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Les contes ont captivé les plus petits.

Chavornay: la nuit en forêt

A l’initiative de la dynamique petite équipe de la «Fête villageoise de Corcelles», les habitants des trois villages de la commune fusionnée de Chavornay étaient invités, ce dernier samedi 4 novembre, à participer à un après-midi et une veillée en forêt au refuge communal de Chavornay.

Un programme varié et détendu

L’après-midi ce sont avant tout les balades à cheval proposées par Nicolas Dänzer qui ont remporté du succès. Dès la nuit venue, à la lumière des lampes à pétrole, les plus petits ont été plongés dans les mystères captivants des contes de Jocelyne Estermann. Dans le refuge, c’est le duo musical de Catherine et Michaël Pool qui a apporté la joie et la simplicité d’un répertoire qui plonge ses racines dans la chanson populaire.

Le plaisir passe aussi par le palais

Des arbres à fondue pour une dégustation en plein air dans une atmosphère particulièrement agréable en cette saison. On pouvait aussi goûter à la traditionnelle soupe de saison à la courge et à des pâtisseries maison. Et pour les plus patients, c’est très tôt le dimanche matin que pouvait s’acheter la raisinée cuite sur place depuis près de 24 heures.

Une première à renouveler

Même s’ils auraient pu être plus nombreux, les participants à cette première ont apprécié autant l’ambiance chaleureuse que la bonne chair. Avec une meilleure information, à n’en pas douter, la prochaine édition devrait rencontrer un plus large succès.

Dans deux minutes on ne verra plus le Père Noël.

Vallorbe: Père Noël sur patins

La présidente Christine Crépon et tout son comité du Club des Patineurs de Vallorbe organisent désormais traditionnellement un Noël sur glace en cette période de l’année.

Cette manifestation familière a eu lieu vendredi passé.

Elle a réuni bon nombre de participants, petits et grands, ces derniers ayant plutôt rempli des fonctions d’intendance à la table de distribution des délicatesses et autres liquides chauds et réconfortants.

Du côté des gosses, on s’est amusé sur la glace, dans une joyeuse interpénétration de futures stars du hockey et de patineurs étoiles.

Nuria Gorrite coupe le ruban sous les yeux de Henri Germond , Eliane Naepfli (resp. UAPE) et Claude Borgeaud (directeur Ajoval).

Orbe: UAPE de Sainte-Claire inaugurée en grande pompe

C’est en présence de la conseillère d’Etat Nuria Gorrite, du président de la FAJE (Fondation de l’Accueil de Jour des enfants, Gérald Crétegny et de la secrétaire générale du mouvement, Sylvie Lacoste, que le syndic Henri Germond a inauguré cette UAPE au centre-ville.

Les nouveaux locaux de la rue Sainte-Claire succèdent à ceux qui étaient provisoires à Chantemerle. 48 enfants pourront être accueillis, entre les heures d’école, en ce lieu que l’équipe d’éducatrices et éducateurs qualifie de très fonctionnel.

Quand bien même cette structure n'a été opérationnelle qu’au début du mois de novembre, elle est déjà bien fréquentée, ce qui tend à prouver qu’elle était très attendue par les familles.

Du reste, de très nombreux parents, comme les Autorités des localités affiliées à l’Ajoval, sont venus se rendre compte de l’état des lieux lors de cette journée portes ouvertes.

Orbe: foire, jouets et concert ont mis Orbe en fête

Une foire de Noël précoce par temps maussade

Les stands diversifiés occupaient tout le centre-ville, avec ses variétés de produits et de senteurs. Ici des oeuvres artisanales, des présentations pleines de couleurs et, par là, des effluves subtils qui portaient à mettre en appétit. Des jeunes pleins d’entrain, qui vendaient des friandises afin de collecter des fonds pour se rendre à la journée mondiale de la jeunesse à Cracovie. Malgré un temps bruineux et venteux, les chalands courageux étaient présents. Les badauds ont moins musardé, la fraîcheur de l’air amenant à se réchauffer.

Des jouets plein les bras

Pour la première fois, la vente – troc de jouets a programmé son déballage de fête en convergence avec le marché de Noël. Un large choix de jeux et autres jouets de toutes sortes était à disposition des enfants, ou, plutôt des parents ! On trouvait aussi des articles vestimentaires et, par ce temps hivernal, l’occasion de se réchauffer quelque peu dans un Casino accueillant.

Un concert de l’Avent magistral

Plein les yeux, plein les oreilles avec l’Ensemble Madrijazz Gospel, créateurs spontanés de rythmes. La remarquable participation d’un trio d’instrumentistes, piano, basse et batterie, ont enthousiasmé un public sous le charme. Avec un bleu scintillant de ralliement, écharpes, gilets ou cravates, sous la direction expressive de Jean-Luc Dutoit, avec un registre en quête d’émotion, une soliste, Shirley Dedegus-Moocarme, petite physiquement, mais combien grande dans ses interprétations, la musique est devenue une respiration. Orbe ou Harlem, les auditeurs contagieusement gospel ont rythmé avec une joie sans mélange ce concert d’exception. Cet ensemble choral a fait vibrer les coeurs et permis au nombreux public d’apprécier un moment magique.

Romainmôtier: une UAPE dans Le Môtier ?

A part les comptes 2014, le sujet important qui a été débattu fut l’achat par la commune de Romainmôtier-Envy du bâtiment du Môtier, pour en faire une Unité d’Accueil Parascolaire pour les Enfants (UAPE).
Le Conseil général a donné son aval pour Fr. 1’200’000.–, plus un crédit pour le début des travaux. Les communes doivent s’activer pour trouver des solutions avec l’entrée en vigueur de la nouvelle loi scolaire sur la journée continue. Les villages du Vallon du Nozon ont nommé un comité de pilotage pour étudier des propositions d’accueils parascolaires. Romainmôtier saisit la balle au bond avec la mise en vente de ce bâtiment qui, à ses yeux, ne présente que des avantages: il n’y aurait pas de lourds travaux, juste quelques aménagements. Il est proche des écoles, ce qui réduirait certains problèmes de transport et il y a un jardin. Avec trois classes enfantines, la commune est sûre de remplir ce lieu d’accueil, qui pourrait recevoir jusqu’à 24 élèves. Le rapport a été accepté à la presque unanimité (2 contre, 3 abstentions).
Comptes positifs
Alors que le budget prévoyait une perte de Fr. 21 529.– les comptes se soldent par un excédent de Fr. 5 607.–. Il n’y a pas qu’une cause à ce bon résultat, mais une addition de revenus un peu plus élevés que prévu. Bonne nouvelle: la déchetterie est financée à 100% par la taxe causale. Entre 2012 et 2014, le poids des déchets par habitant a passé de 174 kg à moins de 76 kg. Tout va bien donc, à l’exception de la facture sociale, gérée par l’Etat et donc incontrôlable, ce dont se plaignent toutes les petites communes.
Enfin dans les divers: Romainmôtier-Envy a été retenue par l’Illustré pour la finale du concours «le plus beau village de Suisse». En cas de victoire cela lui ferait une bonne pub.
Un trottoir, reliant Romainmôtier et la gare de Croy, est en cours d’étude, plusieurs options sont en discussion.

Une mer de maïs à franchir

L’Urba Byrinthe de l’été

Urba Kids propose pour l’été un parcours-labyrinthe éphémère dans les maïs sur plus de 20 000 m2, deux parcours pour grandes et petites jambes en face du centre de loisirs.

Une mer de maïs, au début c’est facile; en plus, les maïs ne sont pas encore très hauts, mais très vite cela se corse. En tournant dans tous les sens, on perd vite son chemin. Heureusement des indices nous guident dans les moments difficiles. Et pour finir un parcours pieds-nus pour sentir différentes sensations sur différents supports, sable, gravier, foin...

Le parcours a été fait en partenariat avec un paysan, Michaël Magistral de Suscévaz, qui exploite ce champ. Il a d’abord été testé avec une classe de Chavornay et selon les circonstances, il risque d’évoluer. Le centre de loisirs Urba Kids a ouvert en 2012 et poursuit son développement: il a presque doublé son nombre d’entrées.

Pour plus d’informations: www.urba-kids.ch.

Cuisine en miniature chez les plus grands.

Orbe: garderie Saint-Claude, nouveau centre de vie enfantine

Cuisine en miniature chez les plus grands.

Cuisine en miniature chez les plus grands.

Le centre de vie enfantine de Saint-Claude permet d’accueillir 66 enfants par jour dont 15 en nursery (enfants jusqu’à 24 mois), 21 chez les trotteurs (18 à 36 mois) et 30 chez les plus grands (à partir de 30 mois jusqu’à la rentrée à l’école). Afin d’assurer son fonctionnement, le centre compte 13 éducatrices, deux stagiaires ainsi que deux intendantes.

Taux de fréquentation

Jusqu’à ce jour, le nombre d’enfants s’élève à 43 bambins qui sont pris en charge pour des contrats de deux jours par semaine en moyenne. Comment se fait-il alors que le taux d’occupation maximum ne soit pas atteint alors que le canton traverse une pénurie en ce qui concerne les structures d’accueil des tout-petits? Selon Joël Pfänder, directeur du centre, «il n’y a pas lieu de s’inquiéter puisqu’une dizaine d’enfants est intégrée chaque semaine dans notre institution.

Par ailleurs, nous prévoyons un taux d’occupation de 98% pour le secteur nursery d’ici à décembre 2011, ce qui est un très bon signe. Il reste cependant de la place pour les enfants âgés de plus de 18 mois.»

Si l’on en croit les statistiques de l’Office fédéral des assurances sociales (OFAS) qui subventionne ce type d’institution, le taux de fréquentation d’une crèche est de 50.9% la première année et de 76.8% la seconde. «Nous sommes très satisfaits puisque notre centre d’accueil aura dépassé cette prévision à la fin du premier trimestre déjà » nous confie le directeur de Saint-Claude.

Domicile des enfants

À savoir si tous les enfants viennent d’Orbe et des environs, M. Pfänder répond: «Non, il faut distinguer deux groupes différents. Le premier groupe se compose effectivement d’enfants domiciliés dans la région. Quant au second, il concerne des enfants dont les parents sont engagés chez Nestlé. Ceux-ci n’habitent donc pas nécessairement les environs». L’entreprise agro-alimentaire a en effet contribué à la création de ce lieu de vie enfantine par un financement de deux millions de francs et réservé 30 places pour accueillir les tout-petits de son personnel administratif.

Structure

Le centre de vie enfantine est situé à hauteur de la rue de la Tournelle dans une construction qui – il faut le rappeler – répond aux nouvelles recommandations en matière énergétique et qui intègre les murs de l’ancienne ferme. Les locaux techniques ainsi que la cuisine et la buanderie se situent au rez inférieur. Au rez supérieur, l’entrée principale conduit aux secteurs nursery et trotteur ainsi qu’au bureau de la direction, endroit qui tend à privilégier les entretiens avec les parents.

Le premier étage est un espace réservé aux plus grands et qui dispose d’un réfectoire. En ce qui concerne les espaces extérieurs, chaque secteur bénéficiera d’un jardin. Les plus grands devront cependant patienter jusqu’à septembre 2012 pour pouvoir s’y amuser.

Photo Valérie Beauverd

Les enfants à Croy

Croy: les enfants étaient bien présents

Les enfants à Croy

Les enfants à Croy

Ce dimanche soir, par un temps froid, un beau sapin était dressé dans la grande salle de Croy. Paré d’une multitude de boules rouges et de vraies bougies blanches, il attendait l’évènement, la fête avec les enfants de la paroisse.

A moins dix, ça courait dans tous les sens et l’excitation était à son comble à 20 heures pile. Un podium avec micro attendait la prestation des enfants et les chaises, posées en demi-cercle, recevaient les parents, les amis, la famille.

Près du sapin brillant de toutes ses bougies allumées, des membres de la fanfare, que des cuivres, ouvraient la partie festive de ce soir de Noël. Les enfants racontèrent les recherches pour trouver l’enfant-roi, et sans internet…ils auraient eu bien de la peine!

Parabole des outils de Jean-Pierre

Le pasteur, Paul-Emile Schwitzguébel, dédiait ce Noël à Jean-Pierre Affolter avec l’appui de ses outils. Rabot, scie à cadre, marteau, râpe, lime, clou et papier de verre devenaient parabole sur l’intolérance: il parlait du parti pris des uns et des autres, de leurs différences, de leurs qualités et de leurs défauts.

Mais, entre les mains du menuisier, ils avaient tous un rôle à jouer, une partition privilégiée pour réaliser un berceau ou une crèche. Une image qui permettait de reconnaître et d’accepter les qualités des uns et des autres.

Une partie festive aussi

Après un dernier chant de Noël accompagné par la fanfare, les chaises prenaient place autour des tables couvertes de biscuits, gâteaux et autres douceurs concoctées par les paysannes vaudoises.

Les enfants avaient droit à leurs cornets garnis, et ils n’en finissaient pas de courir dans la salle. La soirée se prolongeait dans un joyeux partage.

Photo Marlène Rézenne

En bas ; Claudia Matti et Marc Berger (Petitmaître, Yverdon) et Sylvie Saucier (Action mères-enfants, Yverdon) En haut : Michel Jeckermann (Foyer Pôle-Nord, Grandson), Eric Hartmann ((Penthaz), Dragon Filipec (Avenches) et Frédéric Chaiffre (Petitmaître).

Aider des enfants

En bas ; Claudia Matti et Marc Berger (Petitmaître, Yverdon) et Sylvie Saucier  (Action mères-enfants, Yverdon) En haut : Michel Jeckermann (Foyer Pôle-Nord, Grandson), Eric Hartmann ((Penthaz), Dragon Filipec (Avenches) et Frédéric Chaiffre (Petitmaître).

En bas ; Claudia Matti et Marc Berger (Petitmaître, Yverdon) et Sylvie Saucier (Action mères-enfants, Yverdon) En haut : Michel Jeckermann (Foyer Pôle-Nord, Grandson), Eric Hartmann ((Penthaz), Dragon Filipec (Avenches) et Frédéric Chaiffre (Petitmaître).

Les responsables régionaux de la politique socio-éducative, en collaboration avec le Service de la protection de la jeunesse, sont à la recherche de familles pour accueillir des jeunes durant les fins de semaine, les jours fériés et les vacances.

Ces enfants ou ados sont accueillis par différents centres, notamment à Romainmôtier et Yverdon, durant la semaine. Ils sont en général issus de familles déchirées par un divorce ou par la difficulté de parents biologiques de pourvoir à leur éducation. Ils sont donc confiés à ces institutions afin de bénéficier d’un encadrement normal.

Toutefois il est sûr que le foyer ne peut pas être leur seul cadre de vie. Ils ont besoin de connaître cette vie de famille dont ils manquent cruellement, pour leur équilibre.

Un ou deux week-ends par mois

Que l’on soit bien clair, il ne s’agit pas de jeunes délinquants, mais bien de filles et garçons qui ne peuvent plus évoluer normalement dans leur famille.

Il n’est pas question non plus de les adopter, mais bien de leur donner un cadre nouveau, un à deux week-ends par mois. Actuellement, 80 enfants, entre un jour et 18 ans, sont placés dans les foyers. Cependant, une quinzaine d’entre eux auraient besoin de se retrouver dans un autre contexte, de temps à autre.

Solidarité de tous

Ces responsables de foyers comptent sur votre solidarité pour donner cette possibilité à ces gosses qui n’ont pas toujours la vie facile. Ils seront là pour vous entourer et vous conseiller, comme vous pourriez avoir contact avec l’un ou les parents de ces enfants afin que ces séjours se passent au mieux.

Autant dire que l’on compte sur vous pour ce coup de main, peu importe la composition de votre famille, pourvu qu’elle soit bien équilibrée. Une petite rémunération est prévue mais c’est avant tout une affaire de cœur pour des jeunes qui n’attendent que votre appel et votre amour ! Merci d’avance pour eux .

Pour tous renseignements

Foyer de Romainmôtier :
Mme Martha Schmidt – Tél. 024 453 11 19
Foyer Petitmaître, Yverdon :
M. Marc Berger – Tél. 024 425 51 34

Des familles en attente de solution attendaient les conseillers communaux.

UAPE : la population votera

Des familles en attente de solution attendaient les conseillers communaux.

Des familles en attente de solution attendaient les conseillers communaux.

Le sujet de l’Unité d’Accueil pour Ecoliers  (UAPE) a divisé le Conseil communal d’Orbe. Le sujet, accepté de justesse, passera en votation en fin de compte.

Jeudi passé avant d’entrer dans l’Hôtel de ville, les conseillers communaux ont été accueillis par des parents avec des banderoles réclamant un accueil adapté à leurs enfants. Ce sujet a éclipsé tous les autres, même celui de la transformation de la place du Marché. Un Conseil communal très agité pour cette session printanière.

Le sujet de l’UAPE a provoqué un affrontement verbal principalement gauche-droite. Chacun essayant de convaincre l’autre; la partie n’étant pas gagnée d’avance. La commission elle-même n’a pas réussi à s’entendre et a produit un rapport de minorité rejetant, sans autres propositions, la motion socialiste pour le développement d’un accueil parascolaire.

Ce dossier de l’accueil parascolaire traîne depuis une dizaine d’années au moins, et malgré quelques propositions concrètes de temps à autre, rien n’a jamais été entrepris. Il a fallu que la garderie Plein-Soleil arrête de s’occuper des enfants en âge scolaire qui venaient en dehors des heures d’école, pour que le problème refasse surface de manière cette fois plus aiguë. Beaucoup de familles se sont trouvées sans solutions adéquates pour leurs bambins.

La solution des mamans de jour n’étant pas toujours adaptée, car il leur est parfois difficile de garder plusieurs enfants et d’aller en chercher encore des autres à la sortie de l’école. De plus le réseau est proche de la saturation. Un collectif de mamans a fait circuler une pétition.

Quant à la Municipalité, elle a cherché des solutions alternatives mais a aussi attendu la votation sur l’école continue, de septembre dernier, afin de déterminer sa politique en la matière.

Il ne faut pas oublier que les Urbigènes avaient accepté à plus de 65% les propositions cantonales en matière d’accueil parascolaire en septembre dernier. Pourtant la droite ne s’est pas laissée influencer ni par la présence des parents dans la salle, demandant toutefois le vote secret, ni par les arguments de la gauche.

Le vote a été très serré puisque la création d’une UAPE provisoire au collège de Chantemerle pour la rentrée d’août 2010 a été acceptée par 24 voix contre 23 plus une abstention.

La droite botte en touche

Du coup, Michel Schmuki, a réclamé un référendum spontané (c’est à dire sans récolte de signatures), qui a passé à 24 voix contre 23 ! Le collectif des mamans pour un accueil parascolaire était bien évidemment déçu mais va se battre jusqu’au bout et ne doute pas que la population urbigène fasse le bon choix.

Le recours au référendum spontané est plutôt rare : dans les années huitante il y avait  eu un tel cas, mais personne n’est vraiment sûr ni de la date, ni du sujet (peut-être à propos de la construction du parking de l’avenue Thienne ?).

Le lendemain, La Municipalité avait déjà écrit à la Préfecture pour pouvoir organiser les votations, qui auront lieu probablement en juin. En cas de oui, ce retard ne devrait pas gêner les travaux de transformation du réfectoire et de l’aula de Chantemerle, qui devaient de toute façon se dérouler pendant les vacances scolaires.

Harmonie et convivialité pour la place du Marché

Après l’échec, il y a dix ans, du projet de réaménagement de la place du Marché qui avait échoué en votation, la Municipalité s’est remise au travail pour présenter un projet plus conforme aux désirs de la population. Le but est de faire cohabiter le plus harmonieusement possible les piétons et les voitures.

Les ouvrages projetés permettront d’aménager une zone de rencontre, ce qui créera des espaces plus agréables pour les piétons et qui d’autre part modérera le trafic (zone 20 km/h). L’accès à la rue du Château sera interdit, sauf pour les riverains, et des places de parc supprimées et remplacées par des places pour handicapés et un abri pour vélos.

La commission a apprécié le projet mais a regretté que le revêtement «Végécol», même si plus écologique que le sol bitumeux, ait été choisi. Elle a demandé, malgré les coûts supplémentaires que de la pierre naturelle soit utilisée, ce qui s’intégrerait mieux à l’esthétisme de la vieille ville.

Il n’y a eu aucun recours contre les travaux projetés et les conseillers communaux ont accepté le projet à une large majorité. La Municipalité espère bien qu’aucun référendum ne viendra l’empêcher cette fois.

Dans les autres sujets traités : la demande de crédit pour l’entretien du réseau routier sur une base quinquennale n’a pas non plus soulevé d’objections , ni  le crédit  pour des études complémentaires pour l’élaboration d’un plan partiel d’affectation au Puy des Fourches (Le Signal).

Photo Natacha Mahaim

e gauche à droite, Magdalena, Mélanie, Lionel Bourgeois, Eliot Martin et Guillaume Leresche, les trois concepteurs, plus une poule et un agnelet de 4 jours.

Ballaigues : miniatures agricoles

e gauche à droite, Magdalena, Mélanie, Lionel Bourgeois, Eliot Martin et Guillaume Leresche, les trois concepteurs, plus une poule et un agnelet de 4 jours.

e gauche à droite, Magdalena, Mélanie, Lionel Bourgeois, Eliot Martin et Guillaume Leresche, les trois concepteurs, plus une poule et un agnelet de 4 jours.

Au hameau de chez Thouny, à la frontière de Ballaigues avec la France, il y avait longtemps que l’idée de présenter une petite exposition de scènes agricoles avec décors trottait dans la tête de trois petits Ballaiguis.

Avec la complicité de Antoinette Leresche, ancienne syndique du lieu, Eliot, Lionel et Guillaume ont pu mettre leur projet à exécution pour une exposition qui a eu lieu lundi de Pâques et s’est poursuivie mardi.

Au rez inférieur de la maison, après avoir dûment balayé les lieux,  ils ont aménagé des tables et des présentoirs pour décrire l’activité agricole et sylvicole, entièrement de leurs  mains, seuls les tracteurs et remorques venant de leurs collections privées. «Des modèles tous réduits à la même échelle de 1:32, précisait Eliot» avant de fournir avec ses camarades toutes explications utiles et savantes sur les travaux concernés par les diverses présentations.

Dans le même espace, un lapin nouvel arrivant, un veau de une semaine, et deux agnelets de quatre jours. Et des gâteaux pour les visiteurs qui avaient l’occasion délicieuse de gagner quelques grammes, si nécessaire. Une bien sympathique façon d’occuper quelques jours de vacances de Pâques.

Photo Olivier Gfeller

Perle

Conte de Noël : la perle cachée

Perle

Perle

Conte de Noël, par Evelyne Gaillard

C’est la veille de Noël. Dans les rues l’agitation est à son comble. Chacun a hâte de terminer l’achat des cadeaux de Noël. Ici ou là une excellente odeur de vin chaud et de brisolée parfume agréablement la rue piétonne.

Personne ne remarque ce jeune garçon, assis en boule, comme un petit chat de gouttière, devant l’église, dans un petit recoin. Il a froid et serre tout contre lui, son chandail troué. Une larme coule lentement sur sa joue. Son estomac lui rappelle douloureusement qu’il n’a encore rien mangé de la journée. Du haut de ses douze ans, Jacques aimerait bien s’acheter des marrons chauds, mais ses poches sont vides de chez vide…

Hélas, il y a deux ans de cela, ses parents ont perdu la vie lors d’un accident de la circulation. C’est sa grand-mère qu’il l’a recueilli et les dernières paroles de celle-ci résonnent  encore en lui comme un disque rayé. «Va mon grand à la ville tenter ta chance. Tâche de te trouver ne serait-ce qu’un tout petit travail.

Pourvu  que tu puisses gagner ta croûte. Tu vois bien que je ne peux plus rien pour toi, malade comme je suis. Je n’ai même pas de quoi payer le médecin pour me soigner. Mais toi, tout est encore devant toi, tu es jeune, c’est vrai, mais téméraire et intelligent. Prie Dieu qu’il guide tes pas.»

Après avoir beaucoup pleuré, beaucoup réfléchi sans trouver de solution, Jacques a serré sa pauvre grand-mère malade dans ses bras  et l’a quittée, se jurant de tout faire pour la sortir de là.

D’habitude  les superbes vitrines si bien illuminées pour la circonstance de Noël le faisaient rêver. Mais ce soir, de son recoin, il ne les regarde même pas. «Où  aller? Que faire?»

Tout à coup, c’est comme si il entendait la voix si douce, si aimante, de sa très chère maman, partie tellement trop rapidement…« Jacques ! Sois courageux. Ne t’apitoie pas sur ton sort. Si tu as peur, chante et des forces nouvelles te seront données. La peur est un mauvais maître. Ne la laisse jamais te dominer.Cherche la perle cachée dans chaque instant de ton existence.»

Ces pensées le surprennent mais lui redonnent un peu de force. Il se lève,  retourne dans la rue et se met à fredonner une mélodie de Noël… «Ne jamais perdre courage, la peur est un mauvais maître!» se répète-t-il, sans cesse.

«C’est vrai ! En fait, je peux marcher, courir, chanter, regarder autour de moi, secourir si besoin un plus pauvre que moi.» Chemin faisant, au loin, il aperçoit un vieux monsieur à la peau toute fripée, portant une longue barbe blanche comme neige, qui avance dignement et très lentement, s’aidant de sa canne. Jacques l’observe avec insistance et aperçoit ses beaux yeux bleus, tout lumineux et remplis de bonté à son endroit.

Péniblement le vieux s’approche de plus en plus. Lorsque leurs regards se rencontrent, c’est en ces termes que l’ancien  s’adresse au garçon : «Que fais-tu là petit,  tout seul dans le noir ?» «S’il vous plaît monsieur puis-je vous aider à porter votre gros sac? J’ai de la force vous savez ! Emmenez-moi avec vous. Je n’ai plus de maison, ma grand-mère est très souffrante. Ce matin je l’ai quittée selon son désir, car elle ne veut pas que je la voie souffrir ainsi.»

Sans mot dire le vieux lui passe son sac, et chose étonnante, dès que Jacques place ce dernier sur ses épaules, c’est comme si tout  son poids disparaît d’un seul coup, pourtant il avait  l’air bien lourd.

«Viens petit, comment t’appelles-tu? T’es bien courageux et tu me plais. As-tu faim? Voici justement une petite auberge. Allons donc  nous réchauffer et nous restaurer.» Jacques  est heureux, sa chère mère avait donc raison… A leur entrée, l’hôtelier s’empresse de venir à leur rencontre et s’adresse à l’ancien en ces termes: «Maître Pestalozzi qu’est-ce que ce sera pour vous ce soir?» «

Apportez-nous deux gros bols de ce délicieux potage, dont vous seul  avez le secret, ainsi qu’un gros quignon de pain frais et un morceau de camembert. Puis préparez une chambre pour notre nouvel hôte Jacques, qu’il passe une bonne nuit de sommeil, il en a grand besoin. Demain matin, nous irons chercher sa grand-mère et nous  l’emmènerons chez mon médecin personnel.» Jacques croit rêver et s’incline devant son sauveur du moment pour le remercier.

Plus tard, allongé sur son lit douillet, tout  reconnaissant, l’enfant repense à sa mère, remercie le ciel pour la précieuse perle fraîchement découverte…