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Les dix ans de votre «Omnibus»

Eh! oui, ce n’est plus un scoop, l’Omnibus a célébré sa première décennie vendredi 11 septembre. Alors, on a fait la fête. Un anniversaire teinté de discussions, de débats, de musiques, de boissons alcoolisées ou non et de victuailles.

Durant la partie officielle, devant plus d’une centaine d’invités, représentant les communes dans lesquelles l’Omnibus est distribué et les lecteurs, le président du Conseil d’administration, Denis-Olivier Maillefer a rappelé comment le journal était né sur la disparition de la Feuille d’Avis d’Orbe et comment l’aventure avait commencé. Il a également remercié nos lecteurs et nos annonceurs, ainsi que les collaborateurs du journal, sans lesquels «l’Omnibus» n’existerait pas.

Puis, ce fut au tour du syndic d’Orbe, Claude Recordon, de lancer des félicitations sur le journal, même si au passage, il a relaté les différends qui ont entaché, selon lui, quelques relations entre la presse et le monde politique. Enfin, ce fut la conseillère d’Etat Nuria Gorrite qui a salué la presse locale et félicité l’Omnibus pour ses dix ans.

Ensuite à débuté une table ronde (même si celle-ci était rectangulaire) composée de Yan Pauchard rédacteur en chef de la Region Nord-Vaudois, Pierre Mercier rédacteur en chef de l’Omnibus, Jean-Claude Piguet, vice-président du Conseil d’administration de l’Omnibus et médiateur du débat, Éric Hoesli professeur à l’EPFL, ancien journaliste à l’Hebdo, ancien directeur et rédacteur en chef du Temps et ex-directeur chez Tamedia et Jérome Cachin, journaliste à la Liberté.

Ce forum, qui se voulait pragmatique, enchaînait sur l’avenir de la presse écrite. Il a mis le doigt sur les dangers auxquels sont confrontés les médias actuels, pas seulement les journaux, mais également les radios et télévisions. En effet, la consommation de l’information a bien changé, ce sont de nouvelles façons de s’informer avec lesquelles les médias devront composer. On consulte de plus en plus rapidement les nouvelles, notamment grâce à internet et aux réseaux sociaux. Le client veut passer très vite entre l’information, locale, mondiale, générale ou politique, à celle des people, en passant par des jeux et de la publicité. Pour la presse écrite, le changement devra se faire en considérant les marchés de niches. C’est peut-être là que les journaux régionaux ont leur chance, en dispersant différemment l’information, en prenant le temps de développer les sujets et en misant sur des publicités locales. Il est presque sûr que l’on va vers une diminution notable des lecteurs de la presse écrite. De cela, il ressort que l’entier des participants a salué «l’Omnibus» et a lancé un bravo pour avoir tenu 10 ans dans le contexte actuel.
Après l’apéritif dinatoire composé de mets variés, ce fut au tour des 17 musiciennes et musiciens de l’orchestre de Jazz le «Big Nozon Band» d’animer la soirée avec un concert rappelant avec brio les joyaux des tubes de jazz d’époque.

Pour clore la soirée, ce sont les toutes jeunes filles du groupe Rock «Blaxquare» qui ont arrosé la salle de leur musique mélancolique, mais également énergique, pour le plaisir d’un public conquis.

Même si cela n’est pas toujours facile dans le contexte actuel, L’Omnibus continue de s’arrêter dans les villes et villages de l’ancien district tout en diffusant les nouvelles de vos communes en attendant le prochain jubilé.

«Mosaïques» d’activités pour la première fête de la nature

Le discours d’Henri Germond, qui a inauguré samedi matin la «Balade Nature en Ville», une des innombrables activités nature au programme du week-end passé.

La Fête de la Nature, partie de France, existe depuis environ cinq ans en Suisse romande et pour la première fois à Orbe. Au parc Saint-Claude, une multitude d’activités étaient proposées aux petits et aux grands: des bricolages nature, des semis, la fabrication de nichoirs, le greffage d’arbres fruitiers et toutes sortes d’activités en lien avec la nature entre autres.

Balade Nature en Ville

Une nouvelle Balade a été inaugurée en grande pompe avec un discours du municipal en charge, Henri Germond, et de la directrice du tourisme régional, Dominique Faesch. Ils ont tous les deux d’abord félicité Laurence Bordet pour son excellent travail, dans le cadre de l’Agenda 21 de la Commune, qui s’est occupée de l’organisation de cette fête.

Cette balade nature débute au parc Saint-Claude et se promène ensuite à travers toute la ville pour en découvrir ses trésors naturels. Chaque panneau a un QR code qui permet d’accéder à l’application culture et nature (créé par Julien Goumaz de la HEIG) et d’obtenir beaucoup d’informations supplémentaires.

La MdJO (Maison des Jeunes), toujours partante pour participer à des manifestations, avait organisé un bricolage, la confection de fleurs à partir de bouteilles en pet. A midi, il n’y en avait plus (pourtant 40 avaient été préparées à l’avance) et il a fallu prendre celles de la buvette au fur et à mesure. Un «Land art» était également au programme pour le dimanche.

Incroyables petits jardiniers

La charte des jardins faisait une démonstration du développement et de l’utilité des insectes. Et la classe de Corinne Authouard, qui s’occupe des bacs de légumes de la MdJO, avait organisé, avec les «Incroyables Comestibles», la création de mini-jardins potagers; les élèves de la classe coachaient les enfants qui voulaient planter.

Les enfants pouvaient aussi construire leur propre nichoir et baguer des oiseaux. Une activité qui a également connu un grand succès. On ne pourra pas vous énumérer toutes les autres activités, bien que tout aussi passionnantes. La fête a continué jusqu’au dimanche en fin d’après-midi. Vu son succès, il y a des chances que cela devienne une habitude.

Devant le bureau de l’Omnibus, Claudio Vallone dédicace son livre «Qui sont ces ados qu’on enferme».

Orbe: un monde fou à la Foire de Noël

La traditionnelle foire de Noël s’est déroulée ce dernier dimanche de novembre sous un ciel plutôt nuageux, mais cela n’a pas empêché de réjouir un public venu en nombre.
Les odeurs de cannelle et d’orange mélangées avec celles des vins chauds et autres effluves de saucisses grillées, proposées par les échoppes bariolées, ont envahi les rues du centre-ville.

Les badauds en ont profité pour se gâter en petits plaisirs ou simplement boire un verre entre amis.


La 19e édition de cette foire s’est très bien déroulée. Les organisateurs tiennent à remercier la Municipalité d’autoriser cette manifestation. Un merci particulier s’adresse aux services de police et de la voirie pour leur aide précieuse.
La 20e foire de Noël aura lieu le dimanche 29 novembre 2015. Joyeuses Fêtes de fin d’année à tous.
Les organisateurs

Cuisson au feu de bois.

Fête de la saucisse: un rendez-vous incontournable

Les conditions furent idéales, le week-end dernier, pour la 9e édition de la saucisse aux choux à Orbe. Sous un soleil automnal, le public a pu déguster le traditionnel papet vaudois sous la tente sur la Place du Marché, où des animations ponctuaient la journée: démonstration de la fabrication de la saucisse, des ateliers créatifs pour les enfants.

Les cafetiers de la Grand-Rue ont pu bénéficier du seul avantage des travaux: mettre des tables sur la chaussée en réfection. En lieu et place des rouleaux compresseurs, c’est au son des cloches du club des Sonneurs des Hauts de Lavaux que la rue a résonné le dimanche. C’est donc dans une ambiance conviviale et chaleureuse que la manifestation s’est déroulée pendant deux jours.

Souvenirs et satisfaction

La réputation gastronomique est connue loin à la ronde. La fréquentation est due soit au bouche-à-oreille, soit aux retrouvailles entre habitués ou encore une occasion de sortir en famille. Le point commun entre tous est le bon souvenir qui s’ancre dans la mémoire. Par exemple, lors de la reprise du «City», Aline Marta, aidée par son ex-collègue Francine Baudin, se rappelle des effets secondaires de l’abus de ce plat, mais surtout de la soirée inoubliable avec ses amis. Depuis, elle participe à la fête avec grand plaisir, mais n’en mange plus, avoue-t-elle en éclatant de rire.

A l’heure du bilan, le comité d’organisation avouait sa satisfaction. «Je pense que cette édition a été meilleure que celle de l’année passée, nous dit Marlyse Pilloud: sous la cantine comme dans les cafés du centre-ville, l’affluence était très bonne. Au point qu’il a même manqué de poireaux, si bien que nous avons délivré, en fin de dimanche, des saucisses avec du pain comme seul accompagnement! Enfin, les gens sont demeurés bien sages, puisque nous avons bouclé la cantine, le samedi soir à minuit, ce qui est rare!».

Douceur pascale, et souhaitons que nous ne retrouvions pas cet agneau dans notre assiette dimanche.

Lapins, cloches et oeufs de Pâques

Si prosaïquement Pâques représente quatre jours fériés toujours bien appréciés, souvenons-nous qu’il s’agit tout d’abord d’une importante fête chrétienne commémorant la crucifixion du Christ le Vendredi Saint et sa résurrection le dimanche de Pâques. Un jeûne de 40 jours, le Carême, précède le dimanche pascal. Pas à date fixe, Pâques se situe impérativement entre le 22 mars et le 25 avril, soit le premier dimanche après la pleine lune suivant l’équinoxe de printemps.

Mais qui a pondu l’oeuf?

Parallèlement à l’évocation chrétienne, les représentations laïques de Pâques sont foison. Elles font la joie des commerçants, des enfants et des plus grands même si elles souffrent parfois d’un certain illogisme. Voyez par exemple l’oeuf, symbole pascal par excellence. Eh bien, d’où vient-il? Contre toute attente, c’est le lapin ou les cloches qui l’apportent. Pas de poule dans cette histoire! Notre gallinacé souffrirait-il d’allergie avec toutes ces pâquerettes et autres fleurettes et aurait-il délégué… Mais avouez que c’est étrange! Heureusement, je suis rassurée, car j’ai repéré des poules en chocolat au supermarché ! Je vous l’accorde, l’offre est spécialement «vaste» à cette époque. Il s’agit certainement d’un geste thérapeutique visant à faire remonter notre taux de glycémie affaibli par le jeûne que nous pratiquons tous, bien entendu, jusqu’à samedi ! Dimanche, viendra alors le temps de l’agneau pascal et de la cohorte de friandises.

Pâques, c’est masculin ou féminin?

Une autre bizarrerie que ce mot qui change de genre selon. Il est masculin comme dans «le lapin de Pâques» (et non de la Pâques) et hop, un bond plus tard, si vous l’accompagnez d’un adjectif, Pâques se métamorphose en dame et devient féminin pluriel!

L’Omnibus, le lapin et pourquoi pas la poule souhaitent à tous «de Joyeuses Pâques fleuries et lumineuses»!

Joyeux Noël

Toute l'équipe de l'Omnibus vous souhaite une fête de Noël joyeuse, chaleureuse et revigorante.

Quintet de moutons au gymkhana!

Animaux de la ferme à l’honneur

Traditionnellement, la fête du mouton investit le Puisoir le premier week-end d’octobre et ce depuis une vingtaine d’années. La manifestation est organisée par le «Syndicat du Menu-bétail Orbe». Son origine est issue des expertises ovines annuelles qui garantissent aux moutons contrôlés la conformité à leur race.

Ce week-end là, 170 moutons ont été pointés. L’idée est donc de transformer ce jour d’expertises en une vaste fête. Si agneaux et brebis sont toujours emblématiques, beaucoup d’autres animaux de la ferme sont présentés. Vache et son veau, ânes, poney, alpagas, chèvres, lapins, poules, oies et j’en oublie, tous plus ou moins disposés à être caressés, pour le plus grand plaisir des enfants!

Le Gymkhana des enfants et leurs animaux

Comme l’explique Pascal Michaud du «Syndicat du Menu-bétail Orbe», les organisateurs cherchent à se renouveler. Tout le monde se souvient de l’élection de Miss Anesse, puis de la course aux cochons. Cette année, le gymkhana du bétail est la nouvelle attraction ainsi qu’un match aux cartes. Si ce dernier n’a eu qu’un succès moindre, le gymkhana a réuni pas moins de 15 équipes de jeunes! Les animaux, quant à eux, pesaient de 2 à 700 kg, c’est dire si la catégorie était large! Deux manches le dimanche, pas de classement, mais des félicitations et applaudissements pour tous. Un parcours ludique, sur lequel il était touchant de voir certains participants à 4 pattes gambader avec insouciance, contourner lestement les obstacles et brouter sans façon les décorations!

Tess, chien de troupeau

Tess est un beau border collie aux yeux clairs, au poil doux et soyeux, à l’affût du moindre signe de son maître, Pascal Michaud. Ce dimanche-là, Pascal Michaud et Tess firent une convaincante démonstration avec un cheptel de 6 oies. Volatiles et chien ne se connaissaient pour ainsi dire pas. Passionnant d’observer la symbiose entre le maître et l’animal. D’un petit sifflement, d’un simple coup d’oeil, l’homme communique avec son chien, celui-ci attentif, obéissant, rassemble et dirige inlassablement les oies vers son maître. Cette démonstration explique parfaitement l’importance du rôle du chien de berger. Le public séduit a chaudement applaudi.

Ces deux jours ont parfaitement joué le rôle de découvertes et de rapprochement rats des villes – rats des champs, objectif des organisateurs. Beaucoup d’investissement temps certes, mais des regards émerveillés d’enfants en retour! A l’année prochaine!

Inauguration du drapeau en 1953

Le choeur d’hommes d’Arnex va fêter ses 120 ans

Inauguration du drapeau en 1953

Inauguration du drapeau actuel en 1953

Cette année, le fête de la musique à Arnex revêtira des couleurs tout à fait particulières. En effet, c’est tout au long du week-end des 22 et 23 juin que se déroulera le 120e anniversaire du chœur d’hommes d’Arnex, et ceci sous l’appellation «Arnex Musiques en fête».

Tout le village

La musique envahira tout le village, en particulier sur 5 scènes réparties géographiquement qui recevront plus de 200 musiciens allant des chœurs en passant par des groupes de musiques interprétant aussi bien du jazz que du gospel ou du classique ainsi que des solistes. L’une des scènes sera réservée aux «artistes en herbe» qui auront ainsi l’occasion de se produire en public. La journée musicale et festive du samedi se poursuivra sous une cantine par une soirée dansante.

Un nouveau drapeau

Le dimanche aura lieu l’inauguration du nouveau drapeau du chœur durant la partie officielle en fin de matinée. La fête se poursuivra toute la journée dans tout le village, qui pour l’occasion recevra également des artisans locaux ou régionaux, des artistes et des producteurs du terroir entre autres. L’Omnibus vous tiendra informés du programme précis dès que ce dernier sera complètement sous toit.

À relever que l’organisation recherche encore des bénévoles, des mécènes ainsi que des sponsors qui peuvent s’adresser par mail à l’adresse suivante: arnexfestival@gmail.com

Le site internet de la manifestation avec le programme complet se trouve ici: musiquesenfête.ch

Croy: la Fête dans la rue fut bien arrosée

La rue, lieu de rencontre

Pour la deuxième édition de «La Fête dans la rue» depuis la reprise de cette coutume, les cieux n’ont guère été cléments pour les organisateurs. Mais le montage des diverses tentes qui jalonnaient le centre névralgique de la fête, effectué le jeudi, le fut sans pluie. Vendredi soir, malgré un ciel dans tous ses états, la fête fut animée et joyeuse.

La «Fifette», fanfare conviviale, ouvrait les festivités à 18 h. 30 accompagnée à la batterie par la pluie tambourinant sur la toile de tente.
Puis, peu à peu, les gosses envahissaient l’espace, les cris et les rires fusaient, les parents prenaient place et dégustaient la pâtisserie concoctée par les Paysannes Vaudoises. Un jet d’eau plus loin, Le Boule (Stéphane) et Quentin nourrissaient le four à pizza pour combler les gros appétits.
Et juste après la grande fontaine, chez Jacques Benoit, une tradition, l’orchestre Vufflens Jazz Band attendait son heure pour faire danser les visiteurs.

C’était une très belle soirée.
Sûr que l’année prochaine le temps sera parfait.

Photo Marlène Rézenne

De droite à gauche: Michel Glauser, Olivier Chautems, Fabiola et Samuel Chapuis, derrière Claude Nouveau, Jean-Claude Monnier et Christian Leuenberger.

Les viticulteurs de Champvent font la fête

De droite à gauche: Michel Glauser, Olivier Chautems, Fabiola et Samuel Chapuis,  derrière Claude Nouveau,  Jean-Claude Monnier et Christian Leuenberger.
De droite à gauche: Michel Glauser, Olivier Chautems, Fabiola et Samuel Chapuis, derrière Claude Nouveau, Jean-Claude Monnier et Christian Leuenberger.

Au sein de l’AOC des Côtes de l’Orbe, les vignerons de Champvent exploitent des domaines viticoles situés à l’extrémité nord sur le plan géographique. Ce sont en plus des viticulteurs dont les domaines ne sont pas immenses, et qui, pour, l’essentiel, pratiquent la vente directe au consommateur.

C’est notamment pour cette raison que les cinq producteurs de Champvent organisent depuis quelques années, à la grande salle, une fête du vin. L’édition 2011 de cette manifestation a eu lieu samedi passé. «Nous avons rencontré un beau succès, précisait après le weekend Olivier Chautems, l’un des cinq producteurs locaux organisateurs de la fête. Et les amateurs se sont aussi volontiers restaurés sur place, ce qui bien entendu améliore l’ambiance générale».

«Pour nous, la vente directe est essentielle, expliquait aussi son collègue Christian Leuenberger. Elle nous permet d’être au plus près des préoccupations des clients finaux, de récolter leurs avis et critiques éventuels, et aussi bien sûr de placer une production qui reste assez modeste en comparaison de celle des grandes maisons de vins». Pas de doute qu’en faisant venir à eux de façon groupée et organisée des habitants du village, mais aussi des clients domiciliés plus loin, les viticulteurs de Champvent font plaisir à ceux qui leur rendent visite, mais en récoltent aussi de nouveaux en raison de la fidélité qui leur est témoignée.

Photo Olivier Gfeller

Il faut que jeunesse se fasse

Les choses changent-elles dans le monde du samedi soir? Il y a deux ans, les bals de campagne défrayaient la chronique. Il ne s’en passait pas un sans que la police dût intervenir en force pour calmer les esprits frappeurs.

Au point que ces manifestations étaient désertées par une partie de leur clientèle. On leur préférait la vie nocturne du Flon à Lausanne. Avec l’inconvénient que les boîtes coûtent sensiblement plus cher qu’un bal de la jeunesse d’un village. Plus précisément qu’un karaoké, car c’est dans ce domaine que les sociétés se sont orientées. «Avec 70 francs, on s’amuse davantage dans nos campagnes qu’à Lausanne», ai-je entendu. D’abord, je me suis dit que ces garçons avaient conscience de la valeur de l’argent, ce qui est un bon point, du moment que l’on dit que les jeunes s’endettent à tour de bras.


C’est sûr que dans la foulée, s’amuser veut dire aussi boire et fumer. Sûr que ce n’est pas l’idéal pour la santé. Encore moins lorsque l’on conduit une voiture. Mais les jeunes empruntent souvent le taxi pour regagner leur domicile lorsque la coupe est pleine, ou rentrent avec un camarade qui n’a pas bu, ou font appel aux parents pour le retour. La baisse du nombre d’accidents graves au sortir de ces soirées atteste de leur bonne conscience.

En outre, ne vaut-il pas mieux qu’ils profitent de la vie pendant qu’ils sont jeunes et pas mariés. Cela ne veut pas dire pour autant qu’ils doivent trinquer jusqu’à l’effondrement, ou fumer jusqu’à être malades. Mais il est dit qu’il faut que jeunesse se fasse. Aujourd’hui comme hier.

Car plus tard, avec une famille à charge, il est (trop) tard pour prendre autant de libertés !

En début de soirée les jeunesses de Croy et de Ferreyres ont «mis le feu» vers et dans les caveaux.

Agiez: la fête des 1000 ans, c’était déjà hier

En début de soirée les jeunesses de Croy et de Ferreyres ont «mis le feu» vers et dans les caveaux.

En début de soirée les jeunesses de Croy et de Ferreyres ont «mis le feu» vers et dans les caveaux.

Après un ouragan bien timide, la fête a débuté, dans la salle du Conseil, avec le discours d’ouverture du syndic Philippe Schwendimann, suivi par l’allocution du Pasteur de la paroisse. A cause de la pluie, la verrée prévue initialement dans la cour du collège s’est déroulée à l’intérieur du bâtiment.

L’exposition «Hier et aujourd’hui» a rencontré un succès mérité. Son concepteur, Samuel Baudraz, a passé des centaines d’heures dans les archives pour présenter une exposition de qualité. Samedi, le soleil a eu beaucoup de peine à s’imposer si bien que la fréquentation du marché villageois en a malheureusement souffert tout comme les décorations des maisons que les habitants d’Agiez avaient patiemment décorées.

Malgré le temps maussade, le village a résonné aux sons des orchestres des caveaux et de la salle villageoise, où bon nombre de participants sont venus fêter les 1000 ans du village avec les Rita Faye. Le soir, tout ce petit monde s’est rendu à la salle villageoise pour poursuivre la fête.

A 23 h., le feu d’artifice a clos en beauté l’événement qui s’est terminé dans la nuit. Aujourd’hui, plus de musique, plus de rires dans les rues du village, seules quelques clochettes résonnent dans les champs, les photos de la fête peuvent déjà rejoindre celles de l’exposition «Hier et Aujourd’hui». Pour le prochain millénaire !

Photo Elisabeth Zahnd