Articles

Le tunnel envolé a été arrêté par la haie.

Orbe: Coup dur pour la ferme du Joran

Eleanor n’a pas fini de faire parler d’elle, la tempête qui a fait de nombreux dégâts dans la région a détruit une grande partie des tunnels de culture qui venaient d’être installés. Voilà ci-dessous le courriel envoyé aux membres de la coopérative agricole du «Panier bio des Trois-Vallons» qui résume parfaitement la situation.

Le Joran balayé par Eleanor…

Épuisées par leur première année de mise en place de la ferme collective du Joran à Orbe, les paysannes du collectif, se félicitant de l’énorme travail accompli, s’aimaient à penser à un peu de quiétude hivernale. Elles se disaient sereinement que 2018 s’annonçait un peu plus calme… C’était sans compter l’audace, pour ne pas dire l’affront, de nommer leur ferme d’un vent bien connu de la région. La tempête Eleanor, le 3 janvier 2018, leur rappela qu’on ne rigole pas avec les forces de la nature et, d’une chiquenaude, envoya valdinguer des centaines d’heures de travail. Ainsi, la moitié des tunnels maraîchers installés avec la précieuse aide d’une septantaine d’amies venues prêter main-forte lors de chantiers collectifs, s’en retrouvera totalement détruite ou gravement endommagés. Un tunnel de 32 m s’est même envolé complètement pour atterrir dans la haie 70 m plus loin!!

L’équipe ébranlée après une avalanche de «si», «si on avait fait ça», «si on avait fait ci», relève la tête pour se dire «comment», comment reconstruire ? Comment faire pour que cela n’arrive plus ? C’est un peu vache que ce coup dur nous frappe si vite, mais on ne va quand même pas se laisser décourager par la première tempête venue!

«Le tiroir-caisse un peu vide et les forces de travail limitées nous poussent pourtant à faire un appel à un soutien financier pour pouvoir reconstruire avec l’aide d’une équipe de professionnels. Nous faisons aussi un appel pour nous aider sur le terrain à démonter, détordre, dévisser, ramasser et trier les éléments des tunnels endommagés.

Si vous avez du temps, envoyez-nous un e-mail à lejoran@atelierltc.ch pour que nous puissions organiser des journées collectives de travail.»

Si vous avez des sous, voici les coordonnées bancaires:

Le Joran, Madlen Weyermann, Rte de Vaulion 20, 1324 Premier, CH09 0839 0034 1951 1000 5.

La Maison de Commune de Ballaigues

Ballaigues: fouines voraces à la Maison de commune

C’est un problème urgent d’isolation de la toiture de la Maison de commune que les membres du Conseil de Ballaigues ont dû traiter lundi soir sous la présidence de Samuel Maillefer. En effet, la température intérieure stagne en hiver à 16 degrés dans l’appartement locatif qui se situe au-dessus des bureaux communaux. Des investigations ont permis de constater que des fouines avaient entièrement détruit l’isolation en toiture, qui devra être refaite. Un crédit de Fr. 105 000.– a été demandé par l’exécutif pour ces travaux à un édifice pourtant très régulièrement entretenu depuis sa rénovation en 1988. À relever qu’une moitié environ de ce coût sera pris en charge par la compagnie d’assurance de la Commune.

Bouchons du Creux

Le Conseil a été nanti du contenu des correspondances qui ont été échangées entre les Municipalités de Ballaigues et de Vallorbe. Cette dernière relayant un postulat accepté au Conseil visant à demander à Ballaigues de délester le trafic bouchonné en acceptant d’ouvrir la route forestière de la Chenaux qui relie les silos à sel au barrage de la Jougnenaz. Une ouverture que refuse l’exécutif ballaigui pour des motifs d’ordre juridique et aussi en raison de la configuration du terrain qui ne se prête pas à une circulation régulière. «La vocation légale et pratique de ce chemin forestier classé doit être maintenue», a expliqué le syndic Raphaël Darbellay, qui a ajouté «qu’il s’agissait aussi d’un itinéraire cycliste obligatoire».
Toujours au chapitre de la circulation, on a appris lundi que l’OFROU avait avisé la Commune ce même lundi (!) que la sortie de Ballaigues sur l’autoroute A9B serait fermée durant une semaine pour un goudronnage intégral.

Taux d’impôt sans changement ?

La Municipalité a proposé que le taux de 66 % de l’impôt cantonal de base soit reconduit pour l’année 2018, un préavis que la commission de finances devra encore étudier.

Taxe de séjour et taxe sur les résidences secondaires

Un préavis sur ces questions a été déposé. L’ADNV a préparé un règlement type dans ce sens, document qui repose déjà sur la base d’un règlement préparé par le canton. Le but est d’harmoniser les taux de taxes dans les communes du district et de mettre en place un système informatisé efficace pour la future perception de ces taxes dont l’Office du tourisme régional sera chargé.
En fin de séance, le municipal Jean-François Faivre a précisé que les soumissions pour la rénovation du bâtiment de la Croix d’Or étaient sur le point d’être lancées, quelques sondages préalables ayant été effectués au mois d’août. Le programme prévu est respecté, a-t-il ajouté.

Le clocher touché

Baulmes : trois mois d’échafaudages !

La foudre a frappé le clocher du Temple de Baulmes dans la nuit du 8 au 9 août réveillant une bonne partie des villageois. Le lendemain matin, plus un Baulméran n’ignorait que le toit de l’édifice était partiellement détruit.

L’Eglise protestante de Baulmes est située sur un monticule d’où l’on jouit d’une très belle vue sur le Plateau et les Alpes par beau temps. Ce vénérable édifice était déjà mentionné en 1228 sous le vocable de Saint-Pierre. Au 18e siècle, de grands travaux sont nécessaires, l’idée de l’abandonner au profit d’une construction au centre du village avec une horloge pour donner l’heure aux Baulmérans est évoquée. Leurs Excellences de Berne refusent le projet, et font construire une Tour à la place.

Des travaux à l’Eglise sont tout de même entrepris au début du 19e siècle et un orgue est acheté en 1870. Pour pouvoir l’installer, des travaux de surélévation du plafond sont nécessaires (l’orgue sera remis en état en 1981). En 1914, la commune procède à la rénovation du toit et de l’intérieur de l’édifice. D’autres travaux (avec notamment le changement du coq) seront entrepris dans les années 1950-60.

Les dégâts actuels concernent essentiellement les tuiles et les chevrons. L’ECA a demandé deux devis qui seront déposés lorsque les échafaudages seront installés (pas avant le 6 septembre). L’accès à l’Eglise n’est possible que par la porte côté cimetière qui donne accès à l’orgue. La porte principale n’est pas accessible en raison du risque de chutes de tuiles. Un filet de protection sera installé.

Les travaux dureront plus d’un mois : la flèche sera découverte de toutes les tuiles restantes et recouverte après le changement de deux chevrons. Tout pourrait être rentré dans l’ordre (au mieux) dans le courant du mois de novembre.

Pierre Vannod et Claude Lapalud en pleine expertise.

La grêle s’est abattue

En date du 13 juin, la grêle s’est abattue sur une zone entre Arnex, Croy et Pompaples. Le lendemain, ce sont les paysans qui ont été abattus de constater les dégâts. Tous ceux qui ont une assurance grêle les ont signalés et les autres ont regretté de ne pas l’avoir faite. Sur les orges et les pois, les dégâts sont estimés entre 30 et 90%.

La vigne

Le vignoble d’Arnex, également touché, a fait l’objet d’un passage des experts de Suisse Grêle les 7 et 8 juillet. Ces experts sont ou étaient des vignerons actifs. Sur demande de l’assurance, une équipe, sous la direction de Daniel Rossier, s’est partagé le travail. Les premières heures, ils se sont familiarisés avec les tablettes, car l’assurance vit avec son temps et les a informatisés. Puis ils ont fait les premières estimations et comparé leurs résultats afin que toutes les parcelles soient expertisées de la même manière.

L’expertise

Ces hommes sont tout-terrain et travaillent par tous les temps ou presque, ils ont bravé la pluie et ont visité le vignoble.
L’expertise provisoire se fait environ 15 jours après la grêle, car immédiatement après, on ne voit pas bien les dégâts. Après quelques jours, les grains deviennent noirs et les grappes qui ont été coupées par un grêlon sèchent. La grêle ne frappe pas uniformément. Les paramètres sont nombreux, comme, par exemple, l’exposition de la vigne, dans un contour ou sur une bosse, abritée par un bosquet ou selon la disposition des lignes. Les espèces cultivées peuvent également influer sur les dégâts. Certains cépages ont un feuillage plus épais, ce qui protège mieux les grappes.

Comptage

Dans une vigne, si les lignes sont longues, il peut y avoir 15 à 20% de perte à un bout et 60% à l’autre bout, c’est pourquoi les experts font des comptages à plusieurs endroits.
Ils se placent dans la vigne et comptent le pourcentage de perte sur 25 à 40 grappes en suivant, puis sur autant de grappes de l’autre côté de la ligne. Il n’est pas rare de voir que seul un côté a été touché, selon d’où venait l’orage. Ils prendront la moyenne des deux résultats pour leur estimation. Ce jour-là, ce ne sont que les grappes qui ont été estimées. Les dégâts sur les bois font l’objet d’une autre assurance. Mais en passant on a pu remarquer que des bois ont été blessés, pas trop gravement pour l’instant. Cette expertise provisoire sera revue en septembre en fonction de l’évolution et deviendra ensuite définitive.

Rosiers

Au bout des lignes, on a pu, au passage, admirer les rosiers qui ont été plantés il y a deux ans. Outre les paiements directs que les viticulteurs touchent pour les mettre, ces rosiers existent depuis longtemps dans les vignes. Etant plus sensibles, ils annoncent les attaques de mildiou (maladie de la feuille): comme ils ont des épines, les chevaux les contournaient, évitant ainsi de les piétiner pour aller à la ligne suivante et puis, c’est beau ces touches de couleur dans la verdure.

Sur ce champ de blé, ne manquent que les grenouilles

Bientôt du riz dans la plaine de l’Orbe?

Sur ce champ de blé, ne manquent que les grenouilles

Sur ce champ de blé, ne manquent que les grenouilles

Cet hiver, tout le monde s’est plaint des averses trop nombreuses et, avec l’arrivée du printemps, les agriculteurs n’ont pu que constater les dégâts aux cultures semées l’automne passé. L’abondance de pluies, d’octobre à avril, a trempé les semis et détrempé le terrain qui n’a plus pu absorber autant d’eau, formant ainsi des gouilles dans les champs.

Trop d’eau

Ces gouilles, à peine ressuyées, sont réapparues avec la nouvelle averse. Les céréales, trop chétives pour avoir suffisamment d’air, ont été étouffées par l’eau. Une partie des semis, plus forts, n’ont été que retardés dans leur évolution. Prenant leur courage à deux mains, des agriculteurs ont refait les semis manquants. Quelques-uns ont été malheureusement à nouveau étouffés, d’autres ont rattrapé le temps perdu. Mais, les jours passant, quelques paysans n’ayant plus trouvé de semences, ont brûlé le reste et mis en place une autre culture, comme du blé de printemps ou encore du soja. Les champs de colza ou de céréales sont marqués par de grosses taches vides de plants, qui ne rapporteront rien cette année.

La nature avance

Si le mauvais temps a perturbé les semis, il continue de perturber l’avance des travaux dans les champs. Les agriculteurs, lorsqu’ils devaient labourer, semer ou traiter la mauvaise herbe, voient leurs efforts anéantis par l’orage qui arrive et les en empêche.

Les champs de colza sont en pleine fleur et l’orge va bientôt épier. Dame Nature rattrape son retard, car les jours chauds font avancer les cultures et l’agriculteur espère bien que cet hiver ne sera bientôt plus qu’un mauvais souvenir…

Photo Marianne Kurth