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Rois et reines.

Arnex: abbaye de L’Union avec le vent et le sourire

Rois et reines.

Rois et reines.

Evénement d’importance

Le week-end passé se déroulait à Arnex la traditionnelle Abbaye de l’Union, dont la fondation remonte à 1874 et qui a elle-même succédé à des sociétés plus anciennes, Abbaye des Chasseurs et Volontaires et Abbaye des Mousquetaires, elle-même créée en 1681.

C’est dire si, malgré les changements d’appellation au travers des siècles, l’événement est d’importance chez les Tya-polains. Durant toute la semaine précédant l’événement, le caveau du clocher a été ouvert chaque soir. Une façon sans doute de faire monter l’ambiance et de préparer les tireurs au calme et à la concentration nécessaire à l’exercice de leur art.

Pour la fin du premier acte officiel et public samedi, l’abbé-président Philippe Monnier et ses troupes ont procédé au couronnement des rois. Une cérémonie qui a pu profiter d’un passage  de ciel bleu entre des averses plutôt copieuses durant tout le week-end. Ce qui n’aura pas empêché les festivités de se dérouler conformément au programme jusque tard lundi soir.

Résultats

1er roi: Monnier Jean-Louis, 441 points
2e roi: Marc-André Bovet, 91 avec 77
3e roi et roi de la cible Vignoble: Jean-Daniel Gauthey, 85
Roi des enfants: Florian Bovet, 47
Rois de la Cible Arbalète, nouvelle cible de la Jeunesse: Jeanine Monnier, 49 et Favaro Nicolas, 55.

Photo Olivier Gfeller

Les pains à la vanille pour tous !

L’Ascension à Mathod

Les pains à la vanille pour tous !

Les pains à la vanille pour tous !

La paroisse de la région Nord vaudois s’est réunie ce dernier jeudi pour une rencontre chaleureuse.

Un jour férié ?

Que représente l’Ascension pour les travailleurs à part un jour férié de plus ou un pont bienvenu pour faire des grillades? Peu de monde se rappelle ce qu’a écrit l’évangéliste Luc dans son texte rapporté par la bible.

L’Ascension est une fête célébrée quarante jours après Pâques (en comptant le dimanche de Pâques), c’est pourquoi elle tombe un jeudi et généralement au mois de mai. Dans la tradition de la foi chrétienne, elle marque l’élévation au ciel de Jésus de Nazareth après sa résurrection et la fin de sa présence terrestre.

Fête conviviale

Ce dernier jeudi, à Mathod, après le culte régional, donné par Jeanne-Marie Diacon, pasteure et Bernard Gobalet, diacre, les paroissiens ont partagé un repas dans la grande salle. Ensuite  les ateliers se sont ouverts et chacun a pu marcher, pâtisser, bricoler, semer des graines de moutarde ou voir comment se construit un vitrail. Cette journée s’est déroulée dans la convivialité et la bonne humeur, un vrai bonheur simple et si nécessaire à l’équilibre de nos vies.

La paroisse organise, dans le cadre des 1000 ans du village de Champvent une vente de 1000 bandanas colorés pour l’espoir, en faveur des orphelins du Rwanda.

Photo: Marianne Kurth

Pierre-André Urfer présente la fête

En 2011, Champvent sera en fête

Pierre-André Urfer présente la fête

Pierre-André Urfer présente la fête

La semaine dernière, la population des villages de Champvent, d’Essert, et Villars a été invitée par le Comité d’organisation de la fête «Les mille ans de Champvent», afin de prendre connaissance du projet du déroulement de la fête qui aura lieu du 23 au 26 juin 2011.

Le président du comité, Pierre-Alain Urfer, informe qu’un des points forts de la fête sera, le samedi 25 juin, la journée de l’Union des Communes Vaudoise soit quelques deux mille élus du canton qui se réuniront pour une journée festive. «L’occasion pour certains de savoir enfin où se trouve notre magnifique village de Champvent» précise le président.

Une fête tournée vers l’avenir

La thématique de ces quatre jours de fête ne sera pas tournée vers le passé, mais plutôt vers l’ouverture sur le monde. La présence sur le site, situé près du terrain de foot soit en dehors du village, de plusieurs stands représentant les cinq continents, permettront, aux quinze mille visiteurs espérés, d’être transportés au-delà des frontières par les différentes cultures, constructions typiques, musiques, artisanat et nourriture.

Le sport aussi aura sa place à la fête

Comme le budget ne permettait pas d’organiser un match de foot de gala avec l’équipe de Milan (mille-ans), il y aura tout de même une manche de coupe du monde de «bike-trial» qui sera disputée le samedi et le dimanche. En souhaitant que le sportif local, Jérôme Chappuis, ait l’occasion de montrer tout son talent devant son public.

Les enfants ne seront pas oubliés

Pour que les parents puissent profiter de la fête, tout sera prévu pour la famille, particulièrement le dimanche, avec le cross, les châteaux gonflables, stands de maquillage, le concert de «Gaëtan», et tout ceci gratuitement.

La vedette musicale romande

Les fans d’Alain Morisod auront l’occasion d’assister à la seule représentation publique du groupe prévue en Romandie, le samedi soir.
Appel aux bénévoles

Pour que la fête soit réussie, il n’y a pas de miracles. Il faudra compter sur la bienveillance des bénévoles. Mais à voir l’engouement immédiat des personnes présentes pour s’inscrire le soir de la présentation, nul doute que la solidarité fonctionne bien dans notre région.

Seul un petit regret pour les personnes qui espéraient avoir l’occasion de visiter le magnifique château lors de ces réjouissances exceptionnelles ce ne sera hélas pas possible. Mais comme le précise, avec beaucoup de philosophie Pierre-Alain Urfer «C’est comme la lune, on la voit toutes les nuits, mais on y met jamais les pieds…»

Pour plus de précisions sur cette belle fête à venir, vous pouvez aller sur le site : www.1000ans.ch

La route rien que pour les ânes de Jean-Jacques et Anni.

La Praz : la route était fermée pour une bonne cause

La route rien que pour les ânes de Jean-Jacques et Anni.

La route rien que pour les ânes de Jean-Jacques et Anni.

Les travaux étaient terminés et les noms des rues posés.

Les derniers préparatifs

La route de ce village, tout en longueur, était promise pour trois jours, aux piétons, aux habitants, sur deux jambes ou à quatre pattes, sans souci de voir une voiture débouler sur cette avenue, toute neuve et propre en ordre.

La Société de Jeunesse Juriens-La Praz, préparait son caveau et les anciens (de la Jeunesse) bricolait une aire d’arrivée, aux allures de celles d’un marathon… pour les habitants avec un Baby-Foot juste à côté d’un petit bar convivial  pour étancher la soif des joueurs, sans oublier la musique.

Un peu plus loin, Willy s’affairait sur la poussière des chaises pour le boulodrome tout neuf, posé juste à côté de chez le syndic, Frédy Schnyder.

Le fromager et sa femme s’activaient à la préparation des tables pour la raclette, surveillant le petit dernier, épris de liberté routière.

Le soleil n’était pas bien haut

Une tente imposante barrait la route aux plus audacieux près de la grande salle, où l’apéritif et le repas seraient servis. Et tout au bout de l’avenue, le petit café, accueillait ses premiers clients. Ils avaient encore le temps, la cérémonie devait débuter à 10h30, devant la ferme des Osches… Ouis, mais, le quart d’heure vaudois n’est pas de mise à La Praz, ce serait plutôt une doublette ou son jumeau! Le programme avait pris du retard. Que voulez-vous, les «Pratoux» prennent le temps de respirer. Ils ont raison.

Cortège et flonflons sur la Grand-Rue

Depuis la grande salle, la Jeunesse Juriens-La Praz a rallié la ferme des Osches au son des tambours et grosses-caisses, avec une motivation phonique débordante. Conviés par la municipalité du lieu, les syndics de Moiry et de Mont-La-Ville étaient venus en voisin, ils paratgeaient les derniers potins avec Frédy et la population, sous un magnifique soleil.

Ensuite, la fanfare la Fifette, a pris les choses en musique, et drapeau du village en tête, elle a ouvert le cortège, emmenant dans son sillage les autorités communales, les invités, les enfants, les parents et les étrangers du dehors… pour cheminer jusqu’au centre du village, juste devant le collège, où les discours étaient prévus.

L’eau au village, une histoire ancienne et complexe

Après les remerciements d’usage et sincères du syndic, Frédy Schnyder parlait de l’historique de l’eau pour le village. Il donnait lecture des recherches faites par Claude Graber dans les archives communales et auprès de la mémoire des anciens, sur l’histoire de l’eau dès le début du 19e siècle à nos jours.

Les premières fontaines en pierres sont arrivées au village vers 1818 venant du carrier de Vaulion Marc-Antoine Bignens, elles remplacèrent quelques bassins en bois, des «auges», qui se détérioraient rapidement.  Au début du 20e siècle l’eau se facturait aux nombres de robinets. Depuis 1975, des compteurs furent posés dans chaque maison.

Lors des travaux entrepris par la commune dès 2009, toutes les lignes aériennes, téléphone et électricité, étaient mises en terre, conjointement avec les conduites d’eau toutes neuves et le séparatif. De grands candélabres, élégants et de couleur vert bouteille, illuminaient l’avenue pour le confort de ses habitants. Un investissement énorme pour cette petite commune du pied du Jura. La parole était donnée à Gabriel Cuvit, président du conseil général.

Alors ils ont fait une grande fête

Ils ont pris toute la rue, les enfants profitaient de faire un aller et retour sur la grande avenue avec les ânes d’Anni et Jean-Jacques Sordet. Une table de ping-pong vint bientôt concurrencer le Baby-Foot, et plus loin, un peu en retrait de la route, le boulodrome résonnait des premiers sons mats des boules ferrées atterrissant dans le sable.

Frédy avait réussi à récupérer un poteau de la CVE, qui avait été payé par la propriétaire de l’époque. Et ne se laissant pas démonter, il en demandait deux autres, pour faire les limites du boulodrome. Ça, c’est du recyclage, où je ne m’y connais pas!
Le soir, les enfants n’ont pas été au lit de bonne heure… les adultes, non plus!

Et le dimanche matin, ils étaient à nouveau tous dans la rue, pour prendre le déjeuner face au lever du soleil, révélant un panorama idyllique et sans fil…!

Le village privé de circulation, ce sont les chaises, les tables et les bouteilles qui ont été légion pour remplacer le trafic motorisé. Un parfum d’antan qu’il faisait bon partager.

Photo Marlène Rézenne

La Royauté de la fête 2010

Abbaye d’Orbe : bonne cuvée

La Royauté de la fête 2010

La Royauté de la fête 2010

En janvier 2010 déjà, une trentaine de membres et leurs conjointes et amis se sont retrouvés pour confectionner des roses dans le bâtiment du service des travaux.

Puis le 21 août, 22 personnes ont été cueillir en forêt deux chars de buis. L’après-midi et le dimanche une trentaine de bénévoles ont confectionné les guirlandes, taillant et attachant les branchettes. Le vendredi 27, quelques courageux ont affronté le mauvais temps pour attacher les roses sur les guirlandes et monter celles-ci dans les rues pour que la ville soit belle …

Assemblée générale

Samedi 28 août, dès 5 h., la diane, jouée par La Fauvette, a réveillé une partie des habitants d’Orbe. L’appel a été entendu, puisque l’Abbé-Président a accueilli avec plaisir environ 120 membres de la confrérie à la buvette du Casino à 8 h. Il leur a signalé une démission et cinq nouveaux membres ont été présentés avec humour et acceptés par l’assemblée.

Le comité a commenté le déroulement de la fête et fait ses recommandations, surtout sur le maniement des armes au stand. Puis la confrérie s’est rendue en cortège sur la Place du Marché pour la prise du drapeau, avec sérieux, mais dans la bonne humeur.

Au stand

93 tireurs se sont rendus à Valeyres; tous ont essayé de faire au mieux selon leurs possibilités physiques, morales ou pécuniaires. Le renard (cible «surprise») a été touché, mais le vrai renard est resté dans la forêt! A midi l’ambiance était très amicale et chaque tireur a pu refaire le monde autour d’une grillade arrosée avec soin et cuite impeccablement. Qu’il est bon de retrouver ceux que l’on n’a pas revu depuis deux ans…

Banquet du samedi

Ce repas entre amis a été apprécié, mais pas tant que les résultats donnés ce soir-là; le responsable des tirs, Jean-Michel Magnenat, a même poussé l’adrénaline en donnant les noms des meilleurs… dans le désordre. Le banneret étant sur la liste, le comité a dû lui trouver un remplaçant pour le lendemain. Et la soirée s’est ainsi continuée dans la bonne humeur.

Dimanche

Le pasteur Pierre-Edouard Brun et le Père Bernard Lioux ont béni la fête lors du culte, donné au Temple, qui a précédé le couronnement sur l’esplanade du château. Après les résultats, toute la confrérie s’est alignée pour un cortège, ouvert par L’Espérance de Cressier, qui l’a amené à la cantine du Puisoir pour le banquet. Le repas, avec la traditionnelle langue, fut un peu long, mais le major de table, Louis Troyon, l’a arrosé de bonnes pensées à ne pas méditer trop longtemps.

Les orateurs ont été brefs mais agréables et instructifs, tout particulièrement le municipal Henri Germond en tenue d’apparat. L’assemblée a applaudi chaleureusement le travail de Christian Mojonnier, Christiane et Christine, qui ont préparé le décor marin de la cantine et celui de Vreni Segessenmann pour les panneaux d’entrée de ville. Puis, le temps de chanter l’hymne vaudois, et tout le monde est parti préparer le cortège de l’après-midi.

Après la reddition des drapeaux, chacun a apprécié la verrée de la Municipalité et de la Banque Raiffeisen au son des musiques, des chanteurs et du rythme des danseurs. Le froid balayant la place, chacun est redescendu à son rythme au Puisoir pour le repas du soir.

Lundi

C’est traditionnellement la fête des enfants, ou du moins de ceux qui sont dans les classes d’Orbe, puisqu’ils ont eu congé l’après-midi et ont pu profiter en nombre des joies des carrousels et autres attractions foraines.

Après 19 h., les membres de la confrérie se sont retrouvés pour la verrée des rois au Puisoir afin de fêter dignement ces heureux vainqueurs. Pendant le repas qui a suivi, Jean-Pierre Grandjean a récompensé les meilleures participations du cortège avec des bons d’achat offerts par la SICUP.

Gagnent le premier prix: les enfants des classes de Mesdames Wyss, Domeniconi et Michaud. Trois groupes sont ex æquo au deuxième rang: les Paysannes Vaudoises, la classe de Madame Delafontaine et la classe de Madame Margot. Les Ondins prennent la troisième place.

Les buffets, servis ensuite, ont réjoui les yeux et les papilles pour ce repas familial des membres avant de se quitter en se donnant rendez-vous à dans deux ans…

La fête fut belle, merci au comité de l’avoir si bien préparée.

Les meilleurs en 2010

Cible Abbaye    1er roi :    Zumbach Didier, 442 pts
2e roi :    Magnenat Jean-Michel, 99 appuyé 342 pts
3e roi :    Magnenat Alain, 405 pts
4e roi :     Grivat Jean, 99  appuyé 287 pts
5e :    Monnier Daniel, 404 pts
Cible Surprise    Roi :    Richard Nicolas, 39 pts
2e :    Magnenat Jean-Michel, 29 pts
3e :    Kundig Daniel, 29 pts
Cible du 150e    1er :    Ansermet Yves, 438 pts
Garde d’honneur    1er :     Berthoud Serge, 804 pts
Challenge Gamal    1er :     Maire Bertil, 784 pts
Garçons 14-16 ans    Roi :    Cochard Kilian, 90 pts
2e :    Magnenat Adrien, 83 pts
3e :    Grand Quentin, 65 pts
Garçons 10-13 ans    Roi :    Sestito Ivan, 71 pts
2e :    Bousson Jeremy, 69 pts
3e :    Armanno Max, 67 pts
Tir des dames    1ère :    Troyon Sylvie, 96 pts
2e :     Curty Martine, 88 pts
3e :    Bonzli Patricia, 88 pts
Tir des jeunes filles    1ère :    Bonzli Severine, 87 pts
2e :    Tortoriello Julie, 86 pts
3e :     Gigon Margaux, 75 pts

Photo Marianne Kurth

Fêtons Noël

imagNoel

Il y a quinze jours, le peuple suisse s’opposait à la construction de minarets. Une votation aux multiples raisons et effets. A mes yeux, il y a deux choses que l’on doit impérativement conserver à tout habitant de notre pays, ce sont le droit à leur religion et à la conservation d’un lien culturel avec sa nation d’origine.

Dans cette lignée, je regrette la banalisation de Noël. C’est d’abord la fête chrétienne la plus notoire. La naissance de Jésus-Christ est à la base de notre éducation. Elle est aussi un repère pour tout un chacun. Elle est une fête pour nos enfants.

Certes, elle a pris un aspect commercial envahissant. N’empêche qu’elle mérite toute notre attention et lorsque que je constate que les églises programment cette célébration un autre jour que le 24 ou le 25 décembre, je suis abasourdi.

Elles argumenteront que le manque de personnel les oblige à procéder de la sorte. Dommage comme le fait que quatre villes anglaises ont décidé de ne plus célébrer Noël car leur population est devenue très diverse.

Cet abandon de nos traditions est regrettable. Au nom du modernisme, il n’est pas logique de tout banaliser et sacrifier.

Que vive Noël !

Orbe célèbre la saucisse aux choux

Saucisses aux choux

Saucisses aux choux

Orgueil du Pays de Vaud, la saucisse aux choux a désormais sa capitale: Orbe. Depuis quatre ans, ce fleuron du terroir vaudois se fête dans la cité urbigène à la fin du mois de septembre. Au menu: trois jours de célébrations gastronomiques pimentés d’animations pour un aliment  bien de chez nous.

Les 25, 26 et 27 septembre prochains, Orbe se découvrira «capitale de la saucisse aux choux»! Organisée pour la quatrième année consécutive, la fête, qui s’inscrit aussi dans la Semaine du Goût 2009, prend donc fort bien ses marques dans la cité urbigène. Le choix du lieu n’est d’ailleurs pas anodin puisque Orbe serait à l’origine de la création de cette charcuterie typique (v. texte «Une saucisse légendaire» ci-dessous).

Mais laissons de côté la légende pour s’intéresser au présent. Une quatrième édition, cela réjouit bien entendu toujours Daniel Grivet, tenancier du restaurant la Croix d’Or et surtout président et initiateur de cette sympathique manifestation: «Avec mon comité, nous souhaitions non seulement créer dans la ville une belle animation mais surtout faire découvrir un très bon produit du terroir vaudois par l’intermédiaire des restaurateurs et bouchers du cru.»

Daniel Grivet et son comité de bénévoles amateurs de produits de terroir auront été entendus puisque six restaurateurs de la cité des deux poissons ont répondu à l’appel et signé la «charte» de la saucisse aux choux.

Il s’agit des propriétaires des établissements suivants: Au Cheval Blanc, La Croix d’Or, Au Chasseur, National, City et  Yi Xiang.
Durant le week-end (du vendredi soir au dimanche midi),  les six restaurateurs proposeront aux gourmets une saucisse aux choux – fabriquée par les bouchers de la ville, Olivier Bühlmann et Armand Roch – avec son traditionnel papet pour le prix de 18 francs (9 francs l’assiette des enfants).

Pour ceux qui n’aiment pas la saucisse, un autre menu (émincé de volaille au curry, friture du lac, pizza, bœuf braisé, poulet aigre doux, fondue ou pizza) leur sera proposé pour le même prix. Preuve que l’on peut être un produit de terroir et être ouvert aux autres pratiques culinaires !

Enfin, pour ceux qui ne seront toujours pas rassasiés, des saucisses seront vendues au stand des bouchers situé sur la Place du Marché.

Ateliers de démonstration

Côté animations, la fête débutera en musique. Le vendredi soir (dès 18 h.) sur la Place du Marché, le public se lancera dans la fête au joyeux son des Guggenmusick-Les Krepiuls. La mise en route d’une raisinée se fera également à ce moment-là.

Le samedi matin, l’homme-orchestre Micky’s prendra le relais pour apporter musique et ambiance au centre de la ville. Dès 11 h., autour du bar de la raisinée, on pourra assister à l’ouverture officielle de la fête.  Les enfants ne seront pas oubliés puisqu’un atelier-bricolage avec concours doté de lots les accueillera toute la journée et gratuitement sous le couvert de l’Hôtel de Ville.

Nouveauté cette année: le public pourra assister à des démonstrations de fabrication de saucisses par des apprentis-bouchers.

Le dimanche, le bar et le stand des bouchers seront ouverts dès 10 h. La partie officielle permettra aux bouchers de la Confrérie artisanale de se présenter et d’offrir à la dégustation leurs produits.

Suivra à 11 h. un concert-apéritif avec le Club des Yodleurs d’Orbe qui devrait réveiller… les papilles du public! En début d’après-midi, le comité mettra en bouteille la raisinée, qui sera mise en vente. La fête se clôturera vers 16 h. A noter enfin qu’une loterie est organisée durant tout le week-end.

Une saucisse légendaire

Avec un son bref et mélodieux, la corde de l’arbalète se détendit et, à trente pas, le carreau acéré transperça la pomme sur la tête de l’enfant. Un des mythes fondateurs de notre Confédération était né !

Si les chercheurs ont bien retrouvé la trace d’une famille Tell, riches entrepreneurs de transports muletiers à travers le Gothard, l’histoire de la pomme se retrouve dans d’autres endroits en Europe, notamment dans une légende scandinave et dans la balade anglaise de William Cloudesley qui, avec son arc, transperce une pomme posée sur la tête de son fils.

Aujourd’hui cependant face à une abondante iconographie, à des pièces de théâtre, nul ne songerait à contester l’authenticité du héros uranais tiré de l’ombre au XIXe siècle par un romantique allemand.

Moins glorieuse certes, mais combien plus savoureuse et plus ancienne, il en va de même de notre saucisse aux choux.

Les faits historiques qui ont concouru à sa création sont bien connus. A deux reprises au cours du IXe siècle, des héritiers de Charlemagne se sont réunis à Orbe, ville impériale aux marches de la France et de la Germanie.

L’empereur d’Allemagne, Louis le gros, y rencontra notamment deux de ses neveux, rois de France, pour y régler des affaires de partage territorial.

Comme de nos jours, les puissants de l’époque ne se déplaçaient pas sans une suite nombreuse de conseillers, experts et domestiques chargés de pourvoir à l’ordinaire. Toute cette cohorte était nourrie sur le fisc impérial, c’est-à-dire sur le produit de la terre des sujets.

La tradition orale a traversé les siècles: un Urbigène avisé eut alors l’idée d’ajouter des choux à la chair de ses saucisses pour augmenter le rendement. Comme pour la plupart des inventions gastronomiques médiévales, il n’existe pas de traces écrites de l’événement et le célèbre «Viandier» attribué à Taillevent n’en fait pas mention.

Il est toutefois un élément certain : à l’exception de la saucisse de Morteau, emprunt plus tardif, la saucisse aux choux n’existe que dans le canton de Vaud dont elle est un des fleurons gastronomiques.

On ne saurait exclure qu’elle ait déjà été en usage avant la réunion impériale d’Orbe. C’est toutefois en relation avec cet événement que l’on situe son apparition au grand jour, naissance dont s’est emparée la tradition orale.

Notre approche cartésienne des faits historiques nous amène à douter de ce qui n’est pas corroboré par un texte. Toutefois souvenons-nous que de nombreuses œuvres littéraires médiévales sont basées sur une tradition orale qui plonge ses racines dans un lointain passé celtique.

La pérennité de notre tradition nous permet donc de situer dans notre ville l’antique naissance de cette boucle dorée au savoureux fumet. Quant au papet qui l’accompagne avec tant de goût, il faudra attendre quelques siècles, la découverte de l’Amérique et le travail de Parmentier pour nous permettre d’allier la pomme de terre à notre poireau indigène.

Bernard Gloor