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Orbe: une Verte au perchoir

Dernière séance avant la pause estivale pour le Conseil communal d’Orbe jeudi passé. Avec un ordre du jour relativement chargé qui a occupé les membres du délibérant durant plus de deux heures sous la présidence ultime pour cette année de Philippe Cochard. Plusieurs préavis ont été déposés par l’exécutif, qui concernent, entre autres, une demande de crédit pour des travaux de remplacement de tableaux électriques des stations de relevage, ainsi qu’un diagnostic du réseau des eaux claires et des eaux usées restant à effectuer, ou encore des travaux de sécurisation du Temple et un changement de chaudière doublé de l’aménagement de w.c. publics. Une transformation des locaux pour le personnel PPLS est aussi à l’ordre du jour au Collège du Grand-Pont et à Montchoisi. Les commissaires devront sans doute œuvrer pendant les vacances scolaires pour se déterminer sur tous ces sujets. De même qu’en ce qui concerne les statuts et l’organisation de la nouvelle association scolaire intercommunale ASIOR, dont on a appris que l’élaboration était pratiquement terminée. Le plat de résistance concernait les comptes et la gestion de l’exécutif pour l’année 2016. Ces derniers points n’ont pas donné lieu à de longues discussions.

Comptes 2016

Pour mémoire on rappelle que l’exercice 2016 s’est révélé nettement meilleur que prévu, faisant apparaitre un déficit de Fr. 998 000.– en lieu et place des 1.7 million de francs escomptés, ceci après enregistrement de certaines reprises de provisions comptables qui concernaient des exercices précédents, dans le but d’offrir une vision assainie et plus facilement lisible du bilan de la commune. C’est à l’unanimité que les comptes et la gestion communale pour 2016 ont été acceptés.
Contrôle des associations intercommunales
Au niveau du contrôle de la gestion, la question s’est posée – comme dans d’autres localités – de l’accès d’une commission de gestion ou des finances aux comptes d’une association intercommunale dont fait partie la commune et qu’elle finance régulièrement. Après avoir consulté la préfecture, le syndic Henri Germond a expliqué que ces associations, financées par les deniers publics étaient en principe toutes des personnes morales de droit public. Et qu’à ce titre, les détails de leur résultat et de leur fonctionnement sont publics de principe et d’intérêt public. Dans ces conditions, les comptes seront désormais communiqués aux commissions compétentes du Conseil qui en feraient la demande.

Un crédit de Fr. 244 000.– a été accepté à l’unanimité pour le réaménagement de la chaussée aux Remparts Sud. Une participation de VO Énergies devant encore être décomptée de ce total.

Protection civile

L’adhésion à la nouvelle ORPC du Jura Nord vaudois n’a soulevé aucune objection, de même que la dissolution de l’organisation existante et le transfert de ses actifs à la nouvelle organisation. En fin de séance, Regula de Souza (Les Verts) est intervenue au nom de la CISEROC pour rappeler à quel point, grâce aux nouveaux locaux de la rue de la Tournelle, l’association rencontrait un succès toujours croissant, notamment avec ses ateliers CV, ses cours de langue française pour étrangers ou encore ses cours de naturalisation et ses contacts du jeudi matin, qui rassemblent de plus en plus de monde.

Nouvelle présidente

En vertu des nouvelles dispositions légales, l’élection de la présidente du Conseil pour l’année à venir a pu se dérouler de façon tacite : puisque seule une candidate a été présentée à cette charge par son groupe, la conseillère des Verts Natacha Mahaim Sidorenko. C’est donc à l’applaudimètre et non plus au nombre de bulletins recueillis que cette dernière aura pu mesurer la popularité de sa candidature. Le traditionnel passage de la clé de la cité a eu lieu après la séance devant l’Hôtel de Ville.

La Croix d'Or qui va être rénovée

Ballaigues: «La Croix d’Or» dans de nouveaux atours

Réunis sous la présidence de Samuel Maillefer lundi, les membres du délibérant ballaigui avaient un ordre du jour chargé à parcourir. Dans un premier temps, les statuts de la nouvelle ORPC, dans sa version réunifiée pour tout le district Jura Nord vaudois, ont été adoptés, non sans quelques remarques à l’endroit du processus de mise au point des statuts et surtout en relation avec les réelles motivations de cette «modernisation et adaptation nécessaire» voulue par le canton. Encore une fusion d’une intercommunalité par thème qui ne devrait au final pas coûter moins cher que les trois organisations territoriales actuelles. Le syndic Raphaël Darbellay a rappelé qu’il s’était agi de mettre d’accord 73 communes et que Ballaigues avait réussi à obtenir que la répartition des coûts ne repose pas, pour partie du moins, sur la valeur du point d’impôt, ce qui aurait tout simplement doublé la facture pour la commune.

Fermeture minimale exigée

Le crédit de 2,5 millions de francs demandé par l’exécutif pour transformer et rénover l’immeuble de la Croix d’Or, qui abrite la seule auberge du village, a été accepté à l’unanimité. L’exécutif va maintenant devoir mettre les bouchées doubles pour que la fermeture ne dure que le temps minimal, soit de septembre 2017 à juillet 2018, un délai qui devra être garanti par les futurs intervenants. Il est possible que la finalisation des 8 chambres situées aux étages prenne un peu plus de temps et puisse se terminer alors que l’exploitation du café-restaurant aura déjà débuté. Un projet que les commissaires s’accordent par ailleurs à trouver équilibré et intelligent. L’une des questions qu’il s’agira de résoudre est la rentabilisation – impossible aux yeux de la Municipalité, du moins entièrement – des travaux entrepris, au travers d’un loyer adapté à ce futur bijou tout neuf qui sera confié à un exploitant qui reste à trouver.

Un PPA sans opposition

Le PPA «La Fin» qui comprend pour l’essentiel les terrains de la zone dans laquelle l’entreprise Dentsply Sirona opère a été adopté lui aussi sans discussion et à l’unanimité. À relever que ce PPA n’a fait l’objet d’aucune opposition durant sa mise à l’enquête et qu’il permettra, en 2018, de réaliser des travaux de correction des voiries et carrefours à l’entrée est du village. Un PPA qui, pour la première fois à Ballaigues, range en zone réservée – zone bloquée pendant 5 ans au moins – plusieurs parcelles préalablement constructibles.

Des comptes 2016 en positif

Les comptes 2016 ont été déposés à l’examen de la commission des finances. Sur un total de charges et produits de l’ordre de 9 millions de francs, ils font apparaître un excédent de recettes de plus de Fr. 200 000.–, avec une marge d’autofinancement de 1,5 million de francs.

Le nouveau président du Conseil Yvan Thièry

Chavornay: pas de recours au TF

Cette première séance du Conseil communal du grand Chavornay servait surtout à mettre en place la législature, avec la fixation du taux d’imposition, les délégations de compétence, les indemnités de la Municipalité et du Conseil pour terminer avec le budget 2017. Cela dit, la réaction de la commune sur le recours refusé par la cour de droit administratif du canton à propos du projet urbigène de Gruvatiez était très attendue. Le syndic Christian Kunze a pris la parole en se réjouissant que le recours ait été reçu, contrairement à ce que certains pensaient.

En revanche, il prévenait les conseillers que les avis de droit pris auprès de deux avocats démontraient que la chance d’inverser la tendance auprès du Tribunal fédéral était faible. Au point que l’Exécutif était de l’avis de suivre les conseils des hommes de loi et de ne pas poursuivre la démarche. A la surprise de la Municipalité, aucun conseiller n’a souhaité introduire une motion allant à contre-sens de son point de vue.

Augmentation des salaires

A l’heure de fixer le taux d’imposition, il a été dit que ce dernier demeurait à 72 pour cette première année expérimentale. Au niveau des délégations de compétences, la Municipalité bénéficiera d’une marge plus importante qui passe généralement de Fr. 30’000.– à Fr. 50’000.– pour gérer les sujets à traiter rapidement. Les défraiements de l’Exécutif et du Conseil ont été revus à la hausse. L’augmentation est sensible pour les municipaux qui passent annuellement de Fr. 15’000.– à Fr. 20’000.– alors que celui du syndic augmente de Fr. 20’000.– à Fr. 28’000.–. Du côté du législatif, les conseillers toucheront Fr. 25.– par séance au lieu de 18 auparavant. En tout, c’est un débours supplémentaire de Fr. 150’000.– environ par rapport à l’exercice précédent.

Toutefois, cette réévaluation des salaires n’affecte que très peu le budget qui présente un déficit de Fr. 133’300.– pour un total des dépenses de 22,6 millions soit 3,5 Mio supplémentaires par rapport aux prévisions du seul village de Chavornay pour 2016. En outre, on a beaucoup parlé de la progression des coûts de l’Ajoval. Sollicité, le syndic Kunze a précisé qu’il fallait effectuer une analyse complète de la situation avant d’envisager de quitter cette association régionale. Mettre en place une telle organisation à Chavornay nécessiterait un travail de longue haleine, tout en ne sachant pas quelles seront les répercussions des décisions prises par le Grand Conseil en la matière. Wait and see!

Premières réactions

Tous les rapports ont été adoptés à l’unanimité par les 57 conseillers présents (sur 60). Parmi les néophytes, l’Omnibus a recueilli l’avis de trois personnes des communes fusionnées. Dominique Reymond, ancien président du Conseil général de Corcelles, n’a forcément pas été surpris par la conduite parfaite de l’assemblée par le président Yvan Thièry, comme l’ancienne municipale d’Essert Nadia Gloor. Tout au plus s’est-il étonné du peu d’interventions du Conseil sur les différents sujets. Enfin, la conseillère de Corcelles, Michèle Oppliger, a trouvé le Conseil trop formel, manquant de chaleur et démuni de coups de chaud comme il pouvait y en avoir dans les villages.

Réactions

Après le renoncement des autorités de Chavornay de déposer un recours auprès du Tribunal fédéral sur le projet de Gruvatiez, l’Omnibus a recueilli les réactions des deux syndics. Pour Henri Germond (Orbe), la cour administrative cantonale a donné un bon signe en admettant qu’une commune puisse recourir. «Cela lui a donné l’occasion de se prononcer sur le fond. Cette décision nous réjouit dans la mesure où Gruvatiez est l’une de nos dernières zones de développement de la ville. L’abandon de ce recours est aussi une bonne chose pour l’entente entre nos communes.

De notre part, nous allons pouvoir continuer de travailler sur notre projet OPL (One Planet Living) avec nos deux partenaires qui sont l’entreprise Orlatti et le WWF. Les réflexions des groupes de travail sont entre les mains du Copil dont les conclusions devront être approuvées par cet organisme écologique qui a émis dix mesures pour répondre aux critères OPL. Les résultats sont attendus pour le milieu de cette année et c’est à cette même époque que les mises à l’enquête apparaîtront. Si tout va bien, nous serons la ou l’une des premières localités de Suisse à adopter un tel projet».

Le syndic de Chavornay, Christian Kunze, avoue n’avoir pas à commenter la décision de la cour administrative si ce n’est pour rappeler que sa commune n’est pas une ennemie d’Orbe, comme "24Heures" l’a dit, mais qu’elle a à défendre ses citoyens qui craignent une réelle intensification de la circulation, ce qui est un sujet sensible dans son village.

Le hangar à bois de Baulmes.

Baulmes: séance de rodage

L’adoption du taux d’imposition repoussée à plus tard

Ce devait être le point principal de la séance inaugurale de la nouvelle législature. Malheureusement, la commission chargée de rapporter sur l’arrêté d’imposition n’a pas eu assez de temps pour étudier cet objet important et a demandé un délai supplémentaire. Finalement, les membres du législatif en discuteront le 12 octobre prochain.

Du nouveau au Conseil
Le bureau du Conseil présente de nouveaux visages: Luc Pillevuit, président, a retrouvé le perchoir qu’il avait quitté il y a douze mois. Il sera secondé dans sa tâche par une nouvelle secrétaire, Myriam Deriaz, qui a été vivement félicitée et remerciée de s’être mise à disposition en remplacement de Françoise Monnier.

Communications municipales

Le nouveau hangar à bois est terminé et opérationnel a annoncé Julien Cuérel, syndic. Les 340 m2 de panneaux photovoltaïques ont une capacité de production d’environ 30 000 watts. Les réparations apportées à quelques rues du village seront terminées d’ici la fin du mois.

Une enquête est en cours pour déterminer les causes de la destruction à l’herbicide d’une haie qui se trouve sur le site sensible d’exploitation de la future carrière. Le dossier qui prévoit les nouveaux aménagements de l’hôtel de ville est chez l’architecte et devrait être présenté prochainement tout comme celui qui prévoit la réfection de la rue du Clos. On en saura un peu plus d’ici la fin de l’année à propos du plan directeur communal. Avec la manne financière reçue à l’occasion du prix Binding, deux sentiers seront réalisés et une chênaie sera plantée en Feurtille l’année prochaine. Un inventaire des plus beaux arbres des forêts baulméranes a été réalisé. Plus de 1 000 spécimens ont été recensés et 51 ont reçu l’étiquette «remarquable».

Baulmes, Champvent et Vuiteboeuf s’unissent pour l’eau

Les 3 communes ont décidé de s’associer pour garantir à leurs habitants une réserve d’eau alimentaire suffisante. Elles n’ont pas de réserve de secours en cas de pollution. Le système de traitement sera modifié et amélioré. Le projet d’étude parle d’une réduction du prix du m3 d’eau de 3 à 2 francs en cas d’acceptation du projet. Ce dernier, devisé à plusieurs millions de francs, sera discuté et voté en décembre par les 3 législatifs.

Adrien Kaenel prêtant serment devant la Municipalité et le bureau.

Valeyres-sous-Rances: le carrefour rue de la Chapelle-route Romaine suscite le débat

Dominique Streikheisen, président du Conseil, a orchestré durant plus de trois heures cette dernière assemblée de législature. Une seule assermentation à relever, celle d’Adrien Kaenel. Par ailleurs, Sylvie Troyon, secrétaire, continuera à lire le procès-verbal, pour notre plus grand plaisir!

Le bilan et les comptes de fonctionnement SIARV (service intercommunal d’eau Rances – Valeyres-sous-Rances) 2015 sont acceptés. Il en sera de même pour le bilan et compte de fonctionnement communal 2015 qui présentent un excédent de produits de Fr. 128 116.– avec un total de charges de Fr. 2 463 103.–

Valeyres s’anime!

Fin du long fleuve tranquille avec le préavis 36/16, demande d’un crédit de Fr. 161 000.– pour réaménagement du carrefour route Romaine/rue de la Chapelle. La récurrence et la sensibilité du sujet ne sont plus à prouver! Christian Kaenel, municipal des routes, présente le préavis. Quatre buts sont visés: ralentir la circulation, sécuriser le cheminement, refaire le carrefour et amorcer l’entretien de la rue de la Chapelle, ce qui est un nouvel élément.

La commission technique, dont c’est la première étude, soutient le projet, mais propose trois amendements, la commission de gestion en rajoute un. Finalement deux des quatre amendements seront retenus (pose d’un panneau de signalisation et continuation du tracé piétonnier). S’ensuit une discussion nourrie, les différents points de vue fusent. En vrac: une analyse globale ne fait-elle pas défaut? Ne risque-t-on pas de voir pleuvoir les préavis par souci d’atteindre le risque 0? Les zones villas se développant, n’est-il pas utile de renforcer leur lien avec le village? Au final, le préavis et les deux amendements sont acceptés lors d’un vote à bulletin secret.

Roland Stalder remplace Nathalie Piguet

Le préavis 38/16 proposant une augmentation des indemnités des membres de la Municipalité est accepté après quelques discussions.
Finalement, un gros bouquet de fleurs, les remerciements de la syndique et une salve d’applaudissements signent le départ de Nathalie Piguet qui sera remplacée par Roland Stalder au sein de la Municipalité.

Deux dates à retenir, le 1er août à Valeyres et le 24 septembre pour "Promenons-nous dans nos forêts"

Le syndic Olivier Agassiz et Carole Pose, secrétaire communale depuis 10 ans.

Bavois: place au Conseil communal

On ne dira pas que la saga de l’ancien collège est en passe d’être oubliée. On attend simplement la décision du Tribunal administratif au sujet du recours de la Commune face à la décision du Sipal qui souhaite que du bois notamment soit utilisé dans la reconstruction du bâtiment alors que les élus et l’architecte souhaitent l’utilisation de solutions techniques actuelles. Le jugement devrait être rendu au début de l’année prochaine.

Pour clore le sujet, la Municipalité a justifié une nouvelle fois son attitude dans la mesure où le bâtiment était plus que vétuste et que le maintien de certaines parties aurait nécessité des frais élevés.

35 conseillers à élire

Lors de cette ultime séance de l’année, il a été surtout question de la future configuration du Conseil communal. En effet, Bavois fera le grand saut lors de la prochaine législature. 35 conseillers représenteront la population dès le 1er juillet prochain alors que dix suppléants seront également élus. L’élection se fera à la majoritaire. Ce qui sous-entend qu’une liste unique sera établie en fonction de la volonté des citoyens qui pourront déposer leur candidature auprès du greffe municipal jusqu’au 11 janvier 2016, dernier délai. Il était important de préciser que ce législatif prendra à l’avenir les décisions pour le village.

Quant au reste de la population, il ne pourra exercer ses droits qu’à travers le référendum ou exceptionnellement par le biais d’initiatives, ce qui est beaucoup plus rare dans une commune avec un tel législatif.

Enfin, l’assemblée ne s’est que peu manifestée lors de ce Conseil et a accepté sans discussion le budget qui prévoit un déficit de Fr. 205 633.– sur un total d’un petit peu plus de quatre millions.

Jacques NIcolet

Jacques Nicolet à Berne

Pas de très grosses surprises en ce qui concerne la répartition politique vaudoise, avec néanmoins une députation qui sera à majorité de droite au Conseil national : 5 PLR, 4 UDC, pour 5 PS, 2 Verts et deux centristes.

Notre canton, s’il confirme le redressement du PLR, n’illustre pas la forte progression de l’UDC sur l’ensemble du territoire. La délégation UDC à la chambre basse reste composée de quatre conseillers.

La surprise, ce sont les personnes!

Si l’on attendait les sortants, Parmelin et Grin, ainsi qu’éventuellement Buffat, le municipal de Lignerolle, ex-président du Grand Conseil, ne figurait que parmi les outsiders possibles.

En effet, sur la liste UDC, figuraient la présidente vaudoise Fabienne Despot, ainsi que le vice-président national Claude-Alain Voiblet. Ces deux représentants de l’aile dure du parti ont dû s’incliner face à un Jacques Nicolet resté en retrait durant les affaires de cet été et présentant un profil plus agrarien.
Après une bonne présidence du Grand Conseil et un réel engagement en faveur du monde agricole, Jacques se prépare de nouveaux défis qui ne seront pas simples : garder une ligne agrarienne dans un parti dont les élites urbaines promeuvent des positions isolationnistes et anti-migratoires actuellement très virulentes, défendre les intérêts d’une région dont l’économie fonctionne essentiellement grâce aux immigrés et aux frontaliers, défendre la situation difficile d’une agriculture soumise aux lois du marché européen… Il faudra vous retrousser les manches, Monsieur le conseiller national!

A relever la jolie performance d’Alice Glauser de Champvent, peu soutenue à l’interne de son parti et qui termine en 5e position, échouant de peu dans son projet de retour à Berne. Les autres candidats nord-vaudois, que ce soit au PS, au PLR et chez les Verts ont réalisé des scores honorables, mais insuffisants.
Pour ce qui est du Conseil des Etats, les congrès PLR et UDC vont être tout à fait intéressants, puisque l’espoir de reprendre un siège aux roses-verts passe par la nécessité absolue de conclure des alliances, aussi douloureuses qu’elles puissent se révéler…

La réaction de Jacques Nicolet

Au début de cette campagne, Jacques Nicolet se serait contenté d’une sixième place sur la liste de l’UDC. Au fil du temps, certains collègues de parti lui ont permis de penser que, peut-être, il parviendrait à décrocher le graal. Ce qui est fait et il sera le représentant de notre région à Berne. Grâce à un Nord vaudois qui l’a bien soutenu puisqu’il a fait le plus de voix à Orbe, Vallorbe, Ballaigues et forcément Lignerolle.
« En ce qui me concerne, les choses sont allées très vite. Je ne pensais pas que ma première tentative d’entrer au National, serait la bonne. Récolter plus de 37’000 voix est une belle surprise. J’en déduis que mon année à la présidence du Grand Conseil vaudois m’a bien aidé. J’ai connu beaucoup de personnes dans le canton et le monde agricole m’a beaucoup suivi. Donc, je me réjouis de relever ce nouveau challenge et je vais fêter dignement mon élection samedi, jour où je fêterai mes 50 ans ! ».
Bravo et bon anniversaire !

Le Conseil penché sur les tuyaux

Les Clées: tuyauterie en vedette

Chambres de visite d’au moins 80 centimètres de diamètre, dépotoirs à coude plongeant, matériaux spécifiques et autres installations aux appellations parfois barbares, le Conseil général des Clées s’est penché avec application et patience, mardi soir, sur son nouveau projet de règlement sur l’évacuation et l’épuration des eaux usées. «Le texte en vigueur date de 46 ans, il était temps de mettre notre dispositif règlementaire aux normes actuelles» a précisé le syndic René Lambercy, qui a concédé que le texte présenté était proche du règlement type provenant du canton.

Ce qui explique, ce n’est guère étonnant, qu’il érige en dogme la séparation des eaux claires et des eaux usées et le principe du pollueur payeur. Même si l’on sait, aux Clées comme ailleurs, que l’on a souvent besoin d’eaux claires s’engouffrant dans les eaux usées pour provoquer le mouvement d’évacuation et le nettoyage des tuyaux, lorsque la géographie du réseau est plutôt plane. Avec deux amendements formels et de clarification législative déposés par Philippe Conod, le règlement a été adopté à l’unanimité. Il va repartir pour un tour dans les services cantonaux pour nouvel examen.

La réserve avance

Le syndic René Lambercy a indiqué que le projet de réserve intégrale dans les Gorges de l’Orbe avançait. Un nouveau type de réserve dite «réserve particulière» est à l’étude. Il permettrait quand même une exploitation minimale des forêts. Une étude scientifique va déterminer si ce type de protection est idoine pour remplir la fonction souhaitée par l’exécutif local. Quant au concept Police-Population, les retours des questionnaires adressés à la population sont dans l’ensemble positifs, mais la Municipalité souhaiterait que le nombre de réponses augmente pour être encore plus représentatif. Une nouvelle présentation publique est prévue le 27 octobre et l’exécutif espère pouvoir adhérer au concept qu’il juge utile et approprié.

S’agissant de l’exploitation des forêts, le martelage d’une trentaine de lots a été effectué en vue de la traditionnelle mise de bois qui aura lieu le 7 novembre. Au détour de l’ordre du jour, on a aussi appris que la Municipalité allait se doter d’un Bulletin communal d’information, qui paraîtra quatre fois par an, essentiellement destiné à rappeler à la population les décisions du Conseil, les prescriptions municipales et autres avis de ce type. Le municipal Gérard Conod a fait appel aux bonnes volontés et aux talents pour que la première page de ce futur bulletin soit agréablement ornée.

Dangers naturels et élections communales

Les cartes cantonales des dangers naturels sont à disposition du public au bureau communal. «Le canton ne voit pas de grands dangers à la Russille, mais quelques dangers potentiels de chutes de pierres sur les routes arrivant et partant des Clées ainsi que des risques d’inondation» a encore précisé le syndic, qui a aussi informé l’assemblée que seul André Buchs, municipal, ne se représenterait pas lors des élections communales de février 2016.

Vallorbe: clés de la cité et huiles essentielles

Comme le veut la tradition, c’est au carnotzet communal que s’est déroulée la passation de pouvoirs entre le désormais ancien président du Conseil Yann Jaillet et son successeur Luigi Fiorito.

Une étape à laquelle tous les membres du bureau ont assisté. Yann Jaillet a relevé le plaisir avec lequel il a effectué cette tâche au service du bien communal. Il a tenu aussi à remercier tout particulièrement la secrétaire Francine Manière, dont l’expérience est indispensable à tout nouvel occupant du perchoir. Ses remerciements sont aussi allés aux membres du bureau qui ont toujours répondu présents aux différents appels qui leur ont été lancés, en particulier pour consacrer des dimanches au dépouillement des votations. Après avoir passé le témoin et la clé de la cité à son successeur, Yann Jaillet lui a encore souhaité le meilleur pour son mandat.

Luigi Fiorito a pour sa part tenu à remercier son prédécesseur, tout en relevant qu’il serait sans doute difficile de lui succéder, compte tenu de la manière très professionnelle avec laquelle il a mené les débats pendant une année. Une année ponctuée d’ailleurs de quelques tensions et séances particulières sur certains projets chauds. Sacrifiant à un rituel qu’elle a elle-même instauré, la secrétaire Francine Manière a ensuite distribué à chacun des petits cadeaux, les représentants de la presse elle-même n’étant pas oubliés, puisqu’ils ont reçu un mystérieux élixir à base d’huiles essentielles destiné à améliorer la concentration. Le représentant de l’Omnibus en fera bon usage, c’est promis.

Avec Steve Berger, le fromager de Lignerolle, on sort le caillé d’un Gruyère.

Lignerolle: une année très remplie

À peine redescendu du perchoir de 1er citoyen du canton, Jacques Nicolet a bien voulu recevoir l’Omnibus pour dresser une sorte de bilan de son année passée à la présidence du Grand Conseil vaudois. «Une année passionnante et qui m’a marqué à des titres les plus divers» confesse-t-il d’entrée de jeu. «Oui, c’est une charge de travail énorme. Il faut compter environ 65 % de taux d’occupation, ce qui n’est pas sans causer des difficultés d’agenda. En plus, moi j’avais la chance d’avoir un fils qui dirige l’entreprise agricole familiale de laquelle je pouvais m’échapper plus facilement que d’un emploi salarié auprès d’une entreprise moins proche de moi. Exercer cette fonction requiert presque de prendre un congé sabbatique de ses occupations professionnelles personnelles». Avec plus de 300 manifestations auxquelles il a participé toujours avec plaisir et intérêt, Jacques Nicolet a délivré plus de 90 discours, quasiment tous écrits de sa main. Une touche personnelle à laquelle il a tenu tout au long de son mandat. Sans prétention à l’exhaustivité, l’ancien président du législatif cantonal retiendra quelques rencontres marquantes, avec François Hollande à Ouchy, par exemple, ou avec Adolf Ogi, Alain Berset, un type très intéressant, simple et sympathique ou avec Simonetta Sommaruga. Parmi les moments difficiles, il cite la disparition de Jean-Marc Chollet ou la procédure de nomination du nouveau secrétaire général du Grand Conseil qui a vu la cohésion du bureau quelque peu chamboulée, avec des retombées sur le plénum.

Une fonction exigeante

Sur le plan politique, Jacques Nicolet estime que, sur de nombreuses thématiques, les députés réagissent plus en fonction de l’intérêt de leur région qu’en application de la doxa de leurs partis respectifs. «Dans un parlement, on… parlemente, on cause, on doit s’entendre pour faire avancer les projets concrets», précise-t-il. À la question de savoir ce qu’il changerait s’il en avait le pouvoir seul, Jacques Nicolet répond que les institutions fonctionnent bien. La Constituante a prévu des systèmes qui répondent aux besoins et aux impératifs de la vie moderne. La séance régulière du mardi lui semble plus pratique que les anciennes sessions à la sauce fédérale. Pour le surplus, les députés sont faciles à «présider» aime-t-il à préciser. S’il déplore un peu l’inflation constante de textes législatifs et réglementaires, il estime qu’il ne s’agit pas d’une particularité vaudoise, mais du résultat d’un véritable changement de société. «Il ne faut toutefois surtout pas perdre son bon sens», précise l’élu. À relever qu’il existe à son avis un lobbying très actif sur toute une série de sujets, ce qui rend les discussions plus techniques et plus délicates. S’il regrette de ne pas avoir pu traiter durant son année de présidence le fameux projet Imago dont il est l’initiateur à travers un postulat déposé il y a déjà quelques années – une analyse des «Perspectives et de l’avenir de la formation agricole dans le canton de Vaud» — il relève qu’un gros travail est fait par un Comité de pilotage et un groupe ad hoc depuis mai 2012. Sur la question des relations entre les différents pouvoirs, Jacques Nicolet estime par exemple que le Conseil d’État, ou certains de ses membres ont parfois tendance à oublier un peu que le 1er pouvoir du canton est le Grand Conseil.

Direction Berne?

Jacques Nicolet figure sur la liste des candidats UDC vaudois au Conseil national pour les élections de cet automne. Il explique qu’étant en pleine force de l’âge, passionné et engagé depuis toujours dans la chose publique et doté de solides expériences tant au niveau communal qu’au niveau cantonal, le moment est idéal pour se présenter au niveau fédéral. Il estime avoir ses chances d’être élu et pense disposer de bons atouts pour représenter la population de son canton à Berne. Et quand on lui demande s’il préfère le législatif à l’exécutif, il répond avec un sourire que les deux fonctions sont différentes, mais lui conviennent. «Je suis un homme de compromis constructif, pas un dogmatique» précise-t-il. Et revenant sur son année présidentielle, il souligne encore une fois les aides précieuses et indispensables apportées tant pas sa compagne que par son fils, sans lesquels tout aurait été beaucoup plus difficile.

Photomontage – Voilà ce que donneraient des feux sur la route de Corcelles.Photomontage – Voilà ce que donneraient des feux sur la route de Corcelles.

Chavornay: feu vert pour les feux rouges

Pour la séance du printemps, le jeudi 7 mai passé, le Conseil communal avait surtout un point de l’ordre du jour qui a demandé des débats plutôt soutenus.
Les communications et les questions.

La volonté de la Municipalité de reconduire la fusion à trois communes (Corcelles-sur-Chavornay, Essert-Pittet et Chavornay) est maintenue. Mercredi 1er juillet prochain, les conseils des communes seront en possession des préavis et conventions de fusion. Si les conseils approuvent, le 13 septembre aura lieu la votation populaire. Si celle-ci est positive, en automne 2016 il y aura l’élection des autorités de la nouvelle commune et le 1er janvier 2017 la fusion entrera en vigueur.

Les décisions

La demande d’autorisation d’échange d’actions en vue de la fusion de la société Urbagaz SA dans le groupe VO Énergies Holding SA a été acceptée sans problème. Il faut dire que Urbagaz SA est détenue à 100% par Orbe avec 63,33% des parts et Chavornay avec 36,66%. Elle distribue le gaz à l’un des tarifs les plus bas de Suisse. Comme le prix de VO Energie est un peu plus élevé, il est convenu de conserver et d’exploiter séparément les deux aires de dessertes, avec des prix différenciés, pendant encore une dizaine d’années. Cette fusion n’a aucune conséquence sur la valeur du patrimoine communal.

Par contre, la demande de crédit de Fr. 240 000.– pour sécuriser les passages piétons et ralentir un peu le trafic par des feux rouges sur la route de Corcelles, a suscité pas mal de débats. Si tout le monde s’accorde sur le principe d’améliorer la sécurité sur cette route qui compte un trafic d’environ 12 000 véhicules par jour, il y a moins d’harmonie sur les modalités du projet. En effet, la commission concernant ce préavis municipal a déposé un amendement demandant à la municipalité de continuer le suivi des autres options proposées par l’ESAM. Selon la commission, il faut le faire de suite, car les démarches nécessaires demandent de longues procédures auprès des services cantonaux et fédéraux. D’autant qu’il s’agit d’étudier une demi-jonction autoroutière entre Orbe et Chavornay, quitte à supprimer l’actuelle jonction. L’amendement, pourtant accepté, ne sert à rien, selon le syndic: il serait préférable de voter une résolution. De plus, une motion demandant de goudronner le chemin piétonnier le long de la route en même temps que les travaux de sécurisation a été déposée. Le syndic, Christian Kunze, explique que de toute façon, il faudra refaire entièrement la route de Corcelles d’ici 2018 ( ensuite les subventions fédérales tomberont) et que la municipalité pense qu’il faudrait attendre plutôt que d’investir au bas mot Fr. 25 000.– pour à peine 3 ans. La motion a été refusée par le Conseil, mais le préavis concernant les feux de sécurité a été accepté de justesse.

Jacques Nicolet

Lignerolle: Jacques Nicolet préside le Grand Conseil

C’est mardi 1er juillet que Jacques Nicolet a été élu à la présidence du Grand Conseil à cette occasion. Il a bien voulu consacrer un moment à l’Omnibus, malgré un emploi du temps déjà très chargé.

Jacques Nicolet est le premier élu de la région porté à la présidence du Grand Conseil depuis la création du district Jura Nord vaudois. Avant lui, dans l’ancien district d’Orbe, on évoque un président dans les années 1960 et pour l’ancien district d’Yverdon un autre dans les années 1990. C’est dire si une telle élection au perchoir du législatif cantonal comme premier citoyen vaudois est rare dans la région. Jacques Nicolet, 49 ans, est originaire de Lignerolle et y vit depuis toujours. Séparé, il a 4 enfants, 3 filles et un garçon. Ce dernier exploite le domaine familial avec son père et probablement plutôt en solo, durant l’année à venir, compte tenu de l’emploi du temps d’un président du Grand Conseil. L’une des ses filles a elle-même 3 filles.

Virus politique ou goût de servir

«J’ai très tôt ressenti le devoir et l’envie de me mettre au service de la population de cette région et singulièrement de ma commune, explique Jacques Nicolet. À 20 ans, je suis entré au Conseil communal, puis à la Municipalité à 28 ans. J’y siège toujours, avec le dicastère des forêts et domaines depuis 2010, après une pause de 5 ans. Quant au Grand Conseil, j’y ai fait mon entrée en 2008, remplaçant Jean-Pierre Gaudard qui avait démissionné pour raisons de santé.» Un parcours rapide pour un homme décidé qui sait ce qu’il se veut. Quand on lui fait remarquer que, comme président, il va devoir ne pas prendre parti durant un an, il sourit et admet que mettre un peu la sourdine ne lui sera pas désagréable. Ne pas «faire de politique» pendant un an ne le préoccupe pas, car il considère la charge à laquelle il vient d’accéder non pas comme une fonction politicienne, mais comme la responsabilité de faire fonctionner un tout, en particulier un bureau qui est une sorte de «mini exécutif du législatif».

L’importance du bureau

«Chaque président donne une impulsion particulière au bureau du Grand Conseil, il y met sa patte. Je ne vais pas remplacer Laurent Wehrli, mais lui succéder dans la fonction, avec mon style, qui s’inspirera de ce que mes prédécesseurs ont fait, explique Jacques Nicolet. Le bureau est un rouage essentiel au bon fonctionnement du législatif cantonal. Nous disposons d’un excellent support professionnel avec le secrétariat général, mais la cohésion qui anime tous les membres du bureau est essentielle. On peut dire qu’on y fait presque abstraction de sa propre couleur politique pour se consacrer au concret», ajoute-t-il.

Une charge sur trois plans

Sur la fonction proprement dite, Jacques Nicolet nous répond: «La présidence se résume à une fonction qui s’exerce sur 3 plans: la conduite du bureau, car un bureau de qualité sera le gage d’un travail parlementaire de qualité; la présidence des débats, essentiellement axée sur la bonne tenue des débats et la rigueur dans l’application des règles qui les gouvernent et enfin, les tâches de représentation, qui sont aussi d’une grande importance. La présence du président du Grand Conseil en de nombreux lieux et manifestations auxquels il est invité témoigne de l’importance que le parlement accorde à chaque partie du canton, et à nombre de sociétés locales ou régionales ou d’organismes ou entités en tout genre. Cette présence est un moyen de maintenir un lien essentiel entre les populations et les organes supérieurs de décision du canton.

Au menu

Parmi les dossiers qui attendent Jacques Nicolet durant cette année figurent entre autres une révision de la loi sur les débits de boisson et l’apurement de près de 50 objets sur 170 anciennes interpellations ou autres qui n’ont jamais reçu de réponse formelle et qu’il convient de mettre à jour. La modification de la loi d’exécution pénale sera aussi à l’ordre du jour, comme suite à l’affaire Marie, ainsi qu’un rapport intermédiaire sur l’avenir de la formation agricole dans le canton, comme suite à un postulat qu’il a lui-même déposé en son temps. La législation sur la pédagogie spécialisée sera également revue, de même que de nombreux objets concernant les investissements routiers ou des réparations de tronçons de route. La RC 177 vers Aclens donnera sans doute lieu à des discussions. La mise en oeuvre de la LAT et d’une façon générale, l’aménagement du territoire, figureront aussi au programme.

Lignerolle en fête le 2 septembre

Jacques Nicolet se réjouit à l’idée de pouvoir fêter début septembre cette accession à la plus haute marche cantonale dans son village qui s’y prépare depuis longtemps. «Voir et rencontrer des gens est toujours un plaisir et un enrichissement pour moi», conclut-il.