une heure et demie en vain. Ils avaient passé en cachette et en désordre une demi-heure avant l’heure annoncée.

Ceci n’aura pas empêché la fête de se dérouler sous les meilleurs auspices, un parc de véhicules d’époque reconstitué sur le terrain de sports de la patinoire restituait une ambiance très fin de 2e guerre mondiale, alors qu’une troupe jouée par les membres de l’Association suisse romande de reconstitution historique assurait la présence en uniforme. Les forts secondaires de Ballaigues et Lignerolle ont été exceptionnellement ouverts au public, qui n’a pas boudé son plaisir, avant une partie gastronomique et conviviale le soir.
Photo Olivier Gfeller

L’Etat-Major de Pré-Giroud autour d’une délicieuse fondue.

Vallorbe: Pré-Giroud va fêter son 25e anniversaire

L’Etat-Major de Pré-Giroud autour d’une délicieuse fondue.

L’Etat-Major de Pré-Giroud autour d’une délicieuse fondue.

Les années se suivent et se ressemblent pour les finances du Fort de Pré-Giroud. Il y a de moins en moins de visiteurs chaque année. Les pertes pour l’exercice 2012 s’élèvent à près de Fr. 15 000.–. De nouveaux horaires sont à l’essai afin de diminuer les charges, en particulier l’énergie et les salaires. Le fort sera dorénavant ouvert en basse saison les samedis, dimanches et jours fériés de 11 h. 30 à 16 h. 30 dernier départ, et en haute saison du jeudi au dimanche de 11 h. à
17 h. Le comité s’est aussi penché sur la solution de se retirer de l’Office du Tourisme dont la participation est de plus de Fr. 1600.–.

Cette idée n’a pas été retenue pour l’instant, car ce service, ainsi que l’ADNV qui le chapeaute, offre indirectement plus qu’il ne coûte, en publicité et relations publiques principalement. La fondation ne reçoit aucune aide ou subvention, hormis les services communaux qui assurent l’accès et l’entretien du voisinage.

La concurrence est rude

Il y a de plus en plus d’attractions touristiques transfrontalières et régionales. Le franc fort ne joue pas en notre faveur. Mais Pré-Giroud fut le premier ouvrage militaire fortifié a être ouvert au public il y a tout juste 25 ans. Aujourd’hui il y en a cinquante-sept. Les bonnes idées se propagent rapidement! Mais sa valeur historique, culturelle et patrimoniale est indéniable et n’est remise en question par personne. Il va falloir se renouveler et trouver de nouvelles animations. Cette année des visites spéciales sont prévues les 24 et 25 août avec visite de nuit et fondue dans le réfectoire à 40 m. sous terre (n’oubliez pas une petite laine).

Fondues et jambon cru «canon»

La boucherie de Vallorbe a élaboré une nouvelle recette de jambons crus et saucissons. Alexandre Remetter se fournit de porcs dans le district, apprête les jambons et les sèche de 4 à 6 mois selon la climatologie dans un des fortins du réseau fortifié de Pré-Giroud. Ils sont tellement appréciés que dès que leur existence a été révélée en exclusivité par l’Omnibus, la demande a été telle que le stock est en rupture, mais tout devrait rentrer dans l’ordre dès juillet. Ils seront en vente à l’accueil dès que possible. Des dégustations seront proposées aux groupes sur commande ainsi que les fondues à Berger. Une séance de comité ou une réunion d’entreprise, voilà une idée sympathique et originale!

Une «teuf» pour le 25e anniversaire

Le jubilé du 25e sera fêté les 13 et 14 juillet, avec exposition de matériel d’époque sur le terrain à côté de la patinoire de Vallorbe. Des visites guidées auront lieu dans les forts secondaires de Ballaigues et Lignerolle. Des cortèges de véhicules militaires se baladeront dans la commune et jusqu’à la Poyettaz avec arrêts pour la soif. Il y aura un campement militaire, des groupes de reconstitution et des visites guidées (gratuit pour les enfants).

Photo Jean-Louis Löffel

Un jambon cru canon naît à Vallorbe

Il y a un peu plus de deux ans, le jeune boucher Alexandre Remetter s’installait à Vallorbe et reprenait l’exploitation de la Boucherie de la Grand-Rue. Soucieux de développer de nouveaux produits et de marquer son territoire, il n’a pas manqué de remarquer les fameux chocolats «Les Minéraux» de son presque voisin le pâtissier-confiseur Christophe Schwerzmann.

Alliant le fruit de son imagination à son goût pour la chose militaire et en particulier pour les constructions et autres vestiges ou véhicules de la Seconde Guerre mondiale, il se mit à concevoir une nouvelle recette de fabrication de jambon cru pour laquelle il souhaitait trouver un endroit original de séchage et de maturation.

C’est ainsi qu’il entra en relation avec Jean-Michel Charlet, président de la Fondation du Fort de Pré-Giroud, pour examiner dans quelle mesure une place dans la fameuse fortification pourrait lui être réservée à cet effet. L’idée séduit immédiatement Jean-Michel Charlet, qui suggéra l’utilisation d’un fortin spécial dédié exclusivement à la production. On ne sait en général pas que du Fort principal de Pré-Giroud dépendent plusieurs autres fortifications non accessibles au public et ainsi plus appropriées pour l’usage envisagé par Alexandre Remetter.

Une phase d’essais longue et compliquée

L’endroit idoine découvert, dont on taira sagement la localisation, il convenait alors de passer aux exercices pratiques et aux phases de test. Car sécher un jambon dans un lieu par essence humide n’est pas une petite affaire. Les premiers essais commencèrent au début 2012, «avec des hauts et des bas» avouera le boucher. Une série de réglages fins devaient être trouvés pour parvenir au but recherché. C’est ainsi que ces derniers jours est apparue, sur les étals de la Boucherie de la Grand-Rue la nouveauté attendue. Ressemblant à un jambon de Parme, le nouveau produit est fin, délicat et particulièrement savoureux. Son lancement officiel aura lieu durant les festivités prévues au mois de juillet pour fêter les 25 ans de l’ouverture du Fort de Pré-Giroud au public. Il porte le nom du Fort, et peut d’ores et déjà être goûté chez son créateur. Un créateur qui a ainsi pu mettre en oeuvre son idée et son produit du terroir typique et local.

Comment le fabrique-t-on?

Sans entrer dans les secrets de fabrication, le nouveau jambon cru «Fort de Pré-Giroud» est issu de jambons de cochons locaux, élevés dans la région et abattus à Orbe. Une fois les jambons en main du boucher, il va les saler soigneusement et les laisser dans le sel pendant une certaine période. Suivra la période de séchage proprement dite, qui dure jusqu’à six mois. Au cours de cette période, le jambon perdra un pourcentage important de son poids initial, pour se transformer, un peu à l’image de la viande séchée, en une viande au final peu grasse et compacte. Durant la période de séchage et d’affinage, les jambons doivent être surveillés quotidiennement, pour assurer un développement autant que possible uniforme au produit. Il est ensuite conditionné pour être mis en vente en petits blocs ou à la tranche.

Photo Olivier Gfeller

Self service.

Pré-Giroud: une tranche de succès pour le brunch

Self service.

Self service.

Malgré une météo qui ne s’annonçait pas très bien en tout début de matinée, les participants au traditionnel brunch annuel du Fort de Pré-Giroud sont arrivés en nombre dès 10h dimanche.

Habitués ou nouveaux visages, ce sont plus de 130 personnes qui auront participé à la manifestation mise sur pied grâce aux bénévoles de la Fondation du Fort de Vallorbe, aux guides et aux travailleurs de l’ombre. Le président de la Fondation, Jean-Michel Charlet, qui met lui-même la main à la pâte et accueille par principe tous les arrivants, avait le sourire: «Nous devrions dépasser les chiffres de l’an passé, même si le grand soleil n’est pas au rendez-vous» précisait-il avant d’expliquer le concours de dessins pour enfants et le questionnaire-concours distribué à tous les participants.

Des participants qui ont eu un plaisir visible à goûter et goûter encore aux délices du brunch préparé cette année par l’équipe de l’Impasse du Loup, du Lieu.

Photo Olivier Gfeller

Willy Helfer, mémoire vivante du fort.

Le fort de Pré-Giroud en perte

Willy Helfer, mémoire vivante du fort.

Willy Helfer, mémoire vivante du fort.

Dans son rapport annuel pour l’exercice 2011, le président de la Fondation du Fort de Vallorbe de Pré-Giroud relève une nouvelle fois la difficulté pour le comité d’équilibrer les comptes.

Une infrastructure de cette importance crée des frais d’entretien souvent imprévus. Les installations techniques anciennes sont certes solides, mais s’il y a un problème, les pièces de rechange sont souvent introuvables, Il faut en retrouver les plans et les refabriquer de A à Z. C’est ainsi qu’une panne à priori mineure de l’ascenseur a coûté Fr. 4’500.– de réparations.

Une alarme permanente à été contractée avec une agence de sécurité, suite à un cambriolage commis avec effraction ayant causé des dégâts importants (portes forcées, vitrines d’exposition brisées etc.). Les charges habituelles ont aussi augmenté. Une perte de Fr. 20’495.– pour l’an 2011 a été enregistrée. La fondation ne recevant aucune subvention, des mesures sont à l’étude pour redresser les finances.

La plus probable est la concentration des horaires d’ouverture au public. Et il faudrait attirer aussi 1000 visiteurs supplémentaires annuellement. Une intense campagne publicitaire a été mise en place par l’Office du Tourisme pour tous les sites vallorbiers. Des échanges de panneaux publicitaires ont été faits avec Swiss Vapeur Parc ainsi qu’avec la station de Villars.  Le traditionnel brunch avec visites guidées aura lieu le 10 juillet cette année. Des spécialités typiquement «combières» seront au menu de cette édition. Cette manifestation attire toujours de nombreux amateurs d’art culinaire régional et d’histoire.

Willy Helfer,historien de terrain

L’assemblée a salué la présence de Willy Helfer, vallorbier, qui a participé à la construction du fort. Puis il a ensuite été responsable des installations techniques de tous les ouvrages militaires construits le long de la frontière vaudoise avec la France. Agé maintenant de 93 ans, toujours bon pied bon oeil, ses conseils, son expérience et ses souvenirs sont précieux pour les «bleus». Une exposition de photos d’époque agrandies au format A4 de la compagnie garde-frontière 214 est ouverte au public à la salle baptisée «splendid».

Photo Jean-Louis Löffel

Aux petits soins d'un ruisseau

Matinée au chevet de Dame Nature

Aux petits soins d'un ruisseau

Aux petits soins d'un ruisseau

Fixée au 20 mars dernier, cette sortie «Forêt» a rassemblé 23 adultes et deux enfants. C’est donc sous la houlette de Roland Studer, syndic de Pompaples, que le groupe a pris la direction de Saint-Loup avant d’emprunter un raccourci, histoire d’arriver au plus vite à l’endroit choisi.

En l’occurrence, un ruisseau, provenant du surplus du captage d’eau de La Sarraz, qui a tendance à déborder et à filer dans le Nozon lorsqu’il n’est pas dégagé.

Atmosphère bucolique aidant, le syndic a souhaité la bienvenue à tous avant de répartir les tâches à effectuer et de conclure que les «9 heures auraient lieu à 10 heures!» Constituées spontanément, les équipes se sont éparpillées en aval et en amont du ruisseau.

L’occasion rêvée pour interviewer Roland Studer qui, après 10 ans à la Municipalité, a repris il y a 2 ans la syndicature de Pompaples suite au décès du regretté Jean-Michel Delafontaine. «En fait, explique Roland Studer, ces sorties «Forêt» sont organisées depuis une vingtaine d’années. Elles permettent à la fois aux villageois de se montrer utiles et de tisser des liens.

En automne, je fais le tour de la commune avec le garde-forestier et l’ingénieur-forestier. Je propose de nettoyer tel coin et ils me donnent leur avis et… leur aval!» Mieux encore, cette journée participative est source d’économie en temps, en argent et en énergie : «Le travail fourni par l’équipe d’aujourd’hui, poursuit Roland Studer, évitera ainsi à Patrick Favey, notre employé communal, de passer une semaine à libérer ce ruisseau.» En contrepartie, la commune se montre généreuse: «La pause de 10 heures comme le repas de midi sont offerts aux participants.»

Une demi-journée de bénévolat et basta !

Démarrée à huit heures sonnantes, cette sortie s’achève par un excellent repas de midi. «Il y a 4 ans, se souvient Roland Studer, nous avions choisi un endroit qui nécessitait de gros travaux d’où l’obligation de se remettre à la tâche l’après-midi. Les gens étaient plus que fatigués et certains ne sont pas revenus depuis à nos sorties. Raison pour laquelle, on se limite à demander une présence de huit heures à midi.

Et pour réunir un maximum de monde, on fixe la date de cette sortie en début d’année afin que les participants puissent s’organiser longtemps à l’avance.» Seul petit bémol: «C’est dommage que l’on retrouve presque toujours les mêmes personnes…» Ce qui ne semble guère déranger Adeline et Antoinette qui débroussaillent allègrement les taillis. Toutes deux installées depuis peu à Pompaples adorent cette sortie: «On part dans un coin et on papote entre femmes, gloussent-elles!»

Quant à René-Pierre Jobin, occupé à libérer le ruisseau, il apprécie de retrouver des amis. Membre du Conseil Général, il participe à ces sorties depuis leur création. «L’an dernier, la Jeunesse de Pompaples est venue nous aider. C’était très sympa d’avoir des jeunes.»

Les taillis à nouveau en vogue

De la forêt de Pompaples, Harry Kleiner, garde-forestier, en connaît les moindres recoins.
«Cette forêt se particularise par ses taillis. Les sols de la région étant très superficiels, il y a peu de terre et il est donc difficile d’avoir des arbres de première grandeur, explique-t-il.

Ces taillis ont été très précieux durant des siècles, notamment pour le bois de feu mais aussi pour les trois tanneries qui existaient alentour - la dernière sise à La Sarraz a fermé dans les années 60. Par la suite, ces taillis ont été laissés à l’abandon. Maintenant, ayant pris conscience de leur utilité, on y revient de manière plus scientifique.

On sait que le taillis croît durant 30 ans puis sature avant de pourrir autour de 50 ans. Pour préserver ce qui doit l’être tout en renouvelant des secteurs forestiers, une planification est élaborée dans laquelle se superposent plusieurs raisonnements : forestier, botaniste, protection de la nature, mycologue ainsi qu’un spécialiste des insectes afin de trouver un compromis.»

De quoi assurer une longue et belle vie aux bois de Pompaples.

Photo Josianne Rigoli

Vallorbe: visite de Philippe Rochat à Pré-Giroud

Laurence Rochat, la championne de ski de fond et Philippe Rochat

Laurence Rochat, la championne de ski de fond et Philippe Rochat

Le célèbre ouvrage fortifié de Vallorbe construit peu avant la deuxième guerre  mondiale attendait mardi 18 août un hôte de marque. En effet, en dehors des heures de visite habituelles, c’est l’équipe complète du cuisinier Philippe Rochat, de l’Hôtel de Ville de Crissier, qui était attendue pour une  visite des installations.

A peine arrivés sur place, les hôtes d’un jour ont été pris en charge par une équipe de guides qui leur a fait découvrir le passé et le présent de cet important ouvrage d’art, actuellement le plus moderne du genre accessible au public.

Puis sous l’autorité de Jean-Michel Charlet, président de la Fondation propriétaire et gardien des lieux, la quarantaine de personnes composant la brigade complète du maître de Crissier s’est transformée en une troupe de touristes culinaires, puisque pour une fois ce n’était pas eux qui officiaient en cuisine, mais des membres de la Fondation et de l’Association des Amis du Fort, parmi lesquels on pouvait voir le boulanger Roland Brouze, un ami de toujours de Philippe Rochat ainsi qu’Olivier Blanc de Juraparc, en sommelier de luxe.

Une fondue servie à 40 mètres sous terre dans le local qui voyait à l’époque les soldats prendre leurs repas a été une aventure visiblement appréciée. Philippe Rochat organise chaque année une excursion de rentrée avec tout son personnel, juste avant la réouverture  du restaurant à la suite des traditionnelles vacances annuelles. Et cette année, la Fondation du Fort qui connaît le goût du cuisinier pour les vieilles pierres et en particulier pour celles de sa région natale s’est fait un plaisir de lui adresser cette invitation.

Celle-ci a sans aucun doute fait mouche à voir le large sourire qu’arborait le cuisinier pendant et après la visite et les nombreuses questions que lui et son équipe ont adressées aux guides avisés et tout heureux de pouvoir leur répondre.

Photo Olivier Gfeller

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