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Le carrefour en bas du village.

Agiez: l’eau, l’argent et des règlements à adopter

L’approbation des comptes 2016 pour la commune d’Agiez s’est d’autant mieux passée que le syndic Philippe Schwendimann a pu annoncer un bénéfice de
Fr. 3 526.39. Ce bon résultat est surtout dû a des rentrées supplémentaires imprévisibles: pour Fr. 74 000.– d’impôts en plus, des droits de mutation pour
Fr. 40 000.– entre autres.

L’eau est sous surveillance, depuis la découverte d’une contamination, la source de Vanté à Bofflens est légèrement chlorée. Il a été demandé aux agriculteurs de ne plus puriner. Malheureusement, un agriculteur de Bofflens a récemment recommencé à répandre du lisier. L’eau étant bien surveillée, on verra si cet épandage change les résultats.
La commune d’Agiez teste d’autres sources pour en évaluer le débit. Ensuite, elle demandera un devis pour une étude en vue de l’exploitation. Mais elle a refusé la gestion commune d’un réservoir avec Bofflens.

Le Conseil ne veut plus se «mouiller» pour l’eau!

Dans l’ordre du jour, l’eau est revenue pour l’adoption du nouveau règlement communal sur la distribution des eaux. L’ancien datait de 1967 et la nécessité d’autofinancement exigée par le Canton en demandait la révision totale. Basé sur un règlement type cantonal, il a suscité pas mal de débats. D’une part, la commission regrettait de ne pas avoir eu assez de temps et de ne pas avoir pu s’investir plus dans le projet, d’autre part, un point sur la possibilité d’augmenter les tarifs faisait craindre que la Municipalité les augmente trop rapidement. Le Conseil a cependant fait confiance à son Exécutif en lui laissant la marge de manœuvre prescrite.

Deux nouveaux règlements

Dans les autres sujets à l’ordre du jour, l’adoption des nouveaux règlements de l’ASIOR et de l’ORPC. L’ASIOR, la nouvelle entité née des cendres de l’ASIBCO, est l’association intercommunale qui va gérer les écoles depuis la sortie de Chavornay du groupement scolaire. Le règlement proposé a été modifié pour que toutes les communes puissent y avoir un délégué. L’ASIOR a demandé que l’arrêt de Chantemerle à Orbe améliore la sécurité des enfants. La commune d’Orbe a promis que des mesures sont à l’étude et seront mises en place pour la rentrée.

Quant à l’ORPC (entité régionale pour la protection civile) qui résulte d’un nouveau découpage et de regroupements de la part du Canton, son règlement a également été accepté sans discussion.

Dans les divers, la conseillère Marjorie Aubort revient sur la motion du carrefour en bas du village. L’arrêt de bus n’y est pas assez sécurisé pour les enfants et le carrefour en général pourrait être amélioré. La Municipalité va se pencher sur ce sujet.

Le syndic Thierry Candaux dans les installations.

Croy: de l’eau pour pomper l’eau !

Entre Vaulion, Romainmôtier et Croy, tout un patrimoine hydraulique est encore visible et même en activité. Il y a eu de nombreuses scieries, forges, clouteries, tanneries et des ateliers d’artisans qui ont eu recours à cette énergie gratuite avant l’installation de l’électricité qui a changé bien des choses. Mais, aujourd’hui, en se promenant le long du Nozon, on peut recenser pas moins de 53 bisses ou canaux et 6 biefs secondaires.

Héritière directe de ce patrimoine, la commune de Croy possède une machine un peu hors du commun. Dans son petit abri en ciment, juste en amont de la cascade du Dard, c’est une immense roue à aubes de 4 m de diamètre qui fait tourner une pompe qui sert à remonter l’eau d’une source d’eau potable à deux réservoirs distincts, situés à environ 2 km de distance et à une altitude supérieure de 120 mètres.

L’inventivité des anciens

Cette installation a été construite en 1911 au moment où les villages de Romainmôtier et de Croy ont été dotés de l’eau courante. L’impressionnant mécanisme que l’on peut voir encore aujourd’hui en fonction date de cette époque. Bien sûr, l’arrivée de l’électricité a amélioré les choses. La pompe est secondée par une pompe électrique alors que le débit du Nozon est insuffisant. Mais c’est quand même une puissance de 5,5 CV qui est dégagée. Sa rénovation en 1995 a valu à Croy de recevoir le prix de lauréat du Concours urbistique de 1998 pour la conservation du patrimoine bâti. La production d’énergie de cette roue à aubes permet de réduire la facture annuelle d’électricité d’environ 60%, soit une économie de 3500 fr. par an.

Technologie actuelle

L’automne dernier, la commune a procédé à une modernisation électronique. Un système de surveillance à distance a été installé et donne l’alerte à la Maison de commune en cas de dysfonctionnement ou de manque d’eau. «De plus en plus, nous sommes dépendants du débit du Nozon pour la faire tourner. Elle fonctionne environ quatre mois par an à l’électrique. Par contre, la source est plus stable. Elle nous offre un débit permanent entre 90 et 120 litres/minute. Cette mécanique est une affaire de passionnés et elle a toujours été très bien entretenue.

Mais nous envisageons un jour que ce petit bâtiment devienne une mini-centrale hydroélectrique qui fournirait alors assez d’énergie pour faire tourner la pompe avec nettement moins d’entretien. La technologie le permet aujourd’hui. Mais la démarche essentielle reste le maintien de ce patrimoine.», a expliqué, sur place, le syndic Thierry Candaux.

Les bassins de la STEP actuelle, au premier plan.

Vallorbe : le projet de STEP démarre

Première séance de l’année lundi pour le délibérant vallorbier placé sous la présidence de Christine Leuenberger, avec comme plat de résistance le vote d’un crédit de préparation d’étude pour la future STEP de la cité du fer d’un total de Fr. 400 000.– accepté sans opposition ni discussion. L’installation actuelle (photo ci-dessus) date de 1967. Elle n’est plus aux normes, pas économique, peu performante, dangereuse pour les opérateurs, etc. Trouver des pièces de rechange est un parcours du combattant, si bien que l’exécutif propose non pas de la restaurer, mais d’en ériger une nouvelle, au même emplacement.

Son dimensionnement général dépendait de la décision de Ballaigues de se brancher ou non sur cette installation moderne. Or l’exécutif ballaigui préfère faire cavalier seul dans ce domaine «pour des raisons économiques et politiques» ont précisé les commissaires. C’est donc un projet dimensionné pour Vallorbe qui sera étudié en détail.

Fermeture des chemins forestiers

En fin de séance, l’inspecteur forestier Pascal Croisier et le garde-forestier Dominique Favre ont présenté le plan de fermeture des chemins forestiers. La règle générale sera, dès ce printemps, l’interdiction faite à tous les véhicules à moteur de circuler sur ces chemins forestiers, avec des exceptions pour rallier notamment les buvettes ou les points de vue. Interrogé sur l’origine et les motivations de ce changement de pratique, Pascal Croisier a précisé que cette interdiction datait d’un texte fédéral de… 1991, mis en place avec une certaine retenue dans le canton.

Il a également confirmé que le personnel de la forêt ne constatait pas d’abus manifeste actuellement, mais que cette législation « avait été enfilée dans la loi au tout dernier moment par les Verts il y a bientôt 30 ans, pour la tranquillité de la faune. Comme toute loi, il s’agissait donc de l’appliquer et de la faire appliquer ». La première année sera plutôt didactique, les dénonciations ne devant en principe intervenir qu’à partir de 2018.

De gauche à droite: Joël Petermann et Marcel Brechbuehl autour de la carte générale réalisée.

Région: revoir les chemins de l’eau

C’est vers 2010-2011 que les premières discussions ont commencé au sujet de l’Étude régionale de l’alimentation en eau du Nozon, de l’Orbe et du Mujon (ERNOM). Un vaste projet né des préoccupations des six communes associées dans l’exploitation de la «Source Mercier» située sur le territoire des Clées, réunies dans l’AISM, l’association intercommunale qui gère cette source. Les installations et notamment les conduites datent pour la plupart de près d’une centaine d’années et arrivent ainsi bientôt en fin de vie. Par ailleurs, certaines communes manquent d’eau de façon systématique chaque année, ou disposent d’une eau de qualité moindre en fonction des saisons. La deuxième idée que sous-tend cette étude est la capacité de faire face à une pollution accidentelle au travers d’un bouclage approprié.

Un système qui permettra à chaque commune membre d’être branchée sur le réseau de sa (ses) voisine(s) et de pouvoir en très peu de temps fermer une arrivée accidentée pour se brancher uniquement sur une source saine. Enfin, troisième volet de cette étude, les besoins en eau pour le risque incendie, qui nécessitent en permanence l’accès à des ressources importantes et suffisantes. Sous l’impulsion du président de l’AISM Joël Petermann et du municipal des Clées en charge des eaux Marcel Brechbuehl, cette étude a débuté. Il s’est agi de se retourner aussi vers le canton pour connaître sa position. Ce dernier a souhaité une application claire du PDDE. Il a aussi suggéré que cette étude comprenne plus de communes, soit toutes les communes comprises entre Vallorbe et Orbe, jusqu’aux confins de Mathod et de Croy, soit en tout 17 territoires communaux.

Vaste inventaire

Dans un premier temps, il s’est agi de dresser un inventaire complet des ressources existantes, sources, réservoirs, stations de pompage, conduites, etc. De cet inventaire des ressources, les experts ont tiré des conclusions pour parvenir à ce fameux bouclage double de chaque commune concernée. Parfois il ne s’agit que de mettre en place une seule conduite. Dans d’autres cas, on a opté pour la construction de réservoirs nouveaux et plus grands pouvant alimenter plusieurs communes chacun, et réduisant ainsi les coûts d’exploitation à terme. Cette optimisation des coûts globaux fait aussi partie des objectifs de l’étude qui a été présentée à l’Omnibus par Joël Petermann et Marcel Brechbuehl. Terminée en juin 2016, la fameuse étude débouche sur un plan général qui a été approuvé par chaque Municipalité participante. Les conseils communaux et généraux seront saisis au moment des mises en œuvre successives qui seront décidées par chaque commune en fonction de l’urgence des besoins locaux et des aspects financiers qui accompagnent ces choix.

Un chantier de 15 à 20 ans

Le canton, qui n’a pas financé l’étude contrairement à l’ECA qui l’a subventionnée, souhaite que le projet global soit réalisé de façon intercommunale. Pas nécessairement au travers d’une association nouvelle, mais sur la base de celle qui existe actuellement et de relations bilatérales. La réalisation du réseau envisagé devrait prendre 15 à 20 ans. 6 nouveaux réservoirs sont prévus, chacun d’entre eux représentant une mise de fonds proche du million de francs. Sur la base du plan général existant, chaque commune va maintenant « zoomer » sur son propre territoire pour déboucher sur un ensemble de plans détaillés par secteur. Ce sont les communes membres de l’AISM qui ont ouvert le bal dans cette deuxième phase, car elles semblent avoir les besoins les plus urgents. Les premiers travaux auront lieu cette année encore. La suite dépendra des décisions qui seront prises localement, l’idée étant de respecter progressivement, mais au plus près le plan général existant et les objectifs cantonaux. Un vaste chantier qui verra encore de l’eau couler avant qu’il parvienne à son terme.

A la source aux Clées, les explications sont données par Albert Lambercy.

Les Clées: à la découverte de la Source Mercier

Trois petits degrés celsius ont accueilli samedi dernier un trentaine de personnes aux portes ouvertes de la Source Mercier.

Appelée couramment depuis plus de 400 ans « Fontaine Mercier », mais exploitée officiellement depuis 1969, celle-ci est située près du village des Clées, non loin de l’Orbe. Les six communes adhérentes à l’AISM (Association intercommunale d’amenée d’eau de la Source Mercier) : Les Clées, Lignerolle, L’Abergement, Sergey, Premier et Bretonnières, bénéficient, selon leurs besoins, de cette résurgence de cours d’eau souterrains.

Un premier arrêt dans la zone de captages, a permis aux plus courageux de se glisser dans un puits afin d’observer l’eau à sa sortie de terre, mais également d’écouter attentivement les explications données par Albert Lambercy, surveillant des installations. En moyenne, ce ne sont pas moins de 1 200 litres/min qui sont débités, puis remontés à l’aide de pompes jusqu’aux différents réservoirs, dont celui du Signal situé près de Lignerolle.

C’est d’ailleurs dans l’impressionnant antre de celui-ci que la deuxième partie de la visite se déroulera. A côté de deux cuves de 400 m3 remplies d’eau cristalline, on apprend, en outre, qu’une vanne présente au sous-sol peut être actionnée en cas de feu, permettant ainsi l’utilisation de l’entier de la capacité du réservoir.

Autrefois uniquement destinée à compléter les réserves incendie, cette eau de source, dont la gestion est entièrement commandée à distance, alimente aujourd’hui de nombreux quartiers de villas, voire l’entier de certains hameaux. Joël Petermann, président de l’AISM, explique d’ailleurs que cette dépendance entraîne de nouvelles problématiques, telles que celle liée à la survenue d’une pollution. Bien que présente quasi sans restriction, cette visite rappelle que l’eau est une ressource précieuse qu’il s’agit de préserver.

La piscine, le dimanche 11 septembre 2016

Orbe: coûteuse tuyauterie en question

Première soirée au perchoir pour le président Philippe Cochard, qui inaugurait ainsi la nouvelle législature à la tête du délibérant urbigène. Ceci avec un ordre du jour qui s’est révélé au final relativement court. Après avoir procédé à l’assermentation de trois conseillers communaux, le délibérant urbigène s’est penché sur le traditionnel rapport concernant l’autorisation générale de statuer.

Une délégation générale octroyée à l’exécutif pour la durée de la législature lui permettant, entre autres, de bénéficier de plus de souplesse et de réactivité dans l’accomplissement de ses différents mandats, que ce soit l’acquisition ou l’aliénation d’immeubles, de parts de société, la nécessité de plaider ou l’acceptation de legs et de donations. Le rapport présenté par Stéphane Collet différait légèrement du préavis déposé par la Municipalité, en spécifiant plus précisément les contours de l’acceptation des donations et héritages. Un amendement qui a été accepté par l’Exécutif et voté à l’unanimité par le Conseil.

Piscine à rénover et tuyaux très chers

Un crédit d’étude de Fr. 85 000.– a lui aussi été voté sans discussion. Il servira à financer une étude de rénovation de la piscine du Signal et de ses bâtiments. Si diverses pistes sont envisagées, le chauffage de la piscine n’entre pas en ligne de compte en raison des coûts élevés d’entretien qu’une telle modification engendrerait.

Revenant sur une affaire traitée par l’ancienne Municipalité, Arnold Poot a déposé une motion pour que toute la lumière soit faite au sujet des coûts effectifs liés au RIPO, ce système de distribution d’eau intercommunal qui a coûté environ Fr. 400 000.– de plus que prévu à la commune. Le groupe PS a invité le motionnaire à transformer sa demande en interpellation, «pour que son traitement en soit accéléré», a précisé Jean-Marc Bezencon. À une très large majorité, les Verts compris, le Conseil a repoussé cette proposition, jugeant la motion préférable. Il appartiendra donc à l’exécutif actuel de répondre à cette motion dans un délai d’une année au maximum.
Ordures ménagères et UAPE

Le Municipal Guido Roelfstra a expliqué que «les ménages et entreprises recevront sous peu les bordereaux de taxes pour l’élimination des déchets. Ces derniers seront accompagnés d’un flyer explicatif détaillé. Une hotline à disposition des contribuables sera mise en fonction à l’Hôtel de Ville durant la période de réception de ces bordereaux, ainsi que durant la période au cours de laquelle les rappels seront envoyés».

«L’UAPE d’Orbe sera ouverte dès la fin du mois d’octobre», a encore précisé le municipal Luiz de Souza en fin de séance.

Muriel Vuagniaux secrétaire, Philippe Monnard président et le syndic dans sa dernière présentation des comptes.

Bofflens: tonnes de cendres polluées

Le syndic, Christophe Le Nédic, était heureux d’annoncer pour la deuxième année consécutive des comptes positifs pour la commune, même si ce n’est que de Fr. 533.29.

L’eau en question

Suite à une contamination, l’eau du village doit être chlorée et une pompe d’épuration mobile utilisée. Toutefois le municipal en charge, Renaud Besson, se veut rassurant; les doses de chlore utilisées sont vraiment minimes. La commune travaille sur un projet afin de boucler les réseaux entre villages voisins (Agiez, Arnex, Croy). Ce dernier problème avec la distribution d’eau pousse Bofflens a chercher des solutions pour rénover et améliorer la situation d’eau. Par contre bonnes nouvelles pour les nitrates, les taux descendent régulièrement grâce à des accords avec les agriculteurs proches des sources. Le syndic qualifie les derniers résultats d’extraordinaires.

Vingt tonnes de cendres polluées

Le municipal des forêts, Vincent Monnier, a eu beaucoup à faire à nettoyer la place du Crêt d’été, dont il a fallu enlever les déchets des feux. Leur analyse a montré la présence de métaux lourds genre chrome. Heureusement, il n’y a pas eu besoin de les éliminer en déchets spéciaux, ce qui aurait coûté très cher, 20 tonnes de cendres ont été évacuées chez Cridec. Vincent Monnier compte sur les utilisateurs du lieu pour ne pas y brûler n’importe quoi, en particulier les restes de feux d’artifice.

Enfin Bofflens participera à la réserve naturelle des Gorges de l’Orbe pour treize hectares, dont trois parcelles en réserve intégrale pour une durée de 50 ans. Pour cela, elle recevra une subvention cantonale unique de Fr. 50 000.–

Pour clore ce dernier Conseil, Christophe Le Nédic a remercié ses collègues et le Conseil pour ces 8 ans passés ensemble. La secrétaire du Conseil, Muriel Vuagniaux, va passer municipale et va laisser sa place à Gabriel Baltariu.

Les co-présidents Christophe Estermann et Christian Lambercy et le secrétaire Charly Clerc, trois passionnés qui font avancer les projets d’Orbe Vivante.

Orbe Vivante: des passionnés au chevet de l’Orbe

La région peut se vanter d’avoir une belle rivière qui se prélasse dans des gorges magnifiques. Mais, pour leur confort, les hommes ont, petit à petit, déréglé ce milieu naturel amenant un dérangement de l’équilibre naturel qui y régnait. Les pêcheurs y trouvaient du poisson à foison, mais actuellement, outre le fait que les poissons ont de la peine à remonter la rivière, ils ne trouvent plus d’endroit profond frais en été et protecteur en hiver.

Orbe vivante

Cette association, crée en 1992, a pour but de protéger l’Orbe dès sa source en France, jusqu’au lac de Neuchâtel, ainsi que de les affluents, contre toute atteinte nuisible, en vue notamment de sauvegarder les biotopes naturels abritant la faune et la flore, les eaux piscicoles et les eaux en tant qu’élément du paysage ainsi que de permettre l’utilisation des eaux pour les loisirs. Pour ce faire, elle va discuter avec les intervenants tout au long du cours d’eau.

Niveau trop faible

Lors de la dernière assemblée générale, le comité a rappelé ses principaux chevaux de bataille. Ce sont le niveau d’eau qui est insuffisant à la sortie des barrages et la pollution, agricole ou à la sortie des stations d’épuration. Le comité a apprécié que la commune des Clées étudie la possibilité de mettre un tronçon des gorges en réserve naturelle. L’association souhaite renaturer au maximum cette rivière afin qu’elle reste un endroit où il fait bon se promener.

Les petits ruisseaux…

L’Orbe est reconnue pour être un écosystème à préserver de première importance. La renaturation de son cours fait partie des nombreux projets que l’association suit ou met en place. Les tâches sont nombreuses et toutes personnes sensibles à ce cours d’eau magnifique (du simple amateur au biologiste confirmé) sont bienvenues au sein de son équipe.

«Les petits ruisseaux font les grandes rivières…». www.orbe-vivante.ch - christian.lambercy@bluewin.ch - c.estermann@sunrise.ch

Orbe Vivante

Le devant de la maison de commune illuminé.

Les Clées: touche pas à ma source

Deuxième séance du mois de décembre, pour le Conseil général des Clées qui s’est réuni inhabituellement à l’école, sous la présidence de Christian Brechbühl. Le délibérant des Bourdons a accepté, dans un premier temps et sans discussion, de prolonger jusqu’à la fin de la législature l’autorisation accordée à l’exécutif d’emprunter des fonds. «Dans le futur, cette autorisation sera votée en début de législature » a indiqué la commission chargée d’étudier cette question.

On a aussi appris que la pose d’un revêtement bitumineux flambant neuf sur presque tous les tronçons de route du village de la Russille coûterait nettement moins cher que prévu. Cette bonne nouvelle est due à la prise en compte des diverses participations et subventions à recevoir, qui n’étaient pas encore connues avec précision par la Municipalité au début décembre. C’est donc, au final, un crédit complémentaire réduit à Fr. 70 000.– qui a été voté sans discussion pour cet objet. Les travaux auront lieu une fois les beaux jours revenus.

Un adverbe de poids

Une toute nouvelle mouture du règlement communal sur les émoluments en matière de police des constructions a été également acceptée sans discussion. Ce texte précise les montants des diverses taxes ou charges de préférence dues par les propriétaires et autres acteurs de la construction. Lors de sa dernière séance, le Conseil avait adopté son propre règlement de fonctionnement. Ce dernier est reparti très vite chez les juristes du canton, qui ont évidemment trouvé une faille justifiant une prolongation des discussions.

L’adverbe «notamment» ajouté à une disposition a dû faire l’objet d’un nouvel examen, au travers d’un préavis nouveau, d’une séance de commission nouvelle, d’un rapport nouveau et d’une discussion en plénum, le tout entre le 2 et le 10 décembre. Un record sans doute, aussi bien pour la vitesse de transmission par l’exécutif que par celle du retour du canton. Sans compter l’importance cosmique du changement apporté au projet par les juristes.

Des soucis pour la Source Mercier

En fin de séance, Gilles Burri a interpellé l’exécutif sur l’avenir de la Source Mercier, si la commune de Sergey venait à être absorbée par Orbe. «A-t-on mis en place les garde-fous nécessaires?» s’est interrogé le conseiller. C’est Joël Petermann qui lui a répondu que la question avait été évoquée à l’AIVM et que dans l’hypothèse d’une fusion, ce ne serait pas la nouvelle commune d’Orbe, mais uniquement les 140 habitants du futur village de Sergey fusionné, qui seraient pris en compte dans les conventions relatives à la source.

Gil Pidoux et Pierre-André Vuitel remttent le prix à Johanna Troyon, meilleur poème des moins de 18 ans

Orbe: concours de poésie 2014

Vendredi 22 août, aux anciens moulins Rod, a eu lieu le vernissage de l’exposition de tableaux de Gil Pidoux. Présentée dans les silos, cette exposition de miniatures et de tableaux est à voir jusqu’au 21 septembre. La visite dans ce dédale est une promenade au gré de l’esprit. L’interprétation des images est toute personnelle et l’on ne peut que recommander d’aller les voir et de laisser son esprit voyager.

Poésie

Il est vrai que c’est un poète qui les a peints et dans cet art, il excelle. Gil Pidoux a fait rêver l’auditoire lors de la remise des prix du concours qu’il a organisé en collaboration avec la Libraire Le Cerf-Livres et le festival Moulin mouline.

Introduit par l’orgue de Barbarie d’Irma la Glousse, le poète a donné lecture de quelques œuvres et le public s’est surpris à glisser sur le fil des mots…
Les poètes sont des enfants… mémoire au fil de l’eau, au fil du temps… se mêlent à la farine, à l’eau… jusqu’au vertige du silence… «longtemps, longtemps après que les poètes ont disparu, leurs chansons courent encore dans les rues…»

Les mots ont chanté dans le petit théâtre avec des interventions musicales de Gil et Ayuta, le temps s’est presque arrêté…

Concours

Le jury, composé de Gil Pidoux, Patrice Lefrançois et de Etienne Reichel, a choisi le meilleur poème des moins de 18 ans et un pour les moins de 108 ans. Le prix des jeunes est revenu à Johanna Troyon qui habite à Orbe. Ce qui a ravi l’organisateur de voir que parmi les Urbigènes, on trouve encore des poètes de talent. Le prix des moins jeunes est revenu à Catherine Gaillard-Sarron de Chamblon. Après lecture de leur poème, Gil Pidoux les a félicités. Chacune a reçu un prix de Fr. 300.– et une roue qui mouline en souvenir.

Forage sous haute surveillance.

De l’eau sous l’Orbe

Forage sous haute surveillance.

Forage sous haute surveillance.

Des travaux sont en cours pour amener de l’eau de part et d’autre de la plaine.

Le Réseau Intercommunal d’eau potable de la Plaine de l’Orbe a été mis en place au départ par quatre communes, dont Suchy qui s’est retirée peu après. Ce réseau permettra de mieux alimenter les trois villages, notamment pour une meilleure défense incendie.

Il permet de garantir une sécurité d’approvisionnement en eau de ces villages et, dans l’autre sens, pour Orbe en cas de nécessité. Une grande tranchée a été faite ce dernier mois pour poser des tuyaux depuis la station de pompage, à côté des EPO, jusqu’à la limite d’Essert-Pittet où un embranchement reliera ce village et Chavornay.

Forages

Pour réaliser ces travaux, il a fallu résoudre les passages sous l’Orbe et l’autoroute. Le RIPO a fait appel à une entreprise spécialisée qui réalise des forages dirigés TT. La technologie actuelle permet même de forer sous des complexes industriels. Elle se montre particulièrement écologique, puisqu’elle ne nécessite que des interventions ponctuelles. Le choix du forage approprié se fait en fonction de la longueur du forage, du diamètre de tube à poser et des caractéristiques du sol. Le plus grand problème est le respect d’une trajectoire face aux résistances dans le sol.

Poussée de traction

Pour surmonter les contraintes mécaniques, d’énormes forces sont nécessaires. C’est pourquoi on opte pour l’utilisation des systèmes de forage TT, avec marteau à percussion intégré. Celui-ci doit être activé, lorsque l’avancement des travaux est insatisfaisant en raison des conditions de sol difficiles. En effet, il s’agit tout simplement de la force de destruction d’un marteau à percussion qui est appliquée depuis le système de forage. La combinaison de forage à boue avec un marteau à percussion permet l’avancement et la dirigeabilité du système dans des sols difficiles.

Les contraintes et attentes importantes concernant les travaux de forage à réaliser nécessitent une détection précise et une commande fiable du système. L’équipe de forage surveille en permanence l’avancement de la tête de forage. Les valeurs mesurées sont relevées, les corrections de la trajectoire sont transmises au pilote du système par radio.

Photo Marianne Kurth

A Champvent, on n’offre pas que de l’eau à boire.

Champvent: budget et eau potable

A Champvent, on n’offre pas que de l’eau à boire.

A Champvent, on n’offre pas que de l’eau à boire.

Le Conseil général de la commune de Champvent s’est rassemblé mardi, réunissant 53 membres, dont une nouvelle assermentée, sous la présidence d’Anja Skrivervik.

Premier point au programme, le budget 2013 de la commune. Présenté par le syndic, Olivier Poncet, il a été établi à environ Fr. 1 800 000.– avec un excédent de recettes de Fr. 3 000.–, ce malgré le fait que les comptes de l’année 2012 n’étaient pas encore disponibles. La majorité des dépenses prévues ont pour cause la mise en place des réformes votées par le peuple et entrées en vigueur en 2012, notamment celles de la police, des sapeurs-pompiers et de la protection civile. Le budget a été accepté à l’unanimité sans grande discussion.

Nouvelle source d’eau potable

Le deuxième point important du Conseil concernait une demande de crédit de Fr. 180 000.– pour une étude de conception d’un nouveau puits de captage de la nappe phréatique se trouvant sous la commune.
Ce projet, en cours depuis 2008, a pour but de fournir de l’eau de meilleure qualité aux habitants. Il a été mis en œuvre à cause de problèmes de turbidité et de la possible présence de germes dans l’eau. La Municipalité avait d’ailleurs été contrainte d’interrompre l’approvisionnement en eau entre le 13 et le 23 novembre derniers. Le Conseil a approuvé la demande de crédit à l’unanimité moins une abstention.

La Municipalité a en outre informé le Conseil que le Canton menait une étude pour déterminer de nouveaux emplacements pour des décharges et que deux sites potentiels se trouvaient sur le territoire de la commune. Les propriétaires des terrains concernés qui ont été contactés par le Canton ont déjà déclaré être opposés au projet.