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Le FC Orbe jouera les finales de 3e ligue.

Football: 3e ligue, Orbe en finale

Avec deux points d’avance avant cette ultime journée de championnat sur son dernier rival Chavornay, Orbe n’a pas eu de peine à terminer à la deuxième place de son groupe, synonyme d’accès aux finales de 3e ligue. Il est vrai qu’il affrontait une équipe concernée par la relégation, Crissier II. Les Urbigènes ont peiné durant les premières vingt minutes, notamment après que les banlieusards lausannois aient ouvert le score à la suite d’une sortie manquée du portier remplaçant Gomez. C’est à la 22e minute que Brignoli égalisait et son camarade Cerqueira profitait de la maladresse du portier adverse pour inscrire deux buts dans les deux minutes suivantes. A 3-1, le sort était jeté ce d’autant que les Urbigènes perçaient à nouveau les filets adverses à trois reprises en 7 minutes (51e à 58e) par Ribeiro 2 x et Alves avant que Cerqueira porte le score à 7-1 à la 68e minute d’un après-midi plus paisible qu’attendu.

Jeunes Urbigènes récompensés

Si Orbe s’est montré d’une efficacité redoutable, il a eu une fois de plus de la peine à poser son jeu en première période alors qu’en jouant au sol, il a pu faire facilement la différence face à une formation qui jouera en 4e ligue, la saison prochaine. A l’heure du bilan, l’entraîneur Bruno Gomes avouait que cette qualification n’était pas prévue pour l’instant puisque sa présidente, Mary-Claude Chevalier, lui avait donné trois saisons pour revendiquer les premières places. Ces finales seront donc une belle expérience pour les jeunes Urbigènes qui ont joué la carte du club qui a misé sur une identité la plus locale possible.

Fin de championnat difficile

Dans le même temps, Chavornay a perdu son match de la vérité. Sa tâche était plus compliquée puisqu’il affrontait le leader Yverdon II qui s’est imposé par 3-2. Avec un contingent limité, les Chavornaisans ont fait le travail puisqu’ils ont mené deux fois au score grâce à Ristic, ce dernier manquant l’égalisation à 3-3 dans les dernières secondes en ne transformant pas un pénalty. En pole position aux trois quarts de la compétition, cette formation s’est fourvoyée en fin de parcours, faisant match nul 4-4 contre Turc Lausanne avant de perdre à Orbe (5-4), face à Champvent II (3-2) et enfin contre Yverdon II (3-2), ce qui explique l’échec de Chavornay.

Programme des finales

Samedi 9 juin 19 h. 30  Assens – Orbe.

Mardi 12 juin 19 h. 30  Orbe – Saint-Sulpice.

Samedi 16 juin 19 h. 30  Illiria Payerne – Orbe.

On espère retrouver bientôt Xavier Margairaz en tenue de footballeur.

La galère de Xavier Margairaz

Xavier Margairaz traverse une saison très difficile. Comme les instances de l’Association Suisse de Football n’ont pas véritablement pris position dans le conflit qui l’oppose au FC Sion, il a entamé une procédure auprès du Tribunal Arbitral du Sport (TAS), qui devrait rendre son verdict en avril ou mai prochain. Cet imbroglio juridique l’a empêché notamment de trouver de l’embauche aux Etats-Unis (Washington). Le Valérien espère pouvoir jouer ce printemps.

Il est actuellement en contact avec Servette et attend une décision ces prochains jours. Des clubs anglais de deuxième division ont montré leur intérêt mais ils souhaitent se rendre compte de son état de forme avant de signer un contrat. Actuellement, l’ancien international suisse s’entraîne quotidiennement avec des préparateurs physiques de l’Université de Lausanne. Malgré tout, Xavier Margairaz craint de vivre une saison blanche qui pourrait le pousser à la retraite alors qu’il va fêter ses 30 ans. Une issue qu’il réfute car il se sent encore en mesure de rendre service à un club, en Suisse ou ailleurs.

En stage à Chypre

Arnaud Bühler se montre laconique en ce début de deuxième partie de la saison. On sait que le Baulméran a réintégré le contingent du FC Sion au cours de l’automne passé. Notamment après le retour de Laurent Roussey à la tête du club. Une trentaine de joueurs étaient au rendez-vous lors de cette reprise de l’entraînement. Les Sédunois se sont envolés cette semaine pour Chypre où ils effectueront un camp d’entraînement d’une grosse dizaine de jours. Une petite semaine plus tard, les Valaisans reprendront la compétition, le samedi 1er novembre, à Zürich contre le FCZ. Pour le moment, l’équipe veillera à s’éloigner de la zone dangereuse puisqu’elle n’occupe que le 9ème rang avec 17 points soit dix de plus que la lanterne rouge, Lausanne. Relevons enfin que le contrat d’Arnaud avec Sion se terminera à la fin de la présente saison.

Retour à l’Uni

Jérémie Manière a disputé les 18 matches de Bienne au premier tour. Son club jouait les premiers rôles en Challenge League avant sa défaite en coupe contre Thoune. S’en sont suivies quatre défaites consécutives qui nécessitent une reprise en main afin de mieux figurer. Il se rendra avec son équipe à Alicante (Espagne) pour un stage de préparation d’une semaine (20-15 janvier) mais il ne jouera pas le premier match puisqu’il devra purger un match de suspension pour un 4ème avertissement. En outre, le Vallorbier a décidé de mieux occuper son temps. « Nous sommes libres le matin et c’est la raison pour laquelle j’ai décidé de m’inscrire à l’Université de Neuchâtel, en faculté de sports et communications, étant au bénéfice d’une maturité obtenue au gymnase Auguste Picard à Lausanne. Car même si je n’ai que 22 ans et que je vis du football, j’entends préparer mon avenir après le sport». Bel exemple..

brésil

En marche

brésil

Grâce à la télévision, on prend mieux conscience du fait que le monde bouge partout. Au point de se persuader que plus rien n’échappe à la critique et à la contestation. On pensait que le Brésil, pays émergeant, donc en mesure de rivaliser avec les grandes nations industrielles, se portait plutôt bien.

Ce d’autant plus qu’il a obtenu l’organisation de la prochaine Coupe du Monde de football en 2014 et des Jeux Olympiques d’été en 2016, preuve qu’il avait apporté des gages convaincants pour ces attributions. Or, à l’heure de la répétition du Mondial, dans une nation où le football est roi, la rue a dit son opposition aux dépenses inconsidérées pour les stades alors que l’éducation et le social sont à la traîne dans ce Brésil corrompu au niveau de sa classe politique.

La Turquie connaît une période troublée puisque la jeunesse n’accepte plus les atteintes à la liberté d’un gouvernement islamo-conservateur. Il en va de même encore en Tunisie ou en Egypte où les partis religieux ne parviennent pas à installer leur autorité, dans les villes en particulier. En Iran, le candidat progressiste a gagné l’élection présidentielle. Faut-il comprendre que l’on va au-devant d’une certaine émancipation?

Dans ces pays, les femmes en tête, appuyées parfois par les Femen, refusent d’être considérées comme des êtres de seconde zone, confinées aux fourneaux et au ménage. En Bulgarie, le peuple aussi est descendu dans la rue pour contester son gouvernement. Sans oublier bien sûr la Syrie dont le différend est complexe, sur fond de tendances religieuses, mais pas moins d’une cruauté insoutenable.

Décidément, le monde est à un tournant, mais, comme dans toutes les révolutions, il faudra du temps pour que les choses se stabilisent et trouvent la voie pour progresser. On doit cependant se réjouir de savoir que la jeunesse ne veut plus de la compromission politique. Elle exige l’honnêteté et la transparence, comme elle ne laissera pas les interdits fleurir. Qui s’en plaindrait ?

Les juniors B du MJOR, vainqueurs de la Coupe Vaudoise.

Coupe Vaudoise des juniors B: sans coup férir

Les juniors B du MJOR, vainqueurs de la Coupe Vaudoise.

Les juniors B du MJOR, vainqueurs de la Coupe Vaudoise.

Plus que tout commentaire, l’ampleur du score (5-0) dit à quel point les garçons du MJOR ont largement dominé Pully lors de cette finale, disputée à Puidoux, tantôt sous la pluie, la grêle et un vague rayon de soleil. Que ce soit défensivement ou offensivement, les gens de la Plaine d’Orbe avaient bien plus d’arguments que leurs adversaires, à l’exception toutefois d’une jeune fille, qui dans sa position d’arrière latérale droite, ne manquait pas d’impressionner par sa technique et son sens de la relance.

5 buts, 4 marqueurs

Dès les premières minutes, MJOR démontrait de quel bois il se chauffait en échafaudant quelques actions du meilleur aloi. C’est sur l’une d’elles que l’équipe ouvrait la marque par Ken Castellanos (6ème) qui allait s’offrir une seconde opportunité juste après mais manquait le but après avoir éliminé tout le monde ! Une petite bêtise que Ken corrigeait dès l’entame de la seconde mi-temps en donnant un avantage décisif de deux longueurs aux siens. Il fallut attendre un peu pour que le troisième de la série tombe des pieds d’Elvis Sulejmani. Shqiprim Emini et Alban Ajvazi complétaient l’addition face à un adversaire désabusé.

Solides derrière comme devant

Durant cette partie, nos juniors B ont alterné le très bon avec le moyen. Lorsqu’ils parvinrent à garder la balle au sol et en jouant à une touche de balle, ils prirent facilement le dessus sur des Pulliérans, peu dangereux en attaque et qui comptèrent sur les balles en profondeur pour tenter de revenir dans la partie. Manquant d’imagination, les banlieusards lausannois se sont heurtés à une défense attentive dans laquelle on a apprécié la combativité des latéraux Gabriel Gentet et Boris Dreher. Grâce à une attaque à trois, le MJOR s’est créé plusieurs opportunités, surtout lorsque les garçons ont joué simplement. Car c’est en dépouillant leur jeu, en sollicitant les appuis et en adressant des passes sèches au sol, qu’ils se sont montrés très efficaces. Lorsqu’ils négligèrent la relance, en balançant des ballons aériens, ils perdirent la maîtrise du jeu ce dont Pully ne profita pas.

Le maintien maintenant

Ces petits défauts relevés, il faut surtout mettre en évidence la bonne prestation d’ensemble car l’équipe n’a jamais tremblé lors de cette finale. En plus, plusieurs joueurs ont encore une grosse marge de progression devant eux. Les entraîneurs Da Silva et Pereira ont déjà fait du très bon travail. A la tête de cette formation depuis deux ans, ils souhaitent poursuivre la tâche chez les A puisque l’essentiel du contingent passera à l’étage supérieur, la saison prochaine. Mais pour celle-là, après le titre de champion vaudois d’automne et cette victoire en Coupe vaudoise, il leur faudra assurer le maintien dans leur nouvelle catégorie interrégionale. Ils ne sont que 8èmes sur 12 dans un groupe dans lequel les trois derniers retombent en série régionale. C’est dire qu’il reste encore du pain sur la planche pour que la saison soit mémorable !

Enfin, les A vont éprouver quelques difficultés à se maintenir en catégorie interrégionale. Ils ont tout de même obtenu un point de leur confrontation contre les Fribourgeois de Guintzet (1-1). Pourtant, on ne donnait pas cher de leurs chances au terme de 45 minutes initiales chaotiques.

Photo Pierre Mercier

C'est fait!

Bavois en première ligue

C'est fait!

C'est fait!

C’est fait. Le club du président Jean-Michel Viquerat jouera à l’échelon supérieur, la saison prochaine. Avec huit points d’avance sur son dauphin, Team Vaud, à quatre parties de la fin de la compétition, les Bavoisans pouvaient voir venir. Ils se faisaient toutefois un point d’honneur d’obtenir leur promotion sur le terrain des réservistes lausannois. Ce fut chose faite au terme d’un match de petite cuvée grâce à un but de Zari à la 36e minute, qui leur permettait d’empocher leur 21e victoire de l’exercice.

Alors qu’il reste trois matches à jouer, l’équipe d’Uka présente un bilan magnifique, n’ayant concédé qu’une défaite, à Bavois contre le voisin La Sarraz/Eclépens (0-1) et un match nul 1-1 à Lerchenfeld (6 avril 2013) en 23 rencontres. Ainsi, Bavois retrouve la première ligue dans laquelle il avait déjà fait une courte apparition lors de la saison 2009/10.

Début du 2e tour décisif

Au terme de la partie, le capitaine Frédéric Gilardi était fort réjoui de cette réussite. «Certes, la rencontre n’a pas été de grande qualité. Notre entraîneur nous avait demandé de nous méfier des rushes des Lausannois qui devaient absolument s’imposer. Il a voulu que le milieu du terrain reste compact afin de ne pas offrir d’espace dans nos trente derniers mètres. Ce que nous sommes parvenus à faire. Si Team Vaud s’est procuré une ou deux possibilités au début, nous n’avons pas eu beaucoup de soucis par la suite.

Obtenir la promotion à la Pontaise est la cerise sur le gâteau». Pour leur part, Marco Malgioglio comme Nicola Zari relevaient que le point crucial a été le début du second tour. «Après une longue préparation dans des conditions météo délicates, nous avons peiné face à des équipes du milieu du tableau. Nous avons néanmoins eu la force mentale pour passer les écueils, parfois dans les dernières minutes de jeu. Nous avons alors compris que nous avions l’esprit nécessaire pour aller au bout de l’aventure».

L’éloge du président

Le président Viquerat tirait le bilan de cette saison. «Je savais que nous étions capables de jouer les premiers rôles, mais pas aussi bien que nous l’avons fait. L’équipe n’avait pas de point faible. Cette réussite est le fruit d’un travail, d’une solidarité et d’un esprit exemplaires. J’aimerais souligner l’excellent boulot de notre entraîneur Békim Uka. Cet homme a été fidèle à son image de joueur. Il a su coacher, corriger, maintenir un esprit et prendre les bonnes décisions, tout en demeurant d’un calme olympien. Je suis fier de pouvoir compter sur un personnage aussi exigeant, appliqué et honnête, ayant toujours eu soin d’entretenir de bons rapports avec le reste du club. Je le félicite comme l’équipe qui nous apporte une magnifique consécration».

Photo Pierre Mercier

Xavier Margairaz assistera de son lit au début de compétition d’Arnaud Bühler.

Football: les Sédunois de la région

Xavier Margairaz assistera de son lit au début de compétition d’Arnaud Bühler.

Xavier Margairaz assistera de son lit au début de compétition d’Arnaud Bühler.

Décidément le joueur de Valeyres-sous-Rances joue de malchance. Lors du camp d’entraînement des Sédunois en Calabre, disputé essentiellement sur des terrains synthétiques, Xavier s’est blessé tout seul à un genou à la suite d’un faux mouvement. Il a été opéré mardi dernier en Valais et sera absent des terrains pendant 6 semaines au moins. En clair, il ne sera pas de retour avant le mois d’avril soit quasiment au terme du troisième des quatre tours de championnat. Une poisse continue pour Margairaz puisque les blessures ont déjà fortement contrarié sa carrière.

En coupe dimanche déjà

Arnaud Bühler, lui, a suivi normalement la préparation du nouvel entraîneur Victor Munoz qui a succédé à Pierre-André Schürman. Sion a entamé sa préparation en Espagne (Salou) pendant une semaine avant de se rendre au sud de l’Italie pendant dix jours. Les Valaisans ont disputé quatre parties d’entraînement durant ce dernier séjour dont trois ont été perdues contre des clubs de 2e ou 3e division(Reggina, Bari et Como) pour une victoire contre Cosenza. Des résultats à ne pas prendre trop au sérieux, selon le Baulméran, dans la mesure où la préparation a été « épicée » puisque l’équipe n’aura eu que quatre semaines pour se préparer pour le match de Coupe de Suisse de ce dimanche à Kriens, partie qui avait été renvoyée au terme de l’année passée.

Avec deux attaquants?

L’effectif du club a été modifié après les départs de Serey Die (Bâle), Gonçalvez (USA), Ulmer (Winterthour) et Manset. En revanche, Gelson Fernandez (Sporting Lisbonne) et Aidalton (Chine) sont revenus au club tandis que le jeune Camerounais N’djeng (22 ans) sera un véritable renfort pour l’attaque, selon le Baulméran. Les Sédunois viseront une place en Champion’s League (2 premiers du championnat) et ils entameront la compétition par un rendez-vous capital à Bâle (10 février). « Il est encore trop tôt pour dire de quoi aura l’air l’équipe. J’ai le sentiment que nous serons plus offensifs avec deux attaquants. Durant ces stages, Munoz a passé en revue l’effectif, nous faisant tous jouer une mi-temps par match de préparation, en insistant sur le rythme qu’il veut soutenu. Comme tous les entraîneurs espagnols, il nous a fait travailler l’endurance avec ballon. J’ai l’impression que notre fond de jeu y gagnera en qualité. L’approche tactique sera différente et c’est à nous, les joueurs, de nous adapter ». Enfin, Arnaud avoue que les déclarations de Gennaro Gattuso qui a affirmé pendant l’intersaison que son cœur était resté à Milan, n’avaient pas créé le trouble dans l’équipe car l’Italien est toujours aussi généreux dans son investissement sur le terrain.

L’entraîneur de Baulmes II, Serge Vanetta, peut avoir le sourire.

Le match au sommet à Bavois

L’entraîneur de Baulmes II,  Serge Vanetta, peut avoir le sourire.

L’entraîneur de Baulmes II,
Serge Vanetta, peut avoir le sourire.

La première équipe du FC Orbe aime à faire souffrir ses supporters. A plusieurs reprises cette saison, elle a dominé son adversaire sans parvenir à vaincre. Ce fut encore le cas dimanche dernier, sur le terrain des Trois Sapins à Echallens. Opposée aux réservistes locaux, elle a dû attendre les arrêts de jeu pour faire la différence alors qu’elle aurait dû atteindre la mi-temps avec un avantage conséquent. Malheureusement, elle a galvaudé une dizaine d’opportunités lors de ces 45 minutes initiales. Certes, le portier challensois s’est fait l’auteur de quelques arrêts déterminants. N’empêche que les attaquants urbigènes ont raté souvent l’immanquable. Une confiance en berne et le manque d’expérience des jeunes s’allièrent pour les empêcher de scorer. Dommage car sa domination territoriale a été totale au point que l’issue de la partie ne semblait pas faire l’ombre d’un pli.

Les coups francs de Carvalho

Devant cette absence de réussite, l’équipe se crispa lors de la suite du match. Les choix devinrent plus aléatoires, permettant à Echallens II de mener quelques contres dangereux. C’est en toute fin de partie alors que les Urbigènes tentèrent le tout pour le tout que la récompense tomba enfin. Obtenant un coup franc intéressant à l’orée des seize mètres, dans les arrêts de jeu, Carvalho le transforma avec brio, au grand soulagement de ses camarades. Cette deuxième victoire de l’exercice devrait être salutaire pour la fin de ce premier tour au cours duquel les Urbigènes devront notamment rencontrer des formations comme Prilly, Assens et Champvent, classées devant eux mais pour quelques points seulement.

Force est de constater que l’arrivée de Duarte, dans l’axe de la défense, est un apport intéressant. Un garçon qui fait son travail avec calme de manière à rassurer ses collègues. Ainsi Carvalho a su rester dans la norme sans perdre ses nerfs, comme il en a trop souvent l’habitude. Son coup franc, comme celui contre Jorat/Mézières, a permis à Orbe d’obtenir des points importants. Au terme de la partie, l’entraîneur Admir Bilibani était soulagé même s’il concédait que l’absence de véritables attaquants rendait la tâche de son équipe plus compliquée.

Bavois II et Chavornay continuent

Les réservistes bavoisans ont le vent en poupe. Bénéficiant d’une confiance à tout va, ils sont allés s’imposer à Prilly qui a plié dans les dernières minutes de jeu (86e), à la suite d’une réussite de l’inévitable Hükmü. Une partie au cours de laquelle la formation de la Plaine de l’Orbe s’est procurée l’essentiel des occasions de but, se voyant même annuler deux réussites sur hors-jeu, et a livré l’une de ses meilleures prestations de la saison. En tête de ce groupe de 2e ligue avec 19 points, elle compte trois longueurs d’avance sur Payerne et quatre sur Prilly.

Chavornay, lui, est inarrêtable en 3e ligue. Il s’est imposé par 5-0 sur le terrain de Valmont. Il prend résolument la tête du championnat de 3ème ligue dans lequel il a marqué à 24 reprises en six rencontres soit une moyenne de quatre goals par partie. C’est dire l’efficacité de sa ligne d’attaque. Notons encore les défaites, large de Rances à Cully contre Vignoble (7-2) et de Vallorbe-Ballaigues, battu 1-0 par Porto Lausanne, ce qui relègue malheureusement les frontaliers dans le fond du classement.

Baulmes II prend l’avantage

En gagnant 2-0 au Puisoir face à la deuxième garniture urbigène qui file du mauvais coton, La Sarraz II a pris le commandement de la 4ème ligue régionale dans un groupe où Savigny, Montcherand et Champvent II talonnent le nouveau chef de file. En 5e ligue, Baulmes II a remporté le choc au sommet contre Valbal II par 4-2 et compte désormais cinq points d’avance sur son vaincu. Enfin, les juniors A du MJOR ont pris la mesure de Serrières par 4-1 tout en étant joliment dominé par des Neuchâtelois plus habiles dans la conduite du ballon mais moins adroits devant le but. Des jeunes de la région qui doivent se contenter du quatrième rang après avoir longtemps dominé ce championnat qui disparaîtra au terme de la saison 2013-14.

Photo Pierre Mercier

Trou de mémoire

Samuel Eto’o est un footballeur qui évolue au Anzi Makhachkala, un club inconnu qui se trouve être en tête du championnat de Russie. Située dans le dangereux Dagestan, cette ville ne reçoit ses joueurs qu’un week-end sur deux, car l’équipe s’entraîne à Moscou pour des raisons de sécurité.

C’est dans ce contexte particulier que l’international camerounais évolue depuis plus d’une année. Son salaire annuel explique certainement les choses puisqu’il a passé de 14 à 24 millions d’euros! Un choix sportif tout de même étonnant de sa part, si l’on sait qu’il a joué pendant cinq ans avec Barcelone et deux saisons à l’Inter de Milan, où sa femme et son fils demeurent et qu’il peut visiter à sa guise puisque un jet privé est mis à sa disposition.

Eto’o est donc seul dans la capitale russe et il vient d’aménager dans un loft de mille mètres carrés sur quatre niveaux au 28e étage d’une tour appartement dont le prix de location est de 89 000 euros par mois!

Lors de la reconnaissance des lieux, le Camerounais a exigé que deux personnes s’occupent de sa piscine intérieure, afin que l’eau ne tourne pas puisque chauffée à 28 degrés. En outre, il a voulu un écran de télévision de trois mètres de diagonale. En même temps, il a demandé un plateau de fruits sur la table d’un salon devant les caméras d’une télévision qui faisait un reportage à son sujet. Tout cela en proclamant qu’il sait d’où il vient.

Certes, le garçon a créé plusieurs fondations dans son pays où il aide la jeunesse et des clubs de football. N’empêche que ses prétentions sont indécentes. Profite-il de se venger de son arrivée délicate en Europe à l’âge de 15 ans lorsqu’il a été refoulé? Peu importe, son attitude est scandaleuse mais dans la mesure où des imbéciles se plient à ses extravagances, rien ne lui semble impossible.

Au point de ne plus se souvenir très bien des conditions de vie de ses compatriotes restés au pays!

Echec et match

L’été sera chaud en matière sportive, c’est au moins cela dans cette période climatique maussade. A l’offre estivale habituelle, s’ajoutent heureusement les tournois de tennis de Roland Garros et de Wimbledon, ainsi que les tours cyclistes, l’Euro de football et les Jeux Olympiques d’été de Londres ce qui ravit les amateurs de sport.

L’Ukraine et la Pologne s’apprêtent à mettre la touche finale à une compétition footballistique de bonne tenue. D’abord sur le plan du fair-play puisque les arbitres n’ont pas eu à sévir beaucoup, car la correction a présidé aux débats. Il faut dire que de nombreux joueurs, adversaires d’un jour, mais coéquipiers dans les clubs, se respectent davantage. Cet état d’esprit est à relever. Ceci permet de dire que le football est en train de gagner la bataille contre l’antijeu.

Ensuite, le jeu a été de qualité. Trop parfois au point que l’on a eu le sentiment d’assister à des parties d’échec. On cherche surtout à ne pas perdre le ballon, et cette conservation du cuir peut être ennuyeux si l’on se réfère aux prestations de l’Espagne. A trop vouloir être parfait, on finit par annihiler la folie. Pour qu’une partie soit intéressante, il faut des erreurs et des exploits.

J’ai le sentiment que cela a manqué un peu. En plus, on a mis en évidence l’organisation défensive de plusieurs formations, mais ne fait-on pas l’apologie de systèmes que l’on stigmatisait, il n’y pas si longtemps, comme le catenaccio italien que tout le monde déplorait à l’époque. Il n’empêche que la logique a été parfaitement respectée, si bien que les meilleures équipes se sont retrouvées dans le carré final.

Les filles du MJOR ont obtenu leur première victoire.

Football: galvaudage dans la région

Les filles du MJOR ont obtenu leur première victoire.

Les filles du MJOR ont obtenu leur première victoire.

Orbe II a raté une belle occasion de se maintenir seul en tête du groupe 4 de 4ème ligue. Lors d’un nouveau match au sommet au Puisoir, réservistes urbigènes et chanvannais se sont séparés sur le score de 2-2. Pourtant, les locaux avaient les moyens de distancer l’adversaire. Ils ont à chaque fois pris l’avantage pour se faire rejoindre dans les dernières minutes alors que Champvent II évoluait en infériorité numérique.

Ce remis est bien plus le fruit de la liquéfaction du jeu d’Orbe que de la suprématie des visiteurs. Si la formation de Vietri a bien maîtrisé la première période, au terme de laquelle elle menait 2-1, elle a complètement déjoué par la suite. Cumulant une succession de mauvais choix dans la conduite de la partie, les joueurs ont cru forger leur destin dans l’action individuelle, vouée à l’échec et conduisant à un énervement exaspérant. Comme la défense ne fut pas exempte de tout reproche dans la couverture et la relance, elle a fini par concéder une égalisation que l’on sentait venir tant l’équipe avait perdu la lucidité nécessaire pour acquérir la victoire, peut-être synonyme de promotion.

Rude tâche

Un mot encore au sujet de la première équipe de Champvent, qui a gagné 4-2 à Lausanne contre La Sallaz, et qui jouera sa place en finale de 2ème ligue lors de la réception de Payerne qui a battu le leader Renens par 4-1 et qui est invaincu dans ce deuxième tour. C’est dire l’ampleur de la tâche!
Enfin, Bavois III est assuré de monter en 4e ligue après son succès contre Veyron-Venoge I b (0-2).

Pour leur part, les juniors A inter ne termineront pas en tête de leur groupe après avoir concédé un nouveau match nul 1-1 contre Bas-du-Lac. Ils comptent en effet cinq points de retard sur le Team Gruyère alors qu’il ne reste plus qu’une partie à disputer. Enfin, on notera que les jeunes filles du MJOR ont remporté le premier match de leur carrière, en disposant de Valmont par 2-1 au cours de la douzième journée de championnat. Bravo!

Photo Pierre Mercier

S’inspirer de l’exemple de Christian Weidmann.

FC Orbe: adieu la 2e ligue inter

S’inspirer de l’exemple de  Christian Weidmann.

S’inspirer de l’exemple de Christian Weidmann.

Après avoir assuré son sauvetage lors de la dernière journée de la saison 2010-2011, Orbe n’a pas trouvé les ressources pour se maintenir dans cette ligue. Après un premier tour calamiteux, le comité du FCO semblait avoir trouvé les éléments nécessaires pour se sortir d’affaire, comme avoir fait confiance à un nouvel entraîneur en la personne d’Alain Béguin.

Malgré tout, le miracle n’a pas eu lieu. Parce que le contingent était finalement insuffisant, parce que les suspensions ont été beaucoup trop nombreuses et, cerise sur le gâteau, l’équipe a été handicapée par des blessures à la chaîne. A l’heure de faire le bilan, l’Omnibus a rencontré le président Adrian Zesiger qui nous dit d’abord à quel moment la relégation est devenue réalité à ses yeux:

– Notre défaite à Sierre a été prépondérante. Nous avions bien entamé le 2e tour et il fallait gagner contre les Valaisans pour garder cet adversaire à portée. Or, nous avons été sévèrement battus et l’espoir de rejoindre les Sierrois s’est évanoui en même temps que nos illusions.

Pourquoi vous êtes-vous séparés de Beguin?
– C’est lui qui nous a donné sa démission au lendemain de notre défaite contre Terre Sainte. Je voulais réunir équipe, entraîneur et président, le lundi de ce revers, mais Alain m’a fait savoir qu’il était mieux qu’il renonce, car il ne sentait pas l’équipe derrière lui.

Le sort du club est scellé depuis trois semaines; avez-vous envisagé la saison suivante?

– Il faudra voir d’abord qui restera à disposition. J’entends que les frères Grosso vont cesser la compétition. D’autres devraient suivre. Je compte toutefois sur la responsabilité de certains joueurs afin qu’ils demeurent à disposition et nous amènent quelques-unes de leurs connaissances.

J’imagine qu’Admir Bilibani, qui passe son diplôme d’entraîneur, restera à la tête de l’équipe. C’est un joueur d’expérience qui a le calme nécessaire pour ramener la sérénité dans le groupe qui en a bien besoin. Nous espérons attirer quelques juniors A chez nous, bien que la relève du club ne soit pas très large.

Il y a aussi de nombreux Urbigènes de qualité dans les clubs environnants. A nous de créer un environnement intéressant pour qu’ils soient tentés de revenir à Orbe. C’est l’heure de prendre notre bâton de pèlerin pour les convaincre de venir jouer au Puisoir.

Orbe I relégué, quel sort réservez-vous a votre deuxième équipe?

- Sportivement, elle est en tête de son groupe de 4e ligue et je lui souhaite de retrouver une ligue qu’elle a quittée l’année dernière, même si aujourd’hui son contingent s’est réduit comme une peau de chagrin. Elle pourra bénéficier des services du gardien Oliveira, du défenseur Da Mota et du milieu de terrain Krasniqui pour finir le championnat, en espérant que cela suffira pour lui permettre d’atteindre son but

Que retiendrez-vous de cette saison manquée?

– Qu’il faut d’abord de l’argent pour acquérir des joueurs de bonne qualité pour maintenir la comparaison en 2e ligue interrégionale, ce que nous n’avions pas. Ensuite, je suis extrêmement déçu, car cette saison a été truffée de soucis. J’en conclus qu’ il faut être promoteur immobilier en même temps que psychologue pour résoudre les problèmes de personnes, de contingent et de conduite sur le terrain. Enfin, je pense qu’il faut revenir à nos valeurs pour regagner la confiance des jeunes.

Photo Pierre Mercier

L’Euro mal en point

Plusieurs pays sont dans la tourmente financière. Plus besoin de vous les citer. On manifeste à gauche et à droite pour s’insurger contre les restrictions décidées par Bruxelles. Les autorités grecques craignent que le peuple donne la victoire, lors d’un deuxième tour d’élection, à la gauche radicale qui rejette les mesures imposées à son peuple.

En Espagne, c’est la menace de faillite qui pèse sur de grandes banques, qui pourrait entraîner le pays dans la déroute financière. L’Italie de Mario Monti cherche une solution introuvable comme le Portugal. Oui, l’euro est menacé.

Le rêve d’une unité continentale s’effrite. Rares sont ceux qui sont prêts à se plier aux diktats de l’Union Européenne. On assiste à un repli nationaliste, loin de l’unité préconisée. Le capitalisme dans sa forme actuelle a-t-il atteint ses limites ? Ailleurs, au Canada par exemple, la protestation grossit face au gouvernement qui veut renchérir le coût des études universitaires. Les peuples ne veulent plus se serrer la ceinture à la suite des errements de leurs gouvernements.Un esprit de révolte souffle actuellement sur l’Occident.

L’Euro de football, qui commencera le 8 juin en Pologne et en Ukraine, fera-t-il oublier les misères du moment ? Il étonnerait car même s’il passionne les gens, les soucis quotidiens ne vont pas pour autant s’estomper.

Une victoire de son équipe nationale ne suffira pas à faire oublier les biens mauvais moments à traverser prochainement. Triste perspective ce d’autant plus que des joueurs italiens s’adonnent toujours au truquage de certains matches. Rien ne va plus!