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Et si les habitants de la région redécouvraient les mosaïques d’Orbe, comme ce labyrinthe ?.

Orbe: ouvrir ou non les Mosaïques d’Orbe ?

Telle est la question que s’est posée la Fondation Pro Urba, lors de sa dernière assemblée générale. En 2017, ces magnifiques chefs-d’œuvre ont été vus lors des fins de semaine. En 47 jours d’ouverture, 1 850 visiteurs ont admiré les richesses de la villa romaine de Boscéaz, avec Lucius, le maître des lieux, qui fait découvrir virtuellement sa demeure.

La Fondation n’est pas dans les chiffres rouges mais les récoltes de dons sont difficiles. Les personnes qui s’occupent du gardiennage doivent être rémunérées correctement, le bâtiment d’accueil des mosaïques et la maison du Musée exigent de l’entretien. Tout ceci génère des frais, que la Fondation peine à couvrir. Un projet est actuellement en cours pour trouver des solutions de financement et attirer plus de touristes. Il est mené par un organe externe, en collaboration avec la Commune et Pro Urba.

Cette année, la Fondation va devoir puiser dans ses réserves, pour ouvrir les Mosaïques pendant 110 jours, soit de l’Ascension à fin septembre. Ceci de mercredi à dimanche et les jours fériés en ajoutant les mardis de juillet et août. Les prix d’entrée accusent une légère hausse et seront à Fr. 8.- (prix réduit Fr. 6.-) mais incluent désormais la visite de la Tour Ronde. Des billets familles et combinés avec consommation en ville seront également proposés, ceci afin de resserrer les liens entre la villa romaine et la ville médiévale.
Financement
La Fondation Pro Urba survit grâce au soutien financier de divers donateurs, dont la commune. Cependant elle ne saurait vivre sans l’Association des Amis de Pro Urba. Celle-ci la soutient largement grâce aux cotisations des membres, aux torréfactions de café, aux locations du caveau du musée et aux manifestations auxquelles elle participe. Cette année, elle a pu verser la somme de Fr. 5 000.-, ce qui permet de couvrir des frais.
Chacun peut rejoindre l’Association afin de soutenir la Fondation qui a pour but de mettre en valeur tant la villa romaine de Boscéaz que les richesses de la ville.

Site Internet : www.pro-urba.ch

Un groupe de visiteurs attentif aux explications de Marianne Conod sous le poirier

Mosaïques: journée «portes ouvertes» réussie

Il faisait beau et les Urbigènes et bien d’autres se sont rendus en masse sur le site de Boscéaz pour (re)découvrir les magnifiques mosaïques.

Journée conviviale

Vreni Segessenmann, Aline Johner et Marianne Conod ont raconté les milliers de tesselles, narrant les histoires de l’époque, lors des nombreuses visites guidées. Orbe a un trésor, malheureusement enfoui pour la plus grande partie, mais dont la ville peut être fière.

Ce dimanche, on pouvait également s’y restaurer avec la paëlla de Marcos, les pâtisseries du MDJO et les boissons et le café torréfié du musée. Dagobert accueillait les visiteurs avec ses instruments anciens, un potier a fait des démonstrations et les enfants ont pu réaliser leur petite mosaïque de papier.

L’Association des Amis de Pro Urba

Elle a été créée pour soutenir la Fondation. Celle-ci fait tout ce qu’elle peut pour promouvoir les richesses qui dorment dans le terrain. Gageons que les personnes qui s’y sont rendues ce jour-là (plus de trois cents), aimeraient pouvoir y retourner et voir la mosaïque d’Achille à Skyros qui est encore cachée sous la terre, dans la cabane…

Rejoignez l’Association

Pour le moment, ce que chacun peut faire, c’est d’adhérer à l’Association en remplissant le bulletin qui se trouve sur www.pro-urba.ch ou d’adresser une demande à Association des Amis de Pro Urba, Case postale 181, 1350 Orbe. La Fondation, si elle se sent soutenue, pourra maintenir le patrimoine urbigène et aura plus de poids pour mettre ce site en valeur, car il est très beau et vaut le détour.

Après l’assemblée, les discussions ont continué au caveau.

Visites en baisse aux Mosaïques

La Fondation Pro Urba s’est penchée sur ce problème, lors de son assemblée lundi soir.

Elle organise les visites des mosaïques, qui appartiennent au canton. Or cette année, il n’y a eu que 2490 visiteurs contre 3164 en 2012, ce qui inquiète les membres de la Fondation. Des solutions seraient possibles; elle tente de faire bouger le canton depuis des années, mais il ne semble pas avoir des moyens financiers à mettre sur le site d’Orbe.

2014

Raphaël Berthoud a annoncé les travaux pour l’année prochaine, notamment la sortie tant attendue du DVD sur le site, sponsorisé avec l’aide de la Raiffeisen, qui sera à disposition des écoles, et sera également mis en vente.

La mise en valeur du site doit redémarrer et des sponsors privés vont être cherchés pour faire avancer le projet.
L’ADNV est sur un programme de visites de sites du Jura suisse, il permettra aux visiteurs de découvrir, entre autres sites, les mosaïques sur tablettes numériques. Grâce à Lucius et Lucilla, on pourra ainsi voir le bureau dans la salle de la mosaïque d’Achille à Skyros, par exemple. Toutes ces améliorations pourraient attirer du monde, mais c’est de la musique d’avenir.

Soutien

L’Association des Amis de Pro Urba, qui soutient la Fondation, cherche de nouveaux membres cotisants et a annoncé qu’il n’y aura pas de brocante en 2014; elle va organiser d’autres rencontres. Le site www.pro-urba.ch présente les manifestations et offre la possibilité de louer le caveau et on pourra bientôt les trouver également sur facebook.

Combats avec boucliers et épées entre un Romain (à gauche) et un Gaulois (à droite).

Nouveau projet pour les mosaïques d’Orbe

Combats avec boucliers et épées entre un Romain (à gauche) et un Gaulois (à droite).

Combats avec boucliers et épées entre un Romain (à gauche) et un Gaulois (à droite).

De nombreuses personnes étaient présentes lors de la partie officielle de l’inauguration du pavillon des mosaïques, ainsi que durant l’après-midi du 17 avril, pour découvrir les différentes animations qui se tenaient sur le site.

Plusieurs discours se sont succédé en fin de matinée, soit ceux de Raphaël Berthoud,  président de la fondation Pro Urba, de Laurent Zali, l’architecte du nouveau projet de mise en valeur du site, de Nicole Pousaz, la nouvelle archéologue cantonale, du député Denis Maillefer et du syndic Claude Recordon qui rappelèrent que la valorisation de ce site fut l’objet de nombreux efforts et d’une longue attente de la part des autorités et des citoyens d’Orbe.

Cette partie officielle se termina par le discours du conseiller d’Etat François Marthaler, qui prit certainement bonne note des attentes de la population pour que le site de Boscéaz soit enfin mis en valeur.

L’inauguration du nouveau pavillon d’accueil des mosaïques, qui permet d’abriter une exposition, fut également l’occasion de présenter le nouveau projet de mise en valeur du site, les deux précédents n’ayant pas été retenus. En effet, bien que le site de Boscéaz soit réputé pour abriter les plus belles mosaïques situées au Nord des Alpes, notre région avait dû essuyer quelques revers avant que son joyau fut enfin pris en considération par les autorités cantonales.

Le site des mosaïques avait fait l’objet d’un plan partiel d’affectation (PPA) par le canton en 1999. Ce PPA comprend l’ensemble du site de Boscéaz, ainsi que l’espace entre ce site et la route cantonale,  prévu pour y construire un parking ainsi qu’un pavillon d’accueil définitif, dont l’architecture devrait mieux convenir à la qualité du site que celui qui fut inauguré samedi.

Plus modeste que les deux précédents projets, et certainement plus discret que le dernier, ce nouveau projet vise à offrir une meilleure compréhension du site aux visiteurs.

Des éléments édicules de six mètres de côté verront le jour aux quatre coins du site, délimitant ainsi sa partie rurale (pars rustica), et dans lesquels sera aménagé une signalétique permettant de décrire les différentes interventions que subit le site, ainsi que ses alentours, à l’époque romaine.

La villa, dont la construction s’organisa autour de deux cours intérieures, sera mise en évidence au moyen d’un concept paysager, créant ainsi un parcours qui permettra de mieux se rendre compte de l’architecture de cette partie urbaine. Des éléments végétaux permettront donc de rendre visibles ces deux cours, en signalant l’emplacement des colonnes par des fûts en ciment. Les contours des murs principaux de la villa seront mis en évidence par des murets en gabions de 40 cm de haut et de 50 cm d’épaisseur.

À l’intérieur de ces murs, du gravier gris sera posé afin de faire ressortir les diverses parties de la villa. Une signalétique donnera des informations sur l’histoire de cette villa.

Plus d’informations sur ce projet sont disponibles à l’intérieur du pavillon d’accueil.

Ce jours-là, le site avait été investi de plusieurs stands où l’on pouvait découvrir comment, à l’époque romaine, les pièces étaient frappées, les poteries tournées ou le fer travaillé. Des combats entre Romains et Gaulois furent reconstitués, avec armes et costumes, ce qui permit, le temps d’un après-midi, de se remettre dans l’époque où ce site était vivant.

On espère à présent qu’il renaîtra de ses cendres, pour devenir une destination touristique et participer au rayonnement de la ville d’Orbe.

Photo Frédéric Richard