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Orbe: le PS a choisi sa candidate

La section d’Orbe du parti socialiste, réunie en assemblée générale extraordinaire, le jeudi 11 janvier au soir, a décidé de présenter Fanny Naville, conseillère communale à la candidature pour l’élection partielle du dimanche 4 mars 2018 à la Municipalité d’Orbe.
Plus de détails dans notre édition du vendredi 19 janvier

La future municipalité avec Luis De Souza, Myriam Schertenleib, Henri Germond, Mary-Claude Chevalier et Guido Roelfstra.

Orbe: le PS perd un siège au profit des Verts

Au terme de ces élections, la future Municipalité, qui siègera à partir du 1er juillet prochain, aura l’allure suivante: 2 PLR (Myriam Schertenleib et Guido Roelfstra), 1 socialiste (Henri Germond), 1 écologiste (Luis De Souza) et 1 Union Libre (Mary-Claude Chevalier). On retiendra que c’est la première fois que deux femmes siègeront à l’exécutif à Orbe et que les Verts font aussi leur première apparition à ce niveau.

Ce qui veut dire que ce deuxième tour n’a pas totalement confirmé les résultats enregistrés il y a trois semaines. A commencer par Fanny Naville (soc.)qui avait obtenu le troisième score en février. Malheureusement pour elle, l’électorat de gauche s’est moins manifesté. Alors qu’il y avait eu plusieurs sujets fédéraux de haute importance le 29 février, le RIE III a moins mobilisé les gens cette fois (44,32% au 1er tour contre 36,22% pour les communales). Ce qui n’a pas empêché les Urbigènes de longue date de se déplacer. Ces derniers ont privilégié les gens qu’ils connaissaient, raison pour laquelle la socialiste, comme Guy Duplan, ont échoué dans leur tentative. A défaut, les gens de gauche ont voulu donner une chance aux Verts d’intégrer la Municipalité après plusieurs essais qui avaient tourné à l’échec. C’est fait cette fois grâce à l’effet Gruvatiez qui a propulsé Luis De Souza sur la scène.

Représentation logique

Si l’on ne peut pas parler de grosse surprise, l’élection de Mary-Claude Chevalier a étonné, ce d’autant que Fanny Naville avait terminé le 1er tour avec un avantage substantiel sur la représentante d’Union Libre (plus de 120 voix). Toutefois, la population a considéré que chaque groupe avec 13 sièges au Conseil devait posséder un membre à l’exécutif et elle a tenu à ce que ce groupe UL continue à jouer l’équilibre entre les forces de gauche et de droite qu’il excerce depuis deux législatures. En conclusion, il faut avouer que les Urbigènes ont fait preuve de bon sens et d’une certaine logique même si ce n’est pas toujours le cas en politique.

On notera enfin que les deux indépendants André Truffer et Loris Koenig n’ont pas vraiment eu droit au chapitre et que leurs candidatures n’ont pas eu d’effets négatifs auprès d’Union Libre et des Verts, comme on aurait pu le penser.

Le syndic Olivier Agassiz et Carole Pose, secrétaire communale depuis 10 ans.

Bavois: place au Conseil communal

On ne dira pas que la saga de l’ancien collège est en passe d’être oubliée. On attend simplement la décision du Tribunal administratif au sujet du recours de la Commune face à la décision du Sipal qui souhaite que du bois notamment soit utilisé dans la reconstruction du bâtiment alors que les élus et l’architecte souhaitent l’utilisation de solutions techniques actuelles. Le jugement devrait être rendu au début de l’année prochaine.

Pour clore le sujet, la Municipalité a justifié une nouvelle fois son attitude dans la mesure où le bâtiment était plus que vétuste et que le maintien de certaines parties aurait nécessité des frais élevés.

35 conseillers à élire

Lors de cette ultime séance de l’année, il a été surtout question de la future configuration du Conseil communal. En effet, Bavois fera le grand saut lors de la prochaine législature. 35 conseillers représenteront la population dès le 1er juillet prochain alors que dix suppléants seront également élus. L’élection se fera à la majoritaire. Ce qui sous-entend qu’une liste unique sera établie en fonction de la volonté des citoyens qui pourront déposer leur candidature auprès du greffe municipal jusqu’au 11 janvier 2016, dernier délai. Il était important de préciser que ce législatif prendra à l’avenir les décisions pour le village.

Quant au reste de la population, il ne pourra exercer ses droits qu’à travers le référendum ou exceptionnellement par le biais d’initiatives, ce qui est beaucoup plus rare dans une commune avec un tel législatif.

Enfin, l’assemblée ne s’est que peu manifestée lors de ce Conseil et a accepté sans discussion le budget qui prévoit un déficit de Fr. 205 633.– sur un total d’un petit peu plus de quatre millions.

Le nouveau municipal Guido Roelfstra.

Orbe: le PLR conserve son siège à l’exécutif

Dimanche, le corps électoral urbigène a élu à la Municipalité le candidat PLR Guido Roelfstra, par 704 voix, son adversaire des Verts Luiz de Souza récoltant de son côté 573 voix. La participation s’est élevée à 28,3%, alors que 44 électeurs ont choisi… de ne pas choisir en votant blanc. Le nouvel élu se montrait très content de ce score et du résultat. «Avec mon élection, l’exécutif pourra poursuivre sans accroc dans la voie des projets actuellement en cours. Le plus important à mes yeux est celui de Gruvatiez. Nous devons faire en sorte de pouvoir loger nos enfants. La cité urbigène a besoin de ce développement pour consolider son statut de petite ville». Sur la question de la participation au scrutin, Guido Roelfstra est satisfait. «Il ne faut pas oublier que nous étions en période de vacances et en plus qu’il s’agissait d’une élection complémentaire à laquelle plusieurs partis ne présentaient pas de candidat. Un taux de 28% dans ces conditions est tout à fait honorable, quand on le met en relation avec les taux usuels de participation de 35% environ, lors du renouvellement intégral des autorités.»

Un résultat important en vue de 2016

Pour le président ad interim du PLR d’Orbe Pierre-Alain Wieland, le «résultat est encourageant. Il nous a permis de conserver notre siège à l‘exécutif, ce qui était important en vue des élections générales de 2016 et aussi pour ne pas perturber l’avancement des chantiers ouverts actuellement par la Municipalité». Du côté des perdants du jour, on ne faisait pas grise mine. «C’est la vie politique, expliquait Luiz de Souza, et je trouve que mon score est bon. La mobilisation populaire a sans doute souffert de cette période de vacances et je souhaite plein succès à mon adversaire». Avant de rejoindre une délégation des Verts urbigènes sous le porche de l’Hôtel de Ville pour déguster un apéritif bien mérité. Rappelons enfin que le parti Union Libre avait renoncé à présenter un candidat de même que le PS d’Orbe et environs. Union Libre n’avait donné aucune consigne de vote alors que le PS soutenait la candidature des Verts.

Hugues Schertenleib (à gauche) quittera l’Exécutif urbigène pour la dernière année de législature, alors que Claude Recordon (au milieu) et Pierre Mercier (à droite) ne se représenteront pas en 2016.

Orbe: démission surprise

Ambiance plutôt calme et bon enfant pour une séance rapidement menée à son terme. Malgré tout, un coup de tonnerre est venu secouer une assemblée qui semblait être partie pour se terminer sans remous particuliers. L’ordre du jour s’est égrené dans l’ordre. Il a d’abord vu la confirmation de sept commissions chargées d’étudier les préavis qui nourriront les débats des prochains Conseils. Le rapport sur la demande d’un crédit pour la réalisation d’équipements «Aux Pâquerets» est passé au vote sans opposition.

Police et UAPE accaparent

L’ambiance est montée d’un cran pour l’adoption de la motion de P.-A. Wieland qui demande une réflexion sur le futur de la police intercommunale. Acceptée à une voix près en 2012, l’adhésion à la Police Nord Vaudois apparaît aujourd’hui comme onéreuse avec un budget pour 2015 de près de Fr. 1’800’000.-. De plus pour ce prix, selon le motionnaire, la satisfaction des usagers n’est pas au rendez-vous et le poste manque d’effectifs.
Remous supplémentaires du côté de l’interpellation UAPE (unité d’accueil de la petite enfance): l’impatience se fait sentir. En projet depuis 2013, la mise à disposition de places complémentaires pour l’accueil parascolaire est toujours à la traîne. Le municipal P. Mercier espère pouvoir présenter, si tout va pour le mieux, un projet définitif d’ici à la mi-année. Selon l’avis du syndic, ce n’est pas encore partie gagnée car ce projet rencontre nombre d’obstacles.

Démission d’Hugues Schertenleib

Le clou de la soirée a été planté au cours des communications municipales. C’est l’annonce par Hugues Schertenleib de sa démission au 30 mars prochain. Remis de sa surprise le Conseil lui a réservé un tonnerre d’applaudissements.

Entré à la Municipalité le 1er juillet 2012, Hugues Schertenleib occupait son poste de municipal en parallèle avec sa fonction de préposé-receveur responsable du bureau de la recette d’impôts à Orbe. Le regroupement des bureaux de l’Etat de Vaud amène au déménagement de ce Service vers Yverdon-les-Bains. Dans ce cadre, M. Schertenleib a été nommé sous-directeur des offices d’impôt pour les districts Jura – Nord-vaudois, Broye – Vully et Gros-de-Vaud. Face à l’ampleur de ses nouvelles tâches, il se voit, à son regret, contraint de renoncer à son poste de municipal.
A la veille d’une année d’élections communales, le président du PLR, Guido Roelfstra, affirme que son parti est prêt. La réflexion en vue des prochaines élections est déjà bien avancée. Il s’agit maintenant de l’adapter afin que l’objectif final, soit le maintien des acquis à la Municipalité, deux membres du parti et la syndicature restent dans le giron PLR. Les candidats pour 2016 sont déjà pressentis et parmi eux le choix du meilleur candidat pour l’élection complémentaire sera communiqué sous peu.

Date de l’élection

Il est trop tôt pour savoir si un ou plusieurs conseillers communaux revendiqueront le poste laissé vacant par Hugues Schertenleib. L’annonce de cette démission a pris de court tous les partis et groupes, qui devront se décider rapidement sur leurs intentions puisque le premier tour se déroulera le 19 avril prochain, avec dépôt des listes pour le 23 mars. Un second tour est envisagé en date du 10 mai pour compléter l’Exécutif.

Bretonnières: élection annulée!

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Que se passe-t-il à Bretonnières? En moins d’une année, la Préfecture a dû annuler deux élections. La première fois (été 2012), le candidat ne remplissait pas les conditions pour être présenté puisque ce citoyen britannique n’habitait pas dans le canton depuis trois ans, comme l’exige la loi. Cette fois, ce sont deux autres erreurs administratives qui sont à l’origine de l’intervention de la Préfète Evelyne Voutaz. D’abord, la commune devait publier l’arrêté de convocation pour remplacer un municipal démissionnaire (Fabrice Ferrié) avant le 25 février. Une publication qui indique notamment le délai pour la déposition des candidatures, la date de l’élection ainsi que toutes les explications inhérentes. Malheureusement, la convocation n’a pas été affichée à temps, provoquant un recours dans ce village où la chose politique divise la population.

En plus, la Municipalité a commis une erreur en cherchant elle-même des candidats, après le délai de dépôt des listes, puisque personne ne s’était manifesté. En effet, à quelques jours de l’élection qui avait été fixée au 7 avril, elle a informé ses citoyens que trois personnes étaient prêtes à affronter l’électorat. Dans le même temps ou presque, l’ancien syndic William Trolliet avait fait savoir qu’il ne refuserait pas un nouveau mandat. Si on peut comprendre le souci de l’Exécutif de trouver une personne compétente, la municipalité n’avait pas le droit de s’immiscer dans cette démarche. Une erreur de plus pour reporter l’élection au 9 juin prochain, jour de votations fédérales, quand bien même une localité a 60 jours pour pourvoir au départ d’un municipal!

Budget contesté

Bretonnières est encore secoué par un autre souci. Des citoyens ont contesté la manière dont a été adopté le budget 2013. Si bien que le Conseil d’Etat devra trancher prochainement pour savoir qui a raison dans cette affaire. Si on peut se poser des questions sur le fonctionnement de cette commune, il faut reconnaître que ces péripéties démontrent à quel point les affaires communales sont complexes. On se souvient déjà que l’administration urbigène avait mis du personnel à disposition de cette commune, il y a deux ans, afin de pallier les lacunes d’un secrétaire municipal qui avait failli à sa tâche.

A l’heure où les lois abondent ou sont revues (la nouvelle sur les communes entrera en application le 1er juillet prochain et la modification sur l’exercice des droits politiques est à l’étude, à titre d’exemple), il devient de plus difficile de cerner tous les problèmes, surtout lorsqu’on les affronte peu fréquemment. Un point de plus pour favoriser les fusions si l’on entend maîtriser tous les sujets et éviter les soucis que rencontre Bretonnières.

Photo Pierre Mercier

Le nouveau comité de l’Asibco: de gauche à droite Jacques Nicolet, Jean-Michel Reguin, André Lavenex, Hugues Schertenleib, Jaques-Yves Deriaz, Laurence Marchand, Didier Lombardet.

Nouvelle ASIBCO pour cinq ans

Le nouveau comité de l’Asibco: de gauche à droite Jacques Nicolet, Jean-Michel Reguin, André Lavenex, Hugues Schertenleib, Jaques-Yves Deriaz, Laurence Marchand, Didier Lombardet.

Le nouveau comité de l’Asibco: de gauche à droite Jacques Nicolet, Jean-Michel Reguin, André Lavenex, Hugues Schertenleib, Jaques-Yves Deriaz, Laurence Marchand, Didier Lombardet.

Jeudi passé a eu lieu, au Casino à Orbe, l’assermentation des délégués et l’élection du comité de l’ASIBCO (Association Scolaire Intercommunale Baulmes, Chavornay, Orbe,) en présence de Madame la Préfète Evelyne Voutaz.

Avec la nouvelle législature, le comité directeur de l’ASIBCO a presque entièrement changé de visage. A l’exception de Jaques-Yves Deriaz de Baulmes, il fallait élire les six autres membres du comité de direction. Pour le conseil intercommunal, Pierre Malherbe a été réélu président sans discussions à l’unanimité.

Petit suspens

Chaque zone, Orbe, Chavornay, Baulmes a droit à un nombre fixe de membres : deux pour Orbe et un pour les autres zones en plus des membres de droit c’est-à-dire un représentant des trois principales municipalités. Respectivement, Hugues Schertenleib, Didier Lombardet et Jaques-Yves Deriaz ont été choisis. Pour les autres membres, en général, avant l’élection les communes s’entendent pour présenter leur(s) délégué(s).

Cependant, les communes de la zone de Baulmes ne s’étaient pas concertées et deux candidats ont été présentés Nicolas Perret, d’Essert/Champvent et Jacques Nicolet, de Lignerolle. Il a fallu deux tours pour les départager et Jacques Nicolet a été élu par 21 voix contre 16 et 10 abstentions.

Photo Natacha Mahaim

De gauche à droite, le nouveau syndic Olivier Petermann, Jacques Nicolet, son rival battu, Benjamin Petermann, vice-président du Conseil communal, Bernard Werly, président du Conseil communal.

Lignerolle: Olivier Petermann élu syndic haut la main

De gauche à droite, le nouveau syndic Olivier Petermann, Jacques Nicolet, son rival battu, Benjamin Petermann, vice-président du Conseil communal, Bernard Werly,  président du Conseil communal.

De gauche à droite, le nouveau syndic Olivier Petermann, Jacques Nicolet, son rival battu, Benjamin Petermann, vice-président du Conseil communal, Bernard Werly, président du Conseil communal.

Il n’aura pas fallu longtemps au bureau électoral de la commune de Lignerolle pour dépouiller le scrutin du 2e tour de l’élection du syndic. C’est en effet peu après la clôture officielle du scrutin que le nom du nouveau syndic a été connu. Olivier Petermann a été élu par 110 voix, son rival Jacques Nicolet recueillant quant à lui 72 suffrages. Avec une participation de 67% (185 bulletins rentrés sur 276 électeurs inscrits), Lignerolle a fait la preuve que la démocratie directe locale a toujours son importance, même un dimanche de pont de l’Ascension.

Le vaincu du jour a très sportivement reconnu que le jeu de la démocratie avait parlé, même si on pouvait percevoir chez lui une légère déception, comme après tout échec. Il aura cependant nombre d’occasions de rebondir, ne serait-ce qu’au Grand Conseil qu’il devrait normalement présider dans deux ou trois ans. L’élu du jour se déclarait «ravi et honoré de cette élection».

Il a appelé la Municipalité tout entière au rassemblement pour un travail utile et efficace, tout en précisant «qu’il ne détenait aucun pouvoir magique et qu’il aurait besoin de l’appui de tous ses collègues pour faire avancer les nombreux dossiers ouverts actuellement».

Le président du Conseil Bernard Werly s’est, quant à lui, félicité de pouvoir clore cette période de scrutins particulièrement longue et qui a donné au village un nouveau syndic et de nouvelles autorités prêtes à servir le bien commun.

Photo Olivier Gfeller

Jean-Pierre Serex, nouveau Municipal

Jean-Pierre Serex, heureux vainqueur 

Jean-Pierre Serex, nouveau Municipal

Jean-Pierre Serex, nouveau Municipal

Au second tour de l’élection municipale complémentaire, la population sarrazine a finalement jeté son dévolu sur Jean-Pierre Serex aux dépens de Marcel Ponnaz.

Sur 1486 électeurs inscrits, seuls 389 se sont mobilisés dont 22 ont voté blanc, 193 ont donné leur voix à Jean-Pierre Serex et 155 à Marcel Ponnaz. Le scrutin a comptabilisé 17 voix éparses et deux bulletins nuls.

Malgré sa victoire, Jean-Pierre Serex, qui sera assermenté le 12 avril prochain, demeure flegmatique. Il faut dire qu’il est rodé à la politique sarrazine, notamment au Conseil général où il a siégé de 1983 à 2009. D’origine vaudoise mais né en Dordogne en 1945, le nouvel élu a grandi en France tout en gardant de profondes attaches en terre vaudoise, son grand-père ayant été pasteur à l’Isle.

Finalement, il revient en Suisse dans les années 80 et s’établit à La Sarraz où il lance une entreprise spécialisée dans le sablage et le décapage. Lorsqu’on lui demande pour quelles raisons il est venu habiter La Sarraz, Jean-Pierre Serex répond du tac au tac: «Parce que c’est le milieu du monde et, par ailleurs, proche du réseau autoroutier.»

Lors de son arrivée en terre sarrazine, il se souvient du premier logement déniché. «Cet appartement était situé au centre du village. J’ai dit à mon épouse qu’on emménageait juste pour six mois. On y est resté sept ans. Cela m’a permis de mieux connaître les gens.»

Aujourd’hui, Jean-Pierre Serex habite un quartier plus tranquille où il se sent un peu «décalé». Visiblement, les Sarrazins ne l’ont pas oublié !

Photo Josianne Rigoli

Nathalie Piguet.

Valeyres : une institutrice en lice

Nathalie Piguet.

Nathalie Piguet.

C’est le 7 mars que les Valériens nommeront un nouveau membre de l’exécutif en lieu et place de la démissionnaire Sylvie Troyon. Une seule candidature a été déposée dans les délais. Nathalie Piguet a en effet choisi de faire le pas.

Installée avec sa famille depuis 18 ans dans le village, elle a très vite pris part aux assemblées du Conseil général, en compagnie de son mari. A l’époque, ils avaient considéré que c’était le meilleur moyen de s’intégrer à la localité.

C’est le syndic, Jean-Paul Vidmer, qui l’a sollicitée pour occuper le dicastère vacant, probablement celui des écoles, du social et des forêts. A vrai dire, cela correspond parfaitement aux connaissances de Nathalie. D’abord, parce qu’elle enseigne à mi-temps au collège du Grand-Pont à Orbe, dans une classe des premières années primaires tout en donnant des appuis aux petits élèves qui ont besoin du coup de main pour résoudre leurs problèmes du moment.

Elle fait aussi partie du Conseil intercommunal de l’Asibco (Association scolaire de Baulmes, Chavornay et Orbe). Ensuite, la candidate est une amoureuse de la nature à travers laquelle elle aime se balader. Au point que sa famille et leurs amis sont allés passer récemment des vacances, à pied, dans le Haut-Atlas marocain.

Sur le plan social, elle imagine que sa sensibilité de femme devrait être utile. Au sujet des bals perturbés que la commune a connus, elle est de l’avis qu’il faut tout essayer pour éviter de pénaliser la jeunesse, tout en prenant les mesures nécessaires pour veiller à ce que ces manifestations ne dégénèrent pas.

Un défi bienvenu

Même si elle est seule en lice, Nathalie ne considère pas son élection comme entérinée. Tout dépendra du verdict populaire même si elle sait que cela n’affectera pas sa personnalité de femme de la terre puisque ses grands-parents étaient agriculteurs. Née à Aubonne, il y a 45 ans et fille unique, elle peut compter sur l’appui de sa famille.

De son mari, Olivier, professeur de musique au gymnase Auguste Piccard à Lausanne et de ses enfants Bastien (18 ans), Eliott (15 ans) et Marius (11 ans). Elle est ainsi prête et enthousiaste à l’idée de participer au développement du village, auquel elle est très attachée.

Pour autant que les Valériens lui fassent confiance ce qui devrait être le cas puisque Mme Piguet n’arrive pas avec des idées révolutionnaires mais plutôt avec un regard nouveau, pour un défi qu’elle estime bienvenu à son âge.

L’importance de la famille

Si elle apprécie la nature, elle aime aussi la musique classique. Elle chante depuis 25 ans dans le chœur «Ensemble vocal bis», dirigé par son mari. En cuisine, elle a une préférence pour les cuisines exotiques comme la confection des tajines. C’est dans sa famille qu’elle puise une partie de son énergie, car partager les soucis et l’éducation de ses fils est une source d’enseignements permanente.

Elle sait que la génération des années soixante a été privilégiée et que la jeunesse d’aujourd’hui est confrontée à des difficultés nouvelles. Mais elle se veut optimiste même si elle considère que la communication manque dans notre monde.

C’est pourquoi elle veut être à l’écoute de ses concitoyens qu’elle aimerait pouvoir servir au mieux.

Photo Pierre Mercier