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Les Urbigènes en compagnie de Jacques Nicolet et Jean-Pierre Grin.

Orbe: Palais fédéral, Invitation à Berne appréciée

Une quarantaine de conseillers et municipaux urbigènes se sont rendus à Berne, à l’invitation du conseiller national Jacques Nicolet. Après avoir entendu quelques informations à propos du Palais lui-même, la délégation a pu suivre un débat du National, beaucoup plus bruyant que le Conseil des Etats, plus confidentiel.

C’est lors de la réception du municipal de Lignerolle, auquel s’était associé Jean-Pierre Grin (Pomy) qu’il a été possible de se faire une idée plus précise du travail de ces parlementaires, en précisant que sur les quatre représentants vaudois de l’UDC à Berne, trois viennent de notre district, Alice Glauser (Champvent) complétant ce duo. Ancien président du Grand Conseil, Jacques Nicolet relevait que si les soucis des communes sont traités à Lausanne, il faut parfois l’aide de lobbyistes pour saisir le message dans des domaines où l’on est moins qualifié.

Le travail d’un conseiller national peut varier entre 40% et 70% de son temps. Lors de la première législature, on n’appartient en général qu’à une seule commission permanente alors qu’avec le temps, les mandats s’accumulent. Ce sont sans doute les commissions financières qui exigent le plus de temps, la «paperasse» peut aller jusqu’à 80 kilos par année pour informer leurs membres. Pour J.-P. Grin (3e législature) qui appartient notamment à la délégation du Conseil de l’Europe qui siège à Strasbourg, les voyages sont plus nombreux et vous emmènent sur tout le continent. Toutefois, les délégués suisses ont l’obligation de privilégier leur mandat de conseiller national, en premier lieu.

Mieux vaut parler allemand

Les élus des deux chambres, qui sont voisines dans le bâtiment, se rencontrent régulièrement dans la salle des pas perdus ou dans les cafés ou hôtels environnant la place fédérale, puisque leurs sessions se déroulent en même temps, pendant trois semaines à quatre reprises dans l’année. Malgré le fait de représenter différents partis, un respect mutuel existe.

Le Conseil d’Etat vaudois a pour habitude de rencontrer ses parlementaires lors de chaque session pour évoquer les vœux et les soucis de leur gouvernement (péréquation, transports, etc.). Pour siéger à Berne, mieux vaut parler l’allemand ou le «schwytzerdütch».

Certes, une traduction simultanée est à disposition au National, où les conseillers s’expriment dans leur langue d’origine, comme aux Etats. C’est différent en commission, où il faut comprendre les propos de ses collègues, car il n’y a pas de traduction, en ajoutant que 80% des prises de parole émanent des représentants alémaniques. Il n’est pas inutile de dire aussi que ces parlementaires peuvent quitter l’hémicycle à tout moment, mais sont rappelés à l’ordre par une sonnerie sur leur portable, afin de venir voter sur le sujet qui est débattu.

Enfin, nos gens du Nord Vaudois rentrent quotidiennement à leur domicile pour autant que la séance ne se termine pas très tard dans la soirée. En ce qui concerne les notes d’hôtels, ils doivent les assumer eux-mêmes, mais ils reçoivent tout de même une indemnité pour ces frais. La journée s’est terminée agréablement à la cafeteria du Palais avant que Jacques Nicolet retourne débattre sur les juges étrangers, alors que les Urbigènes reprenaient la route sous des trombes d’eau.

L’Hôpital de Saint-Loup.

Saint-Loup – EHNV: une nouvelle école

Fidèle à ses habitudes, la direction des Etablissements hospitaliers du Nord vaudois a récemment réuni ses partenaires institutionnels représentés par les exécutifs communaux du périmètre et les députés.

La réunion tenue sur le site de Saint-Loup à Pompaples a tout d’abord permis à Jean-François Cardis de donner quelques nouvelles concernant ce site dont les activités en soins aigus sont en augmentation grâce notamment à la neurochirurgie et à l’orthopédie. L’hébergement déployé sur les deux unités Germond et Nozon est stable.

La communication principale a été consacrée à la nouvelle implantation de l’Ecole de soins et santé communautaire (ESSC) déjà partiellement présente sur le plateau de Saint-Loup. Le projet consiste à regrouper à Pompaples les sites de Morges et Vevey. L’importance de cette formation a été rappelée : des assistants en soins et santé communautaires (ASSC) certifiés au terme de 3 ans de formation assurent le bien-être physique, social et psychique des malades, appliquent certains traitements et effectuent des actes médico-techniques sous la responsabilité du personnel infirmier. Parallèlement, une formation d’aide en soins et accompagnement (ASA) débouchant sur une attestation de formation professionnelle est aussi proposée.

En 2015, l’ESSC comptait 663 élèves, ce qui est insuffisant pour répondre à la demande. Les possibilités d’agrandissement des sites de Morges et Vevey étant inexistantes, c’est assez naturellement qu’une étude a mis en avant Saint-Loup, site au bénéfice d’un plan partiel d’affectation de 2009 permettant un développement rendu possible par le soutien de l’Institution des diaconesses de Saint-Loup qui accorde un droit de superficie gratuit pour le projet.

Belle utilisation du potentiel de Saint-Loup dans la diversification et le renforcement du secteur formation avec le maintien en parallèle d’activités médicales importantes. Si le site pose toujours quelques difficultés d’accès en transports publics, cela ne semble plus insurmontable; le renforcement de la ligne ferroviaire Aigle – La Sarraz, ainsi que le déploiement de bus permettront une bonne accessibilité avec des temps de transport pas supérieurs à ce que l’on peut trouver dans les villes.

En troisième partie de séance, la rénovation complète des cuisines de l’hôpital a été présentée. Ces nouvelles installations permettront de faire face – en plus des missions de base – à l’arrivée de l’EESC et de délivrer également des repas pour le CSR de Cossonay et pour les écoliers.

Ballaigues: l’école vient au Conseil

Pour sa séance d’octobre, sous la présidence de Daniel Bourgeois, le Conseil communal de Ballaigues avait invité Dominique Valet, directeur de l ‘Etablissement scolaire de Vallorbe, Ballaigues, Vallon du Nozon. Il exposa dans les grandes lignes les incidences sur l’organisation de son établissement de l’introduction de la LEO et d’HarmoS. 800 élèves en provenance de dix communes parfois très éloignées les unes des autres, des transports qui actuellement représentent un coût annuel de l’ordre de Fr. 500 000.–, dix communes concernées et une centaine d’enseignants environ, tel est le portait rapide de l’établissement.

Qu’il s’agisse de l’introduction de l’anglais dès 2014 ou de l’allemand dès 2015 pour les petits, pour lequel les enseignants sont difficiles à trouver. Que l’on soit mis en face d’autres aménagements des programmes, telle l’augmentation des heures de cours à 32 ou 33 périodes, chaque retouche ou presque entraînera des coûts supplémentaires. On ne connaît pas encore les détails de la future grille horaire dès 2013. On n’a pas non plus d’information sur le nouveau cadre d’évaluation, dont le directeur craint qu’il soit un peu trop bas en termes d’exigences.

Les classes porteront de nouvelles appellations conformes à HarmoS, 1H, 2H, 3H, etc. alors que deux voies, VP et VG pour voie pré-gymnasiale et voie générale remplaceront la nomenclature actuelle. Des cycles primaires au cours desquels il sera en principe, et sauf dérogations, impossible de redoubler seront aussi créés. Sans doute pour diminuer les coûts importants, de l’ordre de 20 millions, causés par les redoublements, mais sans que le système convainque vraiment. Même si la LEO devra être appliquée et le sera, elle engendrera sans doute des retouches après quelques années d’expérience pratique. Le directeur se dit confiant dans les enseignants et ses élèves face aux adaptations requises, qui verront sans doute, à partir de 2015, l’introduction de l’horaire continu avec une diminution du temps libre à midi à environ 45 minutes contre 90 actuellement.

Taux d’impôt communal

Dans la seconde partie de la soirée, le Conseil a suivi les recommandations de la commission des finances qui estime justifié le maintien proposé par la Municipalité du taux d’impôt communal fixé à 66% du taux cantonal de base. Ce taux, parmi les plus bas du district, n’échappera pas à une augmentation dans les années qui viennent, aux yeux du syndic Raphaël Darbellay. L’image de la taxe communale pour la gestion des déchets qui devra s’adapter aux exigences de la nouvelle législation cantonale dès 2013. La question des «petits impôts» personnels, sur les chiens, sur la distribution de boissons alcoolisées ou sur les tombolas prévus dans l’arrêté d’imposition et qui n’ont pas fait l’objet d’un toilettage depuis longtemps mériteraient que l’on s’y arrête, a fait remarquer Nathanaël Bourgeois, approuvé par le syndic.

Photo Olivier Gfeller

Repas au restaurant du château de Prangins.

Conseil communal d’Orbe: première sortie

Repas au restaurant du château de Prangins.

Repas au restaurant du château de Prangins.

Le bureau du Conseil avait organisé une «course d’école» pour les conseillers communaux, les municipaux et le personnel communal.

Echo-quartier

Samedi passé une cinquantaine de personnes a pris place dans l’autocar, direction Gland. Le but était de se rendre compte sur place de ce qui se faisait de en matière de construction de tout un quartier et éventuellement donner des idée à la commune d’Orbe pour le développement de Pôle Sud. La Municipalité de Gland a très gentiment accueilli le groupe avec du café et des croissants.

Puis le municipal des travaux, Thierry Genoud et la représentante de Losinger-Marazzi, Sophie Reignier ont présenté le projet en cours (cf. encadré). Les conseillers ont ensuite été invités à visiter le chantier.

Après la visite, un apéritif avec des spécialités régionales avait été organisé devant la salle communale. Les participants se sont ensuite rendus à Prangins pour y déjeuner au restaurant du château. Le repas a été suivi par la visite en groupes du Musée national suisse.

Le retour s’est fait en fin d’après-midi. Les conseillers étaient en général contents de leur journée, de la visite de la commune de Gland, qui, plus grande qu’Orbe, peut présenter cependant des similitudes en matière de développement démographique.

Eikenott, quartier durable

Ce futur quartier «vert» a été baptisé EikenØtt, chêne en norvégien (ou suédois?), un clin d’oeil à la commune de Gland, mais aussi en référence aux pays scandinaves, pionniers en matière de respect de l’environnement et de projets avant-gardistes.

Ce projet de quartier durable ne s’est pas fait si facilement. Le terrain était en mains de dix-neuf propriétaires, qu’il a fallu convaincre un par un. Et une fois le plan partiel d’affectation (PPA) accepté par le Canton, et non; il a dû passer par trois fois devant le Conseil communal avant d’être validé.
Bref, il a fallu six ans pour que le chantier démarre.

Les normes exigées au départ demandent un investissement certes plus grand, mais qui est rapidement compensé par les économies en matière d’énergie. Mille deux cents nouveaux habitants viendront s’installer d’ici 2014 et, vu la demande sur la Côte, ils devraient rapidement trouver preneurs autant en location qu’en achat PPE.

Le chauffage des treize immeubles et des villas contiguës sera assuré par un chauffage à distance à bois. Le quartier sera sans voitures mais avec un grand parking au nord qui servira également de barrière avec l’autoroute. Des aires de rencontres seront aménagées entre les immeubles. La mixité sociale a aussi été un point important: des appartements protégés pour les seniors, mais aussi des appartements subventionnés et des villas contiguës seront voisins. Il a été prévu qu’un centre commercial s’installera dès la fin des travaux (2014) ainsi qu’un centre médical.

Les bâtiments ont été conçus par des architectes différents pour éviter une trop grande uniformité, cependant avec certaines contraintes communes. Les habitants ont été conviés à donner leur avis sur le projet, mais aussi sur des problèmes concrets pendant les travaux. Il a également été tenu compte du respect de la biodiversité pour le choix des aménagements extérieurs.

Le jour de la visite trois immeubles étaient sortis de terre. Il semblait que beaucoup de participants étaient séduits par ce projet, même si on pouvait entendre quelques réserves quant à la densité et au prix. Est-ce que cela donnera des idées à la commune d’Orbe pour son projet Pôle Sud ? On devrait avoir une réponse prochainement, dès que le Canton aura donné son feu vert pour le PPA.

Photo Natacha Mahaim

Au tableau noir, pour leur plaisir… de créer.

Romainmôtier: une classe d’école fait son cinéma

Au tableau noir, pour leur plaisir… de créer.

Au tableau noir, pour leur plaisir… de créer.

Et l’Arc fait école dans l’élargissement de la promotion d’artistes et créateurs de notre vallon du Nozon.

Ou comment faire un film d’animation

Les enfants ont l’art de provoquer les grands. C’est, quoi qu’en pensent les adultes, une loi pour apprendre. Yamilé Arsenijevic, enseignante à l’école maternelle à Romainmôtier (une chance, il y a encore 2 classes enfantines… à Romainmôtier) a reçu le message 5 sur 5, et avec la volée de 2010-2011, elle a donné la possibilité aux enfants de réaliser un film intitulé «L’école aux oiseaux»: du ciné d’animation sur 30 min. Un sujet abouti, qui était présenté à La Maison de l’Arc, vendredi 3 février.

Comme des grands!

Animation, bruitage et musique, ils ont tout fait. Pour la musique ils étaient guidés par Sarah Chappuis, (qui est prof à l’école de musique du Vallon du Nozon) avec Cécile à l’accordéon et Olivier à la guitare. L’intérêt de ce film, ce n’est pas seulement, entre guillemets, le résultat visuel, mais la manière de, les images mêlées, mais comment ils s’y sont pris? Et leurs commentaires, pas tristes du tout. Et ces idées qui jaillissent, drôles, savoureuses; leur sagacité à comprendre les choses compliquées.

Ce film est drôle, élégant et vous fait redescendre sur terre en écoutant les bons mots de ces gosses qui ne sont pas encore formatés, mais libres d’exister dans le bonheur de créer! (euh… mieux que les grands?) Le public, venu fort nombreux, n’en doutait pas un instant.
Vous reprendrez bien un peu de valse?

Le deuxième film projeté, réalisé avec la volée de 2009-2010, «Trois p’tits pas», c’était en deux mots: «attends un peu, je vais leur apprendre…!» En clair, les enfants ont enseigné, avec force détails, les danses (paso-doble, valse, twist et danses collectives d’Europe) à leurs parents en vue d’un bal, un vrai, pour la fin de l’année!

C’est aussi une caméra qui entre dans les maisons pour «voir» comment les familles ont accepté cette démarche. Et le résultat est encourageant. Les parents retournent à l’école de la danse, avec comme prof, leurs enfants. Cette sollicitation, visible dans le film, est accueillie avec beaucoup de fierté de la part des enfants! Au final, les bals d’antan n’étaient pas très loin. Et les souvenirs…non plus!

Photo Marlène Rézenne

Ependes: marché de Noël à l’école Rudolf Steiner

Ambiance unique

Durant le marché de Noël, l’ambiance qui règne au château d’Ependes, une belle demeure historique entourée d’arbres séculaires, est unique. C’est à la fois une grande fête et une journée portes ouvertes présentant au public les réalisations des élèves, des enseignants et des parents. La recette de cette manifestation constitue également un apport financier non négligeable, puisque l’école ne reçoit aucune subvention de l’Etat.

Au rythme des saisons

A l’école Rudolf Steiner, les fêtes s’inscrivent dans le calendrier scolaire. Au rythme des saisons. Le chemin qui mène aux célébrations du solstice d’hiver passe par la préparation de la Spirale de l’Avent ; afin de faire rayonner notre lumière intérieure pour affronter le froid. Les écoliers attendent ensuite la venue de Saint-Nicolas, accompagné du redoutable Père Fouettard. A la mi-décembre, c’est au tour du cortège illuminé de la Sainte Lucie de visiter les classes avec son lot de brioches au safran.

Produits équitables

D’année en année les ateliers du marché de Noël rencontrent un vif succès. Les participants y fabriquent, entre autres, des bougies à la cire d’abeille, des marionnettes en feutrine de laine, des étoiles de Noël, des biscuits originaux.

Le marché ne vend que des produits du commerce équitables, respectueux de l’être humain et de l’environnement. La plupart des objets artisanaux sont confectionnés à la main et composés de matières naturelles, à l’instar de la poupée Waldorf, figure emblématique de l’école, volontairement dépouillée afin de développer l’imagination de l’enfant.

Photo Denis Tarantola

Les élèves de 8e et 9e, artistes aux facettes multiples.

Les élèves d’Orbe: comédiens, musiciens, chanteurs et danseurs

 

Les élèves de 8e et 9e, artistes aux facettes multiples.

Les élèves de 8e et 9e, artistes aux facettes multiples.

«Les élèves ont toujours tort, vous le savez bien!»

Mercredi dernier au Casino d’Orbe, ils nous ont pourtant prouvé le contraire en présentant sur scène leurs prouesses artistiques. Organisée par Serge Goy ainsi que d’autres enseignants, cette soirée avait pour but de réunir les élèves de 8e et 9e années pour créer ensemble un spectacle où chacun avait la possibilité de s’exprimer soit par la musique, la danse ou la comédie.

Cette soirée marquait la fin d’une semaine de festival scolaire se déroulant chaque jour à la pause de midi au Casino, des productions de 5e et 9e s’y succédant. Les adolescents ont répété avec plaisir tous les midis pendant plusieurs semaines afin de dévoiler leurs talents respectifs à leurs parents, frères, sœurs et amis venus nombreux ce soir-là.

Un spectacle riche en performances artistiques

La soirée commençait par différents sketchs joués par une quinzaine d’élèves rassemblés dans le salon d’une maison de vacances. Parmi les habitants, citons notamment Marie Torou; une jeune fille un peu loufoque avec de gigantesques lunettes roses qui ne souhaite pas se mêler aux autres colocataires car elle s’estime plus cultivée qu’eux, rien que ça! Mais, c’est sans compter sur le psychiatre qui ramène tout à des théories, mais qui ne connaît pas de réels succès auprès de ses patients et Samuel, le dragueur de ces demoiselles.

Puis, plusieurs duos de guitare et de chant ont repris les morceaux cultes de Téléphone, de Saez ou encore d’Oasis. Suite aux événements de Fukushima, c’est avec émotion qu’une élève a chanté un titre en japonais. Une autre jeune fille a ensuite interprété au piano deux compositions d’Yann Tiersen, connu notamment pour la bande-originale du film Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain.

De plus, deux jeunes gens ont dansé du hip-hop alors que d’autres récitaient des poèmes. Les spectateurs ont eu beaucoup de plaisir à assister aux Arts de la scène qui alliaient de multiples formes artistiques, le tout présenté par des élèves enthousiastes et talentueux.

Photo Valérie Beauverd

Classe de 1960

Quelle idée !

Classe de 1960

Classe de 1960

On la savait braquée sur le problème des étrangers. Mais l’UDC n’avait pas hésité à mettre en lumière certains autres problèmes de notre société helvétique que les autres partis n’avaient pas le courage de soulever.

Au point de lui accorder quelque crédit. N’est-elle pas le premier parti politique du pays ?

Chasser le naturel, il revient en courant. Voilà que ces messieurs s’en prennent à l’école à l’heure où l’on parle d’unifier enfin les programmes scolaires. En disant que les enseignants sont de gauche et que cette vision des choses de la vie ne permet pas d’enseigner. A ranger dans la lutte partisane que se livrent les politiciens.

Pire est le fait qu’ils ne veulent plus qu’un enseignant par classe. Le partage des tâches entre professeurs ne leur convient plus. Il faut du plein régime et tant pis pour ces dames qui veulent partager leur temps entre leur profession et leur devoir de mère. En clair, Mesdames, retournez à vos fourneaux et à vos langes, votre place est à la maison et pas ailleurs.

C’est d’autant plus étonnant à l’heure où l’école manque cruellement d’enseignant, ils préconisent ainsi un retour en arrière de cinquante ans. Après les noirs et leurs congénères, c’est aux femmes qu’ils s’en prennent. En plus au moment où notre Conseil Fédéral comprend quatre représentantes de la gent féminine sur sept élus.

Cette prise de position démontre qu’il est difficile d’accorder du crédit à l’UDC qui renie le siècle dans lequel on vit, même s’il n’est pas parfait !

«Ronja» au casino d’Orbe

La narratrice Anne-Laure Brasey.

La narratrice Anne-Laure Brasey.

Une drôle de forêt avait envahi le Casino d’Orbe à la fin de la semaine passée, le temps du spectacle de l’Ecole de danse «Harmonia» et la Cie du Coquelicot.

«Ronja» est un conte d’Astrid Lindgren (Suédoise, auteure de Fifi Brindacier) qui raconte l’histoire de deux enfants qui se lient d’amitié, malgré la vieille haine existant entre leurs parents.

Le conte a été adapté par Christelle Schmutz et Eleonora de Souza, il leur permet de faire défiler dans cette sombre forêt, en marge de l’histoire de Ronja et son ami Ric, une multitude de personnages, comme les plus petits en lucioles et les adultes en monstres (peut-être est-ce ainsi dans la réalité ...).

Ils étaient tellement vrais qu’ils faisaient peur aux petits dans les coulisses. Les vilains monstres, dans des costumes hideux, deviennent presque sympathiques, quand, chaussés de baskets jaunes fluo, ils se mettent à danser le «Saturday Night Fever». A côté des vilains trolls, il y avait aussi de gentilles araignées, des esprits de l’eau, des des elfes et j’en passe.

Capoeira ou lutte à la culotte

Ronja et Ric réussissent à la suite de nombreuses aventures à réconcilier leurs parents. Le final étant la lutte entre les deux chefs de famille dans un combat sans merci, basé sur la Capoeira  mais avec des petits airs de lutte suisse... Cependant il n’y aura pas de vainqueur et aucun n’arrivant à prendre le dessus, ils sont obligés de capituler ensemble et de se réconcilier.

En plus des danseurs-acteurs, toute l’histoire est narrée par l’étonnante Anne-Laure Brasey, qui non seulement raconte de manière passionnante mais joue également tous les personnages, qui, eux, ne parlent pas.

L’école de danse Harmonia et la compagnie du Coquelicot ont la même envie de réaliser des spectacles abolissant les frontières entre la danse, le théâtre et la musique, en y intégrant aussi bien des professionnels que des amateurs, des adultes que des enfants,  et en y associant également des personnes en situation de handicap.

Le résultat sur scène est parlant, tous les danseurs-acteurs se meuvent avec beaucoup d’aisance et plaisir. Les nombreux spectateurs ont longuement applaudi.

La soirée de samedi  était suivie par un concert caritatif destiné à récolter des fonds pour Médecins du Monde en Haïti, avec Hemet, le groupe Noï et le Dj Lane.

Photo Frédéric Richard

Ecole en 2010

LEO et le PER : l’avenir de l’école obligatoire vaudoise

Ecole en 2010

Ecole en 2010

La procédure de consultation de l’avant-projet de loi sur l’école obligatoire vaudoise (LEO)  vient de se terminer. Nul ne peut  prédire aujourd’hui si ce concept issu des services d’Anne-Catherine Lyon verra le jour tel quel, sera fortement amendé ou supplanté par le projet Initiative Ecole 2010, qui a recueilli plus de 12’000 signatures et qui provient de l’ASPICS et de AVEC, des mouvements proches des Verts libéraux.

Ce que l’on sait en revanche, c’est que des changements vont intervenir à relativement courte échéance dans le domaine en perpétuelle mutation qu’est l’école vaudoise. Pour dresser un portait général de projet LEO, le député PSV Denis-Olivier Maillefer, également doyen de l’établissement secondaire Baulmes-Chavornay-Orbe (ESBCO) était l’invité vendredi soir passé de la section locale du Parti Socialiste.

A cette occasion, il a rappelé les éléments chapeautant la genèse de cette mutation importante à venir, en particulier Harmos, le concordat intercantonal auquel le canton de Vaud a adhéré et qui prévoit, comme son nom l’indique, une harmonisation minimale entre cantons signataires, l’entrée à l’école à 4 ans, une numérotation des classes de 1 à 11, soit deux classes de plus qu’actuellement, des domaines d’études (groupes de branches) homogénéisés, et enfin, puisqu’on est en Suisse romande, la définition d’un PER (plan d’études romand) qui délimite environ 85% de contenus communs pour 15% de contenus laissés au libre choix des cantons.

LEO doit donc tenir compte des règles du concordat Harmos, qui devient une sorte de législation-cadre au plan fédéral, du moins dans les cantons qui en ont accepté le principe.

Le projet LEO reprend le début de la scolarité obligatoire à  4 ans, ceci pour onze années au cours desquelles le principe du non-redoublement (avec des réserves) fait règle. Les degrés s’organisent différemment de ceux en vigueur aujourd’hui, puisque le primaire nouvelle formule va de la première à la sixième année, toutes les autres années passant au secondaire.

Avec sans doute les changements que ceci entraîne sur le plan de l’organisation territoriale. Enfin, en lieu et place des filières décriées actuellement, l’introduction de niveaux, en principe deux, actuellement intitulés standard et élevé.

A relever aussi une extension des options spécifiques qui devrait permettre à tout élève du secondaire de les suivre, même s’il n’a pas des résultats brillants dans certaines matières de base, dans l’idée de lui permettre de s’accrocher et de progresser là où il montre intérêt et succès.

L’ensemble du projet semble construit sur un meilleur suivi pédagogique, l’abandon de la VSO qui a visiblement laissé sur le côté bon nombre d’élèves, et sur des possibilités plus grandes pour l’élève d’orienter ses choix. Il repose aussi sur une spécialisation plus tardive que celle en vigueur actuellement avec les fameuses filières, un peu à l’instar de ce qui se fait dans beaucoup de cantons limitrophes plus éloignés, également en France.

Aux yeux de l’orateur du soir, ce projet cherche à tirer le meilleur possible de chaque élève: il est en cela positif. Il s’appuie aussi sur des expériences et des études internationales reconnues «qui montrent que la sélection précoce n’est pas une panacée». Même si pour lui l’offre de niveaux semble insuffisante pour calquer sur une réalité quotidienne, même si le projet souffre aussi d’autres faiblesses, notamment un appui mitigé des enseignants, LEO représente un vrai plus refusant le nivellement des acquisitions nécessaires.

Reste à savoir maintenant ce que le Grand Conseil va faire de ce projet, et quelle forme prendra la future école obligatoire vaudoise. En n’oubliant pas que les politiciens ne sont de loin pas tous des enseignants et sont donc de principe très éloignés de l’ambiance au quotidien des salles de classe.

Photo Olivier Gfeller

L’école conjuguée au présent et au futur

Laurent Delisle, directeur de l’établissement scolaire primaire.

Laurent Delisle, directeur de l’établissement scolaire primaire.

Le directeur de l’établissement scolaire primaire Baulmes, Chavornay, Orbe a présenté, lors de  l’assemblée général de l’APé, d’une part l’école telle qu’elle se présente actuellement dans notre région et  d’autre part ses possibles développements, suite au projet HarmoS (pour harmonisation scolaire).

Mercredi soir, s’est tenue l’assemblée  générale de l’APé (Association des parents d’élèves) du cercle scolaire, Baulmes, Orbe, Chavornay. Avant la partie statutaire, Laurent Delisle a fait un état des lieux de l’établissement primaire.

Ensuite Jean-Luc Sandoz, responsable du service, a également présenté la PPLS (Psychologue, Psychomotricien et Logopédiste en milieu Scolaire), dont nous parlerons une autre fois.

La situation de notre cercle scolaire est assez complexe, car elle regroupe dix-neuf communes, sur une superficie assez élevée, de Baulmes à Bavois et de Lignerolle à Corcelles-sur-Chavornay. Cet éparpillement donne beaucoup de travail à l’ASIBCO (Association Scolaire Intercommunale Baulmes, Chavornay, Orbe), le casse-tête des transports, du maintien ou pas de classes dans les petites localités par exemple.

Beaucoup de questions  actuellement

HarmoS devrait entrer en vigueur au plus tard en 2014, mais pour le moment c’est un peu le flou car cela soulève un grand nombre d’interrogations, et les réponses devront être mûrement réfléchies et ne seront peut-être pas simple à mettre en place, et ne plairont pas à tout le monde...

Parmi les changements déjà programmés, il y a celui de l’âge d’entrée à l’école : actuellement le CIN (Cycle Initial, autrefois école enfantine) n’est pas obligatoire et les enfants âgés de quatre ans au 30 juin commencent l’école à la rentrée suivante, cependant des dérogations sont possibles, pour avancer ou reculer l’âge d’entrée. Avec la nouvelle loi, l’entrée au CIN sera obligatoire pour tous les enfants ayant eu quatre ans au 31 juillet et cela sans dérogations possibles.

Un autre changement  certain est celui de la durée de la scolarité obligatoire, qui passe de 9 à 11 ans,  en effet le CIN sera compté comme la première et deuxième année d’école, un premier cycle, actuellement, il est considéré comme «moins 2» et «moins 1». Une autre modification de taille sera le passage au primaire du CYT (CYcle de Transition - 5e et 6e année) qui est rattaché au secondaire.

Mais cela demandera une réorganisation, on ne sait pas encore comment cela se passera au niveau des enseignants; l’enseignement devrait être dispensé par des généralistes, mais comment faire avec les autres activités (ACT - activité créatrice textile, la musique, etc...)?

L’allemand devrait aussi être renforcé, mais on ne sait combien de périodes, ni si il y aura suffisamment d’enseignants. L’apprentissage de l’anglais, commencé actuellement en 5e, débutera en 7e année. On connaît les enjeux mais il reste le problème des moyens.

Anne-Catherine Lyon a mis son projet de réforme en consultation la semaine passée. Les propositions qui seront le plus difficiles à faire passer seront sans conteste l’abandon du redoublement et de celui des trois filières (VSB; VSG; VSO). Même si tout le monde est en général d’accord que la situation actuelle avec une stigmatisation très négative de la VSO n’est pas satisfaisante.

Quel établissement ?

Un autre grand point d’interrogation est la forme que cette future organisation va prendre au niveau des établissements; y aura-t-il deux établissements, un primaire qui regrouperait les élèves de la 1re à la 6e année et un secondaire de la 7e à la 9e. Ou alors un seul établissement mixte avec plus qu’une seule direction?

Et beaucoup de variantes sont envisageables, par exemple: deux établissements primaires et un secondaire ou alors deux établissements mixtes ou encore un mixte et un primaire etc...

Dans les intentions d’HarmoS, il y a une intensification des horaires-blocs et les développements des UAPE (Unité d’Accueil pour Ecoliers). Mais là aussi cela demande réflexion: va-t-on raccourcir la pause de midi, ou laisser les enfants qui le peuvent rentrer chez eux, avec les problèmes de transports supplémentaires pour les élèves de villages avoisinant désirant se rendre à la cantine scolaire.

De quoi réfléchir

Bref, le  groupe de travail, dépendant de l’ASIBCO, constitué pour plancher sur ces différentes questions ne va pas chômer pour étudier toutes ces variantes. La consultation du projet de la ministre de l’éducation prendra fin en mars 2010 et les premiers débats et son adoption par le Conseil d’Etat aura lieu dès avril.

Le texte définitif devrait être adopté au plus tard en janvier 2011 et soumis en tant que contre-projet à l’initiative «Ecole 2010: sauver l’école». Le feuilleton scolaire est donc loin d’être terminé...

La situation actuelle en quelques chiffres

2‘218 élèves
pour 200 enseignants
dont 1‘182 au primaire
répartis dans 62 classes.

Un peu plus de nouvelles têtes brunes et blondes avec 207 élèves au CIN 1 Cycle initial,
(première année d’école enfantine)
et 1036 au secondaire
dans 56 classes
répartis dans 24 bâtiments.

Photo Natacha Mahaim