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Bofflens, la route d’Orbe-Croy.

Bofflens: eau et route au menu

Le président du Conseil général, Philippe Monnard, a assermenté ce dernier lundi cinq nouveaux conseillers et a traité un seul préavis donnant lieu à votation, celui de l’arrêté d’imposition qui a été accepté sans souci, le taux restant fixé à 69%.

Des eaux calmes et une route plus chahutée

Depuis septembre, Bofflens vit avec un avis de restriction d’utilisation d’eau potable. La faute à la sécheresse, mais aussi à la vétusté et à la dimension des installations, ce qui est particulièrement le cas du réservoir communal. Le municipal Renaud Besson a présenté un état de situation et les projets qui permettront au village de stocker et conduire l’eau dans de meilleures conditions. En vue de la construction d’un réservoir, les autorités cantonales souhaitent la mise en place d’une association intercommunale incluant Bofflens, Arnex et Agiez. Un bureau d’ingénieurs étudie si la solution du réservoir commun est la bonne ou si un réservoir propre à chacun est économiquement plus intéressant.

Madame Nathalie Berthoud, nouvelle assermentée du jour, s’est faite la porte-parole d’une lettre signée par de nombreux bordiers de la route cantonale Orbe – Croy. Pollution, nuisance sonore, insécurité font partie de leur lot quotidien et ils ont tenu à exprimer un ras-le-bol certain… Ils veulent que les choses changent rapidement et la Municipalité souhaite agir dans leur sens. Mais l’affaire n’est pas simple, la route est étroite, les maisons proches et surtout aussi longtemps que les problèmes d’eau et de canalisation passant sous la route n’ont pas été résolus, le problème restera en suspens.

Cybercriminalité

La triche à tout va

Cybercriminalité

Cybercriminalité

Il n’y a pas un jour sans que l’on apprenne des supercheries incroyables. Il y a de l’ingéniosité, mais surtout de la malhonnêteté dans les faits que nous découvrons quotidiennement. Pêle-mêle, citons la ministre allemande de l’éducation et de la recherche, Annette Schavan (amie d’Angela Merkel), qui a dû démissionner, car son doctorat, qui vaut une considération certaine outre-Rhin, a été acquis après avoir plagié des thèses publiées auparavant par d’autres.

Le spécialiste des produits surgelés, Findus (filiale de Nestlé) a trompé sa clientèle anglaise en fourrant ses lasagnes d’une viande de cheval peut-être contaminée, alors que l’emballage précise bien qu’il s’agit de boeuf. Des escrocs sont parvenus à soutirer des millions d’euros à des entreprises françaises, en prenant la voix de patrons au téléphone, auprès de banques priées de s’exécuter instantanément en versant des sommes considérables dans des établissements à l’étranger, argent qui était immédiatement retiré par les malfrats.

On n’arrête donc pas le progrès en matière d’escroquerie!

Cela ne surprend qu’à moitié pour les deux premiers exemples. Par contre dans le dernier cas, l’habileté des malfrats fait froid dans le dos. Il a fallu espionner les firmes au point de connaître le ton de voix des responsables et les comptes bancaires de ces entreprises. A moins d’avoir eu des complicités internes, on peut imaginer que l’on a réussi à pirater les systèmes électroniques de ces sociétés.

On le voit désormais chez nous, puisqu’il est nécessaire de prendre toutes les précautions pour ne pas être victime du vol de nos coordonnées. Cela va jusqu’au vol de votre identité. Si Internet a facilité notre vie, on découvre désormais ses énormes faiblesses face à la ruse toujours plus performante et intelligente des fraudeurs. Au point d’hésiter désormais à utiliser votre ordinateur pour faire vos achats ou vos paiements!

Le débouché dangereux

Ballaigues: la Municipalité condamne le débouché dangereux

Le débouché dangereux

Le débouché dangereux

Le Conseil communal de Ballaigues tenait séance lundi soir sous la présidence de Daniel Bourgeois. A cette occasion, le Municipalité a beaucoup communiqué. A la suite du nouvel accident mortel survenu dimanche à la Maladaire, elle a décidé de fermer physiquement, avec des blocs de béton et cette semaine encore, la route secondaire d’où arrivait la voiture fautive, débouchant sur la route cantonale.

Le syndic Raphaël Darbellay a précisé que «cette mesure forte serait maintenue le temps nécessaire à la détermination, en accord avec les services concernés du canton, de solutions alternatives efficaces de sécurisation». Restant dans le domaine de la circulation, le syndic a rappelé que des contrôles radar avaient été demandés à la gendarmerie cantonale.

Ces derniers ont été effectués en février et mars, toujours sur une plage de temps matinale au cours de laquelle les travailleurs frontaliers rejoignent leur travail. Avec 3,43% seulement de véhicules en infraction, la gendarmerie considère que la situation n’est pas particulièrement préoccupante. Ce chiffre corrobore d’ailleurs des contrôles non coercitifs qui avaient été réalisés à plusieurs reprises au moyen d’un radar visible montrant au conducteur la vitesse à laquelle il circule.

Du nouveau et du concret pour la semi-autoroute

Le Municipal Thomas Maillefer a précisé les contours des travaux qui vont être effectués cet été encore par l’OFROU pour améliorer la sécurité et la fluidité de la circulation sur la semi-autoroute A9B ainsi qu’à la douane du Creux. Deux tronçons de la semi-autoroute, peu avant les Clées et peu avant Ballaigues, se verront dotés de protections centrales physiques en béton.

Par ailleurs, la descente vers le Creux et sa douane sera aménagée avec quatre pistes, deux dans chaque sens de circulation, les pistes descendantes étant marquées de présélections Suisse et France. Cette solution condamnera l’actuelle piste cyclable et sera doublée par la création d’une piste de stockage pour poids lourds en attente, peu avant la douane elle-même.

Comptes 2011 et culture

Les comptes 2011 ont été déposés par la Municipalité à l’attention de la commission compétente, doublés d’un rapport de gestion complet. Sans entrer dans le détail, on relèvera que l’année 2011 est positive pour la commune, qui réalise un léger excédent de recettes sur un total de charges et produits de l’ordre de 10 millions de francs.

La commission culturelle a également déposé son rapport annuel, duquel il ressort entre autres que diversité de l’offre, nouveauté, créativité et investissement personnel important permettent aux sociétés locales de satisfaire les attentes du public et même de réaliser de petits profits, toujours gratifiants pour les bénévoles et pour les caisses des sociétés concernées.

«Plus que des idées, ce sont des moteurs acceptant de prendre en charge la mise en place de manifestations dont l’on a besoin», a complété le Municipal Michel Junod.

Photo Olivier Gfeller

Réseaux sociaux: des amis, mais attention aux dangers!

Nouveau «Café Rencontre» à la Maison des Jeunes à Orbe mercredi passé. Organisé par l’équipe de «La prévention, c’est l’affaire de tous», il a réuni une jolie assemblée autour du thème des réseaux sociaux et leurs dangers. Le débat était centré plus particulièrement sur Facebook, site populaire visant à garder contact avec ses amis, connaissances, et j’en passe, à travers des profils, publications, photographies, etc..

Parlons chiffres: Facebook compte 900 millions d’utilisateurs dans le monde, dont un tiers de la population suisse. Linkedin, réseau pour les professionnels et entreprises, lui, ne compte sur son site que 10% du tiers des Suisses inscrits sur Facebook.

Invitées pour l’occasion, Valérie Demont, spécialiste en réseaux sociaux ainsi que Fanny Girardet, élève de 15 ans en 9e année VSB, utilisatrice, nous ont exprimé leurs points de vue sur les divers points abordés. Entre les témoignages des participants et les inquiétudes des parents présents, la discussion a vite fait de se centrer sur les dangers d’avoir un compte Facebook, surtout lorsque l’on est jeune et inexpérimenté.

En effet, le site permet un paramétrage plutôt complet des règles de sécurité concernant sont compte, telles que qui peut voir quoi sur notre profil, mais on a pu remarquer qu’il faut une certaine connaissance d’internet pour se protéger des personnes mal intentionnées. Selon plusieurs utilisateurs, l’inscription sur ce site est interdite aux moins de 13 ans; mais comme nous l’a fait remarquer Mme Demont, il n’existe aucune vérification réelle de l’âge lors de l’inscription, car il est très simple d’indiquer une fausse date de naissance.

Il serait trop long de lister ici tous les points abordés, mais, en résumé, ce qu’il faut retenir pour une utilisation intelligente des réseaux sociaux tient en 3 points: éviter d’accepter les «amis» inconnus, surveiller sa manière d’écrire, ainsi que les marquages dans des photos pas toujours adéquates.
Pour ceux qui désireraient avoir plus d’informations, n’hésitez pas à visiter le site de Valérie Demont: www.valeriedemont.ch

Et si vous vous interrogez sur l’origine de ce «Facebook» qui a pris une ampleur folle en très peu de temps, le film «The Social Network» en relate les débuts, et il vaut le détour.

En conclusion, je retiendrai quelques mots de Valérie Demont: Internet est composé d’écrits et les écrits restent, alors soyez prudents.

Photo Katy Josi

Les syndics de Vallorbe, Lignerolle et Ballaigues : Stéphane Costantini, Olivier Petermann et Raphaël Darbellay.

A 9 b: les balises tremblotantes de l’OFROU

Les syndics de Vallorbe, Lignerolle et Ballaigues :  Stéphane Costantini, Olivier Petermann et Raphaël Darbellay.

Les syndics de Vallorbe, Lignerolle et Ballaigues : Stéphane Costantini, Olivier Petermann et Raphaël Darbellay.

Fin juillet, l’OFROU, plus précisément son antenne romande d’Estavayer-le-Lac, avait convié une vingtaine de syndics, municipaux, gardes-frontière, gendarmes suisses et français à une séance d’information à Vallorbe au sujet de la séparation du trafic entre Essert-Pittet et Vallorbe sur la semi-autoroute A9 b de triste réputation.

Après avoir plutôt fait preuve de retenue sur cette question, voici que les techniciens fédéraux ont pris le mors aux dents et qu’ils annoncent des mesures provisoires à mettre en place dès le mois d’août. On ne peut pas dire que leur projet ait soulevé l’enthousiasme des communes riveraines. C’est bien le contraire qui s’est produit, puisque les communes les plus touchées par les difficultés de circulation, soit Lignerolle, Vallorbe et Ballaigues, se sont montrées clairement opposées à un projet concocté sans leur accord et leur participation et surtout qui apparaît comme un «emplâtre sur une jambe de bois», si l’on analyse la teneur des flèches acérées décochées à son endroit tant par Jacques Nicolet, municipal et député de Lignerolle, Stéphane Costantini, syndic de Vallorbe et Raphaël Darbellay syndic de Ballaigues.

Le projet

D’une façon très générale, l’OFROU constate que si l’on doit au final s’acheminer vers une version d’autoroute à quatre pistes, il faudra environ 15 à 20 ans avant que sa réalisation soit achevée. C’est donc à l’intérieur d’un UPlan (intervalle fédéral de cinq ans de planification d’entretien et d’amélioration de la sécurité d’un tronçon donné) que s’inscrivent les mesures envisagées. Elles sont au nombre de quatre: une réduction générale de la vitesse de 100 à 80 km/h sur toute la longueur du tronçon en question, la création d’une alternance de voies deux pistes-une piste en remplacement de la variété actuelle qui semble être un facteur de danger, et la pose sur un certain nombre de tronçons de balises réfléchissantes relevables pour délimiter les voies.

A ce train de mesures concrètes, l’OFROU prévoit d’ajouter le contrôle de vitesse permanent sur tout le tronçon, en déplaçant l’installation expérimentale de radar qui est actuellement en fin de phase de test dans le Chablais (mesure de vitesse sur un kilométrage donné par mesure des temps de parcours). Ces mesures sont destinées selon les experts fédéraux à améliorer sensiblement et durablement la sécurité sur le tronçon incriminé, en attendant sans doute un élargissement ultérieur qui demandera nombre de procédures et passablement d’études et de travaux.

La réaction des communes

Les communes représentées lors de cette séance ont tout d’abord reproché à l’OFROU de n’avoir pas tenu compte plus tôt des très nombreuses interventions qui ont eu lieu à ce sujet aussi bien au niveau cantonal vaudois qu’au niveau fédéral. Le projet est apparu à certaines communes comme une sorte d’exercice alibi qui ne résout rien. «Vous allez détourner le trafic par la route cantonale sans du tout résoudre les problèmes, notamment de tourner sur autoroute qui existent. En plus vous ne tenez pas compte de l’hiver qui dure 6 mois dans cette région et qui rend la chaussée dangereuse» a notamment déclaré Raphaël Darbellay.

Il est suivi par Jacques Nicolet qui a «déploré le peu de cas fait de motions déposées aussi bien au niveau fédéral qu’au niveau cantonal, et une précipitation curieuse dans la mise en application d’une solution non concertée». Pour Stéphane Costantini, qui soutient ses collègues dans ces critiques de base, «il faut résoudre simultanément le problème du bouchon du Creux et celui du danger sur le tronçon, car les files qui se forment chaque soir sont génératrices de danger».

La suite des opérations

L’OFROU ne s’attendait apparemment pas à une telle levée de boucliers. Devant l’insistance des communes concernées et la riche palette des critiques, il a admis de réunir dans une séance commune toutes les parties concernées pour tenter de trouver un moyen-terme qui satisfasse aux critiques formulées. Tout en précisant au passage que, depuis 2008, le problème est de compétence fédérale uniquement et que l’on pourrait se passer de l’avis des communes concernées, du moins en théorie.

Le service cantonal vaudois des routes, quant à lui, estime que chaque partie doit faire un effort pour comprendre les arguments de l’autre, et que l’on doit de toutes façons sécuriser ce tronçon qui fait tache dans le réseau autoroutier de la région. Il participera aux discussions qui auront lieu et dont on ne connaît actuellement pas la direction qu’elles prendront.

Photo Olivier Gfeller

Les lieux de l’accident du 29 décembre 2010.

A9b : après un double accident mortel

Les lieux de l’accident du 29 décembre 2010.

Les lieux de l’accident du 29 décembre 2010.

Ils attendent quoi pour faire quelque chose ?

Une question que l’on se pose de Vallorbe à Orbe en passant par l’ensemble des villages bordant le tracé de la très controversée semi-autoroute A9b suite au dernier accident survenu juste avant la fin de l’année 2010.

Et pour une fois, le traditionnel et populaire «mais, qu’attendent-ils donc pour faire quelque chose» ne s’adresse ni aux autorités municipales, ni aux autorités cantonales, mais simplement aux fonctionnaires de l’OFROU, qui possède une antenne à Estavayer-le-Lac pourtant pas très éloignée du tronçon dangereux.

Car depuis quelques années, la gestion des autoroutes est de la compétence fédérale, le canton se limitant à jouer les intermédiaires porteurs d’avis ou de demandes diverses.

On n’a pas les crédits

Au vu du nombre de victimes sur ce tronçon depuis son ouverture (plus d’une vingtaine), on serait en droit d’attendre que les autorités en charge de la sécurité routière prennent le temps de réfléchir, mais qu’une fois ce temps pris et largement pris elles passent à l’action. Or si l’on en croit Raphaël Darbellay, le syndic de Ballaigues, tout n’est plus actuellement qu’une affaire de gros sous.

«Nous avons reçu des autorités fédérales compétentes un document stipulant que la création d’une berme centrale, sur le modèle de celle qui vient d’être posée entre Lausanne et Yverdon-les-Bains, avait été décidée» nous confirme Raphaël Darbellay. «Mais que les travaux de pose ne pourraient avoir lieu avant 2012, voire 2013, ceci pour des raisons financières, les crédits n’étant pas disponibles actuellement».

Responsabilité politique et civile

De son côté le député Daniel Mange est hors de lui. Il avait déposé une motion, il y a longtemps déjà, au Grand Conseil vaudois pour que le gouvernement cantonal interpelle les autorités fédérales sur ce sujet et surtout étudie la création de nouvelles pistes. La réponse reçue à l’époque objectait qu’il fallait d’abord étudier le trafic sur ce tronçon, dont on juge à Berne la fréquentation moyenne insuffisante pour nécessiter la création d’une véritable autoroute.

On ne sait trop si les derniers décès survenus vont accélérer le processus. Mais statistiquement, il y a fort à craindre que d’autres usagers ne soient victimes de ce tronçon avant que les crédits ne soient débloqués. A part les drames humains que ce genre d’accident apporte, quand donc les responsables imagineront-ils qu’ils sont clairement responsables d’un tronçon d’autoroute intrinsèquement dangereux, avec les conséquences civiles et pécuniaires que cela peut engendrer ?

Grand Conseil
Les députés de la région d’Orbe Pierre Guignard, Denis-Olivier Maillefer, Daniel Mange et Jacques Nicolet, ont déposé mardi 11 janvier une interpellation urgente intitulée «Combien de morts faudra-t-il encore?» Elle  sera développée mardi 18 janvier et demande au Conseil d’Etat d’intervenir au plus vite auprès de la Confédération pour la réalisation de la séparation des voies de circulation sur la semi-autoroute A9B.

Photo Olivier Gfeller