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Les containers utilisés actuellement pour l’entrée provisoire du CEP.

Vallorbe : non à un Centre de départ à Vallorbe

La modification de la loi sur l’asile acceptée par la population en votation populaire le 5 juin 2016 comporte des mesures d’accélération des procédures. Afin de mettre en œuvre ces dispositions, la Confédération a lancé un processus d’approbation des constructions et installations qu’elle utilise dans ce domaine. En parallèle, le Plan Sectoriel d’Asile permet au Secrétariat d’Etat aux migrations de planifier et de définir les centres fédéraux pour requérants d’asile. Une large consultation se déroule dès lors du 4 avril au 4 juillet 2017 – pour les cantons et les communes et jusqu’au 5 mai 2017 pour les particuliers. S’agissant de la Suisse romande, les communes touchées sont Le Grand-Saconnex, Giffers, Boudry, Tourtemagne, Dailly, Martigny, Moudon et Vallorbe.

Oui, mais pas chez moi

La semaine passée, l’exécutif de Moudon a immédiatement fait savoir qu’il s’opposait à tout nouveau projet dans ce domaine (480 requérants prévus vers… l’an 2029).
La ville de Martigny a déploré le manque de sens de la communication du SEM et a fait savoir qu’elle s’opposait aussi à tout développement sur son territoire.
Le conseiller d’Etat Philippe Leuba a exprimé son soutien à Moudon: «C’est non!» a-t-il déclaré à nos confrères de «La Broye» en ajoutant : «la position du Conseil d’Etat est claire. Si la commune concernée refuse l’implantation, nous la soutenons.»

La situation à Vallorbe

Actuellement, en raison de la diminution des arrivées par la mer en hiver, le CEP n’est pas entièrement occupé. 120 requérants environ y logent. La Confédération terminera bientôt des travaux de plus d’un million de francs pour réaménager, entre autres, la loge de réception. Contrairement à certaines communes concernées, «Vallorbe a développé, depuis de nombreuses années, un mode opératoire efficace avec les différents intervenants de l’asile, si bien que même si tout n’est pas toujours rose, ça ne se passe pas si mal», confirme le syndic Stéphane Costantini. «Sous réserve d’une étude du dossier, que nous venons de recevoir, nous sommes prêts à continuer de collaborer dans ce domaine, confirme le syndic, mais à la condition expresse que le CEP ne se transforme pas en Centre de départ. Si tel devait être le cas, nous nous y opposerions avec plus grande fermeté».

Position inchangée

Une position qui n’a pas changé depuis une année au moins, année durant laquelle le silence assourdissant du SEM n’a pas permis de se faire une idée sur ses intentions réelles. Le dossier complet accompagnant la procédure est volumineux et truffé de jargon administratif confédéral pas toujours d’une limpidité cristalline. On peut cependant en extraire l’information que «dès 2019 le CEP de Vallorbe deviendra un CFA (Centre fédéral pour requérants d’asile)» et que ce type de centre «sert à héberger les requérants d’asile durant la première phase de leur séjour en Suisse pendant au maximum 140 jours» – page 11/68 du PSA. De quoi imaginer que les souhaits du syndic pourraient donc être exaucés.

Le CEP de Vallorbe

Berne: coupable mutisme au sujet du CEP de Vallorbe

Depuis l’automne 2015, le bruit court selon lequel le Centre d’enregistrement et de procédure (CEP) de Vallorbe – 250 places – va être transformé d’ici deux ans par les autorités fédérales en «centre de départ».

Actuellement, un CEP est la première étape en Suisse d’un demandeur d’asile. Berne veut maintenant transformer le CEP de Vallorbe en dernier abri en Suisse des requérants déboutés, juste avant leur expulsion ou leur départ spontané, la frontière n’étant pas loin.

Ce changement d’affectation exercera une influence notoire sur l’esprit de la population du centre qui passera de celle du «demandeur d’intégration» à celle de «l’exclu attendant le départ forcé».

Les bruits insistants cités plus haut ont même provoqué la décision formelle et de principe du Conseil communal local de se réunir en séance extraordinaire et urgente pour traiter de ce problème, «une fois un minimum d’informations fiables et officielles disponibles».

2015 a vécu, sans que l’on puisse en savoir véritablement plus sur le sort du CEP de Vallorbe, et donc sans séance extraordinaire du délibérant local. Selon nos sources cependant, c’est depuis plusieurs mois que la décision de principe a été prise à Berne. Ce d’autant plus facilement que le centre d’enregistrement actuel est un bâtiment fédéral.

La Municipalité et son syndic Stéphane Costantini n’ont pas été tenus au courant de l’évolution de la situation. Le Secrétariat d’État aux Migrations ne répond pas non plus aux sollicitations de l’Omnibus, même formulées à plusieurs reprises par oral et par écrit. La politesse ne semble donc même plus de mise dans les couloirs bernois, dans lesquels on préfère sans doute le confort d’un mutisme peu courageux à la communication franche.

Cette politique du secret et du fait accompli est insupportable en démocratie. Elle l’est d’autant plus qu’elle fait le lit des extrémistes, qui se servent de cet argument pour louer leurs causes.

Au plan cantonal vaudois, on ne peut pas dire non plus que la plus grande transparence règne. Notamment au sujet des alternatives existant, ou n’existant pas, dans une telle situation et au moment des choix préliminaires effectués par Berne l’an passé.
2016 semble promettre un flux de migrants encore plus dense que celui de 2015. Ne pas tenir compte des efforts consentis et concertés depuis 20 ans par la population de Vallorbe, ses édiles et l’ARAVOH pour choisir de passer en force et en silence ne milite pas en faveur d’une cohésion sociale et d’une adhésion à une politique claire et efficace.

Conseil d’Etat interrogé

Mardi en fin d’après-midi, une interpellation a été déposée au Grand Conseil. Ses signataires demandent au gouvernement vaudois des précisions sur son attitude dans le choix de localisation des futurs centres de départ voulus par Berne, notamment celui de Vallorbe.

Les signataires lui demandent également si des emplacements alternatifs ont été étudiés et comment le canton tient compte de l’opposition vallorbière (Interpellation Denis-O. Maillefer et consorts).

A suivre donc!

Le centre de régulation de la Gare d’Orbe

Travys: centre névralgique des transports publics à Orbe

Depuis la mi-décembre, la gare du centre-ville d’Orbe accueille le centre de régulation de la société Travys, à l’exception de la ligne Le Pont – Le Brassus. Trois personnes veillent au bon fonctionnement de l’Orbe-Chavornay, de l’Yverdon – Sainte-Croix et des bus de la société en villes d’Yverdon et d’Orbe, par écrans interposés. Elles sont là pour parer aux inconvénients qui pourraient survenir au cours de la journée comme elles informent la clientèle des éventuels «pépins». Pour les trains, il s’agit surtout de veiller à ce que les horaires soient respectés pour éviter de contrarier les correspondances. A titre d’exemple, l’OC et les bus ne peuvent attendre plus de 2 minutes à Chavornay un train CFF en retard en journée pour permettre la communication avec l’Urbabus de 6 h. à 20 h. La marge est plus large en soirée puisque le trafic est moins dense.

Les bus qui effectuent le même trajet entre 6 h. et 9 h. et entre 16 h. 30 et 20 h., sont aussi soumis à cette marge de 120 secondes pour respecter l’horaire. Notons que ces cars effectuent le matin la correspondance en direction d’Yverdon alors qu’ils le font en direction de Lausanne le soir. Sur son trajet, le train n’a guère de souci, si ce n’est que l’on change de rame toutes les semaines pour permettre leur entretien et diminuer la probabilité d’une panne. En revanche, les bus sont tributaires de la circulation routière. Un accident sur le parcours urbigène, par Saint-Eloi, provoquera l’annulation d’une ou plusieurs courses, car il n’y a pas d’autres alternatives routières à travers Orbe, étant donné la grandeur des cars (18 mètres).

Nouvelle gare à Vuiteboeuf

La nouvelle cadence à la demi-heure a contraint Travys à modifier la voie entre Yverdon et Sainte-Croix. Si jusqu’ici les trains se croisaient à Baulmes, c’est à Vuiteboeuf, dont il a fallu rénover la gare, et à Trois-Villes que les rames se rencontrent désormais. Enfin, les transports publics yverdonnois rencontrent surtout des problèmes aux heures de pointe. Face à une augmentation sensible de la circulation dans cette localité, les bus ne bénéficient que peu de voies propres comme à Lausanne et sont souvent victimes des bouchons.

L’accident est aussi plus fréquent, mais un dispositif permet de réagir instantanément grâce un service de piquet qui peut fournir véhicules et chauffeurs dès 4 h. C’est dire que la tâche des régulateurs urbigènes est assez intense et nécessite des réflexes instantanés pour éviter que le voyageur soit perturbé au cours de sa journée.

Parcage à Orbe: les raisons d’une augmentation

On a pu le voir récemment: l’exécutif de la cité aux Deux Poissons a décidé d’augmenter les prix du stationnement. L’occasion pour l’Omnibus de se pencher sur les raisons qui ont conduit à cette hausse, en interrogeant le municipal de la police Pierre Mercier, qui nous a confié ceci: «Orbe compte environ 1’000 places de parc situées sur le domaine public et réparties sur tout le territoire de la commune. Celles se trouvant au centre-ville sont payantes depuis plusieurs années.

L’idée de base qui a prévalu, à l’époque, lors de l’instauration de la taxe, était de ménager des places pour les clients des commerces et d’éviter les voitures-ventouses. Il faut savoir que le compte «parkings» est déficitaire pour les finances communales, mais il est de l’obligation d’une localité comme la nôtre d’offrir des places de parc et nous n’avons pas à faire du bénéfice dans ce domaine, comme une société privée le doit. Nos charges sont liées à l’investissement bancaire (amortissements et intérêts hypothécaires) que nous avons concédé avec la construction de garages couverts, aux frais d’entretien et de remplacement des horodateurs, de la conciergerie des lieux, etc.. Comme nous n’avions pas retouché ces prix depuis une quinzaine d’années, nous avons donc décidé d’aligner un peu nos taxes sur ce qui se fait ailleurs, toutes proportions gardées.

Une affaire d’équité

En pourcentage, la hausse peut paraître parfois lourde, mais 60 centimes par heure pour un parking urbain reste encore une dépense acceptable. Nous avons classé les parkings en trois zones. Ceux appartenant à la zone 1 étant celle du centre-ville et de la Grand-Rue, et ainsi de suite au fur et à mesure qu’on s’éloigne du centre. En principe, chaque zone a son propre tarif, les parkings couverts étant plus chers que ceux à ciel ouvert. Nous n’avons pas pour mission de livrer une chasse effrénée aux contrevenants. En revanche, comme nous avons des abonnés, nous devons, par respect pour eux, vérifier que les automobilistes payent leur dû. C’est donc plus pour une question d’équité et d’égalité de traitement que nous procédons à des contrôles.

Récemment, nous avons organisé un contrôle à grande échelle à une heure inhabituelle et nous avons dressé 95 procès-verbaux d’infraction, ce qui fait la preuve que l’on abuse. À noter que les nouveaux horodateurs seront en contact direct avec le poste de police, qui pourra donc voir immédiatement s’ils tombent en panne ou s’ils posent quelques soucis. Certaines anciennes machines ont en effet des problèmes fréquents avec certaines pièces de monnaie comme ils sont parfois volontairement endommagés, ce qui entraîne des frais importants.»

Stéphane Truan, nouveau conseiller communal

Vallorbe: centre médical en projet

Stéphane Truan, nouveau conseiller communal

Stéphane Truan, nouveau conseiller communal

Un rapport favorable de la commission chargée d’étudier le préavis 1/13 bis municipal demandant un crédit de Fr. 64 000.– pour l’éclairage public au chemin du Trésit a été accepté à l’unanimité par le conseil. Il s’agit de mettre en place sept candélabres sur une distance de 230 mètres depuis la bifurcation du N° 33 du Trésit jusqu’à l’Auberge des Jurats.

Le préavis 02/13 bis a aussi été accepté. Il s’agit d’accorder à la Municipalité un crédit de Fr. 50 000.– pour la mise en séparatif des eaux claires/usées d’une partie de la rue du Mont d’Or. C’est une opportunité pour la commune de profiter de la création d’une nouvelle maison familiale et des travaux inhérents à cette construction. De toute façon ces travaux devaient être faits prochainement selon la loi suisse pour la protection des eaux.

Bâtiments communaux

En 2011 le Conseil autorisait la Municipalité à élaborer un projet d’avenir concernant les bâtiments communaux sis à la rue de l’Ancienne-Poste n° 38, 44 et 46. Stéphane Costantini, syndic, dévoile le projet choisi parmi différentes variantes par la Coopérative d’habitation d’utilité publique COOPELIA, après qu’un partenariat public-privé fut défini. Les six parcelles offrent une superficie de 1376 m2. Il est prévu ce qui suit:
1) démolition de toutes les constructions existantes.
2) construction de 4 immeubles continus en respectant leur intégration au sein du quartier.
3) création aux sous-sols communs des quatre bâtiments de 31 places de stationnement et divers locaux techniques.
4) création à l’intérieur des immeubles n° 38 et 42 de 12 logements protégés de 2 pièces chacun + caves, un appartement de 3 pièces pour le concierge, greniers, 1 studio et une surface communautaire.
5) création dans les immeubles n° 44, 46, de cabinets de physiothérapeute, de cabinets dentaires, de surfaces réservées aux médecins, de locaux réservés au Centre médico-social (CMS) et un espace pour le Centre social régional (CSR).

Une séance de présentation du projet auprès des partenaires locaux de la santé est prévue à mi-mai 2013. Puis s’ensuivra une soirée d’information à la population. La plupart des négociations avec les différents partenaires sont conclues, quelques détails restant en suspens.

La surface pour le cabinet médical est prévue afin que plusieurs médecins privés puissent utiliser le même matériel technique et administratif afin d’optimiser l’offre et diminuer les charges. Le calendrier s’établit comme suit: finalisation du projet, mise à l’enquête et démolition des bâtiments actuels en 2013. Printemps 2014, fermeture de la route de l’Ancienne-Poste à la circulation pour assainir ce tronçon et commencer la construction du nouveau bâtiment. Fin 2014 et début 2015: fin des travaux.

La Gare CFF sur la voie de garage?

C’est le serpent qui se mord la queue, l’Arlésienne à Vallorbe. Cet énorme bâtiment est une véritable friche bâtie et sans entretien. Les locaux sont vidés, le désert intérieur. Après plusieurs interpellations, la commune répond systématiquement que le bâtiment ne lui appartient pas, que divers contacts et propositions ont été faites aux CFF, que ces propositions n’ont pas été retenues par le propriétaire quand celui-ci se donne la peine de répondre.

Mais ce bâtiment a été construit avec l’argent public. N’existe-t-il aucune autorité qui puisse intervenir pour nettoyer cette vitrine présentée à nos visiteurs? Par contre la sécurité a été améliorée, les surveillances se feront aussi le week-end et seront étendues.

Engagement d’un agent sécuritaire

Sylviane Tharin, municipale, annonce au Conseil que Madame Houda Bellatar a été engagée comme agente à la sécurité municipale. Elle a une expérience dans la sécurité privée et a commencé sa formation officielle d’AST.

Photo Jean-Louis Löffel

Recentrage

Le canton de Neuchâtel renouvellera sans doute son Conseil d’Etat sans qu’aucune personnalité du début de la législature précédente, n’apparaisse dans la nouvelle équipe. Une configuration que tout exécutif redoute car il se donne pour mission de transmettre le pouvoir à des collègues expérimentés pour faciliter l’intégration des  nouveaux venus. Certes, ils n’étaient que deux à se représenter et ils ont payé les atermoiements d’un gouvernement qui a été ébranlé par plusieurs affaires et par des échecs lors de votations. La population ne voulait plus de ce gouvernement et a sanctionné sans pitié les rescapés de cette période délicate.

En dehors de ce fait particulier, le résultat de ce premier tour confirme ce que l’on a observé récemment en Valais ou au Tessin. Le PLR est en perte de vitesse. Il est sûr que les sièges perdus par le grand parti de droite ont souvent des explications propres, liées parfois à la personnalité des candidats mais pas seulement. Pour l’essentiel, c’est l’UDC qui en profite ou la Lega en Suisse italienne. Donc, on se tourne vers les extrêmes pour manifester sa désapprobation. Une espèce de réflexe que l’on a dénoté dans les années 30 lorsque le travail s’est mis à manquer et qu’il a fallu désigner des boucs émissaires. Aujourd’hui, nombre d’ Helvètes ne rêvent plus d’une Europe qui se déchire et contestent la présence toujours plus massive de frontaliers, épousant en cela les thèses de l’UDC qui préconise un repli sur soi mais qui a aussi su soulever des préoccupations des citoyens.

Ces derniers arguments démontrent à quel point certains partis n’ont pas trouvé les solutions pour faire face aux interrogations du peuple. En se rapprochant du parti de Christoph Blocher, le PLR s’est écarté du centre dans lequel il prétend se situer. Pourtant, la force de notre démocratie tient dans le fait qu’une bonne opposition est plus constructive que les dérives extrémistes. Il est donc urgent que ce parti de droite resitue son combat face à des socialistes qui bénéficient mieux de la conjoncture. Le monde change à la vitesse grand V. La Suisse aussi est bousculée et nos politiciens doivent se remettre rapidement en question afin d’éviter de favoriser des idéologies extrémistes.

Henri Germond

Orbe : le commerce au centre-ville

Henri Germond

Henri Germond

Le municipal urbigène Henri Germond s’est rendu à Bienne pour suivre une conférence de l’ASPAN qui se préoccupe de l’avenir du centre des villes qui subissent toutes une désertion des commerces. Parmi les différentes mesures proposées, la promotion des commerces est indispensable comme il est impératif de faciliter leur évolution en leur permettant, à l’occasion, d’occuper le territoire communal sans frais.

Dans certaines localités, on est allé jusqu’à interdire la prolifération de commerces à l’extérieur de la localité. D’autres sont allés à la recherche de sponsors afin d’aider les commerçants à trouver des loyers abordables pour leurs activités, tout cela avec l’aide des municipalités. Il est entendu également que ces marchands doivent se prendre en charge afin de dynamiser le commerce local par des actions sympathiques.

Parquer à proximité

On retiendra qu’à Sion, on est parti du principe que les magasins ne devaient pas se trouver à plus de 200 mètres du parking le plus proche. Il a été dit également que l’on ne pouvait pas supprimer le passage de la circulation dans une ou des rues sans avoir une solution de parcage dans les environs immédiats. Il a été précisé de veiller à ne pas concurrencer bêtement un centre-ville par un autre emplacement commercial proche.

Il a aussi été recommandé de désigner un répondant local afin de veiller aux problèmes liés à l’aménagement des centres de manière à en faire des lieux de rendez-vous incontournables.

Des solutions qui remettent en question certaines théories sur le commerce en ville et qui nécessiteront probablement une réflexion des municipalités si elles ne veulent pas que l’endroit névralgique de leur cité devienne une morne plaine. Un thème nouveau qui devrait être débattu avec les commerçants d’Orbe, en espérant que la Sicup (Société commerciale et industrielle d’Orbe) se trouve un comité pour étudier ces différentes pistes avec l’autorité locale, concernant l’avenir de la Place du Marché, de la Grand-Rue et de la rue Centrale.

Photo Pierre Mercier

Jean-François Tosetti

Montcherand: Jean-François Tosetti prend sa retraite

Jean-François Tosetti

Jean-François Tosetti

«A Montcherand, beaucoup de gens me connaissent, mais je ne crois pas que grand monde sache exactement quelle est mon activité professionnelle. Je pars le matin quand le paysan est déjà dans ses champs, et souvent le soir je rentre tard alors qu’il va se coucher». C’est en ces termes que s’exprime Jean-François Tosetti, membre de la direction du Centre patronal vaudois et résident de Montcherand depuis très longtemps.

L’Omnibus a eu l’occasion de rencontrer celui qui préside plusieurs sociétés ou associations locales ou régionales, car il est sur le point de prendre sa retraite après plus de 40 années passées au service des entrepreneurs, des professionnels et des artisans du canton. Licencié en sciences économiques de l’Université de Lausanne en 1972, Jean-François Tosetti a rejoint la même année les Groupements patronaux vaudois. Et chose assez rare pour être notée, il n’a jamais changé d’employeur, puisqu’il quittera le Centre patronal le 30 juin 2012.

Il semble qu’en entrant comme en religion dans cette activité de service aux professions les plus diverses du canton, Jean-François Tosetti ait véritablement trouvé la voie qui lui convenait. Pour lui, le contact humain est très important, sans doute plus encore que les «business plans» ou les montagnes de chiffres impersonnels. Pour cet Urbigène de naissance, la place de l’humain dans l’entreprise est centrale. Il conçoit son action au sein d’un système libéral véritable, celui qui précisément prône les valeurs de liberté et de responsabilité et tient comme inaliénables les droits fondamentaux de l’être humain dans ce système qu’est justement le droit à la liberté et à la propriété.

Un quart de siècle au service des associations

De 1972 à 1996, Jean-François Tosetti, en qualité de secrétaire patronal, s’est occupé avant tout de multiples associations professionnelles. Il se souvient d’un de ses premiers rendez-vous professionnels dans la Broye pour s’occuper des bouchers: il avait été fixé le dimanche à 9 heures du matin, «car à l’époque il n’était pas question de fermer un commerce un samedi, ne serait-ce qu’un moment». A l’époque, les Groupements patronaux vaudois employaient déjà 98 personnes (contre plus de 250 aujourd’hui). Et le nombre de mandats était déjà très important. Ce groupement, dès l’origine, n’a pas été conçu comme un simple syndicat patronal défendant des intérêts bien déterminés.

Au contraire, il s’agissait véritablement d’une interface dotée de capacités internes diversifiées permettant aux professionnels d’une branche donnée de se regrouper et de traiter ou faire traiter certaines problématiques pour le profit de l’ensemble des membres. Parmi les professions que Jean-François Tosetti a bien connues, on compte aussi bien les confiseurs que l’hôtellerie-restauration, les ramoneurs, les garagistes, les mécaniciens ou les électriciens-autos, les marchands de cycle, les transporteurs routiers, etc. Si beaucoup de choses ont changé durant les 40 dernières années, les problèmes de base subsistent selon Jean-François Tosetti. Parfois même, ils sont amplifiés. On pense en particulier à tout le domaine du perfectionnement professionnel, à celui de la formation, à la lourdeur de l’administration pour une petite PME.

Le département des associations s’occupait à l’époque (et continue de le faire) du secrétariat du groupement professionnel et de la tenue des assemblées, mais ceci ne représente qu’une très petite partie des tâches d’un secrétaire patronal. Il est très souvent amené, grâce à ses connaissances d’une branche particulière, à aider à résoudre certains types de problèmes particuliers. Jean-François Tosetti cite en exemple celui des ramoneurs. «A un moment donné s’est posée la question du contrôle officiel des émanations des cheminées par rapport à des normes environnementales nouvelles. Or qui mieux que les ramoneurs avaient accès aux cheminées et surtout connaissaient leur existence?

C’est ainsi que leur profession, avec l’aide du Centre patronal, a suggéré au canton de déléguer cette compétence de contrôle. En échange de cette responsabilité officielle nouvelle, les ramoneurs ont dû organiser des cours de perfectionnement pour leurs membres. Et au milieu de tout ça, le Centre patronal est intervenu pour faciliter la mise sur pied de la nouvelle organisation.» Les exemples sont multiples dans lesquels ce type d’interventions a eu lieu.

Plus de 15 ans à la direction

Jean-François Tosetti de poursuivre: «Je dis souvent aux jeunes secrétaires patronaux qui entrent au service du Centre que leur tâche n’est pas limitée : ils doivent penser à tout, y compris aux nappes sur les tables lors de certaines circonstances. C’est un métier qui ne s’apprend que sur le tas, mais qui réserve de très bons moments. J’aime à dire que j’ai été un « mécanicien en mécanique sociale». Dans la seconde période de mon activité professionnelle, j’ai siégé dans nombre de comités et d’associations professionnelles et exercé une activité de management au Centre patronal. Un Centre qui grandit et dont le nombre de mandats ne cesse d’augmenter.

Il existe actuellement quantité d’organisations de promotion ou d’aide au développement d’entreprises. Je pense en particulier aux Coopératives de cautionnement, au sein du conseil desquelles j’ai siégé et qui, même si elles ont une dénomination un peu désuète, sont des relais particulièrement importants et modernes pour l’octroi de crédits bancaires. Dans le canton de Vaud, sans elles, nombre d’artisans ou de professionnels n’auraient pas pu ouvrir un commerce, l’agrandir, le racheter ou compléter son offre. C’est un volet souvent mal connu, mais qui aide aussi les start-up qui se trouvent dans le parc de l’EPFL, par exemple.

A l’heure prochaine de prendre sa retraite, on n’a pas franchement de souci à se faire pour l’emploi du temps de Jean-François Tosetti. Il va conserver certains mandats et en développer d’autres, en particulier celui qu’il exerce depuis 2011 comme trésorier au sein du Comité de la Société des Amis du Château de La Sarraz. De grands projets sont en gestation concernant le Château. Mais qui dit projets dit finances, et dans cette optique, pas de doute que la présence de Jean-François Tosetti sera d’un grand secours. On ne sait donc pas si on peut lui souhaiter une bonne retraite, tellement son emploi du temps dès juillet sera chargé.

Photo Olivier Gfeller

Les débats étaient conduits par Luc Deslarzes.

Croy: un budget prudent, mais réaliste

Les débats étaient conduits par Luc Deslarzes.

Les débats étaient conduits par Luc Deslarzes.

La salle du Conseil accueillait la dernière assemblée de l’année, avec le budget et l’incontournable adhésion à l’ARAS qui entraînait beaucoup de questions.

Catherine Rochat, syndic, parlait de la péréquation, qui sera moins avantageuse pour la commune, mais que la facture sociale, elle par contre, diminuera de moitié sur 2011, mais elle ajoutait : «Pourvu que ça dure… !» Elle n’était pas la seule à le penser.

Mis en votation, le budget passait la rampe à l’unanimité.

Pour l’adhésion à l’ARAS, les membres du Conseil ont soulevé bien des questions concernant le mode de payement, et sur des prestations «offertes» à la population par le biais de cette nouvelle association régionale. Après les réponses données par la Munici-palité, cette entité était avalisée par l’ensemble des conseillers.

Protection des données personnelles

Le Règlement Communal sur la protection des données personnelles, de 1997, modifié en 2007, a été adapté aux nouvelles directives produites par l’Etat de Vaud. La confidentialité des diverses tractations effectuées par la Commune a été renforcée. Ce règlement était adopté à la majorité moins 2 abstentions.

Dans les communications, Catherine Rochat était heureuse d’annoncer que la famille Fernandes, Joaquim, Joaquina et André, avait obtenu la naturalisation et la bourgeoisie de Croy. Elle parlait ensuite des conséquences financières du regroupement des élèves 7-8e à Vallorbe, par la demande d’un crédit de Fr. 5 746 000.– acceptée par l’AscoVaBaNo pour construire un nouveau collège à Vallorbe. Ce qui ne sera pas sans incidence sur le porte-monnaie des communes du Vallon!

Une autre nouvelle intéressante pour le futur du village et de la région : Croy et Romainmôtier ont été choisis pour un projet pilote «Centre local» par le canton, qui entre dans le plan directeur du développement territorial. Ce choix ciblé, vient du fait que les deux communes ont le train et une gare sur leur territoire. Une sorte de plate-forme de transport public. Les habitants seront régulièrement informés de l’avancement du projet.

Luc Deslarzes, président du Conseil, levait la séance à 22 h., invitant, au nom de la Municipalité, les membres présents à poursuivre les conversations au four banal, et à trinquer à la santé de la commune !

Photo Marlène Rézenne