Articles

Vue en direction du Musée

Vallorbe : un souffle de nouveautés au Musée du fer!

C’est dans le cadre du Mont d’Orzeires que se sont déroulées en soirée, le jeudi 30 mars, l’une derrière l’autre, les assemblées générales de la Fondation des Grandes Forges et de l’Association des Amis du Musée de Vallorbe.

Sylviane Tharin, présidente de la Fondation des Grandes Forges, a félicité chaleureusement Simon Leresche, chef d’exploitation du Musée et conservateur du Musée du chemin de fer, pour son engagement au quotidien dans l’organisation des nombreuses animations qui ont remporté un franc succès. Les nombreux bénévoles qui se dépensent sans compter au service du Musée et sans qui tous les événements ne pourraient être proposés ont été dignement remerciés, dans les deux assemblées.

Comme l’a relevé Simon Leresche, l’année 2016 a été une fois de plus bouillonnante au Musée du fer et du chemin de fer! Et ce même si, avec 9 869 visiteurs, la fréquentation du site a enregistré une baisse sensible de – 4,8%. Les points forts ont été placés sur l’offre événementielle et la visibilité du Musée avec notamment: le Festival des Couteliers, la première édition des Vulcanales, la représentation lors de différents événements, tels que le concours international de bûcheronnage, Val’Expo, le Comptoir Suisse ou encore la Labellisation du couteau Corse, à Bastia en décembre dernier.

Le rendez-vous vous est donc donné pour le festival des couteliers qui se déroulera les 15, 16 et 17 avril prochains, et qui vous permettra de découvrir les magnifiques créations des artistes du métal!

L’orgue à feu !!!

Vallorbe : biennale des couteliers 2010

L’orgue à feu !!!

L’orgue à feu !!!

La traditionnelle fête d’ouverture de saison s’est déroulée ce week-end de Pâques avec le succès habituel, malgré le temps incertain. Selon Sylvie Fantoli, la présidente des Amis du Musée, un groupe de soutien et qui organise les «events» et reverse ses bénéfices à la Fondation du Musée, le train est sur les rails.

A savoir que dorénavant, une biennale des couteliers aura lieu, alternée avec une thématique correspondant à l’esprit du lieu. Il s’agit, maintenant que nous avons des références et un bon carnet d’adresses, de fidéliser les bons exposants ainsi que les visiteurs, collectionneurs etc.

Nous avons la chance d’avoir des artistes traditionnels ainsi que des jeunes apportant un souffle nouveau. La relève est assurée. En septembre, un week-end portes ouvertes aura lieu pour tout un chacun pour les trente ans de la fondation du musée avec animations habituelles.

Jean-Philippe Dépraz, le «boss» du Musée confirme. Il souligne la difficulté de maintenance du Musée du Chemin-de-Fer due au succès de celui-ci. Chacun, jeune ou moins jeune peut animer des maquettes plus réalistes les unes que les autres.  Les modèles sont très sollicités et les pièces sont rares. L’idéal serait de posséder les pièces à double pour réparer ou changer les pièces défectueuses. Appel du pied ?

Fermeture de l’île ?

Le magnifique site du musée se situe entre les canaux artificiels fournissant l’énergie hydraulique faisant tourner les roues à aubes des anciennes forges. Des places de repos et de pic-nic sont à disposition des vallorbiers, des visiteurs et des touristes de passage.

Malheureusement, des déprédations, ainsi qu’un trafic parallèle déprécient le lieu. Jean-Philippe Dépraz a déposé une motion au conseil communal afin d’inclure le périmètre de l’île au musée, donc d’en fermer l’accès. L’accès public se ferait par l’entrée payante du musée, sauf pour les résidents vallorbiers.

Une commission d’étude a été formée.

Quant à la manifestation elle-même, elle a réuni des artisans exceptionnels. Couteaux en fer forgé à la main devant l’assistance, finitions avec manche en ivoire de mammouth tiré du permafrost sibérien, en passant par la corne de sanglier, du cerf indien, du bois d’ébène, de buis, de prunellier, d’olivier, bref, la liste serait trop longue.

Certaines pièces ont nécessité 300 heures de travail. Tout ceçi décoré par une méthode ressemblant au tatouage sur la peau humaine. Cela s’appelle le screamshaw ! Il s’agit de décorer toutes ces merveilles par injection de colorant dans ces matériaux très durs.

Un concours de lancer de haches était ouvert à tous. Premier prix, vous l’aurez deviné, une hache! Et parmi les originalités, une orgue à feu, comment vous expliquer cela? Imaginez-vous un assemblage de tuyaux de 1 m. à 4 m. de longueur. Chacun relié à un brûleur à gaz à son extrémité inférieure.

La chaleur provoque une turbulence à l’intérieur du tuyau métallique, ce qui donne une sonorité allant du cor des Alpes au rut du cerf en automne. Bref, comme je l’ai dit, c’est original !!!

Photo Jean-Louis Loeffel