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Les chalets d’alpage de la Busine et de la Posogne nécessitent une rénovation.

Vaulion: des chalets d’alpage à rénover

Jeudi soir 20 avril, le président Danilo Perotti a conduit la première séance du Conseil communal de Vaulion de l’année en présence de 23 conseillers sur 28. Ce fut une séance calme et pratiquement sans discussions vu qu’il s’agissait du dépôt de trois préavis soumis à étude par une commission désignée.

Le premier préavis concerne la réorganisation à l’échelle du district de la Protection civile. De quatre entités actuelles, il s’agit de n’en faire plus qu’une, regroupant les 73 communes formant le district Jura-Nord vaudois, avec son siège à Orbe. Ce remaniement sera financièrement neutre. Le coût actuel, calculé par habitant et par année, ne sera pas dépassé et stabilisé à Fr. 17.–. Les instances dirigeantes ne seront également pas modifiées.

Un coût de Fr. 600 000.–

Les deux autres préavis étaient plus ou moins liés. Il s’agit de la réfection du patrimoine communal. Deux chalets d’alpage méritent en effet une rénovation et une modernisation plus ou moins urgentes. Sur les 9 chalets d’alpage que possède la commune, deux d’entre eux ont déjà été rénovés: Suchaud et la Sagnette. Ce processus va donc se poursuivre avec les chalets de la Busine et de la Posogne. Des demandes de crédit sont donc sollicitées: Fr. 305 000.– (Busine) et Fr. 290 000.– (Posogne).

Ces sommes peuvent paraître élevées, mais on peut compter sur des subventions du Service cantonal des améliorations foncières (AF) estimées à environ 35% du coût total pour chacun des deux sites. Le municipal Guy Reymond a assuré qu’il demanderait également des aides financières à d’autres organismes prévus pour cela. Dans le même ordre d’idée, ce dernier a aussi précisé que l’étude pour la transformation du chalet-restaurant de la Dent-de-Vaulion poursuit son cours.

Saine et prudente gestion

A la fin de la séance, un tour de table complet a été fait par les municipaux pour expliquer les affaires en cours. Il en ressort une saine et prudente gestion, notamment sur les importants travaux d’assainissement au haut du village dont le budget a été respecté. Les conseillers et conseillères se retrouveront en séance jeudi 8 juin avant leur sortie déjà agendée au samedi 17 juin.

Ballaigues: les grands travaux continuent

C’est un ordre du jour au régime minceur qui attendait la petite trentaine de conseillères et conseillers ayant répondu présents lundi soir à l’appel du président Frédéric Santschi. Après avoir pris connaissance de la démission de Guillaume Poncet, les élus ont dû constater, presque déçus, que pour une fois l’exécutif n’avait aucune communication à leur faire. Ils se sont donc rabattus sur l’élection peu disputée d’un nouveau délégué supplémentaire à l’ORPC d’Orbe, le village y ayant droit en raison du nombre de ses habitants qui désormais dépasse le millier. C’est Valentin Santschi qui a été choisi pour cette mission, qui selon les aveux mêmes du délégué actuel de la commune, le municipal Michel Junod, ne devrait pas peser trop lourd dans son agenda annuel.

Encore des trous

L’exécutif et singulièrement Thomas Maillefer n’a pas encore terminé la fameuse réfection de la traversée du village qu’il souhaite rempiler avec de nouveaux grands travaux. C’est donc un investissement de l’ordre
Fr. 985 000.– qui va être soumis à l’examen d’une commission ad hoc, ainsi que de la commission des finances, en vue de financer la réfection des services EU-EC et autres sur un tronçon allant de la ruelle du Chalet, et se poursuivant sur la première partie de la route du Signal. L’équipement de ces tronçons est très vétuste et comme VO Énergies a planifié la rénovation et l’extension de son réseau dans ces zones, la commune veut profiter des fouilles pour effectuer ces travaux.

2016 se rapproche

L’exécutif a également déposé en dernière minute le préavis traditionnel relatif au nombre de conseillers à élire pour la prochaine législature 2016-2021, que ce soit pour le Conseil communal ou pour la Municipalité. Une commission va donc plancher sur la proposition de l’exécutif et suggérer une solution au délibérant dans les semaines à venir.

Les nouveaux tenanciers du chalet de La Thiolle.

Lignerolle: du nouveau au chalet de La Thiolle

Les nouveaux tenanciers  du chalet de La Thiolle.

Les nouveaux tenanciers du chalet de La Thiolle.

Enfant de Lignerolle, Christophe Lambercy et sa petite famille reprennent la gérance, pour leur première saison d’estivage de 180 jours, du typique chalet – Restaurant d’alpage de La Thiolle.

Le nouveau tenancier n’est pas en territoire inconnu, ayant déjà travaillé avec Nicole Steiner les saisons 2005 et 2010, il est donc à l’aise avec les habitudes et convenances de la clientèle du chalet. Une nouvelle expérience pour eux, avec une organisation de travail totalement saisonnière, puisque en période hivernale ces derniers gèrent le restaurant de la patinoire de Vallorbe.

Dans les nouveautés, ouverture 7 jours sur 7, une place de jeux pour les enfants, et du côté du coup de fourchette, en marge des traditionnelles spécialités fromagères, une salade garnie ou un feuilleté de champignons ainsi qu’un large choix de sorbets ou de glaces de la Ferme, l’ensemble accompagné d’une carte des vins qui se distingue par une offre régionale représentative.

Le cadre merveilleux, la situation exceptionnelle agrémentée d’une grande terrasse, invitent à la découverte et à venir saluer cette jeune et sympathique famille.

Photo Alain Michaud

40e saison de la famille Steiner à la Thiolle

Claudine et Tcha-Tcha au chalet.

Claudine et Tcha-Tcha au chalet.

Un bail, comme on dit chez nous, 40 ans de présence, 40 ans de labeur au chalet de la Thiolle.

C’est en 1970 que Jean Steiner dit «Tcha-Tcha», postule la place de berger du chalet d’estivage de la Thiolle sur la commune de Lignerolle. C’est le début d’une longue histoire; il faut relever que dans la même période, le couple gère en parallèle un commerce de confection à la Grand-Rue à Chavornay, c’est sa femme Claudine qui s’occupe du magasin. Jean, pendant la période hivernale, pratique la représentation d’habillement, particulièrement dans les campagnes et parcourt à cet effet un vaste réseau de fermes. Une occupation globale très astreignante, puisque à cette époque Tcha-Tcha s’affaire à soigner le bétail, entretenir les clôtures et s’active au service de la buvette.

Un personnage atypique, chaleureux et communicatif, Tcha-Tcha savait recevoir, le petit verre de gnaule offert pour faire durer la discussion, le mot d’humour pour fraterniser. Un homme connu loin à la ronde, un personnage qu’il faisait bon rencontrer.

Un virage essentiel

En 1979, important changement pour la famille Steiner, qui abandonne le commerce de confection à Chavornay et fait construire sa villa dans le village de Lignerolle. Jean Steiner profitera bien peu de sa nouvelle habitation, il décède prématurément le 6 août 1980.

Dans cette situation pénible, Claudine a continué de s’occuper de la buvette du chalet, et, c’est le berger du chalet de la Languetine qui s’est dès lors chargé de soigner  le bétail du chalet de la Thiolle.

Avec les années, Claudine Steiner a trouvé que l’ouvrage devenait bien assez lourd pour elle, voire trop. A cet effet, en 1994, sa fille Nicole rejoint sa maman pour lui venir en aide et la décharger quelque peu dans ce travail saisonnier; puis c’est Nicole qui reprend totalement les rênes du chalet. Arrive 2009, année de la 40e saison de la famille Steiner à la Thiolle, une longévité qui mérite d’être relevée.

Pour marquer cette magnifique cons-tance et assiduité, des festivités sont programmées, le vendredi 31 juillet avec un karaoké, ambiance années 70.

Le 1er août, la commune de Lignerolle organise un feu d’artifice et la soirée sera agrémentée musicalement par un concert Winnipeg «Brice et son orchestre».

Dimanche 2 août, journée d’ambiance champêtre, avec le chœur d’hommes Baulmes-Lignerolle, les sonneurs de cloches, ainsi  que les cors des Alpes.

Une ambiance de mi-été qui mérite d’être vécue, un clin d’œil d’amitié à Nicole et Claudine pour leur accueil toujours chaleureux, et espérons, qui durera encore longtemps.

Photo Alain Michaud