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Jean-Yves Blanc contrôle encore l’entrée dans le carrousel de traite

Corcelles-sur-Chavornay. naissance d’une ferme laitière

Une nécessité économique

Pour permettre à deux personnes de travailler avec un salaire décent dans le monde de la production laitière, Jean-Yves Blanc, qui exploite le domaine hérité de ses parents à Vuarrens et celui de son beau-père à Corcelles, a opté avec son fils Valentin, pour la création d’une ferme destinée à la production de lait de fromagerie. Mise en exploitation il y a peu, elle est située dans les hauts de Corcelles. On y trouve un carrousel de traite et une halle pour le séchage et stockage du fourrage. Elle pourra accueillir jusqu’à 95 bovidés.

Automatisation et informatique au service de l’agriculture

Le bétail composé de vaches des races Montbéliarde et Brown Swiss, une vache d’origine américaine, bénéficie de places individuelles avec un sol amortissant synthétique recouvert de paille broyée. Les fumiers sont évacués par un robot qui les pousse sur toute la longueur de la halle. Dans le respect des règles imposées, les bêtes ont la possibilité d’accéder à une zone de plein air. La traite se fait sur un carrousel qui peut simultanément accueillir 24 bêtes et permet de traire 100 têtes en une heure. Munie d’une puce à l’oreille, chaque vache bénéficie d’un apport alimentaire correspondant précisément à ses besoins. L’alimentation du bétail provient entièrement des cultures de la ferme. Grâce à la récupération de chaleur en toiture le fourrage récolté est séché en grange. Il est possible d’en stocker 2500 m3.

La famille Blanc s’est dotée d’un outil de travail à la pointe du progrès. Il est actuellement en pleine phase de test, mais pour sûr, c’est un pari audacieux qui devrait être couronné de succès.

Le tunnel envolé a été arrêté par la haie.

Orbe: Coup dur pour la ferme du Joran

Eleanor n’a pas fini de faire parler d’elle, la tempête qui a fait de nombreux dégâts dans la région a détruit une grande partie des tunnels de culture qui venaient d’être installés. Voilà ci-dessous le courriel envoyé aux membres de la coopérative agricole du «Panier bio des Trois-Vallons» qui résume parfaitement la situation.

Le Joran balayé par Eleanor…

Épuisées par leur première année de mise en place de la ferme collective du Joran à Orbe, les paysannes du collectif, se félicitant de l’énorme travail accompli, s’aimaient à penser à un peu de quiétude hivernale. Elles se disaient sereinement que 2018 s’annonçait un peu plus calme… C’était sans compter l’audace, pour ne pas dire l’affront, de nommer leur ferme d’un vent bien connu de la région. La tempête Eleanor, le 3 janvier 2018, leur rappela qu’on ne rigole pas avec les forces de la nature et, d’une chiquenaude, envoya valdinguer des centaines d’heures de travail. Ainsi, la moitié des tunnels maraîchers installés avec la précieuse aide d’une septantaine d’amies venues prêter main-forte lors de chantiers collectifs, s’en retrouvera totalement détruite ou gravement endommagés. Un tunnel de 32 m s’est même envolé complètement pour atterrir dans la haie 70 m plus loin!!

L’équipe ébranlée après une avalanche de «si», «si on avait fait ça», «si on avait fait ci», relève la tête pour se dire «comment», comment reconstruire ? Comment faire pour que cela n’arrive plus ? C’est un peu vache que ce coup dur nous frappe si vite, mais on ne va quand même pas se laisser décourager par la première tempête venue!

«Le tiroir-caisse un peu vide et les forces de travail limitées nous poussent pourtant à faire un appel à un soutien financier pour pouvoir reconstruire avec l’aide d’une équipe de professionnels. Nous faisons aussi un appel pour nous aider sur le terrain à démonter, détordre, dévisser, ramasser et trier les éléments des tunnels endommagés.

Si vous avez du temps, envoyez-nous un e-mail à lejoran@atelierltc.ch pour que nous puissions organiser des journées collectives de travail.»

Si vous avez des sous, voici les coordonnées bancaires:

Le Joran, Madlen Weyermann, Rte de Vaulion 20, 1324 Premier, CH09 0839 0034 1951 1000 5.

Francine Roth, secrétaire, Patrick Chezeaux, président et Chantal Cripe, municipale.

Bretonnières: one-man-show du président du Conseil général

Francine Roth, secrétaire, Patrick Chezeaux,  président et Chantal Cripe, municipale.

Francine Roth, secrétaire, Patrick Chezeaux, président et Chantal Cripe, municipale.

D’entrée de cause, une demande de changement de l’ordre du jour a été refusée par le président du Conseil, qui a précisé qu’il s’agissait d’une directive de la préfecture. Selon cette dernière, «une commission ou le Conseil ne peut statuer que sur préavis de la Municipalité. Il n’est donc pas question de prendre une décision ce soir pour un futur parc d’aquaculture».

Comptes 2011

La présentation des comptes 2011 et le préavis de la Municipalité étaient suivis par la lecture du rapport de la commission de gestion, selon lequel «le filon financier de la gravière arrivait proche de son terme. Il faudrait donc trouver d’autres rentrées d’argent». Sans autres commentaires, les comptes ont été acceptés. Ils présentent un léger excédent de recettes.

Présentation d’un projet sur une demande citoyenne

Au point 4 de l’ordre du jour, «Projet d’implantation d’un parc d’aquaculture sur le site de la gravière», le président du Conseil, Patrick Chezeaux, réaffirmait, en référence à la directive de la préfecture, l’impossibilité pour le Conseil de prendre position sur ce sujet sans un préavis, et donc, à ses yeux, l’absence de débat possible sur le projet.

Suspension de séance et présentation du projet

Invitée à exposer le projet autonome d’aquaculture sur le site de la gravière, à la demande de plusieurs citoyens de Bretonnières soucieux d’un futur pour leur commune, la société Nodules & Pebbles SA, représentée par Ludovic Suarez, actionnaire principal et William Trolliet, administrateur, ainsi que leur architecte Reto Ehrat ont exposé le pourquoi d’un intérêt pour ce lieu.

Il ressortait de cette présentation une approche économique et écologique, énergie solaire, transports (voies des CFF au bas de cette parcelle no 145), paysagère en recréant les courbes initiales du terrain pour l’implantation des bassins, enfouis, ainsi que le stockage des aliments et la préparation des poissons. De même que la création de 25 postes de travail, uniquement pour l’exploitation de la ferme aquacole. L. Suarez confirmait en outre que la commune de Vallorbe serait éventuellement intéressée par le projet.

Plusieurs questions émanèrent du Conseil, puis Patrick Chezeaux, Président, visiblement hostile au projet, exposa avec insistance les raisons poussant à discréditer les projections de l’architecte sur le site.

Un débat sans les concepteurs et non prévu à l’ordre du jour

Après leur sortie de la salle, et reprenant la direction du Conseil, Patrick Chezeaux ouvrit un débat, long et assez surprenant, durant lequel deux Municipaux, traitant le sujet de la gravière, mettaient en doute les actions à l’échelle du Canton de William Trolliet et les chiffres donnés sur les futurs emplois.*

Malgré la demande d’une partie du législatif, une municipale refusait de préparer un préavis sur ce sujet.
Après avoir donné les directives pour la tenue des votations du 17 juin, le président du Conseil levait la séance.

*Contact a été pris avec la Municipalité de Vallorbe, qui a confirmé le chiffre de 25 emplois pour le parc, et que si un hôtel venait à se créer, il y aurait 15 postes de plus.

Photo Marlène Rézenne