Articles

Les syndics des municipalités concernées marchent la main dans la main

Chavornay: la grande commune se dessine

Depuis des mois, les autorités des six communes du Nord vaudois (Belmont-sur-Yverdon, Corcelles-sur-Chavornay, Chavornay, Ependes, Essert-Pittet et Suchy) s’activent pour faire avancer le projet de fusion qui réunirait environ 5 600 administrés sous la même entité communale.

Une nouvelle étape a été franchie ce samedi 5 avril 2014. En effet, la convention de fusion a été présentée aux différents conseils réunis dans la salle polyvalente du Verneret.
Toujours soutenu par la société Compas, spécialisée dans les fusions de communes, le comité de pilotage (Copil, composé de deux municipaux de chaque commune) a présenté cette convention aux 250 représentants des autorités législatives présents. L’assemblée a, dans l’ensemble, bien accueilli l’accord.

Il se résume ainsi: l’entrée en vigueur de la nouvelle entité communale est programmée le 1er janvier 2017, prolongeant ainsi le mandat des autorités actuelles de six mois. Les élections se tiendraient en automne 2016. Le nom proposé est Chavornay, pour ne pas réinventer un nom et éviter les problèmes y relatifs. Bien sûr, chaque commune conserverait son nom actuel. La Municipalité serait composée de 9 membres répartis selon le nombre d’habitants (4 pour Chavornay et 1 représentant pour chacune des autres communes). Pour le Conseil communal, 80 membres en feraient partie, répartis de la manière suivante: 56 pour Chavornay, 7 pour Suchy, 5 pour Ependes, Corcelles-sur-Chavornay et Belmont-sur-Yverdon et 2 pour Essert-Pittet. Ces représentations ont été évaluées selon les habitants répartis dans les villages en 2012 et seront réévaluées selon la population des villages en 2015.

Il n’y aurait pas eu de point négatif lors de l’assemblée, car le Copil a bien présenté les tenants et aboutissants notamment en matière de fiscalité (qui selon les premières estimations baisserait dans beaucoup de communes) ainsi que les avantages en matière d’économies, de fonctionnement et de possibilité d’investissements. Et comme le dit le président du comité de pilotage, Dominique Widmer: «Il est plus facile de se faire entendre auprès des instances cantonales et fédérales si on est en nombre». Dès lors, il semblerait que la raison l’emporte sur les sentiments. Il reste encore quelques points à régler, comme la police et les armoiries pour finaliser le projet.

Ainsi, le 3 septembre 2014, les conseils des six communes voteront simultanément l’accord de fusion et seulement en cas de oui, c’est la population qui décidera le 30 novembre prochain.