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Les jeunes sapeurs pompiers entourés de leurs moniteurs.

Croy – SDISPO : Ils ont tous l’âme du feu bleu

Vendredi dernier, le Commandant Pascal Turin a piloté d’un bout à l’autre le quatrième rapport d’activités du SDISPO (Service Défense Incendie et Secours de la Plaine de l’Orbe) à la grande salle de Croy. En présence d’un parterre nombreux (Etat-major, SDIS voisins, sapeurs pompiers, entre autres), il a rappelé non seulement l’organigramme de l’association intercommunale, qui regroupe dix-huit communes, mais aussi la composition opérationnelle (détachements de Premiers Secours, DPS, et d’Appui, DAP).

Les séances ordinaires de l’Etat-major ont pour but de régler la bonne marche du service en présence du président du Codir (Comité directeur), Pascal Desponds, ou de sa remplaçante, Mary-Claude Chevalier. Les tâches qui lui incombent sont tant dans l’organisation de rencontres mensuelles de chaque dicastère, de journées de sensibilisation au métier de pompier volontaire que dans la participation à des séances intercommunales ou organisées par l’ECA ainsi que la Fédération vaudoise des sapeurs pompiers et encore aux rapports annuels des SDIS voisins.

Compter sur les compétences de chacun

Le nombre d’heures d’intervention sur le terrain s’élève pour 2017 à 1 892 contre 1 499 en 2016. Sur 130 sorties, les détachements du SDIS de la Plaine de l’Orbe ont pu intervenir sans renfort en fonction du type de sinistres. Certaines opérations plus complexes ou conséquentes nécessitent l’appui d’autres partenaires comme les SDIS voisins, le service protection et sauvetage de Lausanne, l’ECA, la gendarmerie vaudoise ou la police nord vaudois. Et pour parfaire ces collaborations, le sergent-chef, Joël Widmann, a mis sur pied le concept «CHABACO Connect» qui consiste à préserver les connaissances et les savoirs-faire au sein des DAP.

Il propose à tous les volontaires une rencontre chaque premier jeudi du mois afin d’améliorer la connectivité entre le pompier et le matériel, ainsi que des échanges entre le vécu de chacun. Le don de soi est la première qualité de ces bénévoles qui, en parallèle de leur vie de famille et de leur profession, agissent pour la sécurité de la population, mais œuvrent aussi au sein de l’association, comme Laurent Grieder chargé de la communication en gérant le site internet et qui, pour l’occasion, a réalisé un diaporama dynamique.

Le syndic Thierry Candaux dans les installations.

Croy: de l’eau pour pomper l’eau !

Entre Vaulion, Romainmôtier et Croy, tout un patrimoine hydraulique est encore visible et même en activité. Il y a eu de nombreuses scieries, forges, clouteries, tanneries et des ateliers d’artisans qui ont eu recours à cette énergie gratuite avant l’installation de l’électricité qui a changé bien des choses. Mais, aujourd’hui, en se promenant le long du Nozon, on peut recenser pas moins de 53 bisses ou canaux et 6 biefs secondaires.

Héritière directe de ce patrimoine, la commune de Croy possède une machine un peu hors du commun. Dans son petit abri en ciment, juste en amont de la cascade du Dard, c’est une immense roue à aubes de 4 m de diamètre qui fait tourner une pompe qui sert à remonter l’eau d’une source d’eau potable à deux réservoirs distincts, situés à environ 2 km de distance et à une altitude supérieure de 120 mètres.

L’inventivité des anciens

Cette installation a été construite en 1911 au moment où les villages de Romainmôtier et de Croy ont été dotés de l’eau courante. L’impressionnant mécanisme que l’on peut voir encore aujourd’hui en fonction date de cette époque. Bien sûr, l’arrivée de l’électricité a amélioré les choses. La pompe est secondée par une pompe électrique alors que le débit du Nozon est insuffisant. Mais c’est quand même une puissance de 5,5 CV qui est dégagée. Sa rénovation en 1995 a valu à Croy de recevoir le prix de lauréat du Concours urbistique de 1998 pour la conservation du patrimoine bâti. La production d’énergie de cette roue à aubes permet de réduire la facture annuelle d’électricité d’environ 60%, soit une économie de 3500 fr. par an.

Technologie actuelle

L’automne dernier, la commune a procédé à une modernisation électronique. Un système de surveillance à distance a été installé et donne l’alerte à la Maison de commune en cas de dysfonctionnement ou de manque d’eau. «De plus en plus, nous sommes dépendants du débit du Nozon pour la faire tourner. Elle fonctionne environ quatre mois par an à l’électrique. Par contre, la source est plus stable. Elle nous offre un débit permanent entre 90 et 120 litres/minute. Cette mécanique est une affaire de passionnés et elle a toujours été très bien entretenue.

Mais nous envisageons un jour que ce petit bâtiment devienne une mini-centrale hydroélectrique qui fournirait alors assez d’énergie pour faire tourner la pompe avec nettement moins d’entretien. La technologie le permet aujourd’hui. Mais la démarche essentielle reste le maintien de ce patrimoine.», a expliqué, sur place, le syndic Thierry Candaux.

L’imposant comité d’organisation.

Croy: tout le monde dans la rue !

S’il y a une tradition qui est devenue bien vivante, c’est la Fête dans la rue à Croy. Cette manifestation avait vu le jour en 1980, alors que la société de jeunesse locale fêtait ses 250 ans d’existence. Toutefois, comme, au Pied du Jura, on ne peut pas toujours compter sur une météo sans pluie, on avait alors réalisé un véritable exploit: celui de couvrir intégralement la rue ! D’où le nom de la fête...

Avec le temps qui passe, l’enthousiasme était un peu retombé, vu l’énorme travail de l’organisation. La fête s’est espacée alors à un rythme bisannuel. Puis elle a été interrompue à cause des travaux de réfection de la rue du village. Cependant, un groupe de nostalgiques a réussi, depuis quatre ans, à relancer la fameuse fête. Les Pompiers, la Jeunesse et plus d’une vingtaine de bénévoles des autres sociétés locales se sont remis à l’ouvrage. «Et ce n’est pas une mince affaire... Depuis le lundi précédant la fête, nous sommes tous les soirs sur le pied de guerre pour tout mettre en place en utilisant les compétences, les outils et les machines de chacun d’entre nous !», explique le président de l’organisation, Laurent Michot, par ailleurs président depuis 30 ans de la société de tir.

Belle récompense

Cette année, vendredi soir 19 août, tout ce travail a été bien récompensé. Avec une météo chaude et sèche (pour une fois cet été), ce fut le succès. Dès 18 h 30, la rue s’est animée aux sons de la Guggenmusik Niouguen’s d’Yverdon, puis les orchestres Vufflens Jazz Band, Downtown, Rapenew old folks et le Duo Markallan ont entretenu l’ambiance musicale dans les différentes cantines, bars ou tonnelles.

L’entrée se règle avec un billet de Fr. 10.– et un verre est offert. «Car il faut bien assurer un budget de fonctionnement qui est de Fr. 4000.– environ. Il s’agit de prendre le moins de risques possible. Nous avons quelques sponsors et nous vendons de la saucisse à rôtir en souscription, ce qui nous assure un petit fonds de caisse absolument indispensable», nous a encore signalé Laurent Michot, en bon gestionnaire qu’il est.

De gauche à droite: Luc Deslarzes, Christine Blumenthal, Vincent Stern, Philippe Lati et Catherine Rochat.

Croy: la facture sociale et ses mystères

De gauche à droite: Luc Deslarzes, Christine Blumenthal, Vincent Stern, Philippe Lati et Catherine Rochat.

De gauche à droite: Luc Deslarzes, Christine Blumenthal, Vincent Stern, Philippe Lati et Catherine Rochat.

Le Conseil général de Croy débutait sur une note triste: Nicole Gaspardi, leur fidèle secrétaire depuis de nombreuses années, est décédée subitement en octobre. Luc Deslarzes, président du Conseil, lui rendait hommage et l’assemblée gardait une minute de silence à sa mémoire.

Le budget restera négatif

La commission de gestion, dans son rapport sur le budget 2013, provoquait une discussion soutenue: elle excluait de celui-ci la prévision de l’augmentation de la facture sociale de Fr. 39 228.– qui élevait considérablement le déficit prévu par la Municipalité. Après un débat constructif, les membres du Conseil refusèrent les conclusions de la commission, par 19 vois contre 10. En acceptant le budget négatif, par 22 voix et 7 oppositions, ils demandèrent à la Municipalité d’accompagner l’envoi d’une lettre de protestation. (Plusieurs communes ont argumenté sur ce sujet).

Ce sera la taxe au sac

Vincent Stern, municipal en charge du dossier, présentait le concept régional 1 région, 1 sac, 1 couleur voulu par Valorsa. Une taxe forfaitaire de Fr. 65.– sera perçue par habitant, et sera ajustée au fil de l’année. Le règlement pour les déchets urbains était accepté à l’unanimité.

Après les remerciements et vœux de madame la Syndique, Catherine Rochat, elle invitait l’assemblée à partager une petite agape servie dans la salle du Conseil.

Photo Marlène Rézenne

Les frères Pittet connaissent des sorts différents, Olivier avec Montcherand et Daniel avec Croy.

Football: des surprises d’emblée

 Les frères Pittet connaissent des sorts différents, Olivier avec Montcherand et Daniel avec Croy.

Les frères Pittet connaissent des sorts différents, Olivier avec Montcherand et Daniel avec Croy.

On disait de Chavornay qu’il serait redoutable dans son groupe de 3ème ligue après une période de préparation au cours de laquelle il n’avait connu qu’une défaite à Champvent (2-1).

Pour son premier match de championnat, l’équipe de Franck Duplan affrontait sa bête noire. A Moudon, les joueurs de la Plaine de l’Orbe se sont encore une fois inclinés contre Etoile Broye par 2-1. Lors de la saison passée, les Chavornaisans avaient perdu à deux reprises contre cette formation (4-1) qui lui avait enlevé ses derniers espoirs de monter à l’étage supérieur. Duplan ne cherchait pas d’excuse à ce faux pas. «Etoile Broye n’a pas de point faible. Elle a très bien joué sur le petit terrain de Moudon. Si je considère le score par rapport à l’année passée, je pourrais me dire que nous sommes en progression. Mais certains de mes joueurs ont cru que nous serions invincibles après nos matches d’entraînement. Il faut qu’ils comprennent que rien n’est acquis d’avance et s’ils ne saisissent pas cela, nous aurons de la peine à jouer les premiers rôles. Je dois ajouter que l’on a manqué un peu de chance (tir sur le poteau) mais nous ne méritions pas mieux qu’un match nul. Sur la base des premiers résultats, je pense que Vignoble, Chavannes-le-Chêne et forcément Etoile Broye seront nos principaux rivaux lors de cette saison».

Croy à la peine

En 4e ligue, même s’il est périlleux de tirer des enseignements au terme de la première journée, il paraît probable que Croy, qui a perdu de nombreux joueurs à l’intersaison au point que le club a dû se résoudre à n’aligner qu’une formation en compétition, ne soit pas en mesure de retrouver la place qu’il a perdue en troisième ligue. Sa défaite à domicile contre Savigny/Forel par 6-1 en atteste. Montcherand lui a été tenu en échec par La Sarraz II (1-1) qui lui aussi vise la promotion. Un résultat qui reflète la physionomie de la partie, selon le coach Olivier Pittet. Arnaud Lambercier a su répondre à l’ouverture de la marque de l’hôte, en fin de match. Les Pique Raisinets espèrent jouer un rôle dans ce groupe malgré les arrêts de compétition de Voisard et Christophe Rochat tandis que Goncalves est parti à Bavois II. Pour compenser, Rui est arrivé d’Orbe II de même que le gardien Patrick Rodrigues, venu tout droit du Portugal.

Coup du chapeau de Brian

Orbe II lui non plus ne s’est pas montré convaincant contre Vaulion (3-3). Il a été mené 2-1 avant qu’un Vaulieni soit expulsé. Il profitait de l’opportunité pour renverser le score mais une nouvelle erreur de la défense urbigène permettait aux locaux d’obtenir un point malgré le fait d’évoluer à dix. Dans ce match disputé sous une pluie battante, les réservistes urbigènes n’ont pas fait preuve d’homogénéité et doivent composer avec une défense friable qui endosse la responsabilité des trois buts reçus. Les gars de l’inamovible et enthousiaste Bernard Schmitt ont pu compter sur l’opportunisme de Brian Rochat qui a réussi le coup du chapeau pour une équipe qui entend jouer les trouble-fêtes sans autre ambition. Notons que le jeune arbitre de la partie a cru bon imposer son autorité en distribuant moult cartons mal-à-propos et sifflaient deux penalties pour Orbe dont un seul fut transformé.

Quant à la première équipe urbigène, elle a concédé le match nul 3-3 à La Sallaz, victime d’un arbitrage partisan puisque l’homme en noir sifflait deux onze mètres pour les Lausannois et refusait un but aux jaune et rouge. Selon Admir Bilibani, si ce début de championnat ne correspond pas aux espérances laissées après les matches de coupe Suisse, il n’y a pas de quoi s’affoler. Il a à faire avec une équipe de caractère qui s’énerve trop facilement lorsque l’adversaire lui résiste. Un peu d’humilité lui rendra sans doute service à l’avenir.

Bavois fonce, Baulmes renaît

Cette fois, Bavois a pris le départ idéal comme en rêvait son président Jean-Michel Viquerat. Avec trois victoires en autant de rencontres, il a de quoi être satisfait puisque son équipe occupe la première place de ce groupe de 2ème inter avec les Fribourgeois de Sorens/Gumefens. C’est à Spiez que les Bavoisans ont obtenu un succès net (0-3) qui ne s’est dessiné qu’en deuxième période, grâce notamment à deux buts d’Illich.

Baulmes s’est enfin présenté sur le terrain de Romont où il a perdu 3-0. Le lendemain, le club vivait une journée mémorable. Le matin, une assemblée générale élisait le syndic Julien Cuérel à la présidence. Une broche réunissait les amis du club à midi et l’après-midi, 150 personnes assistaient à la victoire de Baulmes II, formé de jeunes du village, sur Donneloye II B par 4-0.

Le club s’appuiera sur un budget de 110’000 frs et le syndic n’a pas hésité à endosser de nouvelles responsabilités pour pérenniser l’avenir de cette société. L’équipe fanion pourra compter sur une bonne quinzaine de joueurs de la région qui ne sont pas encore tous qualifiés, raison pour laquelle quatre vétérans avaient complété l’effectif pour cette première sortie en terre fribourgeoise. En outre, des équipes juniors, associées avec Valmont, et une école de football animeront la vie du club.

Croy: la Fête dans la rue fut bien arrosée

La rue, lieu de rencontre

Pour la deuxième édition de «La Fête dans la rue» depuis la reprise de cette coutume, les cieux n’ont guère été cléments pour les organisateurs. Mais le montage des diverses tentes qui jalonnaient le centre névralgique de la fête, effectué le jeudi, le fut sans pluie. Vendredi soir, malgré un ciel dans tous ses états, la fête fut animée et joyeuse.

La «Fifette», fanfare conviviale, ouvrait les festivités à 18 h. 30 accompagnée à la batterie par la pluie tambourinant sur la toile de tente.
Puis, peu à peu, les gosses envahissaient l’espace, les cris et les rires fusaient, les parents prenaient place et dégustaient la pâtisserie concoctée par les Paysannes Vaudoises. Un jet d’eau plus loin, Le Boule (Stéphane) et Quentin nourrissaient le four à pizza pour combler les gros appétits.
Et juste après la grande fontaine, chez Jacques Benoit, une tradition, l’orchestre Vufflens Jazz Band attendait son heure pour faire danser les visiteurs.

C’était une très belle soirée.
Sûr que l’année prochaine le temps sera parfait.

Photo Marlène Rézenne

L’ouverture du bal en valse.

Bofflens au rythme de la danse

L’ouverture du bal en valse.

L’ouverture du bal en valse.

Parents et enfants se sont vus dédier toute une soirée, vendredi, lors d’un bal organisé par Yamilé Arsenijevic, maîtresse d’école au CIN de Romainmôtier. Après avoir su faire rêver le public l’an dernier à travers les films d’animation entièrement réalisés avec ses élèves, elle a mis la barre haute cette année avec son projet de bal. Mais attention, pas un simple bal comme ceux de jeunesse, non, elle a décidé de mettre en place un véritable bal band avec parents, grands-parents, parrains, marraines, etc…

Tous amateurs, ils se sont entraînés régulièrement dans la salle de Bofflens. Ils ont d’ailleurs remercié la Municipalité de la leur avoir prêtée gratuitement pendant une longue période. Grâce à ce projet ambitieux, dont le but a largement été atteint au regard de l’enthousiasme du public, les enfants n’ont pas seulement appris de nombreuses danses (valse, twist, danse en ligne, et j’en passe) mais aussi l’entraide, le respect, le dépassement de soi et une réelle amitié.

Malgré l’envergure de la tâche, le rêve que Yamilé avait osé imaginer a été un réel succès et au vu de la joie que les enfants nous ont transmise au travers de chansons, danses et mimiques sympathiques. Ils déborderont sûrement de motivation pour la prochaine idée de leur maîtresse! Pour ma part, je retiendrai en premier lieu le «Rap des animaux» chanté/récité par certains élèves, qui était aussi touchant à écouter que drôle à regarder.

Photo Katy Josi

De g. à dr. Francine, Béatrice, Sylvie, Jean-Pierre et Nicole.

Croy: le temps a passé, on ferme le four…momentanément?

De g. à dr.  Francine, Béatrice, Sylvie, Jean-Pierre et Nicole.

De g. à dr. Francine, Béatrice, Sylvie, Jean-Pierre et Nicole.

L’homme, peu banal, avec sa collection de pompons,  n’allumera plus le four banal de Croy.

Fidèle au poste pour son dernier dimanche des Rois, le fournier s’activait au four banal pour chauffer la voûte de ce dernier. C’était sa dernière douzaine de jours à son service.
Il ne refera plus ces gestes augustes pour recharger le feu et lui donner de l’ampleur en douceur.
On ne l’entendra plus pester quand de la poix restait collée à ses mains, avec son accent inimitable, qui fait partie du personnage haut en couleur, aussi coloré que ses multiples bonnets à pompon. A chaque jour un autre, même au four.

Cordonnier exilé et rêve réalisé

Il, c’est Jean-Pierre Bieri, cordonnier exilé de Morges en 1989, sur les terres de Croy. Le futur fournier entendit parler d’un four banal au village, peu visible, parce que masqué par des tonnes de vieux papiers, après avoir servi de dépôt de munitions pour l’armée, juste avant la dernière guerre. Il s’intéressait à la gueule noire en dehors des godasses à rapetasser. Il aurait bien voulu être boulanger…mais la vie en décidait autrement. Alors pourquoi ne pas devenir fournier ici, pour le plaisir ?

La Muni et des bénévoles ont vidé le papier et Jean-Pierre fit ses premiers essais en 1997. Ensuite il fallut excaver et mettre le sol au niveau de la route. L’année suivante, la Municipalité de Croy, ouvrait, inaugurait presque cet espace à l’occasion d’une fête dans la rue, en servant du saucisson et des lentilles. Le four prenait quelques couleurs.
Puis, en 1999, sous l’impulsion de paysannes vaudoises, celui-ci devenait opérationnel à l’occasion d’un Marché de Noël.

Une troupe de choc entourait le fournier. Lui s’occupait du feu et ces dames, Béatrice, Nicole, Sylvie et Francine, préparaient les pains, les tresses et quelques gâteaux traditionnels. Jean-Pierre trouvait dans les petites annonces un vieux pétrin et le four banal était au top. Dès 2001, le four travaille pour la Foire d’automne, sur trois jours et pour les ROIS, depuis 2007.

Il faut du temps pour être fournier

Pour le fournier, la préparation du four c’est une présence de 12 jours environ, pour préchauffer les pierres vénérables. Avec lenteur et précision, il faut aussi prévoir et façonner une réserve de bois sec, de deux ans au moins. Pendant les préparatifs, c’est l’occasion, mais pas toujours, de voir débarquer les copains avec victuailles et boissons, histoire de passer un bon moment en surveillant le feu et se remémorer des histoires, cocasses, rapport au bois, à son transport et son «bûchage» ou d’autres souvenirs. Mais il est temps de passer la main. Vrai que le temps passe et l’âge de la retraitre est là pour le lui rappeler… Mais, pour lui, l’ennui ce n’est pas de quitter le four, c’est de quitter son équipe du four! Une entente parfaite durant près de 12 ans. Un joli bail voyez-vous!

Allez, tu peux fermer la porte doucement, cordonnier, tu as fait du bon boulot! Le plaisir sera de te croiser dans la rue, pompon en bataille!

Photo Marlène Rézenne

Chavornay épingle le leader

Premier succès de Croy II, cette saison.

Premier succès de Croy II, cette saison.

En huit rencontres de championnat, Chavornay n’avait jamais connu la victoire. Il aura fallu affronter le leader pour que l’équipe de Jérôme Reumer parvienne enfin à faire le plein de points.

En ce samedi soir pluvieux, le froid s’était aussi invité, pour le malheur des Joratois. En effet, les gars de Mézières ont dû s’incliner face à la lanterne rouge à la suite d’une grosse erreur de leur portier qui relâchait maladroitement un ballon dans les pieds de Steve Besançon qui ne manquait pas l’opportunité d’ouvrir la marque, au milieu de la deuxième période.

Et comme à l’autre bout du terrain, Pierre Crivelli donnait des sueurs froides à ses supporters en effectuant des sorties rocambolesques, la partie a été chaude en émotions. Légèrement dominé, Chavornay a malgré tout résisté à l’adversaire grâce à une défense très attentive autour d’un Luc Lavanchy, impérial.

Ce succès faisait bien entendu plaisir à l’entraîneur: «Je crois que l’équipe a enfin évolué à son niveau. Je lui ai dit, avant la rencontre, que derniers, nous n’avions plus rien à perdre et qu’il fallait se livrer corps et âme.

Ce qu’ils ont fait ce soir pour un bel exploit qui doit nous redonner confiance». En tous les cas dans les rangs du public, on croit percevoir une certaine progression de cette équipe, constituée pour l’essentiel de gars du village.

Le trou de Valbal

Il y a moins d’un mois, Valbal semblait sur une bonne lancée. Depuis, il a enregistré trois défaites, encaissant treize buts ! Le constat de José Grobet n’est pas très réjouissant. «Nous sommes bien présents en première mi-temps et plus par la suite. J’ai relevé aussi que lorsque nous sommes menés de deux buts, l’équipe n’y croit plus. Je ne sais pas s’il s’agit d’un problème physique mais nous sommes souvent moins d’une dizaine à l’entraînement.

Donc, notre préparation n’est pas optimale et en plus je dois faire face à un absentéisme inquiétant pour différentes causes (blessures, suspensions, famille, etc). Le fait de n’avoir que trois points d’avance sur le trio de queue ne m’inquiète pas. Lors de nos quatre ultimes parties de ce premier tour, nous devrons affronter plusieurs formations mal classées et j’espère que nous parviendrons à engranger sept points qui nous mettraient à l’abri avant la pause».

Notons que dans ce groupe, Orbe II, co-leader avec Jorat,  a également perdu 5-2 à domicile contre Thierrens II après avoir été mené 4-0 au thé ce qui fait l’affaire de Grandson qui compte 4 pts d’avance sur les Urbigènes qui ont joué un match de moins.

Montcherand piétine

Figurant parmi les favoris de son groupe de 4e ligue, Montcherand ne confirme pas ses ambitions. Samedi encore, les Pique-Raisinets ont dû partager l’enjeu avec un Veyron/Venoge très combatif. Pourtant, l’équipe du président Blanchet a souvent monopolisé le ballon, en particulier en seconde mi-temps et jusqu’à son égalisation, moins par la suite.

L’entraîneur Olivier Pittet se désespère du manque de concrétisation de ses gars. «Nous dominons tant et plus certaines parties comme contre Valbal II et Sainte-Croix et nous trouvons le moyen de perdre face à ces équipes qui ne se procurent que quelques occasions de but. C’est rageant mais que faire».

Pour sa part le capitaine, Christophe Rochat tente d’expliquer ce manque d’efficacité des siens : « C’est le défaut de la jeunesse. Insouciante en certaines circonstances ce qui nous permet de vaincre aisément ou crispation et manque de maturité lorsque nous sommes accrochés. Si je connaissais le moyen de remédier à tout cela, il y a longtemps que je l’aurais dit à l’entraîneur».

Défaite de Rances

Cette 8ème journée n’a pas été favorable aux premiers classés puisque Croy, sans son gardien qui a été remplacé par l’entraîneur Jeanmonod, a été tenu en échec 1-1 par Bonvillars. Par bonheur, Arnex lui rendait service en contraignant Grandson II au match nul et vierge. Dans le groupe 6, Rances a perdu 2-0 le match au sommet à Yverdon contre le Centre Portugais et se retrouve troisième du classement à cinq points des Lusitaniens.

Enfin en 5ème ligue, on notera la première victoire de l’exercice de Croy II, qui a gagné le derby contre Valbal III (2-0) qui a terminé à 9, suite aux décisions parfois discutables de l’arbitre.

Photo Pierre Mercier