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François de Coulon.

Région: Le vignoble des Côtes de l’Orbe s’affirme année après année

Les vignes des Côtes de l’Orbe AOC (170 ha) font partie de ce qui est appelé le vignoble du Nord Vaudois avec l’appellation Bonvillars (190 ha) et celle du Vully (150 ha). Il s’agirait de la plus vieille région viticole de Suisse. Cette superficie de 180 hectares (4% de la surface viticole vaudoise) est morcelée en une multitude de parchets.
L’appellation d’origine Côtes de l’Orbe s’étend sur une vingtaine de communes, d’Eclépens à Yverdon-les-Bains (voire Yvonand). Les terroirs sont composés de molasse, de calcaire et d’argile. Généralement orientées plein sud, les vignes profitent d’un climat plus sec qu’ailleurs dans le canton, idéal pour la culture des cépages rouges qui représentent environ deux tiers du vignoble.
Initiée par les Romains, développée par les moines et les seigneurs, la culture de la vigne prospéra dans la région au point qu’avant les ravages du phylloxéra, à la fin du 19e siècle, Orbe était le plus grand district viticole vaudois.

L’importance des sols pour la vigne

Dans une région aussi petite que celle des Côtes de l’Orbe, on trouve des sols très différents dont la composition confère aux vins des qualités très variées. Le vignoble d’Eclépens jouit ainsi d’un statut particulier. François de Coulon, propriétaire du Château d’Eclépens, précise que le massif du Mormont et le canal d’Entreroches sont situés le long d’un doigt de fort calcaire provenant du Jura tout proche. Ce sol sec et caillouteux est de même nature que celui de Concise ou Bonvillars.
A Arnex ou Bavois, le sol est composé d’une marne argilo-calcaire plus grasse. Le terrain (similaire aux sols bourguignons) est propice aux rouges. Du côté de Rances ou Valeyres, on trouve un sol calcaire avec de la silice et du tuf qui le rendent plus gras. Le sol d’Agiez et Mathod est principalement argileux. Cette géologie particulière est prise au sérieux. Une vaste étude des sols viticoles suisses est condensée dans un ouvrage « Roche et Vin » : c’est le fruit de la collaboration entre géologues, vignerons et oenologues.

Quel vin pour quel sol ?

En réponse à cette question, François de Coulon précise que le choix et l’expérience du vigneron prédominent. « A Eclépens, c’est une terre à rouges, favorable au Gamay. Mais je produis aussi des Pinot Noir, Gamaret et Garanoir. Le Chasselas ne représente que 20% de ma production. Le réchauffement climatique change rapidement la donne. J’ai constaté des déficits hydriques au moment du passage au biologique. Mais on peut faire des erreurs qui engendrent d’excellentes surprises. Un jour, j’ai voulu planter du Pinot Gris le long d’un mur de pierre. Le trop de chaleur l’a rapidement flétri. J’en ai tiré un vin doucereux qui plaît énormément à ma clientèle! ».
Qui sont ces vignerons dont on parle en bien ?
Dans notre belle contrée, une génération de vignerons passionnés, intelligents, avec un savoir-faire reconnu a réussi à donner ses lettres de noblesse à une appellation qui en a étonné plus d’un. La stricte maîtrise de la quantité dans le respect de la nature, les méthodes traditionnelles et une oenologie de pointe ont permis à ces passionnés de confectionner des vins d’un excellent rapport qualité-prix.
Ils misent sur une viticulture d’avenir et innovent aussi par l’introduction de spécialités prometteuses et bien adaptées aux terroirs de la région. La jeune génération a fait ses preuves. Le public régional parle avec fierté et sérieux des qualités des vins que l’on trouve à Arnex, Bofflens, Valeyres-sous-Rances et dans d’autres villages de la région. Mais il faut parfois passer la main. C’est ce qui a été fait l’année dernière à Mathod et à Arn


A Mathod, Valérie Marendaz a repris les rênes de la Cave de la Combe

Dans le cadre de ses études pour devenir enseignante, Valérie Marendaz a dû faire un stage en Allemagne; au cours de celui-ci elle a travaillé durant deux mois à la reconstruction d’une ferme près de Hambourg. Le côté pratique et manuel de ce travail l’a enchantée et elle a décidé de changer de cap professionnel.
Daniel Marendaz et son épouse ont trois enfants, dont deux fils aînés qui n’ont pas voulu reprendre la vigne familiale. Daniel Marendaz n’espérait plus que la cave créée en 1986 soit remise à un de ses enfants. La surprise a donc été totale lorsqu’en rentrant d’Allemagne, Valérie lui a annoncé qu’elle souhaitait devenir vigneronne.
La cave est spécialisée dans l’élaboration du mousseux créé avec les grappes de Chardonnay et de Pinot Noir. Mais on y trouve aussi plus de dix autres cépages. Malgré son jeune âge, Valérie s’occupe de 6 hectares de vigne. Son travail est varié : sur le terrain, à la cave et également au bureau pour l’aspect commercial. Elle a la volonté de produire son raisin en petites quantités tout en respectant la nature. Elle ne souhaite pas utiliser d’insecticides et est prête à faire tous les essais et recherches permettant de trouver le bon produit en étant en phase avec la nature.

Frédéric Gauthey a remplacé Jean-Daniel au Domaine de l’Orme

A Arnex, la transition s’est faite beaucoup plus naturellement. Sa sœur n’étant pas intéressée à reprendre le domaine, Frédéric s’est retrouvé en pole position pour remplacer son père lorsque celui-ci a décidé de passer la main. La procédure a tout de même pris près de 5 ans; le côté administratif est complexe, il a fallu obtenir l’accord des offices agricoles, parler de financement, de gestion et d’emprunt.
Depuis 2017, c’est tout bon pour Frédéric (29 ans au bénéfice d’un CFC de vigneron et d’un diplôme ES de l’école de Changins). Au domaine de l’Orme, il produit plus de 20 cépages (60% de rouge et 40% de blanc) sur 5 hectares. Pour les rouges, le rendement est de 700 grammes au mètre et on approche du kilo pour les blancs. En plus de cela, Frédéric vient de se voir confier le vignoble de la ville d’Orbe. La volonté pour ces quelques lignes de vigne est de mettre à disposition de la ville environ 4000 bouteilles de Gamay-Garanoir, Merlot-Syrah et de Chasselas.

Olivier Chautems, vice-président de la FVV et secrétaire de la section des Cotes de l’Orbe remet un bouquet à Maryline Lavenex, démissionnaire du comité.

Côtes de l’Orbe AOC: chaleur finalement prometteuse

La semaine passée, les vignerons des Côtes de l‘Orbe ont tenu leur traditionnelle assemblée générale annuelle à la Cave du Marterey, à Bavois, chez leur confrère Yves Martin. Aux dires du président Benjamin Morel, le millésime 2015 est attendu avec impatience par les spécialistes et les amoureux des crus de la région. L’année a en effet été marquée par des records absolus de température en juillet – 4 degrés de plus que d’ordinaire – qui ont fait monter les taux de sucre.

Petite année en revanche en termes de quantité, puisque l’appellation a produit 900 000 litres de vin, contre 1 million environ au cours de l’année précédente. 2015 représentera la plus petite récolte réalisée au cours des 33 dernières années. En plus d’un rôle sur la qualité, la chaleur a aussi vaincu les insectes ravageurs du genre «Drosophile Suzukii» qui n’ont pas supporté la canicule. Tant pis pour eux et tant mieux pour les amateurs.

Un départ au comité

Les discussions avec le géant de la chimie Bayer continuent à travers les associations professionnelles au sujet des dégâts provoqués par son produit phytosanitaire «Moon Privilege». A en croire l’attitude des patrons allemands, il semble que les négociations devraient aboutir à des propositions d’indemnisation acceptables. Affaire à suivre. Au comité, Maryline Lavenex a présenté sa démission après avoir œuvré au bien commun durant 14 ans. Elle a été vivement remerciée et remplacée dans sa charge par le jeune vigneron d’Arnex Frédéric Gauthey.

Le secrétaire de la FVV Philippe Herminjard a participé à l’assemblée et apporté nombre d’informations importantes relatives à la défense de la profession. On retiendra de ses propos un appel vibrant ce que l’un ou l’autre des producteurs des Côtes de l’Orbe se lance avec un rouge dans la course aux «1ers Grands Crus», cette nouvelle distinction qui pour l’instant ne concerne que des blancs. Il s’est aussi réjoui du fait que, malgré les réorganisations intervenues, un service continue de s’occuper de la «viticulture» et porte encore ce vocable dans le canton, car il a malheureusement disparu des radars à Berne.

De gauche à droite Bernard Gauthey, Pascal Randin, Benjamin Morel, Michel Hostettler, Claude Baudat, Olivier Chautems et Pierre-Yves Poget.

Les Côtes de l’Orbe innovent

Alors que samedi 7 décembre, l’appellation organise ses traditionnelles Caves ouvertes, c’est au Domaine du Manoir à Valeyres-sous-Rances que le Groupement des Vignerons des Côtes de l’Orbe a réuni la presse la semaine passée pour dévoiler officiellement sa nouvelle image et les mesures que son comité a prises pour mettre en avant la qualité du travail et les progrès effectués dans cette région viticole AOC qui ne cesse d’étonner.

Chaque année en effet, et depuis longtemps, les crus des Côtes de l’Orbe sont présentés à de nombreuses compétitions officielles, dont ils ressortent très souvent primés. La façon d’aborder les travaux de la vigne, de même que toute la partie œnologique et l’élevage lui-même ont été revisités, dans l’optique de produire des vins toujours meilleurs. Mais si ces améliorations sont en grande partie connues des habitants de la région, il n’en va pas forcément de même au-delà.

Mieux communiquer

C’est la raison pour laquelle le Groupement a décidé de communiquer dorénavant de façon plus régulière et plus active. Une nouvelle identité graphique et un nouveau slogan ont été choisis, évoquant le plaisir ressenti au contact de l’un ou l’autre des nectars régionaux. Et comme il s’agit de véhiculer cette image au sens strict au travers de la Suisse, elle figure désormais sur le flanc d’un long camion de transports routiers qui sillonne les artères régionales ou nationales.

Le site Internet www.cotes-orbe.ch a quant à lui pris son envol durant l’année, permettant à chaque vigneron d’y figurer et à chaque visiteur d’y retrouver tous les renseignements nécessaires. En dehors des manifestations annuelles bien connues que sont le Semi-Marathon ou la Balade Gourmande, les vignerons de la région continueront d’étonner par d’autres actions plus ponctuelles. Les Suisses-Alémaniques et les étrangers de passage figurent aussi au nombre des cibles convoitées, au travers de la création d’une borne interactive au restoroute de Bavois, qui permettra au visiteur de s’orienter. Une série de mesures qui ne devraient pas manquer d’effet pour une région viticole qui le mérite.

© photo Claude Jaccard, Arnex vaud-photos.ch

Dans les vignes de Jean-Daniel Gauthey, samedi matin sous le brouillard.

La météo dicte le tempo des vendanges

Intense animation au Caveau des 13 Coteaux à Arnex jeudi passé, en fin de matinée. L’équipe du directeur Patrick Keller mettait en effet la dernière main au programme de la vendange 2013, une tâche complexe qui dépend en grande partie des conditions météorologiques.

«On nous annonce du temps beau à moyen jusque vers dimanche midi, précisait Patrick Keller en consultant la météo spéciale de la région sur sa tablette numérique, et nous allons donc planifier de vendanger dimanche aussi, au moins durant la matinée. Ensuite, lundi risque d’être un jour sans, en raison de la pluie. Dès mardi ça devrait à nouveau jouer».

Dehors, on s’affairait aux derniers préparatifs du bureau des vendanges situé dans un container rutilant bleu, aussi baptisé l’aquarium. Les tout premiers bacs étaient attendus dans l’après-midi au contrôle. Du pinot noir, selon le programme, suivi par du garanoir et du cabernet pressant.

Une année de qualité

«Le programme est au rouge jusqu’à mardi, car le chasselas risque moins de souffrir de petites attaques de pourriture amplifiée par les hautes températures diurnes actuelles. Mais il nous faut rentrer le plus vite possible des grappes mûres et belles, avant que la pluie vienne perturber potentiellement les taux de sucre» entendait-on d’une seule voix chez les producteurs présents. À ceci s’ajoutent les dégâts faits par les oiseaux qui ne manquent pas une occasion de goûter aux différents cépages proposés sous leurs ailes.

D’une façon générale, les différents acteurs concernés s’accordent pour considérer que la récolte de cette année ne sera pas exceptionnelle en quantité, mais qu’elle devrait être de très bonne qualité. Étant encore précisé que ces constatations générales peuvent varier en fonction des cépages et de l’emplacement des parcelles.

«Nous trions à la main et dans la vigne, explique encore Patrick Keller, et non pas sur une table de tri à l’entrée du pressoir. Dans ces conditions, les estimations de ce qui doit être laissé par terre sont parfois difficiles à faire avant d’avoir eu en main chacune des grappes vendangées.»

De gauche à droite les lauréats Frédéric Gauthey, Landry Morel, Daniel Marendaz, Benjamin Morel, Olivier Chautems, et Pierre-Yves Poget.

Encore de l’argent pour les Côtes de l’Orbe

Les vignerons des Côtes de l’Orbe AOC se sont à nouveau distingués récemment dans différents concours, notamment lors du Gand Prix du Vin Suisse et au Mondial du Pinot Noir. Six crus provenant de six exploitations différentes ont été primés lors de ces deux prestigieuses compétitions.

Le Grand Prix du Vin Suisse enregistre près de 3’000 crus concurrents issus de plus de 600 producteurs de tout le pays. Les vins sont classés en 12 catégories différentes selon le cépage ou le type de vinification utilisé. Quant au Mondial du Pinot Noir, il a réuni pour sa 16e édition 1359 vins provenant de 23 pays.

Une référence, dès lors, que de s’y voir primé!

Palmarès

Grand Prix du Vin Suisse

Médailles d’argent

Balinoir 2011, assemblage – Cave des 13 Coteaux, Arnex, Olivier Chautems.
La Gavotte 2012, Rosé de Gamay – Cave du Château de Valeyres, Benjamin Morel.

Mondial du Pinot Noir

Médailles d’argent

Brut Rosé, méthode traditionnelle, Mathod, Daniel Marendaz.
Pinot Gris 2012, Domaine de l’Orme, Arnex, Jean-Daniel Gauthey et famille.
Onyx Pinot noir, 2010, Cave des Murailles, Arnex, Landry et Raymond Morel.
Pinot Noir 2012, Cave Mirabilis, Agiez, Pierre-Yves Poget.

Patrick Keller et Olivier Chautems présentant le Diplôme de Grand Or.

Grand Or pour le XIII Or Aurore de Gamay

Patrick Keller et Olivier Chautems présentant le Diplôme de Grand Or.

Patrick Keller et Olivier Chautems présentant le Diplôme de Grand Or.

En 2010, l’interprofession du Beaujolais a décidé de promouvoir plus activement le gamay, cépage par excellence de sa région. C’est ainsi qu’est née la première édition du Concours International du Gamay. Même si ce concours se déroule en France, il réunit depuis lors à chaque édition plus de 700 vins inscrits et des concurrents provenant de presque tous les continents sur lesquels le vénérable cépage est cultivé.

En marge d’un salon de l’alimentation qui s’est déroulé à Lyon en janvier, l’édition 2013 du Concours a eu lieu. Lors de cette édition, un seul vin vaudois présenté a recueilli une médaille «Grand Or» pour la cuvée 2011 et une médaille «Or» pour la cuvée 2010. Il s’agit du XIII Or Aurore de Gamay de la Cave des 13 Coteaux à Arnex. Cette magnifique composition est le fruit du travail de deux passionnés: Patrick Keller, le directeur de la Cave des 13 Coteaux, qui dans l’aventure de cette création a œuvré comme responsable technique du vin. A ses côtés, le producteur Olivier Chautems, outre la livraison d’environ 20% du raisin nécessaire à cet assemblage, a fonctionné comme responsable de vendange, a contrôlé le suivi de la maturation et le dégrappage.

Composition subtile

Le XIII Or Aurore de Gamay est une composition subtile issue des vignes de cinq propriétaires des Côtes de l’Orbe AOC. Il s’agit d‘un gamay à production maîtrisée issu de vieilles vignes. Récolté à maturité optimale, il est mis en cuvaison prolongée. Sa deuxième fermentation est effectuée partiellement en barrique de chêne suisse. Elle est suivie d’un affinage de 12 mois, jugé nécessaire par les concepteurs pour parvenir à trouver l’équilibre idéal entre le corps du vin, les caractéristiques du cépage et son potentiel tonique. Au nez, on relève des notes de cerises noires et d’épices, poivre noir et cannelle. Le corps est mis en valeur par l’élevage partiel sous bois qui respecte les caractéristiques du cépage. La Cave des 13 Coteaux sera présente lors du Comptoir du Nord vaudois à Yverdon-les-Bains du 15 au 24 mars. Une occasion pour découvrir ce cru exceptionnel.

Photo Olivier Gfeller

Arrêt...jus fruit, mais oui.

Arnex: balade gourmande dans les coteaux

Arrêt...jus fruit, mais oui.

Arrêt...jus fruit, mais oui.

La 6e balade gourmande organisée par les vignerons d’Arnex s’est traditionnellement déroulée le dimanche du week-end du Jeûne. Comme souvent à cette époque, le soleil est de la partie et c’est tant mieux pour tous! Dès le départ à la grande salle, l’accueil est sympathique, les participants sont pour la plupart des habitués. Chacun reçoit un verre de dégustation qui l’accompagnera durant tout le parcours ! Les allusions au marathon de la semaine précédente sont nombreuses. «Ca sent moins le baume pour les muscles que la semaine passée!». Les gens sont contents d’être là.

Volonté de rester familial

Les organisateurs limitent volontairement le nombre de participants à 700. Le but est de conserver un aspect convivial et familial à la balade. Cette année, nous étions environ 650. C’est moins, voire beaucoup moins que d’autres organisations similaires. Les avis recueillis sont unanimes: «C’est bien ainsi, tout roule, c’est bon, très bon même, et nous reviendrons». Certainement que cette limitation assure également la qualité des mets proposés.

Un parcours vallonné mais accessible à tous.

Une nouveauté attend les participants, des petits bus les prennent en charge jusqu’au premier poste, à l’huilerie de«Pré-Girard». L’idée est de limiter le parcours à environ 4 km afin que ce soit une balade ouverte à tous. L’exercice semble réussi, l’ambiance est familiale, toutes les générations sont représentées, les poussettes sont nombreuses et les compagnons à 4 pattes fréquents.

Après l’apéro à l’huilerie de Pré-Girard, nous suivons les grappes fléchées. Ce sera l’étape la plus conséquente: environ 25 minutes à travers champs, forêts pour remonter finalement dans les vignes d’Arnex; il fait beau avec une petite brise, les groupes s’étirent en babillant. Chacun va à son rythme. Ce sera au milieu des vignobles que nous dégusterons l’entrée, puis plus loin dans les coteaux, pause jus de fruits vitaminés pour nous «booster» jusqu’au plat principal. Là, nous goûterons au jambon à l’os et à sa garniture, assis à de grandes tablées dans les vignes. Attention, retenez votre verre, les tables vacillent et ce n’est pas le moment de le renverser! Ce serait bien dommage, les crus proposés étant fameux!

Le soleil est de plus en plus ardent. Nous repartons, côtoyant les amandiers et les rosiers jusqu’au stand de fromages. Là, dans une ambiance estivale et très gaie, nous dégustons le plateau des fromages avec, bien sûr, ses rouges et ses blancs! Puis, nous rejoignons le village d’ Arnex pour la touche finale: les desserts dans la cour du château. Nous sommes alors contents de trouver l’ombre des platanes en savourant nos mignardises accompagnées des crus du lieu.
Il n’y aura alors plus qu’à rejoindre la grande salle, pour un dernier café, pourquoi pas accompagné d’un verre d’armagnac.

Une pimpante participante de… 92 ans!

Clara Baechler, alerte grand-maman fribourgeoise de 92 ans, est vraisemblablement la doyenne de la journée! A son air frais et joyeux à l’arrivée, point de doute qu’elle n’ait apprécié la balade qu’elle a effectuée en famille! «Oui, elle reviendra volontiers l’année prochaine» commente-t-elle. Voici bien le reflet du caractère populaire et intergénérationnel de cette manifestation! Merci aux vignerons d’Arnex pour leur organisation et leur accueil!

Photo Catherine Fiaux

Des régionaux en cours de dégustation.

Arnex: 3e semi-marathon, des records à tous les niveaux

Des régionaux en cours de dégustation.

Des régionaux en cours de dégustation.

La conjugaison du soleil et d’une offre sympathique ont permis d’attirer la foule. 853 personnes se sont inscrites et 835 ont passé la ligne d’arrivée soit 470 marcheurs et 365 athlètes, répartis en seize catégories différentes en fonction du sexe et de l’âge. Chez les messieurs, Guy Simpson de Cologny (GE) a établi un nouveau record du quart de marathon.

Un succès pas vraiment étonnant dans la mesure où ce Néo-Zélandais se prépare à participer au marathon d’Amsterdam mais avouait avoir souffert dans la grande côte des vignes qui mène d’Orbe à Arnex, qui a éprouvé pas mal de concurrents. Dans le semi-marathon, la victoire a souri à Michel Correvon (Crissier) qui a devancé l’ancien cycliste Michael Randin (Suchy) de 47 secondes.

Du côté féminin, Carole Genoud (Cossonay) s’est montrée la plus rapide sur les 21 kilomètres alors que c’est une junior, Gaëlle Bettex (Lucens) qui l’a emporté sur la petite distance. Les régionaux se sont fort bien défendus, en enlevant cinq catégories grâce à la Vallorbière Nathalie Desseigne (seniors 1 – quart de marathon), le Chavornaisan Jimmy Romanens (juniors – quart), l’Urbigène Patrick Richard (actifs – quart), Cindy Troxler (Orbe) chez les juniors sur le demi et Michael Randin (actifs – demi). Relevons que la plupart des records de la course ont été battus à l’exception de celui du semi-marathon masculin. Vous trouverez tous les résultats sur le site du semi-marathon d’Arnex.

La cloque de Léon

De l’avis de la plupart des concurrents, la montée de Valeyres à Rances a fait très mal aux jambes comme celle à travers les vignes d’Arnex, dans laquelle de nombreux coureurs réclamaient en vain de l’Isostar pour mieux appréhender la fin de l’épreuve. Un parcours qui ne laisse pas beaucoup de répit car cela monte ou descend constamment. De nombreux marcheurs et marcheuses, comme l’équipe du nordic-walking de Villars-Sainte-Croix, ont apprécié de découvrir la région et les paysages somptueux qu’elle offrait en ce très beau jour.

Un groupe de Slovaques et Tchèques de Neuchâtel soulignaient que les concurrents déguisés n’étaient pas assez nombreux. A défaut, des dames ont bien aimé le château de Valeyres et son vin alors qu’une maman aurait souhaité davantage d’amuse-gueule en cours de route. En tous les cas, Gérard Tripod et Thierry Viret ont fait honneur à tous les stands, sans excès puisqu’ils ont terminé leur pensum de 22 kilomètres, malgré les cloques et l’inexpérience de Léon.

Quant à Pierre-Philippe Blanc (Valeyres), organisateur des Galops du Terroir, il a fait l’amère expérience qu’en procédant de la même manière que les deux Urbigènes, ce n’était pas le meilleur moyen d’obtenir un résultat! Bravo à tous et surtout aux organisateurs dont la compétition attire de plus en plus de monde; plus de deux cents concurrents de plus que lors de la deuxième édition, preuve qu’elle plaît et qu’elle constitue une belle propagande touristique pour la région.

Relevons enfin que les vignerons d’Arnex vous invitent ce dimanche à participer à leur balade gourmande.

Photo Pierre Mercier

De gauche à droite : Benjamin Morel, Yvan Monnier, Michel Hostettler, Landry Monnier, Maryline Lavenex, Amélie Lavenex, Pierre-Yves Poget et Bernard Gauthey. Manquent sur la photo Christian Dugon et François de Coulon.

L’AOC Côtes de l’Orbe cartonne encore

De gauche à droite : Benjamin Morel, Yvan Monnier, Michel Hostettler, Landry Monnier, Maryline Lavenex, Amélie Lavenex, Pierre-Yves Poget et Bernard Gauthey. Manquent sur la photo Christian Dugon et François de Coulon.

De gauche à droite : Benjamin Morel, Yvan Monnier, Michel Hostettler, Landry Monnier, Maryline Lavenex, Amélie Lavenex, Pierre-Yves Poget et Bernard Gauthey. Manquent sur la photo Christian Dugon et François de Coulon.

L’appellation Côtes de l’Orbe AOC a une nouvelle fois brillé à la Sélection annuelle des Vins vaudois 2012. Ce concours est reconnu par l’Office des Vins Vaudois (OVV) comme la référence pour la désignation des vins les plus dignes de représenter le vignoble vaudois en Suisse et à l’étranger. Il est ouvert à tous les producteurs de vins et vins spéciaux du territoire vaudois. Une nouvelle fois, les participants ont été particulièrement nombreux et les nectars régionaux ont parfaitement tiré leur épingle du jeu. On trouve plus bas le palmarès des médailles. Chapeau donc aux vignerons et encaveurs des Côtes de l’Orbe, longue vie et santé.

Palmarès

Vins blancs secs
Lauréat et médaille d’or
Chardonnay Confidentiel 2010, Cave du Château de Valeyres, Chardonnay, Benjamin Morel
Médailles d’argent
Doral, 2010, Doral, Bofflens, Christian Dugon
Rose des Sables, 2011, Gewürztraminer, Caves des Murailles, Arnex, Landry et Raymond Morel
Chardonnay, 2011, Chardonnay, Arnex, Bernard et Jacques Gauthey
Chasselas
Médaille d’or

Jade Chasselas, 2011, Chasselas, Caves des Murailles, Arnex, Landry et Raymond Morel
Vins doux
Médailles d’or
Petite Gourmande, 2011, Assemblage, Arnex, Bernard et Jacques Gauthey
Opaline, 2011, Doral, Cave du Château de Valeyres, Chardonnay, Benjamin Morel
Vins rosés et blancs de noir
Médailles d’argent
La Cuvée de Madame, 2011, Pinot Noir, Arnex, Maryline Lavenex
Treize Coteaux les Cicadelles, 2011, Gamay, Cave des Treize Coteaux, Arnex, Yvan Monnier et Patrick Keller
Vins rouges
Médailles d’or
Gamaret Garanoir élevé en barrique, 2010, Assemblage, Agiez, Cave Mirabilis, André et Pierre-Yves Poget
Domaine du Manoir, 2011, Assemblage, Obrist SA, par Domaine du Manoir, Valeyres-sous-Rances, Michel Hostettler
Cépages Nobles, 2010, Assemblage, Arnex, Bernard et Jacques Gauthey
De Galléra, 2010, Assemblage, Cave du Château de Valeyres, Benjamin Morel
Les Palins, 2011, Assemblage, Arnex, Maryline Lavenex
Gamay d’arcenant, 2010, Gamay, Arnex, Bernard et Jacques Gauthey
Clos élevé en barrique, 2010, Agiez, Cave Mirabilis, André
Château d’Eclépens rouge, 2011, Assemblage, Schenk SA, Château d’Eclépens, François de Coulon
Médailles d’argent
Gamaret, 2010, Gamaret, Bofflens, Christian Dugon
Gamay d’arcenant, 2010, Gamay, Bofflens, Christian Dugon
Réserve du Château, 2011, Gamay, Château d’Eclépens, François de Coulon

Photo Olivier Gfeller

De droite à gauche, debout, Michel Hostettler, président, assis, Olivier Chautems, secrétaire, et Jean-Jacques Monnier, trésorier.

Pompaples: les vignerons des Côtes de l’Orbe en assemblée

De droite à gauche, debout, Michel Hostettler, président, assis, Olivier Chautems, secrétaire, et Jean-Jacques Monnier, trésorier.

De droite à gauche, debout, Michel Hostettler, président, assis, Olivier Chautems, secrétaire, et Jean-Jacques Monnier, trésorier.

En disciples appliqués du juste milieu, c’est à Pompaples, au café du Milieu du Monde, que la section des Côtes de l’Orbe de la Fédération vaudoise des vignerons a tenu son assemblée générale annuelle la semaine passée. Dirigée de main de maître par la troïka composée de Michel Hostettler, président, Olivier Chautems, secrétaire et Jean-Jacques Monnier, trésorier, la trentaine de membres a pris connaissance des différents rapports habituels.

Le millésime 2011 s’annonce comme faisant partie de la même famille de qualité que ceux de 2009 et 2010. Dans la zone de l’AOC Côtes de l’Orbe, on a produit en 2011 un peu plus de 1.2 millions de litres de vin, en grande majorité du rouge (965 millions de litres). Les comptes de la section se portent bien. Le système de financement de la promotion générale de l’appellation a changé, au travers de la perception d’une dîme supplémentaire auprès des producteurs, qui est depuis 2011 reversée par l’OVV dans les caisses locales.

Ceci permet, et surtout permettra, de mener des actions promotionnelles plus importantes directement au niveau de la section. On note en particulier la naissance d’un site internet, encore actuellement en chantier, et que l’on trouvera indifféremment aux adresses cotes-de-lorbe.ch ou cotesdelorbe.ch. Sur ce site, on pourra trouver des informations générales sur l’appellation, un agenda des manifestations et des pages spécifiques à chaque vigneron qui souhaitera y figurer. Dans une année aura lieu dans la région le Tir cantonal.

Une action conjointe sera entreprise avec l’appellation Bonvillars, qui partagera avec les Côtes de l’Orbe, lors de cette importante manifestation, l’honneur exclusif de fournir les vins officiels de la fête. Actuellement, diverses actions de promotion sont en chantier: elles seront dévoilées lorsque le moment sera jugé opportun.

Au niveau de la profession et de sa défense, les membres du comité de la section sont très actifs et directement en relations avec les instances cantonales ou fédérales responsables.

Photo Olivier Gfeller

Du Gamay prenant le soleil à Rances le 10 août

Côtes de l’Orbe AOC: vendanges dès le 15 septembre

Du Gamay prenant le soleil à Rances le 10 août

Du Gamay prenant le soleil à Rances le 10 août

On vendange dans le Roussillon depuis le 5 août déjà. En Bourgogne, les sécateurs et autres vendangettes vont chauffer dès l’avant-dernière semaine d’août. Dans des régions encore plus proches de la Suisse, comme du côté de Lons-le-Saunier, on s’apprête à vendanger trousseau, poulsard et autre chardonnay dans une semaine environ.

Au cœur de l’AOC Côtes de l’Orbe, les vendanges ne sont pas encore définitivement fixées. On sait toutefois que le temps très beau et chaud du printemps, une floraison précoce, un été mitigé mais suffisamment humide pour faire gonfler les baies, sont autant d’éléments annonciateurs d’une vendange 2011 précoce.

D’après Marinus Rijkeboer, gérant du Caveau des 13 Côteaux à Arnex, «le premier coup de sécateur est prévu pour le 15 septembre, peut-être même le 11. L’année s’annonce de qualité très bonne à exceptionnelle, la quantité, de son côté, étant un peu plus faible que d’habitude». Il ne semble pas y avoir de différences notoires d’avancement en fonction des cépages. On peut clairement parler de 2011 comme d’une véritable année d’exception, au niveau des dates de vendanges tout au moins, puisque ces dernières auront lieu près de trois semaines avant la date usuelle.

A part pour quelques cépages qui se récoltent plus tardivement, le travail sera donc terminé peut-être même avant l’arrivée officielle de l’automne. Ensuite il restera à patienter pour pouvoir apprécier la qualité de cette année très particulière.

Photo Olivier Gfeller

Départ de l’épreuve reine à Arnex.

Gros succès pour le premier semi-marathon des Côtes de l’Orbe

Départ de l’épreuve reine à Arnex.

Départ de l’épreuve reine à Arnex.

Les organisateurs du premier semi-marathon des Côtes de l’Orbe affichaient tous de larges sourires samedi passé à Arnex: leurs objectifs, toujours délicats à formuler pour la première édition d’un évènement, ont été largement dépassés puisque le nombre de concurrents a dépassé les 500, si l’on tient compte de l’ensemble des catégories, marche et nordic walking du matin compris.

Pour l’épreuve reine du semi-marathon lui-même, ce ne sont pas moins de 190 coureurs qui se sont retrouvés sur la ligne de départ sous l’œil attentif d’Etienne Roy et d’Etienne Maire, les chevilles ouvrières du comité d’organisation. La météo était idéale pour ce genre d’épreuve.

Il faut aussi reconnaître que le concept calqué sur celui du Marathon du Médoc a de quoi séduire. Les organisateurs de postes de passage et de dégustation contribuaient à l’ambiance positive. Depuis le matin, sur les onze points de passage tout était prêt et notamment dans le jardin du Château de Valeyres-sous-Rances, chez Benjamin Morel, où l’on relevait l’intérêt montré par les marcheurs pour les produits locaux, et aussi la sobriété des coureurs de l’après-midi qui ne prenaient même pas tous un gobelet d’eau mis à leur disposition.

Pas de doute que l’expérience sera renouvelée en 2011, l’idée étant de faire de cette épreuve ouverte à tous une classique de fin d’été.
Au plan sportif, on notera dans la catégorie Hommes l’excellence des prestations du trio de tête : Nicolas Bize, de Treycovagnes 1er en 1 h. 27, Guy Favre d’Orbe, 2e en 1 h. 36 et Lionel Favre de Lignerolle en 1 h. 39. Chez les Dames le podium se compose de  Valérie Cottens-Jaquenoud, d’Orbe 1ère en  1 h. 48, Michèle Frutiger, de Treycovagnes, 2e en 1 h. 54 suivie de Christelle Drouhard, de Boudry, 3e en 1 h 55.

Photo Olivier Gfeller