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Le géologue du Canton, Renaud Marcelpoix, présente le projet.

Bretonnières: la Gravière du Sapelet va s’étendre

Non, la Gravière du Sapelet n’accueillera pas le fumeux parc aquacole projeté au début de la décennie par quelques illuminés. En revanche, le groupe Holcim Lafarge qui en assure l’exploitation depuis des décennies devrait pouvoir continuer à le faire, en compagnie de plusieurs entreprises de travaux publics dont Cand Landi. L’exploitation

d’environ 250’000 m3 supplémentaires de granulats naturels de la gravière du Sapelet – sous l’appellation Sapelet 6 –, ceci en extension du périmètre actuel, ainsi qu’à travers le comblement d’environ 4.6 Mio de m3 sur l’ensemble du site, avec des matériaux non pollués acheminés par le rail, est à l’enquête publique jusqu’au 17 avril.

Une séance publique d’information a eu lieu lundi à la grande salle du village, réunissant une cinquantaine d’habitants et de membres du Conseil général, les exploitants, le Canton – géologues et spécialistes du domaine issus de la Direction de l’environnement (DGE) – et la Commune.

Extraction et enfouissement

Cette gravière produit une part non négligeable des deux millions de m3 de matériaux pierreux concassés nécessaires à la construction en Pays de Vaud chaque année. Et qui dit extraire dit faire de la place, une place nécessaire à l’enfouissement de déchets de démolition de bâtiments, de routes ou de travaux publics. Ces déchets dits propres deviendront avec le temps, du moins pour une portion d’entre eux, de nouveaux matériaux concassables et exploitables comme tels par des générations futures. Ils seront enfouis sur le site en suivant un programme de 5 ans. Ce programme nécessitera le défrichement d’une part supplémentaire de forêt. Tout ce processus a été expliqué à l’assistance lundi. Avec les éléments de son suivi, tant techniques qu’écologiques notamment ceux de la remise en état complète après la nouvelle période d’exploitation.

Transport par le rail

S’agissant du transport des déchets de construction, un point de déchargement sur le rail sera construit à l’aval de la gravière actuelle. Ce point comprendra une fosse de déchargement qui permettra à des wagons-bennes spéciaux de stopper et de décharger directement leur contenu dans une fosse de réception qui sera, elle, relevée par des engins mécaniques. Sur le plan de la procédure, les opposants éventuels peuvent actuellement déposer leurs déterminations et observations. Ces dernières ne seront pas traitées par la commune, mais directement par les services du canton. Il s’agit en effet d’une procédure spéciale qui s’applique aux carrières et à leur exploitation. Après les oppositions qui pourront être levées le cas échéant. Il restera encore la voie judiciaire pour trancher si les parties ne sont toujours pas d’accord à l’issue du processus administratif et une décision du canton. Un processus qui risque de prendre encore passablement de temps.

La piscine, le dimanche 11 septembre 2016

Orbe: coûteuse tuyauterie en question

Première soirée au perchoir pour le président Philippe Cochard, qui inaugurait ainsi la nouvelle législature à la tête du délibérant urbigène. Ceci avec un ordre du jour qui s’est révélé au final relativement court. Après avoir procédé à l’assermentation de trois conseillers communaux, le délibérant urbigène s’est penché sur le traditionnel rapport concernant l’autorisation générale de statuer.

Une délégation générale octroyée à l’exécutif pour la durée de la législature lui permettant, entre autres, de bénéficier de plus de souplesse et de réactivité dans l’accomplissement de ses différents mandats, que ce soit l’acquisition ou l’aliénation d’immeubles, de parts de société, la nécessité de plaider ou l’acceptation de legs et de donations. Le rapport présenté par Stéphane Collet différait légèrement du préavis déposé par la Municipalité, en spécifiant plus précisément les contours de l’acceptation des donations et héritages. Un amendement qui a été accepté par l’Exécutif et voté à l’unanimité par le Conseil.

Piscine à rénover et tuyaux très chers

Un crédit d’étude de Fr. 85 000.– a lui aussi été voté sans discussion. Il servira à financer une étude de rénovation de la piscine du Signal et de ses bâtiments. Si diverses pistes sont envisagées, le chauffage de la piscine n’entre pas en ligne de compte en raison des coûts élevés d’entretien qu’une telle modification engendrerait.

Revenant sur une affaire traitée par l’ancienne Municipalité, Arnold Poot a déposé une motion pour que toute la lumière soit faite au sujet des coûts effectifs liés au RIPO, ce système de distribution d’eau intercommunal qui a coûté environ Fr. 400 000.– de plus que prévu à la commune. Le groupe PS a invité le motionnaire à transformer sa demande en interpellation, «pour que son traitement en soit accéléré», a précisé Jean-Marc Bezencon. À une très large majorité, les Verts compris, le Conseil a repoussé cette proposition, jugeant la motion préférable. Il appartiendra donc à l’exécutif actuel de répondre à cette motion dans un délai d’une année au maximum.
Ordures ménagères et UAPE

Le Municipal Guido Roelfstra a expliqué que «les ménages et entreprises recevront sous peu les bordereaux de taxes pour l’élimination des déchets. Ces derniers seront accompagnés d’un flyer explicatif détaillé. Une hotline à disposition des contribuables sera mise en fonction à l’Hôtel de Ville durant la période de réception de ces bordereaux, ainsi que durant la période au cours de laquelle les rappels seront envoyés».

«L’UAPE d’Orbe sera ouverte dès la fin du mois d’octobre», a encore précisé le municipal Luiz de Souza en fin de séance.

Depuis la gauche: François Vallotton et Vincent Piguet, tous deux réélus en tant que président et vice-président du conseil.

Agiez: ambiance estivale

Ce jeudi soir-là, la température incitait plus aux grillades qu’aux préavis! Néanmoins, 22 citoyens ont participé au Conseil présidé par François Vallotton. Vincent Perret,vice-président, a dépanné l’assemblée en oeuvrant en tant que secrétaire, au pied levé.

Large adoption des préavis municipaux

Grâce à un budget prudent, les comptes 2014 présentent un bénéfice de l’ordre de Fr. 2 200.– pour des charges et des revenus s’élevant à environ
Fr. 1 340.000.–. Ceux-ci sont acceptés. Puis, place au préavis concernant le règlement communal sur la gestion des déchets. En décembre 2014, le vote avait été reporté à cause de zones d’ombre. A cette séance, la taxe au poids, jugée plus équitable, ainsi que l’octroi d’un crédit de Fr. 78 500.– pour l’achat d’une benne compacteuse sont aisément avalisés par le délibérant. Noëlle Besson, municipale, répond aux diverses interrogations.

On prend les mêmes et on recommence ou presque!

François Vallotton et Vincent Perret, président et vice-président, sont réélus avec enthousiasme et sans aucune concurrence! Elisabeth Zahnd se retirant, Jacques Feniello sera le nouveau secrétaire.
Motion repoussée

Vincent Perret use du droit de motion conféré par le nouveau règlement du Conseil. En substance, il demande à la Municipalité de présenter un plan précis sur les travaux à venir concernant la STEP. Un raccordement à Orbe n’est-il pas à envisager, au vu de la vétusté de l’installation? Une discussion nourrie s’ensuit. La motion sera nettement rejetée, jugée prématurée et inopportune en fin de législature.

A 21 h. 40, François Vallotton souhaite bon été à chacun!

Lecture du rapport de la commission de gestion par Monique Dietrich.

Sergey: conseil général déterminé et décisionnel

Lecture du rapport de la commission de gestion par Monique Dietrich.

Lecture du rapport de la commission de gestion par Monique Dietrich.

En ouverture du Conseil, le président Patrick Gaillard, salue les 22 conseillères et conseillers qui ont dit présent à l’appel de la secrétaire Géraldine Martinis, et présente un ordre du jour des plus copieux.

Côté finances, acceptation de l’arrêté d’imposition pour l’année 2014 à 78% de l’impôt cantonal de base + 3% impôt spécial affecté (épuration).
Robert Gaillard, boursier, a remis un relevé comptable 2012 très lisible à chaque membre du Conseil, document qui laisse apparaître un bénéfice d’exercice de
Fr. 6 204.–. Cette saine situation a amené l’organe délibérant à donner décharge aux intéressés à l’unanimité.

Des déchets ménagers réglementés!

La municipalité, après étude et réflexion sur le long terme, a porté son choix sur la taxe au poids. Un savant calcul entre taxe au sac et au poids, semble démontrer une économie évidente pour la dernière citée. Alexandre Martinis syndic, vulgarise avec clairvoyance ce dossier complexe, où la taxe forfaitaire est fixée au maximum à Fr. 80.– par habitant. Un rabais de Fr. 35.– est offert aux enfants jusqu’à 12 ans révolus. Ce choix de taxe au poids amène la pose de deux «Moloks», qui pèseront, et débiteront le montant dû, d’une carte magnétique. Carte à charger auprès du greffe municipal.

L’organisation d’une déchetterie groupée avec la commune voisine de L’Abergement est toujours pendante, ce qui rend délicat une estimation globale et future du coût des déchets.

Après moult questions, l’assemblée accepte le règlement communal sur la gestion au poids des déchets ménagers, cela à une large majorité.
Cette acceptation débouche sur une demande de crédit de Fr. 30 000.– pour l’achat des deux «Molocks». Crédit, qui va de soi, a trouvé l’aval de l’assemblée.

Préavis de dernière minute

Suite à la réalisation anticipée des travaux sur la route cantonale Montcherand – Sergey par le canton, la municipalité demande un crédit de 95 000 francs, afin de profiter de l’installation de ce chantier pour rénover toute la route de traversée du village. Une opportunité que le Conseil a avalisée à une large majorité. Dès le 10 juin, cette route sera interdite à toute circulation, cela pour 5 semaines.

Étude de fusion

Le syndic s’est donné beaucoup de peine pour expliquer la démarche, de définir le pourquoi du sondage fourni à chaque ménage. Suite à son exposé, le syndic a demandé à l’assemblée l’autorisation d’aller de l’avant pour l’étude d’un projet qui pourrait intéresser la commune. Sollicitation acceptée unanimement par le législatif.
Le Conseil a nommé son bureau, avec la réélection de Patrick Gaillard président et de Emmanuelle Cuendet vice-présidente, et de terminer la séance avec les communications municipales d’usage.

Photo Alain Michaud

La très belle salle boisée et peinte du Conseil communal de Baulmes.

Baulmes va compacter ses déchets

La très belle salle boisée et peinte du Conseil communal de Baulmes.

La très belle salle boisée et peinte du Conseil communal de Baulmes.

Marc von Ow présidait la semaine passée la première séance 2013 du Conseil communal de Baulmes. Une séance qui promettait d’être animée, l’objet principal porté à l’ordre du jour concernant la réorganisation de la collecte des déchets et de la déchetterie. Depuis près de 20 ans, les Baulmérans font office de pionniers puisque chez eux, le sac taxé existe depuis longtemps.

Munis d’une vignette payante, les sacs d’ordures ménagères sont actuellement déposés une fois par semaine devant la maison et dûment collectés. Pour le reste, la déchetterie reçoit les habitants pour qu’ils puissent y déposer ce que l’on ne peut mettre dans les sacs, et tout le reste des déchets, encombrants, spéciaux ou spécifiques. Le projet municipal a consisté à introduire une benne compactante située près de la grande salle, à un endroit où le passage sera aménagé pour permettre la dépose des sacs.

Attenant à la benne, un système de pesage avec carte magnétique individuelle doit permettre une répartition équitable de la charge d’ordures, chaque ménage disposant d’une carte rechargeable à un automate ressemblant à un distributeur de billets. En plus de ce nouveau système de collecte, la Municipalité a prévu de revoir l’organisation de la déchetterie pour la rendre plus performante, ainsi que le prélèvement d’une taxe forfaitaire avec des rabais pour les familles avec enfants en dessous de 4 ans. Le total des déchets urbains de Baulmes atteint environ 120 tonnes par an. Même avec une baisse de tonnage due à un meilleur tri, compter avec une centaine de tonnes par année semble raisonnable. Il est prévu de relever la benne une fois par mois, par camion pour Chavornay, puis par train jusqu’à l’usine Tridel.

Un débat nourri

La commission ad hoc présidée par Patrick Tharin a effectué un important travail sur cette question, unanimement salué par les membres du Conseil. Parmi ces derniers toutefois, une frange s’est élevée contre «cette régression sociale qui consiste à ne plus ramasser les ordures à domicile, ceci dans une commune qui se veut attrayante et qui de fait voit arriver de nouveaux habitants. Il s’agirait d’un service minimum à la population, parmi les tâches essentielles de la commune» au regard des opposants au préavis municipal au nombre desquels figurent entre autres Nadine Pérusset et Antoine Buvelot. Pour eux, on a, de fait, oublié de nombreuses questions dans le débat, notamment le ramassage des ordures des personnes âgées ou à mobilité réduite, la question des couches-culottes ou encore les odeurs prévisibles que la benne compactante dégagera en été.

Tant du côté de la commission que de la Municipalité par la voix de la responsable de la question Cendrine Cachemaille, on assure que ces questions ont été traitées et que des solutions seront trouvées. La benne contient un gaz spécial précisément destiné à empêcher les odeurs de se former. Après un débat courtois, mais nourri et salué comme tel par plusieurs conseillers, le projet municipal a passé largement la rampe avec 21 oui contre 11 non et 3 abstentions. Reste donc à le mettre en pratique, après avoir obtenu l’aval cantonal sur le nouveau règlement communal sur les déchets accepté dans la foulée.

Photo Olivier Gfeller

Jacques-André Mayor, municipal.

Orbe: pour une fois, en retard

Jacques-André Mayor, municipal.

Jacques-André Mayor, municipal.

Alors que nombre de conseils des communes avoisinantes ont bouclé leur année en adoptant dans le délai imparti un règlement sur la gestion des déchets conforme aux dispositions légales cantonales et fédérales, Orbe, qui fut pourtant longtemps la commune de référence en matière de gestion des déchets avec son actuelle taxe au sac qui date de novembre 1996, a pris du retard dans l’adaptation de sa réglementation. Le préavis municipal relatif à ces questions date du 20 novembre 2012 et le délibérant urbigène n’a pas voulu le traiter dans sa séance de décembre. La matière est complexe et demande réflexion. Les solutions proposées par l’exécutif sont assez compliquées et méritent également un examen attentif. Elles seront soumises au Conseil communal sous peu.

Taxe au sac modèle STRID

Le système de taxation proposé repose sur le concept de la taxe au sac régionalisée au modèle STRID, aux côtés des points de collecte locaux revus et corrigés. Une taxe au sac qui va toutefois augmenter par rapport à la situation actuelle, ceci pour satisfaire aux exigences légales. Le principe du pollueur-payeur ancré dans la loi au niveau fédéral a été voulu par la population. Ses conséquences en sont notamment que l’élimination des ordures ménagères doit être financée par des taxes et non plus au travers du produit général de l’impôt. Qui pollue paie, et ceci en proportion de sa propre pollution. Actuellement, seuls 25 % du coût d’élimination des ordures reposent sur une taxe. C’est donc par une augmentation «raisonnable» du prix des sacs que le changement va s’opérer.

Taxe forfaitaire et bons d’achat familles

À cette taxe sur le nouveau sac blanc vendu Fr. 1.95 le sac de 35 litres, soit une augmentation de 40% par rapport à la situation actuelle, il conviendra d’ajouter une taxe forfaitaire complémentaire par habitant, prévue à Fr. 50.— par adulte. Le choix de la taxe «par adulte» a été fait pour ne pas pénaliser les familles avec enfants. Les communes doivent également prévoir des mesures sociales d’accompagnement. Orbe propose dans ce cadre de suivre l’exemple d’Yverdon-les-Bains en octroyant des bons d’achat dans les commerces locaux aux familles dont les enfants reçoivent un subside pour l’assurance-maladie. Ces bons ont un double effet: ils sont utiles au commerce local et permettent aux familles avec enfants et aux revenus modestes de ne pas subir d’augmentation de coût par rapport à la situation actuelle.

Un autre forfait pour les immeubles non habités et commerces

À ce système qui concerne les familles vient encore s’ajouter une taxe forfaitaire calculée sur le volume pour les immeubles qui ne sont pas des habitations ou que partiellement voués à l’habitat. Cette taxe repose sur les taxations ECA et représente 30 centimes au maximum par m3 et par année.
Conséquences financières et entrée en vigueur

L’exécutif a calculé que sur un total de recettes nouvelles de l’ordre de plus de Fr. 600 000.–, la ristourne en bons d’achat aux familles devrait représenter environ Fr. 60 000.–, une proportion jugée «modeste» dans le préavis municipal. Le municipal Jacques-André Mayor précise encore «avoir voulu ce système le plus équitable possible et permettant à chacun de se débarrasser de ses ordures courantes de façon simple et proche de chez lui». Entrée en vigueur probable au 1er juillet 2013.

Centre de Bofflens quand la verdure est là.

Bofflens: les Moloks débarquent

Centre de Bofflens quand la verdure est là.

Centre de Bofflens quand la verdure est là.

Le Conseil général de Bofflens a tenu sa dernière séance 2012 la semaine passée sous la présidence de Philippe Monnard. Après un changement volant de secrétaire, Géraldine Motella, démissionnaire étant immédiatement remplacée par Muriel Vuagniaux, élue à l’unanimité, le délibérant a passé à l’étude du budget 2013. Un instrument de gestion que la Municipalité a voulu équilibré pour 2013, puisque ne montrant que quelques milliers de francs de déficit prévu sur un total de recettes et dépenses de l’ordre de Fr. 757 000.–.

À l’instar de nombre de ses collègues dans la région, le syndic Christophe le Nédic a fustigé les effets dévastateurs des reports de charges cantonales sur les communes, tout en notant que «cela semblait bouger ces derniers temps, et plutôt dans le bon sens, notamment au travers de l’UCV». Suivant la recommandation de la commission de gestion, le Conseil a adopté le budget 2013 à l’unanimité.

Une solution pensée dans le détail

Le municipal Vincent Monnier a ensuite présenté très en détail la solution retenue par l’exécutif en matière de gestion des déchets: une taxe au poids «plus juste, plus incitative au tri et moins chère pour le contribuable que la taxe au sac régionale» avec la pose prévue de deux Moloks d’une capacité de 5000 litres chacun et semi-enterrés. Cette solution prévoit également que les ménages seront dotés de cartes magnétiques individuelles qui permettront d’accéder aux Moloks, de peser les déchets avec exactitude et aussi de pénétrer en tout temps ou presque dans l’enceinte de la déchetterie. Au plan des coûts pour l’usager, la taxe au poids pour 2013 est prévue à 55 centimes par kilo, à laquelle il convient d’ajouter une taxe forfaitaire de Fr. 60.–.

Ces chiffres sont encore modérés par des mesures sociales pour les familles et certaines autres catégories d’usagers. La présentation a visiblement convaincu l’assemblée qui a voté à la fois le principe et le nouveau règlement à une quasi-unanimité. La livraison des Moloks et leur pose se feront d’ici une dizaine de semaines, délai de livraison oblige. Leur emplacement exact reste encore à déterminer.

Photo Olivier Gfeller

Ancienne échoppe au cœur de Vuiteboeuf.

Vuiteboeuf: le sac ne fait pas le poids

Ancienne échoppe au cœur de Vuiteboeuf.

Ancienne échoppe au cœur de Vuiteboeuf.

Après 6 assermentations qui montrent que la population de Vuiteboeuf augmente régulièrement pour s’établir aux alentours de 550 habitants, le Conseil général réuni la semaine passée devait prendre position sur le préavis municipal relatif à la gestion des déchets. La Municipalité proposait l’introduction de la taxe au sac modèle STRID SA pour la localité. Le président Fabrice Boucher avait préparé un ordre du jour en deux temps: le premier pour laisser à l’exécutif le temps de présenter, chiffres à l’appui, son analyse de la problématique en question, et pour justifier son choix de la taxe au sac plutôt que de celle au poids et le second comme temps du choix proprement dit.

Dans une présentation soignée et minutieuse, le syndic Georges Karlen a fait ressortir que la taxe au poids était moins pratique régionalement, plus compliquée dans son administration et plus chère pour le contribuable que la taxe au sac, déjà expérimentée par de nombreuses communes avec succès. La différence de coûts résiderait avant tout dans l’achat d’une benne compacteuse, qui représente à elle seule un investissement de l’ordre de Fr. 100 000.– ou, transcrit en coût annuel par habitant, en une dépense supplémentaire d’environ Fr. 30.– par rapport à la taxe au sac.

Le délibérant veut choisir lui-même

La commission chargée d’étudier cet objet a proposé de retourner le dossier à la Municipalité pour étude complémentaire. Elle a estimé que la démonstration de l’exécutif ne prenait pas suffisamment en compte la variante de la taxe au poids. A relever une démarche assez inhabituelle pour une commission: celle-ci a en effet rencontré, en plus de l’exécutif local, plusieurs autres exécutifs communaux ayant introduit la taxe au poids, ceci pour tenter de se faire une idée plus précise des tenants et aboutissants de l’opération proposée.

Un vaste échange de vues a eu lieu, non sans qu’une certaine tension ne sourde des rangs. Les membres du Conseil avaient visiblement envie de pouvoir décider eux-mêmes du choix de la variante qui leur paraîtrait la plus adaptée. Au moment du vote et après quelques passes d’arme supplémentaires de procédure, le préavis a été refusé à une large majorité et le rapport de la commission adopté. Le projet retourne donc à la Municipalité, qui devra revenir avec un projet plus convaincant. «Nous ne reviendrons pas devant vous avant 2013, a précisé le syndic quelque peu courroucé, et ce sera avec un projet de taxe au poids, cette fois!». Dans la foulée, le Conseil a adopté le maintien du taux d’impôt communal à 77% de l’impôt cantonal de base pour 2013.

Photo Olivier Gfeller

Le Conseil d’administration de gauche à droite : Guy Muller, Sylvie Di Dario, Philippe Moser, Jean-Philippe Petitpierre, Jean-Paul Schindelholz (directeur), Jacques-André Mayor (président) Marc-André Burkhard, Roger Hug.

STRID: année très positive dans la gestion des déchets

Le Conseil d’administration de gauche à droite : Guy Muller, Sylvie Di Dario, Philippe Moser, Jean-Philippe Petitpierre, Jean-Paul Schindelholz (directeur), Jacques-André Mayor (président) Marc-André Burkhard, Roger Hug.

Le Conseil d’administration de gauche à droite : Guy Muller, Sylvie Di Dario, Philippe Moser, Jean-Philippe Petitpierre, Jean-Paul Schindelholz (directeur), Jacques-André Mayor (président) Marc-André Burkhard, Roger Hug.

L’Assemblée générale de la Strid (Société de Traitement, de Recyclage et d’Incinération des Déchets) qui s’occupe de la gestion des déchets dans le Nord Vaudois s’est tenue à Orbe, la semaine passée. C’était la 19e assemblée de cette société par actions créée en mars 1993.

Extension de la taxe au sac

La taxe au sac a bondi de 31% à 72% d’utilisateurs avec l’entrée d’Yverdon, Moncherand et Novalles; corollairement, la quantité des déchets incinérables a baissé, et les déchets recyclables et les biodéchets ont augmenté.

Le directeur Jean-Paul Schindelholz a, quant à lui, souligné que les charges administratives ont notablement baissé, et que le Conseil d’administration a décidé de dissoudre une réserve de Fr. 100 000.–, ce qui est une bonne nouvelle pour les communes, dont la facture sera réduite. La gestion des manifestations a été déficitaire en 2011, mais cela est dû à de nombreux investissements.

Nouveau secteur des manifestations

Un secteur manifestation a été créé en janvier 201. Benoît Delapraz le nouveau responsable de ce service, a présenté son premier bilan. Il a expliqué les différents aspects de son travail: avant la manifestation, l’analyse des besoins selon l’événement et le site, ensuite la fourniture de matériel de tri - bennes, conteneurs -, et enfin un service de vaisselle réutilisable. Une nouvelle laverie a été installée sur le nouveau site de Champ Torrens gérée par la fondation Bartimée, qui s’occupe de réinsertion. Le but pour 2012 est d’arriver à 1’000’000 de gobelets. Le festival Sonisphère va bien faire monter les statistiques. La vaisselle n’est pas encore très demandée et ce secteur est à développer également.

La STRID en chiffres
71% de la population utilise la taxe au sac régionale
12% utilise la taxe communale (Orbe par ex.)
2% la taxe au poids
14% pas de taxe
24 communes sur 67 utilisent les sacs blancs de Strid.
10 x plus de gobelets lavés, 610 108 pour 2011
Fr. 36 000.– de bénéfice pour 11’000’000 de chiffre d’affaires

Photo Natacha Mahaim

Le public est venu en nombre pour débattre de cette taxe au sac.

Chavornay : les sacs poubelles seront taxés

Le public est venu en nombre pour débattre de cette taxe au sac.

Le public est venu en nombre pour débattre de cette taxe au sac.

Le jeudi 10 décembre dernier, à la grande salle du Verneret, la municipalité a convié la population à une soirée d’information sur les sacs taxés.

En effet,  dès le 1er janvier 2010, les ordures ménagères devront être déversées uniquement dans les sacs taxés officiels STRID, pour être déposées dans les containers de la commune. Cela méritait une séance d’informations pratiques et le public est venu nombreux y assister.

A la suite du refus de la taxe au poids sur les poubelles par la population, la commune de Chavornay, comme beaucoup de communes de l’ancien district, s’est parée d’une méthode pour aller dans le sens de la loi en ce qui concerne les ordures ménagères, en adoptant la taxe au sac. Disponibles dans les magasins de la région, comme les grands distributeurs, les stations services et les petits commerces et boulangeries de la commune, les sacs seront vendus au prix de : Fr. 10.– le rouleau de 10 pièces de 17 litres, Fr. 19.50 le rouleau de 10 pièces de 35 litres, Fr. 38.– le rouleau de 10 pièces de 60 litres et Fr. 30.– le rouleau de 5 pièces de 110 litres. A relever que la taxe personnelle sera de Fr. 70.– par adulte et que la taxe sur l’eau est supprimée.

Afin d’expliquer ce que veulent les lois fédérales de 1997 et cantonales de 2007 sur le principe du pollueur payeur, le directeur de la STRID, Jean-Paul Schindelholz, a longuement développé le rôle de la STRID, ainsi que les méthodes pour réduire au minimum les frais engendrés par les poubelles.

Ainsi, on a appris qu’il est possible de réduire les ordures jusqu’à 40 sacs de 35 litres par ans et par personne et même jusqu’à 30 sacs si l’on devient un adepte du recyclage total (en laissant les emballages non recyclables dans les poubelles des magasins, par exemple). A ce rythme, les économies des ménages pourraient être non-négligeables par rapport au coût actuel des taxes.

Le municipal Guy Muller s’est ensuite expliqué sur la diminution des points de collectes des ordures qui passeront de 194 aujourd’hui à 80 voir 90 points de ramassages dès 2010. Il a également décrit le fonctionnement de la déchetterie, qui renforcée par plus de collaborateurs lors des heures d’ouvertures, va également se développer, peut-être sur un autre site.

Il a aussi exposé les recommandations concernant le tri des déchets et il a rassuré le public sur les systèmes mis à disposition des habitants qui se renforceront petit à petit en fonction des besoins (les containers à couches-culottes, les dépôts de déchets verts etc.)
M. Muller a également commenté le système mis en place pour les entreprises et a surtout averti que pour l’instant, les containers personnels pourront toujours être utilisés pour autant qu’ils soient remplis suffisamment.

A la question sur les points d’impôts attribués pour l’élimination des déchets, posée par l’ancien municipal Claude Lebet, la municipalité lui a répondu que ceux-ci seront supprimés à la prochaine législature.

Pour faciliter les habitants à cette nouvelle méthode de tri des déchets, la municipalité a mis en place toute une série d’éco-points (13 pour l’instant) et va progressivement mettre à disposition d’autres possibilités afin qu’aucun «Corbeaux» ne subisse de désagréments.

Pour les renseignements sur les sacs taxés les collaborateurs de la déchetterie sont à votre disposition et d’autres renseignements sont disponibles sur le site www.strid.ch

Photo Pierre Pellaton