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Danilo Wyss au centre

Cyclisme : Danilo Wyss, un champion de Suisse à la Grande Boucle

Depuis le temps, Danilo Wyss a enfin décroché le Graal et cela lors de la semaine au cours de laquelle il a appris sa première sélection pour le Tour de France. C’est à 10 kilomètres de l’arrivée que l’Urbigène a attaqué, entraînant avec lui le Valaisan Sébastien Reichenbach et Michael Albasini, l’un des hommes forts du peloton national. «Nous savions que l’avant-dernier virage avant la ligne d’arrivée était serré. C’est la raison pour laquelle nous l’avons abordé au sprint et j’ai juste pu passer alors qu’Albasini tombait, m’abandonnant ainsi la victoire. Cette victoire arrive à point nommé, mais elle ne me confère aucune obligation pour la Grande Boucle, car je devrai d’abord me mettre au service de l’équipe BMC. Je noterai que j’ai été bien aidé par mes coéquipiers, ainsi que par Théry Schir, un autre membre du VC Orbe qui évolue avec les espoirs de ma formation». Relevons encore que le dernier titre d’un romand aux championnats de Suisse avait été acquis par Pascal Richard qui était aussi membre du Vélo Club urbigène!

POUR REVENIR À LA GRANDE BOUCLE, L’OMNIBUS LUI A DEMANDé S’IL A ÉTÉ surpris PAR CETTE SÉLECTION?

«Pas totalement, dans la mesure où il avait dit que nous étions une quinzaine à être en lice pour les neuf places de la formation pour le Tour de France. J’ai donc axé ma préparation dans la perspective de cet événement. C’est la raison pour laquelle je n’ai pas participé au Giro, comme j’en avais un peu l’habitude.

QUAND ETES VOUS PARTI POUR UTRECHT?

– Nous avons pris l’avion mardi pour Paris, pour aller ensuite reconnaître l’étape des pavés avant de filer le lendemain vers notre hôtel en Hollande, 3 jours avant le départ.

AVEZ-VOUS RECONNU D’AUTRES ETAPES AVEC BMC?

– Au début juin, nous sommes allés rouler sur les étapes alpestres. J’imagine que la dernière semaine sera décisive avec notamment la 19e étape et le franchissement du Col de la Croix de Fer, avec arrivée à la Toussuire. Par contre, l’arrivée à l’Alpe d’Huez sera un peu moins compliquée, puisque les organisateurs ont renoncé au passage du Galibier suite à un éboulement.

QUEL SERA LE PROGRAMME DE VOTRE EEQUIPE DURANT LES 3 JOURS QUI PRECEDERONT LE DEPART?

– En principe, c’est l’occasion de nous reposer et de récupérer avant ces trois semaines de course. Il faudra être également à disposition des médias, en évitant les excès. Nous aurons aussi l’occasion de visionner des vidéos de certaines étapes, puisque les nouvelles technologies nous permettent de nous rendre compte du menu qui nous attend, comme nous parlerons tactique au sein de l’équipe.

POUR LES NON-CONNAISSEURS, DITES-NOUS QUELLE SERA VOTRE MISSION DANS CE TOUR?
– Il faut savoir d’abord que le cyclisme est devenu un sport d’équipe. Nous ne chercherons pas à placer 3 ou 4 coureurs parmi les 30 premiers du classement général, mais nous privilégierons notre leader (l’Américain Tejay Van Garderen) dans l’espoir qu’il termine sur le podium à Paris, ou qu’il empoche des succès d’étape. Dans cette perspective, j’aurai à rouler pour lui dans les étapes de plaine. En montagne, on me demandera d’effectuer le début de la journée à ses côtés avant de terminer dans le peloton des sprinters (gruppetto), avec le devoir de terminer dans les délais pour ne pas être éliminé de la course.

ON SAIT QUE LES PREMIERES ETAPES DU TOUR SONT NERVEUSES, DE QUOI VOUS FAIRE PEUR?

– Je me réjouis de vivre cela, car on dit que les nerfs des cyclistes sont mis à rude épreuve au début tant le peloton est excité. Je n’ai cependant pas d’appréhension particulière, pour avoir vécu cela au Giro. Cela dit, nous connaissons un peu les profils des étapes pour éviter ces pépins des premiers jours.
QUEL SERA VOTRE BUT PERSONNEL?
– Forcément aider mon leader, mais également rallier Paris. J’ai plusieurs fois vu la parade de fin sur les Champs Elysées et je rêve d’y participer, surtout avec mon maillot de champion de Suisse. Cela doit être exceptionnel et j’espère que j’y parviendrai. C’est mon rêve.»
On notera encore que durant la semaine, Théry Schir avait remporté, pour la deuxième fois le titre de champion national du contre-la-montre des moins de 23 ans, et que Cyrille Thièry a enlevé la médaille de bronze du championnat élite sur route. Un superbe bilan pour le VC Orbe.

Les membres du VC Orbe (Théry Schir et Lars Schnyder) emmènent les échappés.

Lars Schnyder: des progrès fulgurants

Les membres du VC Orbe (Théry Schir et Lars Schnyder) emmènent les échappés.

Les membres du VC Orbe (Théry Schir et Lars Schnyder) emmènent les échappés.

Lars Schnyder n’est pas homme à abandonner facilement un projet. Comme tout bon Helvète, il a donné d’abord la priorité à son apprentissage de polymécanicien. Ce cap franchi, il a consacré un peu plus de temps à l’entraînement tout en s’attelant à une maturité professionnelle qu’il espère terminer en juillet prochain. Entre une semaine passée à Fréjus au tout début de l’année avec son entraîneur du VC Orbe, Christian Brechbühl, et une quinzaine de jours en Italie, avec son équipe du VC Mendrisio et à titre personnel, le Bavoisan récolte les fruits de son sérieux.

Membres du VCO à l’honneur

En mars, il participait à trois grandes courses italiennes pour amateurs dans lesquelles il s’illustrait et surtout finissait face à une concurrence de valeur. De retour au pays, il terminait à la seconde place d’une manche du Giron avant de remporter celle de Saint-Barthélémy. Des épreuves qui lui permettaient d’entretenir sa forme et de pouvoir confirmer sur le plan national. En effet, il prenait la cinquième place du tour de Courtine dans le Jura devant près de 120 concurrents de tout le pays. Une semaine plus tard, il s’échappait avec 5 autres coureurs pour obtenir une belle quatrième place d’une course remportée au sprint par un autre membre du VC Orbe, Théry Schir.

Premières à l’étranger

Ces différents résultats ont attiré l’attention du sélectionneur helvétique des moins de 23 ans, Hubert Schwab. Si bien que Lars s’est rendu cette semaine en Belgique où il disputera dimanche le Tour des Flandres des U23 (Fabian Cancellara a remporté la même épreuve chez les pro, dimanche dernier), puis il courra la Côte Picarde avant de terminer son périple au ZLM Tour en Hollande, au bord de la mer du Nord. La montée en puissance du jeune de Bavois mérite bien notre coup de chapeau ce d’autant que Schnyder se consacrera entièrement au vélo à partir d’août prochain dans l’espoir d’être remarqué par la formation professionnelle IAM de Genève ou par le BMC Develop Team, l’équipe des jeunes de la BMC de Danilo Wyss, qui regroupe 6 Américains et 6 Suisses. Lars comme Théry Schir espèrent bien réussir le pari de passer dans le cyclisme des grands, dès que possible.

Danilo Wyss au dernier Tour d’Italie.

L’optimisme de Danilo Wyss

Danilo Wyss au dernier Tour d’Italie.

Danilo Wyss au dernier Tour d’Italie.

Le seul coureur professionnel de notre région avoue que les révélations des différentes affaires qui surgissent à propos du vélo l’atterrent. «C’est un mauvais coup pour notre sport. Cependant, je suis persuadé que nous allons dans la bonne direction. A la fin du vingtième siècle, les cyclistes s’offusquaient face aux contrôles. Ils allaient même jusqu’à attaquer en justice les résultats des analyses. Aujourd’hui, tout le peloton réclame plus de contrôles et surtout des sanctions plus lourdes à l’égard de ceux qui sont restés dans les mailles du filet. Lorsque les fautifs écoperont de cinq ou dix ans de suspension, certainement qu’ils seront beaucoup moins tentés de tricher».

Doué et travailleur

Danilo assure n’avoir jamais été approché par quiconque dans ce domaine. Il prétend aussi que la pratique n’existe pas dans la formation BMC qui l’emploie. «On sait dans une équipe s’il y a des suspicions. Tous les coureurs de Festina ou US Postal étaient au courant de ces pratiques. Il est vrai aussi que personne n’est à l’abri de la dérive d’un coursier qui pourrait être tenté par le dopage. A l’intérieur de mon team, il y a constamment des contrôles et je me sens surveillé. Concernant mon leader, Cadel Evans, je puis vous assurer que ses performances sont dues au travail et au fait qu’il soit doué. Sa déception a été grande de ne pas pouvoir suivre les meilleurs sur le dernier tour de France qu’il a préparé tout particulièrement. Ce qui me semble démontrer que l’on ne peut pas toujours être au mieux de sa forme lorsque l’on est propre».

Le cas Cancellara

Wyss est convaincu que l’on peut gagner un grand tour sans avoir besoin du dopage. «On peut être fort sans forcément être dopé. J’ai confiance en mes collègues de travail et je suis persuadé que l’on parviendra à vaincre ce fléau car nous avons tous la volonté d’éradiquer le dopage de notre sport». Lorsque nous évoquons l’entourage de Fabian Cancellara (avec son directeur sportif Bjarne Riis et son adjoint Kim Andersen, tous deux dopés voire exclu du peloton pour le dernier), le coureur urbigène vient immédiatement au secours du Bernois.

«C’est par le biais de Bobby Julich que je sais que l’équipe de Spartacus n’est pas dans la tourmente. L’Américain faisait partie de l’US Postal d’Armstrong lorsque sa femme a découvert qu’il utilisait des produits interdits. Elle l’a forcé à changer de formation pour rejoindre celle de Riis où il n’a rien vu de suspect».

Se débarrasser des dopés

N’empêche que le cyclisme doit se débarrasser de tous ces coureurs qui ont triché quel que soit le rôle qu’ils occupent aujourd’hui, pour nous faire croire à un renouveau. Tant que ces gaillards rôderont dans le milieu, la tempête pourra repartir demain. Tricheurs ils ont été, tricheurs ils resteront, surtout avec l’appât du fric. Pour éviter cela, il faudra également que l’UCI cesse d’être compatissante comme elle l’a été trop longtemps et n’accepte plus aucun compromis.

Au pilori

Le cyclisme vit un véritable séisme. Les révélations sur le dopage organisé par Lance Armstrong et ses proches ont déclenché une cascade de mauvaises nouvelles. La plus significative est sans doute le renoncement de la formation Rabobank. Les dirigeants de la banque hollandaise se retirent de la compétition après un sponsoring de 17 ans car ils ne croient plus aux vertus de ce sport.

Dans le mouvement, l’Australien Stephen Hodge, vice-président de la fédération australienne et bien connu du public suisse pour avoir séjourné de longues années dans le Vully, a démissionné de ses fonctions après avoir avoué s’être dopé durant sa carrière. Il est entendu que les noms des docteurs Ferrari et Fuentes reviennent sur le tapis, eux qui ont été mêlés à de nombreuses affaires et qui ont pu continuer leurs activités en l’absence de véritables sanctions ou de surveillances pourtant nécessaires.

Dans ce torrent de mauvaises nouvelles, on apprend que l’Italien Scarponi, vainqueur du Giro 2011 à la suite de la suspension de l’Espagnol Contador, était lui aussi en contact avec le médecin transalpin, qui agissait depuis son cabinet dans les Grisons. D’autres cas apparaîtront dans la foulée, surtout qu’en Espagne, la fédération nationale n’a pas encore jugé l’affaire Puerto, qui englobe d’autres sportifs que des cyclistes.

L’Union Cycliste Internationale a finalement suivi le rapport de l’USADA, l’agence américaine contre le dopage, en bannissant Armstrong des tablettes du Tour de France. Une UCI qui a donné trop souvent le sentiment d’être complice d’un cyclisme qui s’égarait. Même si la génération actuelle des professionnels clame qu’il s’agit d’une histoire du passé, rien ne prouve que tout est réglé. Pour preuve les déclarations récentes de l’ancien professionnel Laurent Jalabert, responsable de l’équipe de France et commentateur du vélo sur France 2, qui a dit toute son admiration à l’égard des performances de l’Américain.

Entend-il  par là que cyclisme et dopage vont de pair ?

 

Les amis en tandem (R. Weissbrodt et J. Lasserre)

Wysam 333: montagneuse et sous la pluie

Les amis en tandem (R. Weissbrodt et J. Lasserre)

Les amis en tandem (R. Weissbrodt et J. Lasserre)

Il fallait être courageux pour se présenter au départ de cette course, un dimanche matin à 4 h. 30 avec des prévisions météorologiques qui n’encourageaient pas à se lever aux aurores. Ils n’étaient qu’une trentaine à être présents aux ordres de Lionel Favre, le nouvel organisateur chef de cette balade pour cyclotouristes.

Par bonheur, le ciel se montrait clément à l’heure des premiers coups de pédale et la bonne humeur régnait chez les cyclistes parmi lesquels on notait la présence de Summer Nesrallah, une Canadienne d’Ottawa qui se demandait jusqu’où irait sa résistance et qui figurera parmi les 17 concurrents qui ont effectué la totalité du parcours malgré la pluie qui a fait son apparition au milieu de l’épreuve alors qu’une quinzaine de participants se sont arrêtés après 222 km. Parmi eux le trio formé de Jean-Jacques Desponds (73 ans), Pierre-André Aubert et Michel Favre qui ont roulé de concert d’un bout à l’autre de l’épreuve.

Un trio pour un duo final

Cette espèce de course d’orientation faisait halte à Payerne, à Moléson-Village, au col des Mosses, à Châtel Saint-Denis, à Orbe (222 km) puis au Sentier et à Champagne pour rallier le Puisoir, terme des 333 km.. Un parcours plus difficile que présenté, puisque le dénivelé dépassait les 2800 mètres annoncés. Toutefois, aucun abandon n’a été enregistré malgré les difficultés et il a fallu donner des sels aux coureurs au passage des Mosses à cause de la moiteur de la température.

Un trio a passé l’essentiel de la course en tête, mais Marc Künze (Chavornay) a lâché prise du côté de Montreux après avoir suivi l’ancien amateur élite Michael Randin (Orbe), qui a souffert dans la montée sur Châtel Saint-Denis avant de finir aisément, et un spécialiste de la Wysam, Jean-Claude Rey d’Yvonand, duo qui finira main dans la main cette balade au long cours.

Tandem de l’amitié

Deux participants avaient choisi d’effectuer le parcours en tandem pour éprouver leur amitié. «Nous ne nous sommes pas engueulés, ce qui prouve que nous sommes bien de véritables amis depuis notre enfance. Cependant j’avoue que je ne renouvellerai pas l’expérience puisque ce genre de cycle n’offre pas la liberté espérée puisqu’il est plus lourd à manoeuvrer et son manque d’inertie est contrariant», nous disait Julien Lasserre d’Orny. Son camarade, Renaud Weissbrodt d’Yverdon, a trouvé pénibles les longs bouts droits comme il n’a pas vraiment apprécié le parcours trop montagneux, à son goût.

La bonne voie

A l’heure du bilan, Lionel Favre relevait que le nouveau concept a fait l’unanimité dans le peloton. «Il n’y avait pas de stress lors des ravitaillements et lors des pointages. Les coureurs ont pris leur temps et ont pu apprécier les paysages. Certains d’entre eux étaient venus en reconnaissance et ont promis de revenir l’an prochain avec des copains. Certes, le parcours était probablement un peu trop dur.

J’en tiendrai compte lors de la prochaine édition et il faudra peaufiner certains détails. Pour finir, j’aimerais remercier très sincèrement tous les bénévoles qui ont permis le bon déroulement de cette dixième édition». Quant à Samuel Wyss, le créateur de cette course, il approuvait pleinement la direction prise par la nouvelle équipe qui a transformé l’épreuve en randonnée.

Pour terminer, une expérience était menée avec deux vélos électriques. Si les testeurs se sont sentis des ailes à la Cancellara, ils admettaient les limites de ce moyen de locomotion car il a fallu quatre batteries pour faire le tour et au prix de mille francs/pièce, ils doutent de l’avenir du vélo électrique dans une telle compétition.

Photo Pierre Mercier

Cyrille Thièry.

V.C. Orbe: deux Champions d’Europe

Cyrille Thièry.

Cyrille Thièry.

Les championnats continentaux sur piste qui se sont déroulés au Portugal, à Amadia, ont permis à deux membres du Vélo Club d’Orbe de décrocher deux titres européens dans l’épreuve de l’américaine, une épreuve où l’on se relaie à deux pendant 40 kilomètres et dans laquelle on engrange des points grâce à des sprints fréquents.

Cyrille Thièry s’est imposé chez les moins de 23 ans en compagnie de l’Argovien Silvan Dillier, devant les Italiens et les Hollandais, alors que Théry Schir s’est emparé de l’or chez les juniors (sur 30 km) avec Stefan Küng. La moisson de médailles ne s’est pas arrêtée là pour les membres du VCO puisque Théry a terminé deuxième de l’américaine (sur 25 km mais en solo) et que Cyrille a pris le bronze avec le quatuor de la poursuite par équipes qui a signé un nouveau record de Suisse.

Grâce à cet excellent résultat, les quatre garçons de ce relais (Olivier Beer, Jan Keller, Dillier et Thièry) peuvent envisager de participer aux Jeux Olympiques de Londres, l’année prochaine. Ils sont actuellement 7e de la hiérarchie européenne de la discipline et 11e sur le plan mondial. Il leur suffirait de gagner un rang pour obtenir leur sélection pour ce grand rendez-vous du sport.

Sans équipe

C’est tout auréolé de son maillot de champion d’Europe que Cyrille nous a reçus chez ses parents à Chavornay, car il doit pouvoir compter sur leur appui pour pratiquer le cyclisme à 100%. «Si nous voulons nous qualifier pour Londres, nous n’avons pas d’autre solution que de vivre en professionnels. C’est d’autant plus difficile que je n’ai pas d’équipe pour l’instant et tous mes frais de matériel sont à ma charge.

Comme je ne gagne presque rien (un millier de francs par mois), je dois compter sur eux dans l’espoir de trouver des sponsors prêts à me soutenir dans ma démarche afin de pouvoir me rendre aux Jeux». Pour l’instant, le coureur du VCO va terminer la saison sur route qui a été meilleure que les deux précédentes au cours desquelles il avait été entravé par des blessures (2009) et par une préparation erronée (en 2010).

Il espère pouvoir disputer le Tour de l’Avenir en septembre prochain quand bien même Swiss Cycling (la fédération nationale) a éjecté le sélectionneur des M23 et ancien professionnel Stefan Joho, avec qui Cyrille s’entendait bien. Il envisage aussi de disputer plusieurs courses en Franche-Comté, où le programme est plus étoffé qu’en Suisse, pour parfaire sa condition. Ensuite, il entamera la préparation hivernale sur piste qui conditionnera sans doute sa participation aux Jeux Olympiques avec ses camarades qu’il retrouvera mensuellement à Aigle.

Avec Daniel Gisiger

C’est avec un autre ancien professionnel, Daniel Gisiger, que le quatuor préparera cette échéance. Le Biennois estime que son équipe est à mi-chemin du but visé. Il faudra encore beaucoup travailler la technique sur piste. Même si l’épreuve est courte, il faut avoir aussi passablement d’endurance pour rouler à plus de 60 km/heure pendant 4 kilomètres. Au Portugal, les Suisses n’avaient été battus que par les Russes et les Anglais, en améliorant de trois secondes l’ancien record national (4 minutes 7 secondes 6). Cyrille ne sait pas encore quel sera le programme pour tenter d’obtenir cette qualification. Par contre en 2011, il a beaucoup roulé dans la mesure où il a suivi l’école de recrues pour sportifs d’élite, un avantage indiscutable pour un cycliste de son statut.

Devenir pro

Comme tout coureur, il rêve de passer professionnel, mais la présence d’une seule équipe professionnelle en Helvétie (la BMC de Danilo Wyss) est un handicap, ce d’autant que cette formation a des ambitions élevées au niveau international avec notamment la présence dans ses rangs du vainqueur du dernier Tour de France, l’Australien Cadel Evans. Cyrille Thièry avoue être sous une certaine pression, car il faut des résultats pour attirer l’attention des formations professionnelles.

N’empêche que le cyclisme lui procure toujours autant de joie. «C’est ma vie. J’ai toujours autant de plaisir. Vous n’avez qu’une envie, gagner, et, lorsque cela ne se passe pas comme prévu, vous vous dites toujours «cela ira mieux demain».

Je me suis fixé pour but d’être encore dans le peloton en 2016. J’espère dès lors trouver l’équipe qui permettra de réaliser mon vœu et qui comprendra que la piste fait désormais partie de mon éventail de performances».

Photo Pierre Mercier

La Vallée de Joux depuis le sommet de la Dent de Vaulion.

Les buvettes d’alpage : 5e étape Vallorbe – La Dent de Vaulion

La Vallée de Joux depuis le sommet de la Dent de Vaulion.

La Vallée de Joux depuis le sommet de la Dent de Vaulion.

Le pâturage de Poimboeuf

Aujourd’hui nous avons peu de kilomètres au programme, mais une ascension mémorable.  Escalader un mur à vélo sans partir à la renverse, c’est la sensation que nous réserve cette montée pas comme les autres.

Depuis la place du Pont à Vallorbe, nous prenons la rue de l’Agriculture en direction du village de Vaulion. Nous traversons la voie de chemin de fer Vallorbe - Le Brassus et arrivons à la ferme de Grange Neuve. Nous laissons sur notre gauche la route de Premier et pénétrons dans la forêt.
Un méchant raidillon nous conduit au pâturage de Poimboeuf. Un répit bienvenu nous permet de reprendre notre souffle avant la suite des  opérations. Nous entrons à nouveau dans le sous-bois et la pente s’accentue progressivement.

Un spectacle renversant

Après un virage serré sur la droite, nous découvrons que le plus dur reste à faire.
Le spectacle est tout simplement renversant !
Si l’ampleur de la  tâche vous effraie, vous pouvez encore vous esquiver et partir sur la gauche en direction du Fort de Pré-Giroud et nous rejoindre au pied de la Dent de Vaulion en passant par Premier.

En ce qui nous concerne, nous prenons notre courage et notre bicyclette à deux mains. La longue ligne droite,  dont nous ne voyons pas le bout, s’élève brusquement à travers la forêt de la Provence pour atteindre le Plâne.

Le pourcentage de la pente dépasse allégrement les 10%; ce qui en fait une des montées les plus difficiles de la région. Seule l’ascension du Mont d’Or, côté suisse (la route n’est pas entièrement goudronnée), fait plus fort!

Inutile de préciser que si vous mettez pied à terre dans ce genre de montée, vous pouvez alors pousser votre vélo jusqu’en haut, car il est à peu près impossible de trouver l’élan pour repartir. L’effort est violent mais heureusement de courte durée.

Panorama à 360 degrés

Depuis le Plâne, nous descendons environ 400 mètres sur la route de Vaulion. A la Frasse nous tirons à droite, à flanc de coteau pour rejoindre le pied de la Dent de Vaulion au lieu-dit La Chausse.

Nous constatons avec soulagement que le profil de la Dent est beaucoup moins accentué que depuis la Vallée de Joux. Le sommet dénudé se distingue nettement  au-dessus des sapins. Ce qui nous donne des ailes pour passer le Morex et la ferme du Cerney et pour entamer la dernière ligne droite vers le sommet. En très peu de temps nous atteignons le chalet de la Dent de Vaulion.

Un chemin non carrossable conduit au sommet situé à 1482m et permet de découvrir un panorama à 360 degrés des plus réussis.

Nous ferons à pied ce dernier effort; mais au préalable nous choisissons, comme à  l’accoutumée, de nous délasser sur la terrasse du chalet.

Nous rentrons tranquillement par Vaulion en suivant le Nozon jusqu’à Nidau et ensuite nous prenons la route de Premier jusqu’à Vallorbe.


Résumé

Parcours : environ 20 km.
Itinéraire : Vallorbe - Le Plâne - Chalet de la Dent de Vaulion - Vaulion - Premier - Le Day - Vallorbe
Départ : Place du Pont à Vallorbe, altitude 749 m.
Point culminant : Chalet de la Dent de Vaulion, altitude 1410 m.
Dénivellation : environ 700 m.

Photo Denis Tarantola

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Le chalet de La Thiole au milieu des pâturages.

Buvettes : 3e étape Bavois – La Thiolle

Le chalet de La Thiole au milieu des pâturages.

Le chalet de La Thiole au milieu des pâturages.

L’ancienne citadelle des Clées

Depuis Bavois nous franchissons le Marais de la Dame, le canal d’Entreroches et le Nozon pour déboucher sur la route d’Orny. A droite des vignes de la Mandrolaire, nous attaquons la pente de Longe Vy jusqu’au centre du village d’Arnex.

Sur la route d’Orbe, peu après le domaine du Devin, nous empruntons un chemin vicinal à travers champs nous conduisant à Agiez.

La montée sur Bretonnières s’effectue dans une zone champêtre et boisée  presque inhabitée. Nous atteignons le Crêt des Fives. Une courte descente dans le vallon ombragé de la Fontaine Vive nous amène aux Champs Courbes.

A la place de passer sous le pont qui conduit au village de Bretonnières,  nous tirons à droite. Nous longeons la route cantonale sur 500 mètres, avant de plonger sur les Clées.
Cette ancienne citadelle moyenâgeuse se dissimule dans un écrin de verdure au fond de la vallée.

A partir du pont qui enjambe l’Orbe, nous continuons sagement en direction de l’Abergement afin de rejoindre Lignerolle par la Russille.

Certains préférent utiliser la voie directe. Depuis le centre du village des Clées,  il suffit de suivre les écriteaux du tourisme pédestre. Mais attention, la route bétonnée s’élève brutalement et sans répit jusqu’à Lignerolle.

Le village de La Russille

A la prochaine intersection, nous passons sous la semi-autoroute et bifurquons immédiatement à gauche. Nous traversons le village de La Russille.

Le sommet dénudé du Suchet se détache du vaste domaine forestier qui l’entoure. Nous réservons cette spectaculaire ascension pour notre dernière étape !

Avant d’atteindre l’Abergement, nous tournons à gauche et traversons le hameau du Grand Vailloud. Avec le profil familier de la Dent de Vaulion en point de mire, nous rejoignons Lignerolle.

La maison de vacances de La Bessonnne

Hormis ses premières rampes, la monté vers la Thiolle ne pose pas de problème. Après deux lacets pénibles, un long faux plat nous permet de récupérer.

A la sortie du bois, nous distinguons sur notre gauche  la maison de vacances de La Bessonne, qui offre une aire de récréation et de délassement surplombant la plaine.

Après un petit raidillon de 200 mètres, nous arrivons sans encombre à  la terrasse de la Thiolle qui nous invite à marquer une pause bien méritée.

Le retour commence par une descente vertigineuse sur Ballaigues. Nous accédons à la route cantonale et toujours en descente nous repassons Lignerolle et poursuivons vers Montcherand et Orbe. Arrivés dans la plaine, nous prenons la route d’Orny jusqu’au croisement pour Bavois.

Résumé
Parcours : environ 40 km.
Itinéraire : Bavois - Arnex - Agiez - Les Clées - La Rusille - Lignerolle - La Bessonne - La Thiolle -  Ballaigues - Montcherand - Orbe - Bavois.
Départ : Bavois, altitude 447 m.
Point culminant :
La Thiolle, altitude 1142 m.
Dénivellation : environ 700 m.

Photo Denis Tarantola


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De gauche à droite : Michael Randin, Julien Favre, et Alain Witz président du Tour du Pays de Vaud.

Le VC Orbe reprend l’entraînement

De gauche à droite : Michael Randin, Julien Favre,  et Alain Witz président du Tour du Pays de Vaud.

De gauche à droite : Michael Randin, Julien Favre, et Alain Witz président du Tour du Pays de Vaud.

A peine les dernières neiges sérieuses ont-elles fondu que revit sur les routes du district le cycliste multicolore penché sur son guidon et avalant des kilomètres, qui pour son plaisir pur, qui pour s’entraîner ou qui encore en participant à telle ou telle épreuve locale ou régionale.

C’est justement pour faire le point sur la saison à venir que le VC Orbe avait organisé son assemblée générale de printemps le mercredi 3 mars.

Fiançailles annoncées

A côté des informations sur l’organisation de l’étape urbigène du tour du Pays de Vaud 2010 le samedi 29 mai, présenté par son président Alain Witz venu spécialement pour remercier le club pour son engagement, on a beaucoup parlé entraînements et fiançailles lors de cette assemblée.

En effet, un rapprochement a lieu avec le VC Echallens, afin de permettre une meilleure adaptation des entraînements aux âges, attentes et capacités respectives des coureurs, qu’ils ou elles soient des spécialistes du VTT ou plutôt des amateurs de route. On sait en effet que le VTT prend une place croissante dans les activités du club, notamment avec Sylvie et Lars Schnyder.

Mais comme le rappelait Michael Randin, même chez les professionnels du VTT, «l’essentiel de l’entraînement de fond se fait sur route, sauf en ce qui concerne la technique pure». En réunissant deux fois par semaine pour les entraînements les différents groupes des deux clubs, avec à chaque fois deux entraîneurs à disposition, on prépare les plus jeunes ou ceux qui sont encore à la fameuse Ecole de vélo à intégrer le «Pool compétition» parmi lequel se trouveront celles et ceux qui se destinent plus aux différentes épreuves et qui sait, à une carrière.

Esprit de club à cultiver

Les responsables du club tiennent aussi à organiser 4 ou 5 courses de club par année, ceci sur des épreuves du calendrier régional. Y participeront petits et grands, et pourquoi pas leur  famille. Les petits pour sentir l’ambiance d’une course depuis l’intérieur.

Mais plutôt que de pures compétitions, ce seront des occasions de resserrer les liens amicaux dans un club ou compte tenu des calendriers chargés, on se retrouve surtout aux entraînements ou lors des épreuves, chacun avec sa propre ambition.

Eloge de la récupération

Michael Randin a aussi tenu à rappeler aux membres la nécessité de se ménager des plages de récupération: on ne progresse plus si la courbe de la fatigue dépasse celle du gain dans la performance. La seule solution est donc d’aménager son travail par paliers successifs. Et aussi de maintenir intacte la motivation.

Programme chargé et distinctions nombreuses

De nombreuses courses attendent les coureurs du VC Orbe, à commencer par le traditionnel Giron du Nord Vaudois, qui débutera par deux manches à Bavois, les samedi 13 et 20 mars.

A relever aussi les nombreux diplômes et titres de champions romands ou vaudois récoltés par le club en 2009. Deux diplômes de champions vaudois ont encore été remis à leurs titulaires lors de l’assemblée : Loïs Aubert et Michael Iannetta. Sylvie Schnyder, Lars Schnyder et Valérie Hofstetter avaient déjà reçu les leurs lors d’une récente soirée de l’ACCV.

Théry Schirr de son côté était absent, mais a collectionné les titres en 2009. Enfin, naissance de nouvelles tenues, aux couleurs actuelles auxquelles s’ajoutera le blanc, et le maintien des mêmes sponsors principaux, avec en plus l’arrivée importante de la BCV et de la Vaudoise Assurances.

Photo Olivier Gfeller