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Le chemin de la Magnenette.

Orbe : travaux publics et politiques

Séance du délibérant urbigène expédiée rapidement jeudi soir passé sous l’autorité du président Philippe Cochard. C’est en effet sans discussion ni opposition qu’il a accepté les crédits demandés par l’Exécutif. Le premier, à hauteur de Fr. 75’000.–, concerne le gainage d’un collecteur d’eaux usées à la rue des Terreaux, sur un tronçon allant de la poste au passage-piétons conduisant à la Maison des Jeunes. Le collecteur en question est très endommagé et sera gainé de l’intérieur sans qu’une intervention lourde nécessitant une fouille sur tout le tronçon induise des problèmes majeurs de circulation.

Le second crédit concerne la réfection du chemin de la Magnenette, étudié depuis plus de 5 ans, mais qui n’avait pas pu être mis au programme des travaux de la législature précédente. D’un montant brut de 1,718 million de francs, cet investissement se concrétisera dès le printemps de cette année, ceci sur une durée de 9 mois. À noter que la délégation de la commission des finances considère que ce dernier crédit – qui excède la barre symbolique de Fr. 100’000.– «aura des conséquences supportables pour les finances communales» a précisé son président Stéphane Collet.

Pourquoi des bus?

Deux membres du groupe des Verts – Corinne Authouart-Piguet et Renaud Kern – ont déposé une interpellation demandant des explications complémentaires à l’Exécutif au sujet du remplacement des trains du matin sur la ligne Orbe-Chavornay par des bus, dont le total des rotations s’élève à 36. Autant de passages dangereux pour les piétons, notamment à la halte nouvelle  «Les Moulins» et des temps d’attente à Chavornay, de 40 à 50 minutes selon la direction choisie par l’usager pour la suite de son parcours. Toujours du côté des Verts, on a appris la démission de Nicolas Frey, pour des raisons professionnelles. La responsable du groupe Natacha Mahaim-Sidorenko a précisé que le groupe présenterait un candidat lors d’un prochain Conseil, comme il le fera pour remplacer Nicolas Frey au sein de la commission des finances.

Rapprochement pragmatique

Du côté de l’Exécutif, le syndic Henri Germond a informé le Conseil de la décision de l’Exécutif de tenter de raviver un dialogue constructif avec les autorités de Chavornay. Dans ce cadre, il a rencontré le syndic Christian Kunze et convenu avec ce dernier que les deux Exécutifs se rencontreraient prochainement «in corpore» pour aborder les dossiers actuels. Par ailleurs, la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal (CDAP) a rejeté fin janvier le recours de Chavornay contre le PPA Gruvatiez. Le dossier urbigène était complet et non critiquable, selon les juges lausannois. Chavornay ne portera pas l’affaire au Tribunal fédéral.

Robert Hurter entouré de deux de ses minibus : celui de droite a participé à l’émission Couleurs Locales de la RTS.

Orbe: Robert Hurter redonne vie aux mythiques VW Combi

La passion est venue à lui alors qu’il n’était qu’un petit garçon. Enfant, Robert Hurter, aujourd’hui âgé de 38 ans, passait ses vacances à bord d’un minibus Volkswagen avec sa mère. Lorsqu’il est à son tour devenu papa, il a renouvelé l’expérience en achetant un bus VW pour partir en virée avec ses trois marmots et son épouse. Tenancier du magasin de chanvre d’Orbe jusqu’au printemps 2016, il a remis son commerce et décidé de vivre de sa passion en retapant et en louant des bus portant le surnom de «VW combi».

Âgés d’une cinquantaine d’années, ces minibus s’arrachent à prix d’or. «Aujourd’hui il faut compter entre trente et cinquante mille francs pour un bus. Par conséquent, beaucoup de passionnés ne peuvent plus s’en offrir un», explique Robert, attristé de voir ces mythiques véhicules enfermés dans les garages des collectionneurs. Car d’après lui, ces bus doivent encore être utilisés: «Les gens aiment nous voir passer, ça leur rappelle des souvenirs. L’autre jour, j’ai traversé Chavornay, tout le monde me faisait des signes !».

La RTS s’est offert un tour en Combi

Preuve que ces petits bijoux sont à nouveau au goût du jour: la RTS a loué un «combi» pour tourner les éditions d’été de l’émission Couleurs locales. «Un journaliste m’a appelé alors que je venais d’ouvrir, il avait besoin d’un bus pour dix semaines!», s’exclame Robert. Un bon coup de pouce pour ce passionné qui a depuis reçu plusieurs demandes pour mettre en scène ses véhicules dans des publicités.

Mais pour l’instant, ses jolis bus se sont mis à l’heure d’hiver et vont rester au garage durant la saison froide. «Ils rouillent vite et ne sont pas franchement fiables sur la neige», confie-t-il. Rendez-vous donc au printemps pour une virée à l’ancienne.

Pierre Dumartheray

A.G. de l’AVO: un dividende de Fr. 4.–

Pierre Dumartheray

Pierre Dumartheray

Conduite par le président du conseil d’administration, Maurice Faucherre, cette assemblée a permis de constater la bonne santé de la société. Elle a bouclé l’année 2010 avec un bénéfice de Fr. 31 776.– après des amortissements pour Fr. 637 034.–

Un dividende de quatre francs sera distribué aux porteurs d’actions. Au cours de l’année dernière, l’AVO a acquis un camion 4 essieux pour Fr. 215 000.– et une balayeuse pour Fr. 165 000.– alors qu’elle est en train de faire l’acquisition d’un autre camion de plus d’un demi-million de francs!

Chauffeurs bon marché

Jean-Daniel Faucherre, vice-président de l’ASTAG (Association Suisses des Transporteurs routiers), a fait savoir que la tâche des routiers suisses se complique singulièrement sur le marché européen.

La faute à des salaires particulièrement bas des chauffeurs de l’Est qui parcourent les routes du continent pour 500 euros par mois tandis que leurs collègues helvétiques touchent autour des 5000 francs mensuels. Cela dit, le trafic de proximité se porte encore bien dans notre pays grâce à la bonne santé du domaine de la construction.

Grâce aux transports scolaires

Pour ce qui est du trafic passager régional, l’abandon du Publicar, au 11 décembre prochain, impose d’améliorer certaines lignes. L’AVO exploite encore les courses entre Arnex et Baulmes et entre Orbe et Vallorbe, quatre fois par jour dans les deux sens. Un trajet supplémentaire devrait améliorer ces dessertes à l’avenir. Il faut savoir que ces services sont encore rentables grâce aux transports des écoliers.

Questionné à propos du bus qui s’arrête à Ballaigues lors de la dernière course de la journée, aux environs de 20 h., Pierre Dumartheray admet que cette mesure a été prise en fonction de l’absence de correspondance à la gare de Vallorbe. Il ajoutait même que le chauffeur a l’ordre de s’arrêter et de revenir au garage des Ducats, en cours de route, si plus aucun passager ne se trouvait dans le bus, lors de cette dernière course de la journée.

Enfin, la société est intéressée par le transport urbain que la ville d’Orbe voudrait mettre en place. Elle fera acte de candidature et, si la commune choisit sa société, il faudra faire l’acquisition d’un minibus de 13 à 15 places, probablement à gaz, avec l’engagement d’un chauffeur et demi pour assurer le service, six jours sur sept puisqu’il n’y aura pas de course le dimanche.

Photo Pierre Mercier

Mathod: merci Monsieur et Madame «Du Bus»!

Rose-Marie et Eugène Décoppet à leur arrivée à Chamblon

Rose-Marie et Eugène Décoppet à leur arrivée à Chamblon

Après 40 ans assis derrière le volant, Rose-Marie et Eugène Décoppet, les conducteurs du bus du groupement scolaire Mathod, Suscévaz, Chamblon et Treycovagnes, prennent une retraite bien méritée.

Les élèves et les enseignants ont rendu hommage à Monsieur et Madame «Du Bus», comme tout le monde les appelle.

Le 1er juillet, la tournée a été riche en émotions. En effet, à chaque arrêt dans les différents villages, une surprise attendait les chauffeurs du «p’tit bus». Les élèves avaient préparé des chansons et des bricolages pour remercier ceux qui, inlassablement, jour après jour, les emmènent en temps et en heure sur les chemins de l’école.

«En 40 ans, d’innombrables péripéties ont jalonné notre route; mais heureusement, nous n’avons jamais eu à déplorer aucun accident», relève Eugène Décoppet.

Son épouse ajoute que ce n’est pas sans nostalgie qu’elle rend les clés du véhicule postal. Les petits élèves vont lui manquer, c’est sûr.

Photo Fanny Rodriguez-Minder