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Un public attentif.

Vallorbe: De la dignité pour les migrants

L’Association auprès des requérants d’asile de Vallorbe, dont l’acronyme n’est plus à présenter, a tenu ses assises annuelles le samedi 24 juin en présence d’une soixantaine de personnes, dans ses locaux d’accueil.

Clairement orientée vers l’engagement de terrain, ARAVOH a fait de l’accueil des migrants sa mission principale: «Pendant 12 mois, 5 jours par semaine, 4 heures par jour, 45 bénévoles offrent des permanences, se relaient par deux et accueillent des migrants de toutes couleurs, venant d’une vingtaine de pays différents», comme le rappelle le rapport d’activités. Pour réussir ce pari, année après année, il faut des bénévoles, de l’argent, une légitimité et reconnaissance des autorités. Derrière cet accueil se cache donc tout un travail du comité pour de la recherche de fonds et pour donner de la visibilité à l’association. Le dernier exercice financier montre une perte de Fr. 13 000.– pour un budget d’environ Fr. 130 000.–, expliquée en partie par une baisse des dons, elle-même due à la multiplicité des sollicitations auprès des donateurs.

Deux inquiétudes majeures pour l’avenir ont été évoquées. La première a trait à l’application intransigeante – souvent au mépris d’indications médicales et de situations familiales dramatiques – que fait notre pays des accords de Dublin: alors qu’une clause dite de souveraineté permet à un pays qui n’est pas le premier pays de transit du migrant de l’accueillir malgré tout pour de bonnes raisons, la Suisse renvoie systématiquement ces derniers vers des pays déjà débordés en matière d’asile, comme l’Italie et la Grèce. Les représentants de l’aumônerie du Centre de Vallorbe ont dressé un constat extrêmement alarmant des conséquences de cette rigidité. La société civile de notre canton et d’autres régions de la Suisse semblent enfin prendre conscience de ces dérives, et des pétitions et mouvements sociaux s’occupent à faire remonter ce problème

jusqu’à Berne.
La seconde inquiétude concerne l’avenir du centre d’enregistrement de Vallorbe, donc aussi bien entendu de l’ARAVOH. Aucune information officielle n’est actuellement donnée dans le cadre de cette profonde réorganisation des centres en Suisse. Soutenues par le canton, les autorités vallorbières s’opposent – pour des raisons que l’on peut comprendre – à la création d’un centre de départ sur le site du CEP. Le Conseil d’Etat a identifié à Dailly, avec l’assentiment de la commune de Lavey, une possibilité d’ouverture. Aux toutes dernières nouvelles, cette proposition n’aurait pas convaincu les autorités fédérales…
Dans ce climat d’incertitudes profondes, l’ARAVOH continue inlassablement, avec ses partenaires de l’aumônerie et du service juridique aux exilés (SAJE) à assurer ce minimum de dignité aux migrants.

Les nombreux participants à la séance et tout au fond, le président Jean-François Faivre.

Ballaigues: ça bouge à Ballaigues

Lundi soir, sous la présidence de Jean-François Faivre, président du conseil communal, le Centre villageois bruissait sous les murmures de très nombreux villageois venus pour assister à la traditionnelle assemblée de commune. Cette réunion a lieu une fois tous les 5 ans, depuis l’adoption de la nouvelle constitution vaudoise, en vue de présenter le processus électoral communal du printemps 2016 et, si possible, de former une liste d’entente aussi bien pour l’élection au conseil communal qu’à celle de la municipalité.

Le président a d’entrée de jeu rappelé les règles générales et le calendrier, ainsi que les «places disponibles», 35 pour le conseil, 5 à l’exécutif, et 7 pour des suppléants, tous étant à élire au scrutin majoritaire à deux tours. Très rapidement, l’assemblée a passé à la présentation de candidats. Au total, ce ne sont pas moins de 52 candidats pour les 35 sièges qui ont été présentés et ont accepté de figurer sur la liste d’entente.

Surprise pour l’exécutif

Aspect réjouissant de cet exercice, bon nombre de jeunes du village se sont déclarés prêts à exercer cette charge, ce qui était nettement moins le cas lors de la précédente législature. Pour l’essentiel, les candidatures émanent de Ballaiguis de souche ou du moins d’adoption depuis longtemps. La surprise est venue de la liste à constituer pour la municipalité. Alors qu’on imaginait une élection tranquille des 5 sortants qui se représentent, deux candidatures supplémentaires viennent pimenter l’exercice.

Celle de l’actuel président du conseil Jean-François Faivre, qui a estimé utile de se mettre à disposition de la communauté ainsi que celle de Cathy Leresche, absente lors de l’assemblée, mais qui a siégé au conseil communal durant 9 ans. C’est donc ainsi, en moins de 45 minutes, que la démocratie à Ballaigues a montré qu’elle était bien vivante au pied du Bel-Coster. La clôture des listes a lieu le 11 janvier et il n’est pas impossible que d’autres candidatures se manifestent encore d’ici-là, si l’on en croit quelques apartés d’après séance.

Le président Florian Musy conduisait l’assemblée accompagné d’Ingrid Bietry (secrétaire, à gauche) et Sylvie Schnyder (caissière).

Le vélo n’est pas au mieux

Le président Florian Musy conduisait l’assemblée accompagné d’Ingrid Bietry (secrétaire, à gauche) et Sylvie Schnyder (caissière).

Le président Florian Musy conduisait l’assemblée accompagné d’Ingrid Bietry (secrétaire, à gauche) et Sylvie Schnyder (caissière).

Lors de l’assemblée de printemps du VCO, le président Florian Musy n’a pas manqué d’évoquer les soucis actuels du cyclisme, peine à trouver un organisateur des championnats vaudois de VTT ou l’abandon éventuel du GP de Lausanne, dont on a disputé la cinquantième édition en 2012. Cette décision serait prise faute de moyens en personnel ou pour payer les services de police.

Les perspectives ne sont pas enthousiasmantes, même si le club maintiendra ses épreuves habituelles. A commencer, pour les principales, par le Giron du Nord en 6 manches à partir du 9 mars. La Wysam 333 se déroulera le week-end du 8 septembre selon la formule actuelle, qui fera l’objet d’une analyse à son terme puisqu’elle ne semble attirer les amateurs. La saison se terminera avec le GP Wanner contre-la-montre, le 5 octobre. Entre-temps, une semaine d’entraînement se déroulera en France (La Londe) du 7 au 14 avril comme un week-end en VTT aura lieu aux Portes du Soleil en fin de semaine du 23 juin.

Décision délicate

Un souci important taraude les esprits puisque le nouveau président de Swiss Cycling (fédération nationale), Richard Chassot, également directeur du Tour de Romandie, proposera à tous les clubs d’adhérer à l’organisme faîtier afin de promouvoir le cyclisme et de créer des centres de formation. En tentant d’imposer une cotisation supplémentaire de Fr. 95.– aux membres des vélo-clubs pour financer son projet, il provoque le débat. Les dirigeants locaux craignent l’explosion de leur société devant l’augmentation des coûts et on peut comprendre que cette volonté ne sera pas acceptée de gaieté de cœur. Faut-il dès lors imaginer de scinder le club en deux, avec des membres compétiteurs et d’autres qui partagent l’amour du vélo pour le plaisir? A vrai dire, avec une cotisation annuelle du club de Fr. 65.–, à laquelle il faut ajouter le prix d’une licence (souvent supérieure à cent francs) plus cette contribution de Fr. 95.–, l’addition va devenir lourde. Si le VCO n’a pas pris de décision ferme à ce sujet, il attendra les conclusions de l’assemblée générale de Swiss Cycling avant de se prononcer.

Les défis de Pascal

S’il n’y a bientôt plus de routiers dans le club, d’autres se sont illustrés en VTT ou sur la piste. Antoine Aeby et Kilian Fournier de même que Sylvie Schnyder (2 x) ont remporté des titres cantonaux. On relèvera encore la trajectoire étonnante de Pascal Kerboas. Ce cinquantenaire lausannois dispute des épreuves de longue haleine. Il était présent à l’assemblée de son club, moins de 24 heures après être rentré de Floride où il avait disputé une course de 24 heures à Sebring où il a parcouru 650 km durant cette journée. Il ne s’arrêtera du reste pas là puisqu’il envisage d’autres «aventures» cette année encore, sur lesquelles nous reviendrons. En définitive, malgré les difficultés du moment, le VC Orbe peut toujours compter sur des membres jeunes et dévoués, prêts à jouer les signaleurs dans les courses qu’il organise, pour la sécurité des coureurs.

Photo Pierre Mercier

David Bonzon, champion du monde junior 2012 de trial et Jean-Daniel Savary son entraîneur.

Vallorbe: le cyclisme vaudois s’arrête à Vallorbe

David Bonzon, champion du monde junior 2012 de trial et Jean-Daniel Savary son entraîneur.

David Bonzon, champion du monde junior 2012 de trial et Jean-Daniel Savary son entraîneur.

Pour sa 80e assemblée générale annuelle, l’Association Cycliste Cantonale Vaudoise ACCV avait choisi Vallorbe et son Casino rénové comme lieu d’accueil. C’est donc dans cette salle, parfaitement préparée par les membres du VC Vallorbe, que les débats se sont déroulés samedi passé. Le président Georges-André Banderet a tenu à rappeler que 2012 avait été une année particulièrement riche en récompenses glanées régionalement, nationalement ou même internationalement par des membres des clubs vaudois. Il a déploré que Lausanne ne veuille plus du Grand Prix de Lausanne, dont la 50e et dernière édition a eu lieu en 2012. Un merci tout particulier a été adressé aux bénévoles, «sans qui beaucoup de compétitions ne pourraient tout simplement pas avoir lieu».

2013 et la double affiliation

Le président Banderet a également tenu à noter que 2013 serait sans doute l’année du débat sur la double affiliation avec Swiss Cycling, une double affiliation qu’il convient de remettre en vigueur pour donner au cyclisme suisse la possibilité de continuer de briller au niveau international. Les points purement statutaires de l’ordre du jour ont été adoptés sans réelle discussion, que ce soit les cotisations, le plan de répartition ou les nominations diverses. En fin de partie officielle, le syndic de Vallorbe Stéphane Costantini a tenu à saluer les nombreux représentants des clubs présents. Il a notamment relevé que Vallorbe est une localité dans laquelle il ne pleut pas plus qu’ailleurs, qu’elle n’est pas un trou, malgré ce que l’on entend çà et là et qu’elle allie dynamisme, compétitivité et proximité de la nature. Après la distribution des mérites sportifs 2012 (voir plus bas pour les résultats concernant la région), et un exposé sur le rôle et l’utilité fédératrice de l’ACCV, l’assistance a pu partager un repas dans une atmosphère conviviale.

Un champion du monde honoré

À noter enfin l’attribution de mérites particuliers au «tandem» David Bonzon (junior) et Jean-Daniel Savary (entraîneur national) en trial, qui a conquis rien moins que les trois titres de champion suisse junior, champion d’Europe junior et champion du monde junior en 2012 dans cette discipline.

Nouvelle classique organisée par le VC Vallorbe
Le président Christian Agnelot a confirmé que la nouvelle compétition qu’organisera le VC Vallorbe aura bien lieu le dimanche 9 juin 2013. Des détails seront fournis dans l’Omnibus dès qu’ils seront disponibles, le nom définitif de la compétition étant même encore tenu secret pour des raisons de sponsoring.

Photo Olivier Gfeller

Une partie des orateurs, de gauche à droite Bertrand Barbezat, président de la direction, Marc-André Jaquet, président du conseil d’administration, Christian Berney, vice-président, tout à droite Cyril Rod, membre de la direction.

Vallorbe: 800 personnes présentes à l’AG de Raiffeisen

Une partie des orateurs, de gauche à droite Bertrand Barbezat,  président de la direction, Marc-André Jaquet,  président du conseil d’administration, Christian Berney,  vice-président, tout à droite Cyril Rod, membre de la direction.

Une partie des orateurs, de gauche à droite Bertrand Barbezat, président de la direction, Marc-André Jaquet, président du conseil d’administration, Christian Berney, vice-président, tout à droite Cyril Rod, membre de la direction.

Tous les parkings autour du V-Center étaient remplis vendredi en fin d’après-midi à Vallorbe à l’occasion de l’assemblée générale annuelle des sociétaires de la Banque Raiffeisen Mont-Aubert-Orbe. Ce sont en effet environ 800 sociétaires qui ont pris place dans la salle afin de participer à cette importante réunion annuelle. Dans son allocution, le président du Conseil d’administration Marc-André Jaquet, a tenu à rappeler les soubresauts historiques que l’année 2011 a connus, notamment au Maghreb ou sur le plan du marché des changes et de la dette souveraine.

Saluant la décision de la BNS de fixer un cours plancher franc suisse – euro, Marc-André Jaquet a relevé qu’un léger apaisement semblait poindre dans ce domaine, mais que le problème de la résorption des dettes souveraines restait bien réel et concret. «Comme troisième groupe bancaire suisse, Raiffeisen s’est montrée tout à fait apte à faire face» a-t-il-précisé, ajoutant «qu’avec ses 3,5 millions de clients, ses 10’000 collaborateurs et son réseau de plus de 1100 points de vente, le groupe était bien armé pour faire face aux difficultés».

La coopérative et la reprise de Notenstein Privatbank AG

Restant sur la structure de l’établissement qu’il préside, Marc-André Jaquet a également vanté sa structure coopérative, «qui repose sur la solidarité, l’entraide et la responsabilité, des piliers qui lui assurent un équilibre remarqué ». 2012 est proclamé «année internationale des coopératives» par l’ONU. Et dans ce cadre, la Suisse figure en excellente place avec ses grandes coopératives que sont Migros, COOP, la Mobilière ou d’autres entités et Raiffeisen, bien entendu. Relevant la difficulté de générer du bénéfice sur les opérations de crédit alors que les taux d’intérêt sont particulièrement bas, Marc-André Jaquet a encore précisé les grandes lignes qui ont présidé à la reprise de Notenstein Privatbank AG par le groupe Raiffeisen.

Il s’agit en l’occurrence des vestiges suisses débarrassés des affaires américaines controversées de la banque Wegelin qui ont été logés dans cette nouvelle structure, dont l’unique actionnaire est le groupe Raiffeisen. Il doit s’intéresser avant tout aux clients suisses fortunés et dont la gestion demande des compétences spéciales.

La reprise a d’ailleurs permis de maintenir environ 700 emplois. De principe, cette entité doit traiter environ 70 % de clients suisses et 30% de clients européens et ainsi générer de nouvelles sources de revenus bienvenues pour le groupe. Dans la structure générale en revanche, la Notenstein Privatbank AG restera indépendante.

Une fusion qui a nécessité temps et travail

L’Assemblée générale du 13 avril était la première de la Banque Mont-Aubert-Orbe. L’année 2011 a donc été avant tout consacrée à réaliser et finaliser la fusion décidée. Une opération qui a coûté temps et travail, mais qui a permis de dégager les économies d’échelle prévues et la dynamique escomptée. La direction a relevé que pour deux tiers environ des sociétaires, Raiffeisen n’était pas la banque unique ni la banque principale. «Une intensification des relations avec les clients existants est donc souhaitable» a précisé encore Marc-André Jaquet, ajoutant que «l’idéal serait que chaque sociétaire fasse de Raiffeisen sa banque principale, sinon unique».

Bons résultats 2011 et nouvel administrateur

C’est le président de la direction Bertrand Barbezat qui a commenté les bons résultats 2011. Ces résultats permettent le versement d’une rémunération de 4 % aux porteurs de parts sociales. Dans le cadre de la préparation de la fusion, la direction avait promis qu’un Vallorbier serait choisi pour accéder au conseil d’administration.

Ce choix, validé par des applaudissements nourris, s’est porté sur l’actuel syndic de Vallorbe, Stéphane Costantini. C’est aussi sans opposition que les comptes annuels 2011 et rapports ont été approuvés, avant que le repas prévu, concocté par Sébastien Rindlisbacher, le futur chef de l’Auberge communale de Vallorbe et sa brigade renforcée pour l’occasion, puisse être servi aux sociétaires.

Photo Olivier Gfeller

De droite à gauche, debout, Michel Hostettler, président, assis, Olivier Chautems, secrétaire, et Jean-Jacques Monnier, trésorier.

Pompaples: les vignerons des Côtes de l’Orbe en assemblée

De droite à gauche, debout, Michel Hostettler, président, assis, Olivier Chautems, secrétaire, et Jean-Jacques Monnier, trésorier.

De droite à gauche, debout, Michel Hostettler, président, assis, Olivier Chautems, secrétaire, et Jean-Jacques Monnier, trésorier.

En disciples appliqués du juste milieu, c’est à Pompaples, au café du Milieu du Monde, que la section des Côtes de l’Orbe de la Fédération vaudoise des vignerons a tenu son assemblée générale annuelle la semaine passée. Dirigée de main de maître par la troïka composée de Michel Hostettler, président, Olivier Chautems, secrétaire et Jean-Jacques Monnier, trésorier, la trentaine de membres a pris connaissance des différents rapports habituels.

Le millésime 2011 s’annonce comme faisant partie de la même famille de qualité que ceux de 2009 et 2010. Dans la zone de l’AOC Côtes de l’Orbe, on a produit en 2011 un peu plus de 1.2 millions de litres de vin, en grande majorité du rouge (965 millions de litres). Les comptes de la section se portent bien. Le système de financement de la promotion générale de l’appellation a changé, au travers de la perception d’une dîme supplémentaire auprès des producteurs, qui est depuis 2011 reversée par l’OVV dans les caisses locales.

Ceci permet, et surtout permettra, de mener des actions promotionnelles plus importantes directement au niveau de la section. On note en particulier la naissance d’un site internet, encore actuellement en chantier, et que l’on trouvera indifféremment aux adresses cotes-de-lorbe.ch ou cotesdelorbe.ch. Sur ce site, on pourra trouver des informations générales sur l’appellation, un agenda des manifestations et des pages spécifiques à chaque vigneron qui souhaitera y figurer. Dans une année aura lieu dans la région le Tir cantonal.

Une action conjointe sera entreprise avec l’appellation Bonvillars, qui partagera avec les Côtes de l’Orbe, lors de cette importante manifestation, l’honneur exclusif de fournir les vins officiels de la fête. Actuellement, diverses actions de promotion sont en chantier: elles seront dévoilées lorsque le moment sera jugé opportun.

Au niveau de la profession et de sa défense, les membres du comité de la section sont très actifs et directement en relations avec les instances cantonales ou fédérales responsables.

Photo Olivier Gfeller

Berhard Kertscher lauréat du prix ADENOVA.

Chavornay: quelques activités importantes de l’ADNV

Berhard Kertscher lauréat du prix ADENOVA.

Berhard Kertscher lauréat du prix ADENOVA.

Le rapport présidentiel 2010 relève que, même si la reprise économique est bien présente, le taux de chômage reste encore élevé dans notre district. Il était à 6,3% à fin 2010, pour 5,2% au niveau cantonal et 3,8% pour la Suisse. L’association prône des mesures régionales favorisant les réinsertions en collaboration avec les entreprises locales. Cette situation transitoire n’a pas empêché l’ADNV d’augmenter ses activités en faveur des entreprises d’une part et de la promotion touristique d’autre part.

Le rapport relève qu’un des paramètres important du développement repose sur l’évolution démographique de notre région, qui, se situant dans la moyenne cantonale, connaît donc une forte progression. Ainsi, le Jura-Nord vaudois, et notamment ses centres régionaux, développe actuellement des projets d’aménagement, de zonage et de construction pour accueillir de nouveaux habitants.

Dans le domaine de la formation, les cours d’appui scolaire pour apprentis connaissent un succès sans précédent et soutiennent environ 170 apprentis de la région. Rappelons ici une autre implication de l’ADNV qui assume la gestion des programmes d’insertion (CGPI) pour notre région et qui, à ce titre, organise des ateliers de recherche d’emploi et des programmes d’occupation.

Stratégie et prospective

Avec 42 nouveaux membres privés, soit désormais un total de 262 et 80 communes, l’ADNV développe une stratégie ambitieuse de positionnement du Nord vaudois prévoyant entre autres le renforcement des centres urbains, sans pour autant négliger la définition de centres locaux; ce qui ne va pas sans difficulté avec la vision du canton, quand bien même l’association peut se prévaloir d’une étude fouillée et raisonnée sur le sujet. La défense de bonnes conditions-cadre pour les entreprises est toujours d’actualité, relancée par les récentes décisions du canton de Neuchâtel d’alléger sensiblement la fiscalité des acteurs économiques sur son territoire.

Prix ADENOVA

Cette année ce prix, récompensant une entreprise et/ou un entrepreneur qui s’est signalé par son dynamisme, a été décerné à M.Eberhard Kertscher d’Yvonand et à son entreprise THE Machines SA, spécialisée dans la fabrication de machines destinées à fabriquer des tuyaux d’irrigation peu gourmands en eau. L’entreprise s’agrandit actuellement et elle compte 60 employés.

Photo Denis-Olivier Maillefer

Vue générale de l’assemblée.

Les syndics du district réunis à Montcherand

Vue générale de l’assemblée.

Vue générale de l’assemblée.

C’est en principe deux fois par année que se réunissent en studieux conclave les syndics du district du Jura-Nord vaudois, sous la bienveillante houlette de la Préfecture. Vendredi passé, Montcherand accueillait cette noble assemblée, placée sous la présidence de la préfète Pierrette Roulet-Grin, s’agissant de l’ordre du jour général et de Dominique Vidmer, pour la traditionnelle heure des communications du Comité des syndics et des interventions y relatives.

On ne manquera pas de retenir du discours de réception du syndic de Montcherand Jean-Michel Reguin sa partie étymologique, puisque selon ses explications, les Pique-Raisinets sont historiquement ainsi dénommés en raison d’une pingrerie ancestrale qui se matérialisait par des vols nocturnes et répétés de raisinée au détriment du voisin…

Elections et fusion des régions RAS

En entrée d’ordre du jour, il a  été procédé à une élection. Au sein de l’Union des Communes Vaudoises (UCV) existe en effet un groupe «Bourgs et Villages». Le district a droit selon la règle à un délégué pour les villages et à un autre pour les bourgs, soit les localités comportant de 2000 à 7000 habitants.

C’est à l’unanimité que les syndiques de Mathod Cinzia GALLI RATANO et du Chenit Jeannine RAINAUD ont été élues en cette qualité. Poursuivant, le président Dominique Vidmer a informé l’assistance que son comité avait cru utile de tenter de mettre sur pied une sorte d’inventaire-calendrier des grands sujets qui devront préoccuper les communes sous peu.

Quelle ne fut pas sa surprise  d’apprendre par un mail de Eric Golaz, chef du Service des communes et des relations institutionnelles (SeCRI), qu’en fait, comme rien n’entrerait en vigueur au 1er janvier 2011, il n’y avait pas d’urgence et qu’en plus, par exemple, les regroupements en matière de PCI ou de pompiers ou d’autres sujets de cette nature «n’auraient aucune incidence financière négative pour les communes».

C’est donc sans l’aide du SeCRI que le comité des syndics travaille sur cet inventaire. Après avoir évoqué les difficultés et expériences communes relatives à la notification des actes de poursuites par les agents ou auxiliaires communaux, l’Assemblée a pu se pencher sur la fusion prochaine des régions RAS présentée par la municipale de Vallorbe Nicole Bourgeois et le syndic de Pomy Jean-Pierre Grin.

Sujet avant tout technique et formel s’agissant du district, qui ne devrait pas voir de différence fondamentale lors de la mise en œuvre prévue avant juillet 2011 de la nouvelle organisation fusionnée. Cette forme nouvelle vise à suivre le découpage géographique réel de chacun des districts vaudois pour ce type d’organismes supra-communaux.

Prévention : mise en place d’un conseil régional de prévention et de sécurité

En matière de prévention, la préfète Evelyne Voutat a, quant, à elle présenté le nouveau concept des Conseils régionaux de prévention et de sécurité, une fois encore voulus par le gouvernement central au sein duquel ce ne sont pas moins de cinq départements  différents qui sont concernés par ces problèmes.

La constitution de ce conseil régional est prévue pour le 1er novembre. Il va intégrer des représentants de chacun des organismes existant actuellement, des Commissions sécurité au groupement «La Prévention c’est l’affaire de tous», ceci dans un but d’améliorer encore les nécessaires coordinations.

En seconde partie de matinée, les syndics avaient rendez-vous avec le projet de cartes des dangers naturels pour le district et la problématique du calendrier des élections communales générales de 2011, avant de pouvoir goûter à l’apéritif offert par la commune de Montcherand.

A relever des positions tranchées au sujet d’un projet de modification de la loi sur l’exercice des droits politiques actuellement en travail au niveau gouvernemental: les petites communes à conseils généraux ne voulant clairement pas, et le faisant savoir par un vote, que plusieurs tours à la majoritaire soient désormais organisés sur plusieurs dates, ni que des élections complémentaires proprement dites se tiennent en cas d’absence de suppléants suffisants.

Un clivage à nouveau assez fort entre petites communes et bourgs et plus grandes communes dotées de conseils communaux, qu’ils soient élus au système majoritaire sur une seule liste d’entente communale ou au scrutin de liste.

Photo Olivier Gfeller