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De gauche à droite: Jean Fleurimont, président, Sarah Clot, trésorière, Florence Jeanmonod membre et Line Rithner, secrétaire.

Ballaigues: une année 2016 en demi-teinte pour la SIC Vallorbe, Ballaigues, Vaulion

Une quinzaine de membres de la SIC Vallorbe, Ballaigues et Vaulion se sont réunis jeudi soir passé au Centre villageois de Ballaigues à l’occasion de leur traditionnelle assemblée générale annuelle. Même si la charge de président reste vacante, Jean Fleurimont estimant nécessaire de passer la main depuis plus d’une année sans trouver de successeur, c’est bien lui qui a dirigé les débats et qui continuera de fonctionner comme tel avec les remerciements appuyés des syndics de Vallorbe et de Ballaigues, présents parmi l’assistance.

De la partie statutaire, on retiendra surtout les résumés des rapports sectoriels présentés par Jean Fleurimont, dont il ressort notamment, que l’année 2016 a été contrastée pour l’industrie, avec un ralentissement fort en début d’année et une reprise en fin de dernier trimestre. Cette même année n’a pas été très positive pour les commerçants de détail, toujours attaqués de front par la concurrence française et le commerce électronique, à l’image des cafetiers-restaurateurs.

Fréquentation touristique en baisse

Plus inattendu et sans explication réelle, le tourisme a vécu une année de baisse de fréquentation pour tous les sites vallorbiers, à l’instar de l’activité de service au public de l’Office du tourisme local, elle aussi en diminution. Les communes de Vallorbe et Ballaigues sont en développement constant, notamment sur le plan démographique et dans le domaine du développement de l’offre de logements. On a appris que quelques projets sont en cours de conceptualisation avant que les rapports soient votés comme les comptes annuels qui présentent une légère perte. L’élément phare de cette année sera l’organisation du Marché de Noël, dont la fréquentation augmente. En seconde partie, le directeur de Travys SA Daniel Reymond a présenté un exposé sur la mobilité en général apportant des éléments passionnants dans un domaine que chacun vit au quotidien, sans nécessairement en appréhender les mutations profondes, courantes et à venir.

Balcons à fleurir

La SIC entend organiser encore cette année un concours de balcons fleuris, notamment pour décorer la Grand-Rue. Une idée qui tient au cœur de Jean Fleurimont qui affectionne particulièrement les rues fleuries en Suisse alémanique. «Pourquoi ne le fait-on pas aussi, c’est vraiment accueillant» a-t-il déclaré lors de la séance.

LUne cinquantaine de personnes avaient fait le déplacement à l’Hôtel de Ville.

Orbe: la commune se préoccupe du petit commerce

Le syndic Henri Germond avait convoqué les commerçants de la ville afin qu’ils entendent l’avis de deux spécialistes, Nicolas Servageon (aménagement urbain) et Christophe Lukundula (vente en ligne) sur le commerce en ville. Le premier a dressé un bilan du parcage pour constater que les places ne manquaient pas soit 300 dans le cœur de la localité dont 150 couvertes, occupées à 40% l’essentiel du temps, et 600 dans le grand périmètre. Il n’y a pas moins de 150 enseignes dont la plupart se trouvent dans l’axe Grand-Rue et rue Centrale.

Il a déploré cependant que la signalétique était lacunaire, notamment à la sortie des parkings comme en ville de manière à inciter les visiteurs à parcourir le bourg. Si l’offre est intéressante, en mettant en exergue les commerces qui vendent des produits régionaux, il a souhaité un plus grand dynamisme, que cela soit à titre individuel ou dans le cadre d’Articom qui fait des efforts dans ce sens.

Partout pareil

M. Servageon a souligné le manque de communication (publicité) pour séduire la clientèle. Au niveau des établissements publics, l’offre est moyenne et mériterait d’être améliorée avec, par exemple, un bar à vins pour promouvoir les terroirs des environs. Il a préconisé la mise sur pied de manifestations qui pourraient attirer les gens de l’extérieur, comme la fête de la saucisse aux choux le fait. Il a ajouté que le petit commerce passe partout par des moments difficiles. Ce d’autant plus qu’une statistique suisse indique que nos compatriotes achètent pour près de onze milliards de francs à l’étranger. D’où cet appel à un plus grand dynamisme dans un monde en constante évolution.

Une offre nouvelle

Christophe Lukundula, lui, a présenté sa plateforme qui permet aux commerçants de faire connaître leurs activités et leurs produits sur internet. Sa société a des contacts avec de nombreuses entreprises comme Nestlé dont les employés reçoivent régulièrement des propositions d’achats intéressantes sur un simple clic de leur ordinateur. L’offre doit représenter un intérêt supérieur ou original pour l’acheteur potentiel. Il faut dès lors convaincre pas seulement par le prix mais aussi sur la qualité d’un produit.

Ce service ne coûte rien si l’on passe par Articom qui fera le lien entre ses membres et le site. Il n’est pas de doute que cette proposition mérite réflexion pour certains commerçants. Si elle n’est pas LA solution, elle n’en représente pas moins une belle opportunité d’attirer une nouvelle clientèle. En faisant appel à ces spécialistes de la démarche commerciale, la Municipalité démontre qu’elle se soucie de l’avenir du petit commerce de manière à ce que la cité demeure vivante et attractive.

Marcel Bossel.

Orbe: on passe la main

Après 32 ans d’activité, la famille Bossel va céder sa quincaillerie de la rue Pierre-Viret. Au cours de ces années, Marcel et Sieglinde ont vu l’évolution de leur commerce qui est toujours viable. «Au cours du temps, les entreprises de génie civil ont progressivement disparu de la localité. Il n’y a plus que deux petites enseignes dans le domaine de la maçonnerie, par exemple.

Du côté de la vaisselle, des magasins comme Ikea ou Jumbo offrent des produits communs que l’on remplace aisément sans grands débours, alors que les clients ne s’intéressent plus à la porcelaine de luxe. Il en va de même pour les casseroles ou les outils électriques (perceuses, etc.). C’est la raison pour laquelle nous nous sommes progressivement spécialisés dans la sécurité, car aujourd’hui les propriétaires tiennent à ce que leur maison ou leur appartement soient solidement fermés pour faire face aux cambrioleurs», nous dit Marcel.

La zone artisanale a donc diminué dans la localité, mais nous sommes encore utiles pour les petites bricoles (clous, vis, petits outils, etc.). Les quincailleries comme les drogueries voient leur potentiel diminuer, car on a de moins en moins besoin du conseil du spécialiste. Il n’y a du reste plus de quincaillerie à Yverdon, mais il en subsiste une à Pompaples ou Vallorbe.

Le rouleau de treillis

Des quelques bons moments passés dans son commerce, Marcel Bossel relève que sa plus belle commande est venue de Nestlé qui lui avait confié le plan de fermeture de l’entreprise ainsi que de la nouvelle usine Nespresso. Sur le plan anecdotique, il se souvient qu’une entreprise de la place avait chargé l’un de ses apprentis, qui semblait tout savoir, d’aller chercher une machine à faire le vide dans les tubes TV.

D’abord expédié au magasin d’électricité Eiselé (à la Croix) il a été renvoyé par ces derniers avec son bérot chez Bossel (au bas de la rue Pierre-Viret) pour prendre livraison d’un colis qui pesait près de 50 kilos et qui n’était autre qu’un rouleau de treillis qu’il a fallu hisser, non sans peine, sur la Place du Marché, pour une farce qui a remis le jeune homme sur la voie de l’humilité. On ne terminera pas ce papier sans rappeler que Marcel a présidé, pendant de nombreuses années la société des commerçants d’Orbe, la Sicup.

En dernier lieu, on signalera que la boutique Citronnelle fermera elle définitivement ses portes puisqu’il n’a pas été possible de trouver un repreneur. Ce qui démontre bien que les petites boutiques ont de la peine à vivre à Orbe où la nouvelle population n’a malheureusement plus ses habitudes d’achats en ville.

Sarah Mottaz.

Orbe: bienvenue à Articom

Au début du mois d’avril, une assemblée générale extraordinaire votait la dissolution de la Sicup, la société des industriels et commerçants de la localité. Dans la foulée, les membres présents décidaient de la création d’une nouvelle association. Ils abrogeaient du même coup des statuts et désignaient un comité. Ce dernier sera dirigé par Sarah Mottaz (Boutique au ô p’tit bout et MPM) qui sera secondée par Marie-Christine Aubert (Boutique Différemment). La trésorerie sera assumée par Serge Picard (Picard Mode), Catherine Engdahl (Droguerie Engdahl) s’occupera du secrétariat aux PV et la Vaudoise Assurances a proposé ses services pour le secrétariat général. Evelyne Rossopoulos (Envie de voir) et Yves Allimann (Magasin Pile Poil) complèteront le comité.

Campagne d’adhésion

Au cours de ses premières réflexions, ce comité a décidé de nommer la nouvelle association, Articom pour ARTisans, Industriels et COMmerçants d’Orbe et environs. Elle espère le transfert des membres de l’ex-Sicup dans la nouvelle entité comme elle souhaite la bienvenue et la solidarité des nouveaux commerçants puisqu’une campagne d’adhésion sera lancée ces prochaines semaines. A ce sujet, les cotisations demeurent inchangées malgré le manque de moyens financiers du moment. Articom entend collaborer avec Nicolas Frey, qui avait notamment aménagé un site sur lequel on trouve toutes les manifestations se déroulant dans la cité. Le président actuel du Conseil communal demeure aussi le lien urbigène de l’ADNV dans le cadre «des midis de l’entrepreneur», dont la prochaine session aura pour thème «Communiquez sur les réseaux sociaux».

Souhait de collaboration communale

Le comité veut aussi prendre langue avec la commune pour qu’elle encourage le commerce au centre-ville, pendant ces neuf mois de travaux. Elle souhaite que l’on mette mieux en évidence les possibilités actuelles de parquer dans la localité comme elle espère un encouragement par la pose de banderoles publicitaires aux entrées de ville afin d’inciter les chalands à acheter à Orbe. Enfin, elle organisera quelques manifestations dans la Grand-Rue devenue momentanément piétonnière, pour promouvoir les artisans, les industries et les commerces de l’association nouvelle.

Jonathan Gombert.

Orbe: vers la dissolution de la Sicup?

La société industrielle, commerciale et d’utilité publique de la localité aux deux poissons a convoqué ses membres pour une assemblée générale extraordinaire, ayant pour but sa dissolution. Seul membre rescapé du dernier comité, Jonathan Gombert a bien voulu revenir sur la situation. «Au cours de ces dernières années, les sociétaires ont refusé plusieurs de nos propositions ou les solutions que nous proposions. De guerre lasse, mes collègues ont fait part de leur découragement et ont donné leur démission. J’ai cherché en vain à trouver des repreneurs. J’ai cru à un certain moment arriver à mes fins. Malheureusement, une mésentente entre commerçants a fini par décourager les intéressés».

Peu d’argent à disposition

Pour le président, il faut qu’une société de commerçants demeure. Peu importe sa forme. Car elle est un lien entre les détaillants et l’autorité communale. Si les industries ont peu été présentes dans les débats, il n’en demeure pas moins qu’elles ont toujours honoré leurs cotisations. A ce propos, la Sicup est partiellement désargentée car elle n’encaisse plus leur quote-part annuelle depuis deux ans et qu’elle a participé financièrement à différentes manifestations. On pense aux sacs qui vous étaient offerts dans les magasins, à l’agenda partagé avec les sociétés culturelles d’Orbe, aux nocturnes ou au soutien aux apprentis Perform. Les décorations des rues pour le mois de décembre sont propriétés de la société et il faudrait renouveler ce matériel qui devient vieillissant. En revanche, elle n’est plus impliquée dans la foire aux saveurs et aux senteurs comme elle ne l’a jamais été dans le Marché de Noël.

Lutter ensemble

M. Gombert espère bien que les commerçants viendront nombreux à la séance afin que l’on ne doive pas prononcer la dissolution de la Sicup. En premier lieu parce que le petit commerce est en péril partout. Il faut donc s’unir pour lutter, notamment contre les «mastodontes». A titre d’exemple, faudrait-il changer les horaires d’ouverture des magasins pour concurrencer les grandes surfaces? En tous les cas, il paraît opportun de faire preuve de dynamisme pour aller de l’avant. Comme il est nécessaire de dialoguer avec la commune à l’heure où des travaux importants sont prévus à la Grand-rue, cette année. Comme il paraît indispensable de veiller à la conservation d’un certain nombre de places de parc au centre-ville. «Si l’on ne prend pas conscience des dangers qui nous guettent, le petit commerce a du souci à se faire. Il serait navrant que la Sicup disparaisse comme, semble-t-il, l’USL (Union des Sociétés Locales) qui passe aussi par des moments difficiles. Il y va de la notoriété de cette ville et de son bien-être», conclut-il.

Henri Germond

Orbe : le commerce au centre-ville

Henri Germond

Henri Germond

Le municipal urbigène Henri Germond s’est rendu à Bienne pour suivre une conférence de l’ASPAN qui se préoccupe de l’avenir du centre des villes qui subissent toutes une désertion des commerces. Parmi les différentes mesures proposées, la promotion des commerces est indispensable comme il est impératif de faciliter leur évolution en leur permettant, à l’occasion, d’occuper le territoire communal sans frais.

Dans certaines localités, on est allé jusqu’à interdire la prolifération de commerces à l’extérieur de la localité. D’autres sont allés à la recherche de sponsors afin d’aider les commerçants à trouver des loyers abordables pour leurs activités, tout cela avec l’aide des municipalités. Il est entendu également que ces marchands doivent se prendre en charge afin de dynamiser le commerce local par des actions sympathiques.

Parquer à proximité

On retiendra qu’à Sion, on est parti du principe que les magasins ne devaient pas se trouver à plus de 200 mètres du parking le plus proche. Il a été dit également que l’on ne pouvait pas supprimer le passage de la circulation dans une ou des rues sans avoir une solution de parcage dans les environs immédiats. Il a été précisé de veiller à ne pas concurrencer bêtement un centre-ville par un autre emplacement commercial proche.

Il a aussi été recommandé de désigner un répondant local afin de veiller aux problèmes liés à l’aménagement des centres de manière à en faire des lieux de rendez-vous incontournables.

Des solutions qui remettent en question certaines théories sur le commerce en ville et qui nécessiteront probablement une réflexion des municipalités si elles ne veulent pas que l’endroit névralgique de leur cité devienne une morne plaine. Un thème nouveau qui devrait être débattu avec les commerçants d’Orbe, en espérant que la Sicup (Société commerciale et industrielle d’Orbe) se trouve un comité pour étudier ces différentes pistes avec l’autorité locale, concernant l’avenir de la Place du Marché, de la Grand-Rue et de la rue Centrale.

Photo Pierre Mercier

Petits commerces

Petits commerces

Petits commerces

Petits commerces

Même si la conjoncture helvétique n’est pas aussi mauvaise que celle  de la plupart de nos voisins, les Suisses veillent à leurs sous qu’ils ne dépensent pas sans compter. Cela sous-entend qu’ils donnent souvent la préférence aux grandes surfaces où ils ont le sentiment, parfois justifié, de moins dépenser.

Pourtant, ils auraient tort de négliger les petits commerces. D’abord souvent parce que la qualité est meilleure, parce que le conseil est plus avisé et que le service après-vente est compétent. En plus, ces magasins sont une attraction au centre de nos localités et permettent de maintenir une certaine animation.
Malheureusement, plusieurs boutiques ferment leurs portes, ces derniers temps à Orbe. Pour l’exemple, citons la disparition du commerce de vidéos, victime de la concurrence d’internet et de bien d’autres biais du genre, ou la fin de bail du commerce d’habillement masculin de Picard Modes après des décennies de présence. C’est bien triste mais il faut se rendre compte que la ville se trouve être de taille critique.

Avec ses 6’500 habitants, Orbe est trop petite pour prétendre entretenir tous les types de commerces comme elle est trop grande pour n’offrir qu’un minimum d’échoppes. C’est pourquoi les prévisions d’agrandissement de la localité devraient ouvrir de meilleures perspectives pour ces négoces fort utiles.
On se réjouira de l’ouverture d’une nouvelle station-service avec shop dans un quartier appelé à se développer mais on espère surtout que les boutiques du centre-ville résisteront à cette mauvaise passe afin que la cité conserve son attractivité et sa convivialité.

Pas de trou de novembre

MM. Duruz et Chevalier à un mois du passage de témoin  du Café le K’rioc à Orbe.

MM. Duruz et Chevalier à un mois du passage de témoin du Café le K’rioc à Orbe.

A Orbe comme à Vallorbe, les rues sont restées étonnement désertes durant l’avant-dernier mois de l’année. Y a-t-il une baisse des affaires à cette période ? C’est la question que l’Omnibus est allé poser à quelques commerçants des deux localités.

La renommée

Dans la ville aux deux poissons, Freddy Fragnière n’a pas subi de baisse du chiffre d’affaires. «Certes, les gens sont relativement prudents, mais nous n’avons pas observé de diminution. Nous avons la chance d’avoir une clientèle qui n’est pas seulement locale.

Notre réputation nous permet de traverser mieux les périodes difficiles, mais il ne faut pas nous relâcher, car le moindre écart se paie au prix fort», nous dit le patron de la Laiterie de la rue Centrale qui entend prolonger son activité jusqu’en avril 2011 et qui est persuadé de trouver un successeur qui saura maintenir le standing du commerce.

Aldi et La Croix d’Or

Du côté de la Migros, pas d’inquiétude non plus. Le flux de clients a été le même qu’à l’habitude en novembre. S’il faut observer un léger fléchissement, c’est plutôt en fin de semaine qu’il se produit et il est dû probablement à l’ouverture du magasin Aldi. Pas d’affolement non plus du côté du café Le K’rioc. «Nous avons plutôt bien travaillé durant ce mois. Il est vrai que les vacances des tenanciers du café de La Croix d’Or nous ont peut-être servis», nous dit la patronne Marie-Claude Chevalier.

A propos, le café changera de propriétaire au début de l’année prochaine puisqu’il sera repris par M. Duruz.

Finalement, malgré l’absence de monde dans les rues, les commerçants ont passé allégrement ce mois de novembre, annonciateur de fêtes de fin d’année encore plus intéressantes.

A Vallorbe

Juste avant que ne débute la période de Noël, un petit coup de sonde a été effectué auprès de quelques commerçants vallorbiers emblématiques, afin de tenter de déterminer un peu comment l’économie locale et son homonyme familiale se portent.

Tout va bien dans la boulangerie

Un petit tour chez le boulanger-pâtissier Christophe Schwerzmann qui nous apprend que «pour les produits vendus traditionnellement en magasin tout comme pour le tea-room, les affaires marchent en tout cas aussi bien qu’il y a un an». L’infatigable municipal qui met quotidiennement la main à la pâte ne voit aucune conséquence négative de la crise sur ses chiffres d’affaires.

L’été des Grottes

En face, chez Claude-Désirée Mourey, à la Pharmacie du Sapin, même constat pour novembre. Mais la pharmacienne de rappeler qu’elle est très remontée contre le peu de cas fait par les autorités locales du très grand manque de chiffre d’affaires à mettre directement en relation avec la fermeture prolongée de la rue des Grottes cet été, et le transfert  sur l’autre  rive de l’Orbe du trafic descendant de la Vallée. Une pharmacie a besoin de passage, et des mesures alternatives toutes simples auraient pu être mises en place pour ne pas prétériter pareillement les commerçants».

Honneur au saucisson

Plus loin, chez Jean-Louis  et Hélène Martignier, de la Boucherie de la Grand-Rue, novembre va bien, comme le reste de l’année, pour ce qui concerne les ventes au détail. Pour le semi-gros ou petit traiteur, du style plateaux pour apéritif ou préparations diverses pour des anniversaires, le nombre de commandes ne change pas en 2009, mais le prix nominal de chaque commande a nettement baissé.

A relever encore que pour la énième fois consécutive, Jean-Louis Martignier, sorcier  vallorbier de la viande, a reçu une médaille pour son fameux «saucisson vallorbier». Cette nouvelle distinction particulièrement méritée lui a été décernée le 27 novembre lors de la MEFA 2009 à Bâle, le marché des professionnels de la viande en Suisse.

S’agissant donc de Vallorbe, de nombreux indices montrent que le commerce local et de proximité, qui de plus est bien ancré dans des secteurs traditionnels, ne souffre pas trop de la crise.

Photo Pierre Mercier